Un cœur bienveillant conduit à l’immortalité

L’histoire de Long Heng et du taoïste
 

Il était une fois un homme riche nommé Long Heng. C’était un homme bon et attentionné par nature. Long Heng tenait un magasin de prêt sur gage et était connu pour proposer des prix justes et aider les personnes dans le besoin. Il vivait avec son épouse, son fils Long Quan, sa fille et son mari Zilian Sun.


Un jour, la région où vivait Long Heng a été touchée par une sécheresse. Il entendit que deux autres provinces avaient connu de bonnes récoltes de riz. Ainsi, il décida de se rendre dans ces provinces pour acheter du riz en grande quantité, car le prix était très raisonnable compte tenu de la masse de riz récolté. Cela vaudrait la peine, se dit-il, car la nourriture pourrait se raréfier avec la sécheresse persistante. Il serait alors en mesure de répercuter un prix bas pour ses clients.


Il en discuta avec sa femme, qui accepta son plan. Pendant son absence prolongée, son gendre, Zilian Sun, devait diriger l’entreprise. Au début, il a bien fait son travail. Mais après un certain temps, Sun a commencé à réfléchir à la façon dont il pourrait dépenser l’argent et profiter de la vie. Lorsque la prémonition de Long Heng se réalisa et que la nourriture se fit, rare, Zilian Sun et sa femme ne pensèrent pas à aider les plus pauvres. Au contraire, ils stockèrent de la nourriture et des boissons. Ils imaginèrent également toutes sortes de plans pour tirer profit de la situation. Par exemple, un client s’est présenté au magasin pour mettre en gage un objet d’une valeur de 10 taels d’argent. Sun lui a donné seulement 10 guan, une pièce locale d’une valeur un peu inférieure aux 10 taels d’argent et ainsi augmenter ses bénéfices.


Alors que Long Heng terminait ses achats, des voyageurs lui dirent que la sécheresse dans sa ville natale s’était aggravée et, que la nourriture était devenue rare. Quand il entendit cela, il se dépêcha de rentrer chez lui. En approchant de son village, natal, il vit que les prairies et les champs s’étaient asséchés et des gens manger des racines d’herbe et des écorces d’arbre.


Lorsqu’il entra dans sa maison, ses proches voulurent l’accueillir avec un délicieux repas. Mais Heng refusa.


Immédiatement, il afficha un avis devant son magasin, qui disait : ceux qui ont encore de la nourriture paieront 50% du prix d’achat initial. Ceux qui n’ont plus beaucoup de nourriture paieront 30 % du prix d’achat initial. Ceux qui n’ont presque plus de provisions paieront 20%, et les très pauvres totalement démunis recevront la livre de riz gratuitement.


L’information selon laquelle Long Heng vendait du riz à bas prix a rapidement fait le tour du marché. En peu de temps, la cour s’est remplie de gens voulant acheter du riz. En quelques mois, Heng a vendu plusieurs milliers de livres de riz jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un seul grain. Grâce au fait que Heng avait beaucoup, il pouvait donner beaucoup. Sa sage prévoyance a sauvé la vie de nombreuses personnes dans sa région. Sa grande compassion et son cœur bienveillant ont ému le ciel. Le ciel a rapidement apporté de la pluie pour atténuer la sécheresse.


Récolter ce que l’on sème
Quelque temps plus tard, Long Heng a mis une grosse somme d’argent dans un sac et s’est rendu avec sa femme à la capitale pour faire quelques courses. Ils ont pris leur bateau amarré le long de la rivière et ont accosté au port. Alors que le soleil commençait à se coucher à l’horizon derrière les montagnes, Long Heng a observé la scène suivante : un taoïste, qui portait sur le dos une citrouille évidée, dans laquelle un feu vacillait, a soudain poussé un homme tenant une hache dans L’eau avec son épée. Trois hommes se sont alors enfuis en un éclair. Long Heng a compris immédiatement que ces hommes avaient planifié une attaque contre lui et son bateau et que les taoïstes l’avaient empêchée. Il s’est dépêché de descendre du bateau pour remercier le taoïste.


Le taoïste lui dit : « Le voleur mort dans l’eau était votre gendre Zilian. Il avait l’intention de voler votre argent ; Puisque vous avez bon cœur, je voulais vous épargner cette épreuve. » Long Heng le remercia à nouveau et lui demanda son nom.


Mais le taoïste ne le lui donna pas. Au lieu de cela, il dit : « Si vous passez le mont Tai et que vous voyez une pierre qui ressemble à un nuage, demandez mon nom au taoïste qui s’y trouve. Puis il disparut.


Après que Long Heng ait fait ses courses et soit rentré avec sa femme, ils ont amarré leur bateau au pied du Mont Tai et ont continué à pied. Puis ils ont vu trois signes gravés sur une roche, qui ensemble formaient le mot « un morceau de nuage »; Il s’ apprêtait à poser des questions sur le taoïste quand une rafale de vent se leva et qu’un immortel apparut. C’était le même homme vu au port quelques jours avant. Le taoïste agita les bras et deux grues blanches sortirent des manches de sa robe.


Il en donna une à Long Heng et une autre à sa femme. Ils montèrent sur le dos des oiseaux et entourés de nuages, s’envolèrent dans le ciel accompagnés du taoïste et devinrent des immortels.

Traduit de la version allemande :
https://de.clearharmony.net/articles/ein-gutiges-herz-fuhrt-zu-unsterblichkeit.html


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Une représentation de Lao Tseu


La grue, était respectée par les anciens chinois pour sa longue vie, et considérée comme un symbole d’immortalité.


Le Tao souvent traduit par «la voie », est compris comme le vide d’où émerge toute la réalité, qui est si grande qu’elle ne peut être décrite avec des mots.


    "Il est un être indéterminé dans sa perfection,
    qui était avant le ciel et la terre, impassible,immatériel !
    Il subsiste, unique, immuable, omniprésent, impérissable.
    On peut le considérer comme étant la Mère de l'Univers.
    Ne connaissant pas son nom, je le désigne par le mot Tao."
    [extrait du Tao Tö King ]


Le Mont Tai occupe le premier rang parmi les cinq grandes montagnes de Chine. C'est une montagne célèbre depuis l'antiquité. Elle est également considérée comme une montagne sacrée ayant été bénie.
Les anciens Chinois disaient qu'après avoir atteint le sommet du mont Tai, on aurait l'impression que le monde n'est rien.


La légende veut qu’il y ait des portes de nombreux paradis situées en Chine.

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