De cultiver passivement à cultiver activement en éliminant les attachements à la vanité

Bonjour Maître, bonjour compagnons de pratique


Cela faisait un moment que je me sentais emmurée dans mes attachements. Désespérée car je ne savais par où commencer, désabusée,car mon étude du Fa et mes exercices étaient réduits à leur plus simple expression et désemparée car mes efforts pour clarifier la vérité étaient soit nuls soit extrêmement difficiles à accomplir.


Heureusement, notre Maître compatissant ne m’a pas laissée tomber. Tant que nous avons le cœur droit et que nous saisissons les opportunités qui se présentent à nous, il semble qu’à ce stade, il y a généralement une issue.


Comme Maître le dit dans Hong Yin II, La grâce entre Maître et disciples

"Si les disciples sont emplis de pensées droites
Le Maître a le pouvoir de changer la décision du Ciel "


Il y a deux semaines a eu lieu notre Fa Hui local à Ottawa. Je sentais que je n’avais pas bien fait dans ma cultivation mais je me sentais néanmoins responsable vis-à-vis du groupe, alors j’ai cherché quelque chose que je puisse partager.


Aujourd’hui, je veux partager comment j’ai retrouvé ma détermination à cultiver dans le processus de travailler sur mon partage pour Ottawa, et comment cela a continué quand j’ai travaillé sur le partage que je lis aujourd’hui.


Faire vraiment face à mes attachements

C’est en écrivant mon partage pour le Fahui d’Ottawa que j’ai établi pour la première fois une liste de mes attachements, de mes insuffisances et de mes expériences. Ce qui en est ressorti ce sont mes attachements à la vanité, la luxure, et la réputation, lesquels sont tous étroitement liés, et récemment les plus dommageables pour ma cultivation et ma capacité à sauver les êtres vivants


J’étais consciente de ces attachements et savais qu’ils étaient préjudiciables et devaient disparaître, mais je n’avais pas fait de gros efforts pour les éliminer. Et ils prenaient de l’ampleur à la place.


Dans l’Enseignement de Fa à la Conférence d’Australie en 1999, le Maître a dit : "L’amélioration dans la cultivation n’est pas l’équivalent de l’examen de conscience et du repentir. Mais en réalité le fait d’être capable de s’examiner et d’éprouver du repentir fait en soi partie de la cultivation. " (Traduit de l’anglais]


J’avais fait les premiers pas pour cultiver mon cœur, mais je m’étais arrêtée là.


C’est dans le processus de partager au sujet de mes attachements à la vanité à Ottawa que j’ai été en mesure de passer d’un état de cultivation passif à un état actif.


Je veux décrire ce processus car il est lié à l’attachement à la vanité.


L’attachement à la vanité, la luxure, et la réputation

Dans l’Enseignement de Fa à la Conférence d’Australie en 1999, le Maître a répondu à une question relative à la racine de la vanité et il a dit : " L’émotion. Vous aimez quand les autres disent que vous êtes bon. Vous aimez quand les autres vous félicitent et vous flattent. Vous aimez quand d’autres personnes vous respectent. Et vous avez peur de tout ce qui ternit votre image. Tout cela contribuant à développer le cœur de vanité. C’est un attachement. Le désir humain de sauver la face est très fort. En fait, si vous avez l’esprit libre et pas trop encombré, vous allez cultiver plus vite. " (traduit de l’anglais)


Avant le Fahui d’ Ottawa, non seulement ma cultivation évoluait lentement, mais elle semblait presque avoir stagné complètement.


Quand j’ai commencé à cultiver, j’ai essayé de me débarrasser de mon gros attachement à l’apparence en n’y prêtant plus attention. Mais je suis allée à l’extrême. J’ai pris 12 kilos et dans certains cas, je paraissais même négligée.


Dans Enseignement de Fa à la conférence du Centre des Etats-Unis, un pratiquant a demandé : " Est-ce-que la tendance d’une femme à soigner son apparence est un instinct naturel ou un attachement ?
Le Maître : " Actuellement, je ne pense pas qu’on puisse dire qu’elle a un attachement si elle essaie de soigner son apparence. Certains disent que c’est l’instinct naturel d’une femme En fait, je pense que les femmes devraient faire attention à leur apparence. Avoir une allure négligée ne plaît à personne. Mais d’un autre côté une tenue trop voyante conduira à l’effet inverse. Je ne suis pas le seul à trouver que ce n’est pas bien –quand les gens ordinaires voient cela, eux aussi sont à même de la trouver peu attrayante."( traduit de l’anglais)


Finalement quelqu’un me l’a signalé et j’ai commencé à perdre du poids et à recommencer à soigner davantage mon apparence.


Mais comme je n’avais pas éliminé l’attachement à la vanité, je suis allée à l’autre extrême. J’ai commencé à suivre des régimes draconiens, parfois, je ne mangeais rien de la journée. J’ai commencé à aller à la gymnastique, ce qui débordait sur le temps que je devais normalement consacrer à pratique des exercices de Dafa. Il m’arrivait aussi de dépenser plus d’argent pour acheter des produits de beauté coûteux.


Dans le Zhuan Falun, Maître dit "… beaucoup de moines, après avoir atteint un niveau très élevé dans leur cultivation et leur pratique et être entrés dans l’état de libération complète ou semi-complète du gong, réalisaient que ces observances liées au processus de leur cultivation et de leur pratique devenaient sans importance. Si on peut renoncer à cet attachement, la substance en elle-même n’a aucun effet, ce qui perturbe vraiment les gens, c’est l’attachement."


En regardant de plus près cet attachement à la vanité, j’ai compris qu’il est lié de prés à l’attachement à la luxure

Je crois que pour beaucoup de femmes, la luxure se manifeste en voulant être désirable pour les hommes. J’avais remarqué cela chez moi et cela me perturbait beaucoup mais j’étais incapable d’éliminer mon désir d’être reconnu par les hommes.


J’étais consciente de l’attachement et j’en avais éliminé des parties grâce aux pensées droites, mais je n’avais pas commencé à l’éradiquer à la racine. Je l’avais fait seulement d’une manière superficielle.


J’essayais d’éviter le regard des hommes et je surveillais ma tenue, mais si je croisais un homme séduisant dans la rue, je ne pouvais m’empêcher de noter s’il me regardait et si lui aussi semblait attiré par moi.


Quand j’approchais un homme séduisant, mon cœur se mettait à battre. Je pouvais sentir que mon attirance envers lui créait une substance qui émanait de mon corps et qui l’informait essentiellement de mon attachement. Mon attachement était incontrôlable et il exigeait des hommes qu’ils me remarquent. Ce qui donnait lieu souvent à une situation inconfortable, où l’énergie était palpable, complètement aveugle et apparemment absolument impossible à reprendre. Je me sentais impuissante et honteuse.


L’attachement à la réputation

Un autre aspect de la vanité est l’attachement à la réputation. Cet attachement avait pris une telle ampleur que je parvenais à peine à clarifier la vérité face à face. J’étais trop préoccupée par la manière dont les gens me percevaient et j’étais devenue timide.


Cela a altéré mes efforts pour mon travail de reporter photographe pour le journal Epoch Times. Je craignais que les gens voient en moi une professionnelle sans expérience et qu’ils aient une moins bonne opinion de moi et du journal. Cette crainte d’être mal vue me freinait, et j’ai fini par en faire très peu, voire rien du tout dans certains cas.


Trouver la détermination d’éliminer mes attachements

J’étais consciente de ces attachements et de leur impact négatif, et je me disais que je finirais certainement par les éliminer en cultivant. Mais ils étaient devenus si forts et si préoccupants qu’ils se devaient d’être éradiqués sans délai. Mais apparemment dans ma cultivation il y avait tellement d’attachements ayant évolué de façon critique que je ne savais même pas par où commencer. Cela semblait ingérable.


Même dans cette situation regrettable, je sentais que j’avais une responsabilité, celle d’essayer au moins d’écrire un partage pour le Fahui d’ Ottawa.


Le partage que j’ai écrit pour Ottawa s’appelait : " Dévoiler l’attachement à la vanité pour l’éliminer". À ce stade tout ce que je pouvais faire, c’était identifier les attachements, partager certaines de mes compréhensions, ainsi que les maigres tentatives que j’avais faites pour les éliminer.


Il se trouve que le fait de partager ouvertement à propos de ces attachements que j’avais laissés se développer trop longtemps a eu un impact profond sur ma cultivation. Je crois que le Maître a vu la pureté de mon cœur et mon désir de cultiver et m’a aidée à changer la décision du ciel.


Maintenant je sais que je veux être équilibrée et non mince. Et que la vraie beauté transparaît lorsqu’on incarne vérité, bonté, patience. Je suis convaincue que le Maître est toujours à mes côtés et qu’Il est celui qui accomplit toutes ces choses extraordinaires et que mon rôle à moi, c’est simplement d’achever la tâche. Actuellement, je NE m’efforce PAS d’être désirable, je m’efforce d’être divine.


Écrire un partage d’expérience est partie intégrante de la cultivation

Le partage au Fahui d’Ottawa m’a permis de dévoiler ces attachements au lieu de les cacher et de me sentir seule, j’ai été ouverte avec mes compagnons de pratique. Soudain quelqu’un, qui contrairement à mes attentes avait les mêmes attachements que moi a partagé avec moi. Je n’étais pas seule, j’étais soutenue et inspirée par mes compagnons de pratique et il m’a été donné d’entendre comment ils s’en étaient sortis.


La prochaine étape pour moi s’est produite quand Toronto m’a demandé de réviser mon partage en me concentrant davantage sur mon processus de cultivation afin d’éliminer ces attachements.


Je n’étais plus seule face à mes attachements, et j’avais osé les exposer, mais il me restait à faire des efforts pour les éliminer. J’ai commencé à passer de les accepter passivement à me cultiver activement moi-même une cultivation.


Au lieu de regarder tous mes attachements et de me sentir écrasée et passive, je me suis concentrée sur mes attachements les plus cruciaux –la vanité et ses cousins, la luxure et la réputation. Mon objectif était clair. et il semblait gérable.


Je me suis assise immédiatement et j’ai commencé à envoyer des pensées droites pour éliminer les substances déviées derrière les attachements.


Depuis quelque temps, mes pensées droites avaient été faibles et peu concentrées mais cette fois, mon objectif était clair et il y avait un fort champ d’énergie émanant de mon corps.


Je me sentais forte mais compatissante. J’ai aussi réalisé que ces êtres n’en savaient pas plus car je n’avais pas pris le temps de les éduquer. À cause de mon inaction ils étaient encore emprisonnés dans la vaste cuve de teinture et étaient parvenus au stade final de l'ancienne loi de l’univers de formation, stagnation, dégénérescence et destruction. J’avais besoin de leur donner une chance de se rectifier.


Alors, j’ai commencé à purifier chacune de mes pensées et à envoyer des pensées droites plus souvent. Comme je cherchais de tout mon cœur à approfondir ma compréhension et à éliminer les facteurs pervers existant derrière ces attachements mes progrès se sont incroyablement accélérés et j’ai pu sentir que l’énergie inhérente à ces substances s’était réduite de façon significative.


Si je ne parvenais pas à me concentrer, dans bien des cas, je me sentais comme "Ce nigaud d'ours rompant le maïs dont le Maître a parlé dans “Enseignement de la Loi à la Conférence de Loi de New York 2010 " J’ai découvert que si j’essaie de faire cette chose-ci, et cette autre chose–là en même temps ce sera beaucoup plus difficile pour moi de tout faire convenablement.


J’ai eu le même problème avec ma nouvelle fonction de reporter et photographe. Non seulement mes attachements me retenaient, mais j’étais aussi bloquée car je n’étais pas concentrée.


Mon métier ordinaire d’infirmière mobilisait beaucoup de mon temps et de mon énergie. Comme j’avais besoin en même temps d’apprendre à devenir reporter et photographe, j’étais souvent débordée et perturbée par ce que je devais faire. Au lieu de faire des efforts pour m’améliorer en tant que reporter et photographe, je suis devenue passive et je ne faisais presque rien pour apprendre ces professions.


Mais elles continuaient à occuper mon esprit. Même quand je fais une chose, je pense à faire une autre chose, et en définitive, souvent je ne parviens pas à faire grand chose.

J’ai décidé de me concentrer et d’apprendre à devenir une meilleure photographe d’abord et à travailler ensuite sur l’initiation au reportage. Je me suis sentie soudain déterminée et capable de satisfaire aux exigences.


Quand les pratiquants mettent leur esprit sur quelque chose, tout change. Quand nos pensées droites sont fortes et claires, nous pouvons déplacer des montagnes, alors pourquoi ne pas éliminer ces piètres attachements ? Pourquoi devrais-je croire qu’il est si difficile d’apprendre à être un reporter et un photographe ?


La clé, c’est d’être calme, concentrée, et de toujours aller de l’avant.


Cela ne signifie pas que je ne devrai éliminer qu’un attachement à la fois, mais cela a été mon expérience, à savoir que lorsque je me concentre principalement sur un attachement fondamental et que je maintiens mes pensées droites je deviens globalement une pratiquante plus diligente.


Dans un état de cultivation active, je veille mieux sur mon xinxing , et je parviens à voir et à corriger toutes les pensées erronées dès leur apparition.


J’ai aussi compris que lorsque je mobilise mon esprit sur l’élimination d’un attachement, les opportunités pour l’éliminer seront plus nombreuses. Quand vous êtes dans un mauvais état d’esprit, il se pourrait que vous vous sentiez attaqué. Quand vous avez le bon état d’esprit, vous les voyez comme des opportunités de vous améliorer.


Dans Enseignement de Fa à la Conférence de Suisse en 1998, le Maître a dit : "Dans la cultivation, nous suivons le cours naturel des choses, mais il nous reste un effort à faire pour réprimer notre mauvais côté et il nous reste encore à cultiver âprement- procéder autrement ne s’appelle pas " laisser les choses suivre leur cours naturel. " En fait, c’est la manière dont nous avons tous cultivé. Nous savons bien que dans la cultivation, nous devons activement nous cultiver nous –mêmes et que dans notre vie de tous les jours nous devons autant que possible nous conformer au mode de vie de la société ordinaire.


Retourner à l’état de cultivation du début

Pour retourner à notre état de cultivation du début, je pensais que j’avais besoin de retrouver ce sentiment initial d’enthousiasme, maintenant, j’ai une nouvelle compréhension.


Je crois à présent qu’il s’agit de cultiver chacune de nos pensées et de savoir que nous sommes en train de travailler à notre amélioration.


Quand nous ne cultivons pas constamment, nos attachements augmentent, nos progrès ralentissent et notre détermination diminue.


Dans la Huitième Conférence du Zhuan Falun, le Maître nous dit : " la cultivation dépend de soi et le gong dépend du maître."


Je suis incroyablement reconnaissante d’avoir l’opportunité d’écrire ce partage. J’ai versé beaucoup de larmes de joie et de gratitude tout au long du processus.


Je sais que je n’ai pas pris ma cultivation aussi sérieusement que je l’aurais dû et que j’ai un long chemin à parcourir avant d’atteindre les critères d’un vrai pratiquant mais je crois qu’avec des efforts sincères, des pensées droites et avec le Maître comme guide, il n’y a rien que nous ne puissions accomplir.


Merci Maître, merci compagnons de pratique, veuillez signaler gentiment tout ce qui vous paraît inapproprié.


Moving from Passive to Active Cultivation while Eliminating the Attachments to Vanity


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