L’impitoyable “Guerre contre les pratiquants déterminés” dans le centre de désintoxication de Harbin

Un soir de décembre 2000, les policiers sont venus chez moi et m’ont demandé de les suivre pour une petite discussion. Neuf mois plus tard, j’ai finalement pu retourner chez moi, après que les policiers m’aient extorqué plus de 10 000 yuans (1). Ils m’ont détenue simplement parce que je cultivais Falun Gong et croyais en « Vérité, Compassion, Patience. »

En fin juin 2002, les policiers sont venus au centre de détention et m’ont emmenée au centre de désintoxication de Harbin, où ils ont dit que j’allais rester deux ans. Quand nous sommes arrivés, j’ai été rejetée après un examen physique. Le directeur assistant du commissariat a demandé à mon mari de payer 4 000 yuans pour me relâcher pour raisons médicales. Mon mari a exigé un reçu, s’ils voulaient l’argent. Ils ne voulaient pas fournir le reçu, alors ils n’ont pas eu l’argent. Ils ont caché le registre de mon examen physique et ont obtenu une autre autorisation de détention du bureau de police. J’ai clarifié la vérité au directeur assistant. Il m’a dit : « Cela ne servira à rien de dire quoi que ce soit. Je ne fais qu’obéir aux ordres d’en haut. Je dois le faire, même si les ordres ont tort. Je ne crois pas en la rétribution. » Plus tard il a été arrêté pour trafic de drogue.

En juillet 2002, je suis de nouveau envoyée dans un camp de travaux forcés. Sur le chemin qui y menait, un chef de division du camp a dit : « De nos jours, on se moque de votre condition physique. Que vous soyez malade ou pas, tant que vous êtes en vie, vous serez admis. » Vingt d’entre nous ont été envoyés au centre de désintoxication de Harbin. Immédiatement après notre arrivée, ils nous ont forcés à nous asseoir sur des tabourets pendant 15 heures par jour. La police nous appliquait un contrôle horaire « serré. » Comme nous persistions dans notre cultivation et refusions la « transformation »(renoncer à sa croyance en Falun Gong) on nous forçait souvent à se tenir debout jusqu’à minuit. La police assignait des prisonniers pour nous surveiller. Ces prisonniers collaboraient avec les gardiens de prison pour nous persécuter brutalement et fabriquaient souvent des incidents et des mensonges pour nous encadrer. Ils étaient récompensés par une remise de peine s’ils « se conduisaient bien » en nous persécutant.

Le 12 novembre 2002, le camp de travaux forcés a tenu une soi-disant réunion sur « déclarer la guerre aux pratiquants persistants, » appelant à l’utilisation de « transformation. » la directrice assistante de nom de famille Chen a prononcé un discours, appelant tous les prisonniers à suivre ses ordres et à coopérer avec son plan. Elle a promis que ceux qui feraient un bon travail, qu’ils verraient leur peine de prison réduite de moitié. La terreur s’est rapidement répandue à travers le camp de travail. Les directeurs, les instructeurs et les chefs d’escadron donnaient des ordres et les prisonniers exécutaient les ordres avec vengeance. Caves, bureaux de directeurs, d’instructeurs et de chefs, lingerie, entrepôts, et beaucoup d’autres endroits ont été changés en salles de torture. Plusieurs instruments de tortures ont souvent été utilisés en même temps, comme les menottes, les matraques électriques, les chaises métalliques et les anneaux de métal.
Les tortures telles qu’être forcé de s’accroupir, menotté à un cadre métallique ou à un radiateur ou à un pilier ou au cadre d’un lit ou à une chaise en métal et forcé à s’asseoir sur une chaise en métal dans une cellule individuelle étaient utilisées. Plus d’une centaine de pratiquants sont emmenés dans différentes salles de tortures. Le chef, Li Quanming, du 2e escadron a ordonné à un prisonnier de nous couper les cheveux de façon inégale, et se moquait de nous comme étant des diables aux cheveux inégaux. Mené par le chef d’escadron Zhang Yushu, plus d’une douzaine de gardiens et gardiennes de prison ont formé un gang pour frapper les pratiquants de Falun Dafa à tour de rôle. Les yeux et la bouche des pratiquants sont couverts de bandes adhésives pour les empêcher de voir et de parler. Il faisait très froid, mais les persécuteurs dépouillaient les pratiquants jusqu’aux sous vêtements, pendant qu’eux portaient des habits chauds. Puis ils ouvraient toutes les fenêtres pour laisser l’air glacial geler les pratiquants pauvrement vêtus et les trempaient dans de l’eau froide pour mouiller leur dessous, puis versaient de l’eau froide sur eux pour les mouiller complètement. Ils enduisent aussi le corps des pratiquants d’une substance chimique qui provoque une sensation chaude, étourdissante et brûlante. Ils donnaient seulement deux repas par jour aux pratiquants, quelques maigres cuillerées de soupe. Le reste du repas, on les gavait de force avec de l’eau saturée en sel toutes les 20 minutes. Ils tirent leurs cheveux en arrière, les forcent à ouvrir la bouche et versent l’eau salée à l’intérieur. Les pratiquants n’avaient pas le droit de boire. S’il voulait aller aux toilettes, ils devaient le faire devant plusieurs hommes et femmes et étaient ridiculisés et insultés. Les prisonniers qui battaient les pratiquants de Falun Gong avaient droit à de délicieux repas, ils étaient loués et encouragés : trois jours de brutalité envers les pratiquants de Falun Gong étaient suivis d’une remise de peine d’un mois.

La criminelle Ma Yufang torturait sans cesse les pratiquants, tirant leurs cheveux, giflant leurs oreilles, donnant des coups de poing, des coups de pieds et versait de l’eau froide sur eux. Elle a même mis la main dans le pantalon d’une pratiquante, tortillant ses parties génitales, tirant ses poils pubiens. Elle et un policier du nom de Zhang riaient en entendant ses cris. Une pratiquante de Daqing du nom de Wang a été torturée par des prisonniers avec toute sortes d’instrument de tortures. Une de ses incisives est partie avec un coup de pied. Une pratiquante de Muling du nom de Zhou a été électrocutée par des matraques électriques et a subi d’autres tortures brutales pendant plus de dix heures. Ses parties génitales ont été électrocutées de façon si brutale qu’elle a uriné du sang pendant plusieurs jours. La pratiquante de Jixi Jiang Rongzhen, 44 ans, est morte sous la torture. Pour masquer l’information de mort-sous-la-torture, les pratiquantes qui connaissaient la vérité ont été placées sous d’étroites surveillances, avec interdiction de communiquer avec d’autres personnes. On fit croire à la famille de Jiang Rongzhen qu’elle était morte d’une « attaque cardiaque. » Une pratiquante de Bamiantong du nom de Song a été torturée jusqu’à ce qu’elle crache du sang. Elle souffrait de fortes fièvres mettant sa vie en danger et d’inconscience fréquente et les malfaiteurs avaient peur qu’elle ne meure dans le camp de travail. Alors ils ont demandé à la famille de payer 3000 yuans pour sa libération et déclaré qu’elle avait la tuberculose et pouvait être relâchée pour raisons médicales. Une pratiquante de Jixi avait été électrocutée avec des matraques électriques et a subi d’autres tortures si brutales que ses jambes étaient devenues si faibles qu’elle avait du mal à marcher et son dos était devenu insensible à causes des chocs électriques. Le chef d’escadron l’a emmenée à l’hôpital pour un examen. Le diagnostic révélait une lésion dégénérative des nerfs du tissu dorsal. Le médecin demandait quel crime elle avait commis et pourquoi elle avait été torturée si brutalement. Le chef d’escadron n’osait pas révéler la vérité et il lui dit qu’elle n’obéissait pas à un contrôle de gestion. Une pratiquante de Ningan était consignée dans une cage individuelle pendant 9 jours et souvent forcée à s’accroupir. Pendant des périodes prolongées pour avoir résisté à la grande pression de la « transformation » et d’avoir écrit une déclaration promettant de persister dans sa cultivation du Falun Gong. Elle a été obligée de s’accroupir 18 heures par jour, de 6h00 du matin à minuit, pendant 7 mois. Une pratiquante avait demandé au chef d’escadron Zhao Wei : « Pourquoi faites-vous ce genre de chose complètement irrationnelle ? Nous n’avons commis aucun crime. N’êtes-vous pas juste en train de faire du mal aux gens ? » Le chef Zhao Wei dit : « Nous sommes obligés de faire cela à cause de cet uniforme. Si on me demandait de tuer, je tuerais ! » Réponse pitoyable et cruelle, ces personnes sont employées pour en tuer d’autres. Après trois jour et trois nuits de tortures incessantes et brutales, la plupart des pratiquants de Falun Gong sont grièvement blessés. C’est d’une cruauté choquante.

On m’a menottée à trois différentes endroits de la prison. Les malfaiteurs avaient enduit mes mains et bras d’un produit chimique qui causait une sensation de chaleur et d’engourdissement. Puis deux convicts criminels m’ont menottée sur un large cadre métallique. Une criminelle avait mis un pied sur mes menottes et placé ses mains sur les épaules d’un autre prisonnier. D’abord elle tapait du pied, plus elle sauta violemment tout en me demandant si j’acceptais d’être « transformée ». J’ai répondu non et elle sautait encore plus violemment. Elle ordonna à une autre criminelle de tirer mes cheveux en arrière et de me gifler. Quand elle eut mal à la main, elle retira une de ses chaussures et me gifla avec la chaussure jusqu’à ce qu’elle fut très fatiguée. A midi, le chef d’escadron et l’instructeur sont venus me voir et m’ont demandé si j’acceptais la transformation. J’ai dit : « Je n’accepte pas d’être transformée ! »L’instructeur Dai Wangdan dit : « Tu n’acceptes pas ? Emmenez la dans la cellule spéciale ! Je vais au moins lui enlever une couche de peau, si elle ne meurt pas ! » Ils m’ont ensuite menottée sur un anneau de métal sur le sol et ont ordonné aux prisonniers de verser de l’eau glacée sur moi, et m’ont trempé dans l’eau froide. Pendant que des prisonniers piétinaient mes pieds, les instructeurs ont commencé à m’électrocuter avec une matraque électrique. Un peu plus tard, ils en ont ajoutée une et m’électrocutaient avec deux matraques en même temps, une sur le haut de mon corps, une sur le bas. Ils ont continué à m’électrocuter, tentant de me forcer à accepter cette transformation. J’ai refusé, alors ils ont augmenté la tension. Mon corps se secoua violemment et je bondis en position assise à cause du choc. Mais comme j’étais menottée à l’anneau de métal sur le sol, je fus brusquement tiré vers le sol. Ma tête heurta le sol plusieurs fois, je perdis connaissance. Ils m’ont alors donné des coups de pieds, m’ont insultée et ont versé de l’eau froide sur moi. Ils m’ont de nouveau électrocutée quand je revins à moi. Après trois heures d’électrocution, un instructeur du nom de Shi dit malicieusement : « Elle est endurante aux électrocutions, enlevez ses chaussures et mettez les matraques sous les pied, c’est plus sensibles. » Ils ont commencé à m’électrocuter sous les pieds dans l’intention de me forcer à accepter la transformation. Quand j’ai refusé, ils ont placé des matraques le long des cinq orteils et les ont électrocutés simultanément, tout en choquant ma poitrine avec une autre matraque. Après un certain temps, l’instructeur dit : « Retournez ses jambes et électrocutez le muscle derrière les genoux. » Apres quatre heures de cette torture continue et brutale, ils avaient même commencé à électrocuter mes parties génitales, utilisant de moyens aussi ignobles pour me faire accepter la transformation.

Le jJour de l’An 2003, plus d’une vingtaine de personnes du comité légal et politique, du «bureau 610 » (2), du bureau de la police et des sous-bureaux de la ville que j’habitais sont venus au centre de désintoxication de Harbin. Ils avaient apporté des caméras et des appareils photos avec eux. Ils déclaraient qu’ils étaient venus voir les pratiquants de Falun Gong, mais en fait, ils essayaient de fabriquer des fausses preuves de succès de la transformation des pratiquants de Falun Gong. Le gardien de prison Sun Yanxiu m’a menacée en disant : « Aujourd’hui, les autorité de ta région viennent te voir. Quand ils arriveront, tu devras dire ce qu’il t’est permis de dire et ne pas dire ce que tu ne dois pas. Si tu dis quelque chose que tu ne devrais pas (c’est-à-dire révéler la mort des pratiquants sous la torture), tu peux oublier toute chance de rentrer chez toi un jour. Je t’enverrai directement en prison ! » Depuis que la « Guerre contre les pratiquants de Falun Gong persistants » a commencé, à chaque fois que des autorités supérieures, des délégation, ou des visiteurs venaient, ils enfermaient les pratiquants de Falun Gong qui connaissent la profondeur de cette cruelle persécution dans des endroits top secrets jusqu’à ce que les autorités ou délégation soient parties. La coercition ne peut pas changer le cœur des gens ! Dans cette situation perverse, nous ne pouvons que devenir plus déterminé envers Dafa ! Beaucoup de pratiquants écrivent des déclarations solennelles pour annuler les déclarations faites sous la « transformation » forcée. Quand toutes ces déclarations sont rendues publiques, les malfaiteurs en sont choqués, et ont pris des mesures plus strictes. Ils ont menotté certains de ces pratiquants et essayé de leur faire annuler leurs déclarations. Plus de pratiquants ont été blessés, estropiés et paralysés par la torture. Une pratiquante du nom de He de Hegang a été menottée à un radiateur derrière son dos pendant plusieurs jours. Ses jambes sont grièvement blessées et elle est incapable de marcher. Elle a perdu la capacité de prendre soin d’elle-même. Une pratiquante de Daqing du nom de Xing a été menottée à une chaise de métal derrière son dos et forcée de s’accroupir pendant plusieurs jours. Ses jambes sont devenues insensibles, ce qui fait qu’elle marche avec difficulté, mais elle est toujours détenue. Quand des criminels l’ont torturée, ils avaient mis leur main dans son pantalon et pincé la chair de l’intérieur de sa cuisse, laissant des hématomes noires.

En novembre 2003, une autre pratiquante de Falun Gong du second escadron meurt brutalement battue. Son nom n’est pas connu.

En février 2004, une pratiquante de 18 ans de Hulan, étudiante du nom de Zhang a été envoyée dans le centre de désintoxication, où elle a été torturée pendant plus de 40 jours dans le but de lui faire accepter la transformation. Le 23 novembre 2003, j’ai subi de nouveau de brutales tortures parce que je persistais dans ma cultivation, refusais d’accepter la rééducation par le travail, et refusais d’écrire un « journal de réformation. » Il faisait très froid mais ils ont enlevé ma veste, m’ont menottée derrière à une chaise métallique dans la cellule d’isolement pendant 15 jours et ont menacée d’augmenter ma peine de prison. J’ai protesté de façon déterminée à toute persécution qu’ils m’ont forcée à subir.

Notes:
(1) Le Yuan est la monnaie chinoise. Le salaire mensuel moyen d’un travailleur urbain en Chine est de 500 yuans.
(2) “bureau 610” est une institution spécifiquement créée pour persécuter le Falun Gong, avec un pouvoir absolu sur chaque niveau d’administration au sein du Parti et tout autre système politique et judiciaire.

Traduit en Europe le 21 juillet 2004.
Version chinoise sur http://www.minghui.org/mh/articles/2004/6/25/77942.html
Version anglaise sur http://clearwisdom.net/emh/articles/2004/7/18/50352p.html

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