Anciens récits de rétribution karmique(3ème partie)

Illustration de Le Rossignol et l'Empereur de Chine, de Hans Christian Andersen d'Andersen

(Suite de la 2ère partie)


Certaines personnes croient aux liens karmiques, d’autres non. Mais, qu’on y croit ou non, s’ils s’avèrent exister, cela s’appliquerait aussi aux humains, qui sont assujettis aux lois de la nature.


Il existe quantité d’histoires à propos de gens recevant des bénédictions ou récompensés après avoir accompli de bonnes actions. Il y a aussi des histoires de malfaiteurs faisant face aux conséquences de leurs méfaits, ou rétribution karmique.


Un manque de conscience résulte en une mort précoce

Chen Jiantang était un fonctionnaire du gouvernement impérial durant la dynastie Ming. Il prit un bateau pour répondre à sa nouvelle assignation dans une autre ville. Sur la route, il s'arrêta à une auberge, où son serviteur eut une dispute avec un habitant. Chen enquêta sur l'affaire et conclut que son serviteur était en faute. Il le réprimanda et dit à l'homme qu'il était libre de partir.


Le fonctionnaire B, un autre voyageur, avec qui Chen avait fait connaissance durant son voyage, s'approcha de l'autochtone et l’injuria : « Pour qui vous prenez-vous ? Comment osez-vous harceler des fonctionnaires impériaux, voler nos biens, et nous diffamer ? 3


Il demanda à ce que le coupable soit attaché pour être fouetté, et exigea que le fonctionnaire du gouvernement de la ville punisse cet individu. L'homme se prosterna et supplia pour un sursis.


Des passagers sur le bateau saluèrent B pour avoir pris en main la situation. Même le serviteur de Chen pensait que B l'avait mieux traité que Chen. Satisfait et prétentieux, B dit à Chen : " Vous avez été trop faible. Si nous les fonctionnaires voulons réussir, nous devons avoir de bonnes stratégies et savoir jouer des tours. Une bonne conscience ne nous est plus utile. "


Chen le regarda sans dire un mot.


Peu après, B se vit assigner le poste de sili (un fonctionnaire qui contrôle le dépôt des plaintes ) dans la ville de Shaoxing. Il utilisa tous les moyens à sa disposition pour monter en rang et incrimina même des gens. Ses efforts lui valurent un poste au sein du Ministère de la justice.


Cependant, au lieu de continuer à progresser, il fut rétrogradé. Il développa une gangrène sur son dos et mourut sans laisser de descendance.


Tandis que les bonnes actions sont récompensées, les méfaits ne restent pas impunis. De telles histoires ont été enregistrées tout au long de l'histoire chinoise.


Version chinoise :
因果之报影随形 莫违天理莫欺心(3)

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