Trois pratiquantes de Falun Gong soumises par la police à des prélèvements de sang forcés

La police a récemment soumis trois pratiquantes de Falun Gong de la province du Guizhou à des prélèvements de sang forcés.


Les trois femmes sont Mme Yang Zhongxiu, Mme Zhang Qinzhi et Mme Zhou Shuxiu de la ville de Kaili, dans la province du Guizhou, Mme Yang et Mme Zhang sont toutes deux âgées de plus de 70 ans. Les faits se sont produits entre le 31 octobre et le 4 novembre 2016.


Une quatrième pratiquante, Mme Pang Jihong, 70 ans, a elle aussi été contrainte à donner de son sang à la police le 26 octobre 2016.


Les pratiquantes l’ont interprété comme des mesures de représailles pour leurs plaintes au pénal intentées contre Jiang Zemin, l'ancien dirigeant du Parti communiste chinois (PCC), responsable d’avoir ordonné la persécution du Falun Gong en 1999. D’après elles, les résultats de leurs examens sanguins pourraient être ajoutés à la base de données du PCC servant au prélèvement d’organes sur des pratiquants de Falun Gong de leur vivant, au profit de la lucrative industrie des greffes d’organes en Chine.

Mme Zhou Shuxiu : Un policier m'a visée avec son arme alors que d'autres m'ont prélevé du sang

Selon Mme Zhou, la police a fait irruption chez elle le 31 octobre 2016. Ils ont tout retourné. Un policier a confisqué quatre photos du fondateur du Falun Gong.


Sept policiers l'ont traînée dans une voiture de police et emmenée au poste de police de Ximahe. Un policier l'a visée avec son arme en lui enjoignant de se taire. Plusieurs policiers l'ont maintenue et lui ont prélevé deux tubes de sang. Un policier a crié :" Allez-y poursuivez-nous en justice ! "

Mme Zhang Qinzhi : Ils m'ont entaillé le doigt avec un couteau

Mme Zhang se rappelle que huit agents du poste de police de Chengxi ont débarqué chez elle le 4 novembre 2016. Elle n'a pas coopéré et a essayé de les persuader de ne pas commettre de méfaits. Plusieurs policiers ont emmené son mari dans une autre pièce. Trois autres policiers l'ont maintenue sur une chaise, lui ont entaillé le doigt avec un couteau et lui ont prélevé un échantillon de sang.


Mme Yang Zhongxiu : Ils ont enregistré mes données sur l'ordinateur juste après m'avoir prélevé du sang

Selon Mme Yang, elle revenait de faire des courses quand elle a vu plusieurs policiers du poste de police de Chengxi et Luo Peng, de la Division de la sécurité intérieure de Kaili, l'attendre à la porte. Ils lui ont emboîté le pas pour s'introduire chez elle puis ont fouillé chaque pièce.


Elle n'a pas coopéré et ils l'ont arrêtée de force. Deux policiers l'ont prise par les bras alors que Luo Peng la poussait par derrière. Ils l'ont fait monter dans une voiture de police et l'ont conduite au poste de police de Chengxi.


Mme Yang a dit : " Dans la salle d’interrogatoire du poste de police, trois personnes étaient assises face à une table. Il y avait un ordinateur sur la table. Sur le côté gauche, il y avait une caméra vidéo qui me filmait. Ils m'ont demandé de m'asseoir sur une chaise face à la table. J'ai refusé. "


Mme Yang a dit qu'une femme est alors arrivée avec un coton-tige et une aiguille à la main. Deux policiers lui ont tenu le buste, et Luo Pengle le bras gauche. La femme lui a prélevé du sang deux fois. Ces policiers ont ensuite ajouté des informations sur l'ordinateur puis sont partis.

Voir également :
La police entaille le doigt d’une femme de 70 ans et lui prélève du sang contre sa volonté

Version chinoise :
贵州凯里市三名法轮功学员遭强行采血

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