Les trente-quatre Pratiquantes de Falun Gong que j’ai rencontrées en prison

J’ai été condamnée à huit mois d’emprisonnement parce que j’avais enfreint la loi, et j’ai purgé ma peine dans le Centre de Détention de Shenyang et à l’hôpital carcéral du Bureau Administratif de la prison provinciale de Liaoning

Le 22 avril 2001, j’ai été envoyée au Centre de Détention de Shenyang. Là j’ai rencontré quatre pratiquantes de Falun Gong. Il y avait parmi eux Wang Yaping, Wu Yuhua, et Wang Juan. C’était la première fois de ma vie que je rencontrais des pratiquantes de Falun Gong. Elles ont fait sur moi une forte impression. Elles pouvaient supporter les épreuves, elles n’avaient pas peur des terribles conditions, et elles travaillaient dur sans se soucier des critiques. Elles suivaient vraiment les principes de « Vérité, Compassion, et Tolérance. » Je les respectais du plus profond de mon cœur.

Le 28 et 29 avril, Wang Yaping et Wu Yuhua ont été envoyées au Camp de travail de Longshan. Seul Wang Juan est restée dans la chambre 304. Tôt le matin du 7 Mai, une pratiquante de Falun Gong dont le nom est Bai Xiujuan a été envoyée de la sous-station de Police de Qixian du district de Tiexi. Bai Xiujuan était la cinquième pratiquante que je rencontrais en prison. Dès qu’elle est arrivée et a été fouillée corporellement, nous avons vu qu’elle avait des plaies sur tout le corps. Cette nuit-là lorsque nous avons pris du repos, j’ai parlé avec Bai Xiujuan, et appris qu’elle avait été détenue à la Sous-station de Police du District de Tiexi pendant quatre jours. Elle avait été torturée pendant quatre jours et quatre nuits. Les policiers se servaient de bâtons électriques pleinement chargés d’électricité pour lui donner des chocs. Lorsqu’ils la choquaient, ils ne lui laissaient que ses sous-vêtements. Ils la menottaient et la battaient. Ils l’ont frappé au bâton électrique sur la poitrine, au milieu du front et dans le dos, à l’intérieur des jambes, et au pubis. Lorsque je l’ai vue, ses paupières étaient noires et bleues. Les policiers avaient utilisé un tuyau de caoutchouc pour battre ses fesses et ses jambes jusqu’à ce qu’elles deviennent noires et bleues. J’ai vu qu’il n’y avait pas un endroit de son corps sans lésions. Dans la sous-station de Police de Qixian, Bai Xiujuan avait souffert toutes sortes de tortures. Les policiers lui disaient aussi quelque chose de vraiment indécent lorsqu’ils la battaient. Ils avaient agi encore pire que des criminels dans les rues. […]

Je crois à cent pour cent ce que proclame le Falun Gong car j’ai été témoin de tous les vrais événements. Je respecte et admire les pratiquants de Falun Gong qui dans une telle société osent dire la vérité et osent sacrifier tout ce qu’ils ont pour la vérité. En eux j’ai vu quelque chose de vraiment noble. Ils ont vraiment suivi les principes de « Vérité, Bienveillance et Tolérance. »

Le 17 Mai 2001, j’ai été envoyée dans la deuxième division de l’Hôpital carcéral du Bureau Administratif de la prison provinciale de Liaoning. Le 27 mai, le Camp de Travail de Shenxin a envoyé trois pratiquantes : Yin Liping, Zou Guirong et Zhou Yanbo. elles ont été envoyés parce qu’elles avaient fait une grève de la faim pendant dix jours, protestant contre le report de libération des pratiquants de Falun Gong détenus. A ce moment, l’Hôpital carcéral se situait dans les sous-sols. Il y faisait sombre et humide. On n’y percevait pas la différence entre la nuit et le jour. Les policiers donnaient en partage à trois prisonniers une couverture de coton sale et déchirée, et les mettaient dans le corridor sombre et humide. Ils dormaient trois sur un même lit. Il n’y avait ni serviettes ni savon, ni papier toilette dont les femmes puissent se servir. Plus tard j’ai appris que pour rendre justice à Dafa, elles avaient souffert toutes sortes de tortures dans les six camps de travail de la Province de Liaoning. Yin Liping et Zou Guirong avaient été à ceux de Masanjia et de Zhangshi. Le camp de travail va jusqu’à mettre les pratiquantes dans un foyer ou hommes et femmes vivent ensemble. La police se servait des prisonniers males pour les torturer spirituellement. Ils étaient extrêmement barbares.
A ce moment, j’ai compris que les pratiquantes étaient traitées différemment de nous, car on ne leur laissait pas la chance de recevoir des visites de leurs familles. Elles ne disposaient pas du minimum nécessaire à la vie quotidienne. Elles utilisaient leurs vies pour montrer leurs fortes croyances, et leur sang pour sauvegarder la vérité. Leurs esprits touchaient les prisonnières ayant bon cœur dans l’hôpital carcéral. Les gens comme moi essayaient de leur fournir ce dont elles avaient besoin quotidiennement.

Le 4 juin 2001, une grand-mère a été envoyée de la sous-station de Police de Shenyang Dadong. Cette vieille dame avait quelques économies et les donnait aussi à la police. J’ai vu que les pratiquantes de Falun Gong se traitaient mutuellement comme si elles étaient une même famille, qu’elles se connaissent ou non. Cette fois, les quatre pratiquantes ne sont pas restées plus de dix jours avant d’être relâchées. Nous avons appris plus tard que la famille de la grand-mère avait payé beaucoup d’argent pour les faire relâcher et rentrer à la maison. Yin Liping, Zou Guirong et Zhou Yanbo furent ramenées au Camp de travail de Shenxin le 5 juin. Le 14 juin 2001, le camp de travail de Shenxin envoya encore une fois Yin Liping et Zou Guirong à l’hôpital carcéral. Lorsque Yin Liping et Zou Guirong sont revenues, elles avaient des contusions sur tout le corps. Le dos de Yin Liping était blessé par les coups du chef d’équipe Guo Yong, du Camp de Travail de Shenxin, et elle avait perdu contrôle sur sa vessie. Zou Guirong avait des coupures et des contusions partout sur le corps. On disait qu’elle avait été choquée à l’électricité par le chef d’équipe au Camp de Travail de Shenxin et par les autres policières inhumaines. Lorsque je leur ai parlé, j’ai découvert qu’elle avait été battue pour avoir protestée contre le report de la libération des pratiquants de Falun Gong. Elle avait aussi refusé de porter l’uniforme des prisonniers tandis qu’elle était détenue. Lorsque Yin Liping a été torturée elle ne pouvait plus rien manger, le camp de travail l’a nourrie de force par intubation. Lorsque les deux pratiquantes ont refusé de porter l’uniforme des prisonniers, la police du camp de travail les a complètement déshabillées et leur a mis de force les uniformes. Cette fois elles ont été envoyées à l’hôpital carcéral de crainte qu’elles ne meurent dans le Camp de Travail de Shenxin (Yin Liping avait perdu le contrôle de sa vessie, et sa vie était en danger). Encore une fois, j’ai été témoin de la cruauté des policiers envers ceux qui pratiquent le Falun Gong.

Plusieurs jours plus tard, Zhou Yanbo et Zhao Shuhuan ont été envoyées du Camp de Travail de Shenxin à la prison carcérale. A ce moment il y avait sept pratiquantes de Dafa dans l’hôpital. Le 22 juin 2001, les gardiens nous ont rencontrées et nous ont demandé de surveiller les pratiquantes, afin de les empêcher de pratiquer les exercices. Lorsque nous en découvrions une en train de faire les exercices, nous devions le rapporter aux gardiens, et les pratiquantes seraient détenus. J’ai parlé à Yin Liping à propos des exercices. Elle a dit, ‘ J’ai été détenue pendant un an et demie et j’ai souffert toutes sortes d’épreuves, toutes pour défendre ma pratique du Falun Gong. Pensez-vous que je puisse arrêter maintenant ? Comment pourrais-je arrêter de pratiquer ? »

Chez ces pratiquantes, j’ai vu les miracles et la puissance de Dafa; En fait, les médecins dans la prison carcérale l’ont vu aussi. Falun Dafa est réellement puissant et c’est aussi un miracle médical. Aussi dans ma division, je leur ai permis de pratiquer les exercices en gardant le silence.

Je suis restée à la Division Deux. Zou Guirong, Zhou Yanbo, Lu Guoqin vivaient à la division une. Wang Jie et Zhao Suhuan vivaient dans le corridor. Certaines détenues comme Wang Suling, Yang Shu, et Shen Fushi ne permettaient pas aux pratiquantes de faire les exercices et en pleine nuit les insultaient souvent et les battaient pour se mettre en avant. Yang Shu a fait tomber Zou Guirong par terre alors qu’elle faisait les exercices. Sa tête a cogné un tuyau de fer et elle a perdu conscience quelques minutes. Par la suite, elle perdait souvent conscience et ne pouvait plus rien manger. Wang Suling et Shen Fushi continuaient à appeler le garde disciplinaire pour la consigner et la mettre dans le corridor. Wang Jie a été transférée à la Division Une.

Lorsque Zou Guirong a été battue et blessée, les cadres de l’hôpital carcéral ont eu peur d’en prendre la responsabilité. Ils ont demandé que le Camp de Travail de Shenxin envoie quelqu’un pour résoudre le problème. Plusieurs jours plus tard, quatre gardes de Shenxin sont venues parler à Yin Liping. Ils ont aussi interrogé Zou Guirong, et essayé de la forcer à mettre l’empreinte de son doigt sur la déclaration , « je mourrai plutôt que de pratiquer le Falun Gong ». » Zou Guirong a refusé. Peu après, le problème demeurait. Zou Guirong a été battue et injuriée par trois femmes policiers perverties et une d’elle l’a frappée à la tête. Elle était contusionnée et coupée au cou, au visage et sur le haut du corps. A ce moment, Yin Liping s’est adressée au Docteur Dai pour demander une expertise médicale pour ses blessures à la tête mais le Docteur Dai a refusé ; Sept pratiquants ont protesté par une grève de la faim contre cette action illégale.
21 jours plus tard, les gardes de l’hôpital carcéral les ont nourries de force par intubation, et leur ont administré une injection intraveineuse. On s’attendait à ce qu’elles craquent. Cependant, les pratiquantes de Falun Gong n’ont pas coopéré avec elles et ont refusé de l’accepter. Encore une fois, elles ont utilisé leurs vies pour résister à la persécution. De nouveau, j’ai été témoin de la détermination des pratiquants de Dafa. J’admirais et respectais vraiment le Maître et ces pratiquantes. Après cela, les sept ont été relâchées le 10 août 2001. Elles avaient utilisé leurs vies pour protester et obtenir la liberté qu’elles n’auraient jamais du perdre.

Le 24 août, le Centre de détention N°5 de Shenyang a envoyé encore six pratiquantes de Dafa. Parmi elles , Zhou Yumei, Su Yu, et Huang Xin, Li Yuan a été envoyée de la Sous-station de Police de Taochang dans la région de Dadong. Lorsque ces sept pratiquantes ont été envoyées là, notre division a été soumise à une grande pression. Le gavage forcé et les injections intraveineuses étaient administrés. Les sept pratiquantes avaient toutes des contusions partout sur le corps. Li Yuan était particulièrement blessée. Deux gardes disciplinaires se sont servis des prisonniers pour traiter brutalement les pratiquantes. Ces dernières ont enduré beaucoup d’épreuves mais elles ont continué à nous clarifier la vérité. Elle nous ont appris les principes qu’un être humain devrait suivre et ont répondu à de nombreuses questions que nous avions. C’était le seconde groupe de pratiquantes que je rencontrai dans l’hôpital de la prison. Les pratiquantes qui faisaient des grèves de la faim disaient « le mal ne peut jamais réprimer la droiture. » Toutes ces pratiquantes sont rentrées chez elle après moins de vingt jours de grève de la faim.

Le troisième groupe de pratiquantes rencontrées était composé de Ren Sujie, Wu yanping et Ma Lianxiao. Elles étaient envoyées du Centre de Détention de Shenyang. Elles avaient aussi enduré beaucoup d’épreuves lorsqu’elles étaient transférées da la sous-station de police au centre de détention. Chacune d’elles avait des contusions et des coupures plein le corps. Ces trois pratiquantes ont été envoyées le 14 novembre 2001. Elles avaient fait une grève de la faim pendant huit jours. Elles sont toutes rentrées chez elle le 3 Décembre 2001.

Ce qui m’a le plus touché c’est que ces trois pratiquantes étaient encore capables de sortir laver leurs vêtements et leurs visages bien que n’ayant absorbé ni nourriture ni eau. Lorsque je voulais les aider à faire quelque chose, elles refusaient. A ce moment, les pratiquantes Jin Qian et Zhang Yaping ont été envoyées du Centre de Détention N°5 de Shenyang. Celles qui avaient été envoyées de la sous-station de Police de Sujiatun avaient fait des grèves de la faim de plus de vingt jours. Cela m’a fait réaliser, moi, personne ordinaire, que Falun Dafa est vraiment supra normal. C’est vraiment bon de cultiver son Xinxing avec les principes « Vérité, Bonté, Patience ». Et cela m’a fait changer d’une personne ordinaire en pratiquant de Falun Dafa.

Le 23 décembre 2001, une pratiquante nommée Liu Xiangdang a été envoyée du Centre de Détention de Shenyang. J’étais vraiment touchée après avoir parlé avec elle pendant huit jours . Elle m’a appris beaucoup de principes de Loi (Fa : Loi ou principes du Falun Dafa )que je ne connaissais pas. Durant mes sept mois à l’hôpital de la prison, j’ai pu rencontrer trente quatre pratiquantes de Dafa, j’ai tout compris. J’avais obtenu le plus grand cadeau grâce à ce qui m’avait paru être une infortune. Ces sept mois m’avaient vraiment changée. J’ai obtenu les plus grand des trésors, depuis que j’ai appris la vérité et ai eu la chance d’obtenir cette Loi.

Sur mon chemin de l’hôpital au centre de détention, la garde nommée Duan nous a dît que nous ne pouvions pas parler librement, nous ne pouvions pas dire la vérité. Ils nous ont mis à la division 15. Là nous avons rencontré trois pratiquantes de Dafa : Wen Jun, Wang Xibin, et Xu Min. J’ai appris en parlant avec Wen Jun qu’elle avait été détenue pendant presque un an par le Bureau de Police de Shenhe, et qu’il n’y avait pas eu de résolution dans son cas. En août, elle fut gravement battue par les prisonniers pour avoir refusé de porter une veste de prisonnier.

Pendant les huit mois de mon emprisonnement, j’ai pu connaître 34 pratiquantes de Dafa, j’ai été témoin de la vérité du Falun Dafa, et j’ai découvert ce que j’avais cherché toute ma vie. J’ai commencé à pratiquer Dafa. Dans tous les livres et les vidéos, il n’y a pas une seule phrase qui soutienne l’implication dans la politique, qui soit contre la société et contre qui que ce soit. Après avoir étudié la Loi et pratiquer les exercices, j’ai grandement bénéficié. Ce n’est qu’après avoir expérimenté soi-même la cultivation qu’on peut vraiment comprendre ce qui est bon, et ce qui est vraiment mauvais, qui est vraiment pervers et qui est vraiment droit. Je suis maintenant plus déterminée que jamais à cultiver Dafa

Ecrit le 16 Février 2002
(ceci est ce dont j’ai fait l’expérience et auquel j’ai assisté personnellement.)

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