Grandir avec Dafa

Je suis une jeune pratiquante, j’ai commencé ma pratique de Falun Dafa avec mon père en 2005, il y a donc treize ans. Ces treize années de pratique m’ont transformée, d’une enfant insouciante en une pratiquante de Dafa, aujourd’hui lycéenne.


Valider Dafa est le devoir de tous les disciples. Pour y parvenir, nous devons d’abord nous cultiver diligemment. Je sais pertinemment que cultiver et pratiquer est un effort de longue haleine. Nous ne pouvons élever notre niveau que si nous arrivons à maîtriser notre xinxing dans l’égarement. Sinon nous ne parvenons pas à la plénitude parfaite. Ce monde est plein de tentations qui m’attirent. Le désir de se faire remarquer, la dépendance, la jalousie, l’esprit de compétition, la rancune, la peur, les sentiments humains, aimer ou ne pas aimer, tous ces attachements constituent d’immenses obstacles sur mon chemin de cultivation et de pratique. J’aimerais partager mes expériences de ces douze dernières années pendant lesquelles j’ai tenté de les surmonter.


Éliminer le désir de se faire remarquer

Depuis toute petite, je suis habitée par le désir de me faire remarquer. J’ai hâte de montrer aux autres mon moindre accomplissement, très heureuse de l’admiration des autres. Au fil du temps, cet attachement a pris de l’ampleur. Quand j’entends des compliments je feins la modestie alors que je suis transportée de joie. Comme je voudrais dévoiler tous mes accomplissements afin d’obtenir davantage de compliments ! Je sais que c’est un mauvais attachement, mais il me poursuit telle une malédiction démoniaque. Je ne peux m’empêcher de faire étalage de mes qualités.


Je sais que je dois émettre la pensée droite pour éliminer cet attachement dès qu’il surgit en moi. Mais à chaque fois j’oublie de le faire et le regrette par la suite. J’ai donc pris la décision de rectifier cette faiblesse. J’ai essayé de garder un cœur de compassion et un état d’esprit paisible en pensant que, de cette manière, je devrais pouvoir agir correctement le moment venu. Ce moment s’est présenté voici peu, comme si le Maître avait fait en sorte que je puisse progresser.


Mon lycée devait sélectionner quelques peintures d’élèves devant être exposées au public à Long Island à New York. Mon œuvre soumise à la sélection était un autoportrait à l’aquarelle. J’avais utilisé deux couleurs particulières qui avaient obtenu des appréciations favorables de la part de mon professeur. Si je dis que je n’espérais pas que ma peinture soit sélectionnée, c’est sûrement un mensonge. J’ai juste essayé de ne pas prêter trop d’attention à cette affaire. Le jour où la sélection a été dévoilée, mon nom n’était pas sur la liste. L’œuvre d’une fille dont le nom ressemblait au mien avait été choisie. J’étais un peu déçue en la voyant faire la fière devant sa famille et ses camarades de classe. À ce moment précis, je me suis rendue compte que le sentiment de déception était aussi un attachement, j’ai donc émis immédiatement la pensée droite pour l’éliminer.


Cependant, l’épreuve ne comptait pas en rester là, elle a continué à me donner des coups au cœur. Je m’étais tout juste sentie un peu soulagée après avoir chassé le sentiment de déception quand le professeur annonça qu’il y avait une erreur dans les résultats : c’était bien mon œuvre qui était sélectionnée. Il s’agissait en fait d’une erreur de prononciation car mon nom et celui de la fille se ressemblaient beaucoup. Cette bonne nouvelle inattendue a tout de suite attisé mon désir de m’exhiber. J’avais envie d’humilier la fille en public : regarde, c’est quand même moi la meilleure ! Heureusement, dès l’apparition de cette pensée, je me suis rendue compte que c’était précisément ce désir de m’exhiber et cet esprit de contentement que je devais éliminer. C’était en effet une épreuve arrangée par le Maître. Mon esprit est immédiatement redevenu calme. Je me suis mise à émettre la pensée droite pour éradiquer ces attachements. Quelques minutes plus tard, je me suis sentie toute légère, comme débarrassée d’une tumeur.


Éliminer l’attachement fondamental de la dépendance

La société des gens ordinaires est une " grande cuve de teinture ". Au cours de ma cultivation et pratique j’ai commis des erreurs, et j’ai beaucoup d’attachements que je m’efforce actuellement d’éliminer. Parmi tous ces attachements, la dépendance est un attachement fondamental.


Le Maître a dit : " Il n’est pas faux pour un homme dans ce monde d’avoir un tel esprit d’aspirer à des recherches et des souhaits merveilleux, mais pour un pratiquant ça ne va évidemment pas. Donc tu peux entrer par la porte de Dafa sous l’effet de telles pensées, mais dans le processus du xiulian tu dois te considérer comme un pratiquant, par la suite pendant la lecture du livre, pendant l’étude du Fa et en avançant diligemment tu dois discerner clairement avec quelle façon de penser tu es entré dans Dafa au début. Après avoir déjà cultivé et pratiqué un certain temps, as-tu toujours les pensées du début, est-ce ce cœur de l’homme qui te fait rester ici ? S’il en est ainsi, tu n’es pas considéré comme mon disciple, c’est que les attachements fondamentaux n’ont pas été éliminés, qu’on ne peut pas comprendre le Fa dans le Fa. "(" Aller vers la plénitude parfaite ", dans Points essentiels pour avancer avec diligence I)


Cultiver et pratiquer est une chose très sérieuse. C’est seulement maintenant que je le comprends. Au début, ma connaissance du Fa se limitait au stade de l’ " homme moyen " décrit par le Maître :" Quand un homme moyen entend parler du Tao (Voie), tantôt il la pratique et tantôt non." C’est mon père qui m’a initiée à Dafa, et c’est lui qui m’a poussée à étudier le Fa et faire les exercices. Depuis mon plus jeune âge, tout a été organisé par mon père, que ce fût des activités pour valider Dafa ou clarifier les faits, ou encore la lecture d’articles de partage d’expériences sur le site Minghui. J’étais comme une marionnette actionnée par mon père sans lequel je serais un tas de bois inutile. Je me contentais d’être dépendante de mon père. Je suis venue aux Etats-Unis avec ma mère en 2013. Sous l’emprise de cet attachement fondamental, j’ai relâché " naturellement " l’étude du Fa et la pratique des exercices. Cela a duré deux ans, jusqu’à ce que mon père vienne nous rejoindre.


Je me souviens qu’une fois, quand mon père était encore en Chine, il m’a raconté au téléphone un rêve qu’il avait fait. Dans son rêve, il a vu un immense immeuble s’effondrer comme des dominos, j’étais à deux doigts d’être ensevelie. Il a vite accouru vers moi m’ordonnant de quitter les lieux. Je ne me suis jamais réellement rendue compte de cet attachement qui est bien enraciné en moi : la dépendance.


Sans parler de l’étude du Fa et la pratique des exercices, même dans la vie courante, en famille, dans mes études, dans la société, ma dépendance s’est aggravée au fil du temps. Voici quelques exemples de choses récurrentes mais pas si anodines : je me perds facilement dans les rues et n’ose pas demander mon chemin à des étrangers. Je n’aime pas faire les tâches ménagères, je préfère recourir à l’aide de mes parents. Je ne me soucie jamais des affaires familiales et ne m’y immisce pas si je peux.


Heureusement, ces derniers temps, grâce à la recherche vers l’intérieur et l’aide des autres pratiquants, je suis devenue moins dépendante du regard des autres. Je commence à être autonome, même si, s’agissant de l’étude du Fa et la pratique des exercices, je suis tantôt diligente tantôt non. Néanmoins, je sens que je progresse tous les jours.


Éliminer la jalousie

Avant, je ne me considérais pas comme quelqu’un de jaloux. Parfois, je me sentais un peu jalouse, mais j’ai toujours essayé de trouver des excuses pour me pardonner. Au fur et à mesure que je me cultive et pratique, grâce à la recherche vers l’intérieur, j’ai découvert cet attachement qui m’habite depuis mon enfance. Auparavant je croyais que la jalousie était ce sentiment de ne pas supporter le succès des autres. Récemment, en lisant les conférences du Maître, j’ai compris que le mépris pour les autres était aussi une forme de jalousie. Mon appréciation de la jalousie a donc changé. J’ai enfin compris pourquoi je n’avais pas découvert cet attachement : c’est parce que j’ai étudié trop peu le Fa. Maintenant que j’ai trouvé cet attachement, j’en suis contente.


Au lycée, les relations entre les élèves sont tendues. Et il y a beaucoup de stress au niveau du travail scolaire. Tout cela m’a amenée à chercher des échappatoires. Etre jalouse est une sorte d’échappatoire pour moi. Par exemple, mon anglais n’est pas bon, je n’ai pas de bonnes notes. Je me sens mal à l’aise en apprenant les bons résultats de mes camarades. En voyant les élèves qui participent activement en classe, je pense avec dédain : je sais le faire aussi, seulement je ne veux pas rivaliser avec vous ! Quelle manifestation de la jalousie démesurée ! Je n’en avais pas conscience avant.


Mépriser les autres est une sorte de jalousie en soi. Je pense que tous mes problèmes viennent de là. Aujourd’hui, dès que je sens surgir ce sentiment, j’émets immédiatement la pensée droite pour l’éliminer. Lorsque je nie son existence, je me sens peu à peu plus sereine. Merci au Maître pour son soutien depuis toujours, grâce auquel j’ai pu progresser aisément.


Éliminer l’esprit de compétition

L’esprit de compétition ressemblait à des bombes à retardement qui somnolaient en moi inaperçues. Elles explosaient quand les conflits surgissaient. Récemment j’ai découvert que ce très mauvais attachement se manifestait sous deux formes différentes. La première est le refus des conseils. Prise dans un conflit, j’ai toujours essayé de prouver que j’avais raison, ne voulant pas écouter les critiques des autres. Même si plus tard je regrettais toujours mon attitude inappropriée, je n’arrivais pas à me contrôler et récidivais la fois suivante. Je n’arrivais pas à élever mon xinxing. Cet état a perduré pendant très longtemps, jusqu’à ce jour où j’ai décidé de chercher la cause en moi-même. Et je l’ai trouvée. Les conflits ne sont-ils pas l’occasion pour moi d’élever mon xinxing ? Se considérer comme une victime et vouloir se justifier, n’est-ce pas la manifestation flagrante de l’esprit de compétition ? N’est-ce pas la réaction d’une personne ordinaire ? Ce n’est pas étonnant que je n’arrivais pas à surmonter les épreuves. Dès que j’ai pris conscience de mon attachement j’ai eu le sentiment de m’être débarrassée d’un gros fardeau.


Mon esprit de compétition se manifeste aussi sous une autre forme, dans l’attachement aux profits et aux intérêts. En cours de sport au lycée nous jouons souvent à des jeux de compétition en équipe. Un jour, le professeur a divisé la classe en quatre équipes. Lorsque les membres de l’équipe adverse franchissaient la frontière, je me réjouissais : " C’est bien, on va pouvoir gagner des points ! " Mais mes co-équipiers se montraient toujours très accommodants : " Non, ils n’étaient pas hors-jeu. " " Ce n’est pas grave, on continue ! " ou encore : " Ah ! On a perdu ! " J’étais furieuse et pensais : " Ce sont des points qu’on aurait pu gagner ! Pourquoi renoncer ? " Maintenant, avec du recul, je pense que j’étais encore plus mauvaise qu’une personne ordinaire bienveillante. Cet incident m’a fait beaucoup réfléchir. Je pense que je dois vraiment m’efforcer de progresser.


Au cours de ma cultivation et pratique (xiulian) , je suis entourée d’innombrables tentations mondaines. Je sais pertinemment que j’ai encore de nombreux attachements, tels l’attachement à mon apparence et l’attachement à l’amusement qui présentent de gros problèmes pour moi. Heureusement j’ai la chance d’avoir un bon environnement de cultivation et de pratique. Mon père est toujours là pour me surveiller, m’encourager. Les autres pratiquants sont là, prêts à étudier le Fa avec moi ou à partager leurs expériences de pratique. Je sais également que, en tant que pratiquante à ce moment de rectification du Fa, je dois faire les trois choses demandées par le Maître. Si j’arrive à élever mon xinxing je peux élever mon niveau de pratique. Au contraire, si je me laisse aller je ne peux pas atteindre la plénitude parfaite.


Je souhaite pouvoir garder un état d’esprit serein et paisible afin de pouvoir sauver davantage de personnes en leur expliquant la vérité concernant Falun Dafa. Sur mon chemin de validation du Fa, je vais avancer avec diligence afin de pouvoir retourner à mon vrai foyer.


Merci Maître, merci aux pratiquants de m’avoir donné cette occasion de partager mes expériences.


Version chinoise :
http://www.minghui.org/mh/articles/2018/7/2/在大法中成长-370499.html

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