Organiser un camp d’été Minghui : Cultiver vers une terre pure

Ce partage est à propos d'un camp d’été Minghui mentionné Ici


C’était la troisième fois que nous organisions un camp d’été dans notre maison en France. Le camp d’été s’étendait sur deux semaines. Les préparations exigeaient beaucoup d’efforts et réduisaient souvent le temps de sommeil, mais les efforts et le manque de sommeil n’étaient pas la partie la plus pénible.


La différence cette année comparativement aux années précédentes, était que cette fois, nous avions établi une équipe spéciale pour la promotion du camp d’été. L’équipe était censée m’inclure ainsi qu’une pratiquante supposée coordonner les ateliers de danse, une autre pratiquante volontaire pour faire la cuisine et deux mamans qui voulaient s’impliquer.


J’avais essentiellement de bons souvenirs d’une coopération harmonieuse dans le passé avec ces pratiquants du camp d’été Minghui et sur d’autres projets, surtout avec la coordinatrice de l’atelier qui avait du charisme, de l’autorité, et un grands sens pratique. Elle savait s’y prendre pour que les choses soient faites et pour motiver les gens. Je travaillais avec elle dans le passé en tant qu’artiste dans une compagnie de danse, j’étais très heureuse et je pensais qu’avec l’expérience acquise les années précédentes et avec son caractère et ses capacités, nous pouvions mettre en place un camp d’été idéal.


Les pratiquants étaient censés arriver un mois avant le début du camp, pour voir l’emplacement des lieux et aider aux préparatifs. Mais tout de suite après la première réunion, j’ai senti que quelque chose n’allait pas. Il semblait que la décision concernant l’emplacement du camp ne faisait pas l’unanimité et en définitive, seulement deux membres de l’équipe sont venus. Puis la coordinatrice de l’atelier a arrêté de répondre à mes mails comme si elle avait disparu de la surface de la terre. Une autre pratiquante qui avait au début exprimé sa volonté de coopérer, a commencé à m’envoyer des mails agressifs.


J’ai fini par me retrouver complètement seule comme les années précédentes, seulement cette fois-ci, je rencontrais aussi l’hostilité des autres. J’étais persuadée que notre maison était située dans un cadre magnifique qui accueille des campeurs venant de Paris et même de Londres, et que c’était un don du Maître, néanmoins je commençais à me demander si le camp devait avoir lieu chez nous.


À chaque fois que je recevais un email agressif de cette pratiquante, je me disais: “elle investit tant de temps dans ces lettres agressives et exigeantes. Pourquoi ne peut-elle trouver le temps de m’aider à faire ce qu’elle trouve si important, ces simples tâches qu’elle s’était proposée de faire ? Moi aussi, je suis occupée dans d’autres projets et j’ai aussi des invités à recevoir.


Je n’arrivais pas à trouver suffisamment de compassion en moi pour lui répondre, et finalement je n’étais plus confrontée qu’à ma colère. Tout-à-fait étrangement, j’avais l’impression que l’équipe ne faisait pas son travail de tout cœur. Parfois quand les pratiquants faisaient quelque chose, ils le faisaient de travers, à l’opposé de ce que j’avais demandé de faire. C’est comme s’ils l’avaient fait exprès, ou bien comprenaient tout de travers, ou bien étaient troublés par quelque chose.


Mon plus gros problème, c’était qu’au lieu de déléguer mon autorité aux autres qui étaient censés m’aider, ils finissaient par me renvoyer la tâche à nouveau.


L’année dernière, je savais que j’aurais tout à faire seule. Cette année, je pensais que j’aurais toute une équipe pour m’aider et nous allions tout faire ensemble ; le camp était censé être plus élaboré cette année, avec des perspectives plus larges et un plus haut degré de professionnalisme.


Cette année, non seulement je n’ai pas du tout été aidée, mais les gens venaient même se plaindre à moi et avec force demandes et réclamations. À tel point que j’avais peur de lire certains mails, parce que je savais que j’allais y trouver de quoi me perturber. Et quand je les lisais, cela me perturbait effectivement.


J’étais si désespérée que j’ai pensé à tout annuler ou du moins à transférer le camp à un autre endroit. Mais j’avais conscience de ma responsabilité de continuer jusqu’à la fin, en équilibrant toutes les requêtes.


Cela m’a rappelé la réponse du Maître à une question d’un disciple dans : Enseignement de Fa à la conférence de Fa dans la grande région de New York 2013 :


“Au début de Shen Yun, les disciples de Dafa dans le domaine artistique étaient aussi très nombreux. Certains me disaient, le Maître devrait faire comme ceci, d'autres me disaient, le Maître devrait faire comme cela, l'un l'explique d'une façon, l'autre d'une autre. Ils avaient plutôt raison et ils donnaient aussi beaucoup exemples. Quasiment tous les jours il y avait quelqu'un qui me soufflait des idées. Alors je pensais, c'est moi qui le fais, et quoiqu’on dise, il n'y aura pas d'interférences, je sais exactement ce qu’il faut faire : mais dans le cas d'un coordinateur de projet ordinaire, il ne peut vraiment pas faire barrage. Ouah, certains sont même très autoritaires, vraiment difficiles à repousser. Cependant, en tant que coordinateur de projet, si vous ne tenez pas fermement votre propre cap, vous ne pourrez vraiment rien faire.”


Le plus dur, c’était de cultiver dans un environnement peu harmonieux, parce que soudain moi qui-avais toujours eu l’habitude de travailler dans l’harmonie sur chaque projet, moi qui partageais fièrement mon expérience à ce sujet, qui m’étais toujours considérée comme une personne répandant l’harmonie autour d’elle-je me suis soudain trouvée au beau milieu de désaccords.


J’ai sombré dans un état amer de désespoir, de remords, d’insécurité, de victimisation, de colère, d’amertume, de culpabilité, d’injure, et peut-être même d’envie envers tous ceux qui parvenaient à se libérer de toute obligation et me laissaient seule. Mais par-dessus tout, j’éprouvais du dégoût envers moi-même et j’éprouvais un sentiment d’échec parce que je me disais : " Voilà les sublimes sentiments qui sont les miens et peut-être que cette activité nécessite une personne dotée d’un xinxing de plus haut niveau. J’ai commencé à sentir un poids sur ma poitrine ; à avoir la poitrine de plus en plus comprimée ; cette sensation a envahi mon corps tout entier. En fait, j’ai dit à mon mari, qui est aussi pratiquant, et à plusieurs autres pratiquants que j’avais l’impression que j’allais mourir.

J’ai commencé à partager plus fréquemment avec les pratiquants de France et d’Israël, et j’ai fait en sorte d’assister aux études de Fa de groupe en ligne. Une fois, j’ai tiré un encouragement des paroles du Maître dans l’Enseignement de Fa à la conférence d‘Australie :


"En réalité, je vous chéris plus que vous ne chérissez vous-mêmes, car vous existez en même temps que le Maître. Vous êtes les divinités les plus magnifiques du futur, les modèles exemplaires du nouvel univers et l’espoir de l’humanité pour le futur. " (traduit de l’anglais)


Cette phrase m’a encouragée à poursuivre mes efforts.


Une fois un pratiquant a eu l’occasion de me dire :" Dis-moi : pourquoi prends tu cela en charge ? " et je lui ai répondu : " Je ne me rappelle pas vraiment, et je me suis justement posée cette question l’autre jour. » Puis je me suis rappelée que ce camp d’été c’est un moment magique, magnifique, où chacun avance si bien et où tous les enfants sont heureux, et où tout est immergé dans le Fa. C’est un moment si pur, juste comme lorsque je commençais à cultiver. Et quand on connaît un tel moment, on peut se rappeler tout ce que le Maître nous a donné et on ne peut que se sentir reconnaissant

.
J’en suis venue à comprendre que je devrais arrêter d’être amère et que je devrais juste travailler et demander l’aide de quiconque pouvait aider, même s’ils ne faisaient pas partie de l’équipe originale. J’ai commencé à appeler au téléphone les pratiquants et les parents, pour leur demander de l’aide. C’était aussi pour moi une bonne opportunité de partager mes expériences avec ces parents-là.


Partager les expériences et découvrir mes attachements

Quand j’ai sollicité l’aide d’une des mamans, j’ai partagé avec elle ce que j’endurais. Elle a dit qu’elle avait connu des cas similaires, et elle m’a assuré que la responsabilité de tous les parents était impliquée et pas seulement la mienne et que cela devrait être clair pour moi, même si le camp avait lieu chez moi.


Elle a dit que je devais me débarrasser de mes attachements, qui devaient être liés à la culture méditerranéenne où j’avais évolué : être la parfaite hôtesse qui cuisine à merveille et bichonne tout le monde, à qui tout le monde dit : " tu es une hôtesse si merveilleuse." Elle m’a dit que je devrais me détacher de cet ego .

Une autre pratiquante d’Israël m’a dit que je devrais laisser de côté l’attachement à la perfection. Elle a dit : " Eh bien quoi ? Laisses-les dire que c’était nul. Eh bien quoi, dis-toi à toi-même et à tous les autres que tu n’es pas parfaite après tout, que tu es juste une personne normale."


Alors, elles m’ont aidée à regarder à l’intérieur et à travailler sur mes attachements au perfectionnisme et à apaiser les autres, qui étaient les causes principales de mon anxiété, de ma colère et ma peur et me faisaient complètement oublier la compassion.


Cette mère m’a dit aussi qu’elle avait connu la même situation elle -même et qu’une pratiquante l’avait aidée à voir que les forces anciennes essaient de nous séparer et de nous plonger dans le désespoir afin de nous empêcher de faire le travail que nous devions faire.


À la suite de cette conversation, j’ai commencé à émettre des pensées droites et à éliminer ces perturbations. Entre temps, quelqu’un, inopinément, m’a envoyé un message pour me proposer une aide significative.


Ce faisant, j’ai aussi soulevé le problème en faisant un partage d’expériences en ligne avec les pratiquants israéliens. Je leur ai dit comment l’équipe que j’étais censée coordonner n’écoutait pas mes instructions, et qu’au lieu de cela ils me disaient ce que j’avais à faire, et que j’en souffrais vraiment.
Au milieu du partage, j’ai reçu un email de l’un des parents, un pratiquant ; qui était l’exemple même de comment au lieu de m’assister, les gens me renvoyaient toujours la balle. Les pratiquants qui étaient en ligne ont trouvé la situation étrange eux aussi. L’un d’eux a ri et a dit : "Cela ressemble vraiment à un test. " Une autre a confirmé que cela semblait si bizarre que ce devait être un test.


En partageant cette expérience avec les pratiquants israéliens, j’ai réalisé que tout cela, c’était des interférences dues à des failles dans mon xinxing. Avec leur soutien, je me suis suffisamment fortifiée pour regarder à l’intérieur et ignorer les choses désagréables qui n’étaient en fait que tests et illusions. En suivant les diverses compréhensions que les gens partageaient avec moi et les emails qu’ils ont envoyés ensuite, y compris un lien vers un partage intitulé : "Trous dans le cœur " les choses sont devenues plus faciles pour moi. Cette expérience m’a rappelé le jingwen :Etat d’esprit dans " Points essentiels pour un avancement diligent "


" L’homme méchant est mené par la jalousie, par l’égoïsme, par la colère, il se croit injustement traité. L’homme bienveillant a toujours un cœur de compassion, sans griefs, sans haine, il prend les souffrances pour une joie. L’homme éveillé n’a aucun esprit d’attachement, il contemple les gens de ce monde qui se sont laissé tromper par l’illusion. "


J’ai soudainement été heureuse d’avoir reçu tous ces tests et ces emails bizarres, qui m’ont permis de découvrir toutes ces failles dans mon xiulian.


Pendant ce partage d’expériences, nous avons aussi beaucoup parlé de la colère. D’autres pratiquants ont parlé de situations similaires qu’ils avaient rencontrées, et dans lesquelles seul un cœur de compassion avait sa place. Ils m’ont aidée à réaliser que ces conflits survenaient parce que les autres pratiquants étaient constamment en quête de ma nature divine, la partie qui avait cultivé, alors que le leur laissais voir seulement mon côté humain.


En regardant à l’intérieur, j’ai trouvé que je n’avais pas suffisamment confiance dans le Maître. Je ressentais toujours ce sentiment de peur tapi au fond de moi que les décisions prises par les autres allaient compromettre le projet. Au lieu de croire [en ce que je savais déjà] à savoir que c’est le Maître qui dirigeait, et qui choisissait pour parents et enfants la meilleure voie et le meilleur environnement pour leur xiulian.


Concernant ce parent qui avait écrit l’email, j’ai ignoré la partie qui me mettait en colère et ma réponse à sa question a été : "Je ne comprends pas pourquoi tu me demandes d’écrire les emails." Je pensais que peut-être il ne comprenait effectivement pas, alors ok, j’allais lui expliquer avec patience, simplicité et innocence. Mais en même temps, je lui ai fait clairement comprendre que je n’allais pas le faire à sa place. Le lendemain, il a consenti à ma demande.


A la fin du camp d’été, j’ai mis en place une table ronde en ligne pour tous les parents des jeunes participants sur les deux sessions du camp. Chaque groupe voulait savoir ce qui s’était passé dans l’autre groupe parce qu’à chaque fois c’était un peu différent. Les parents eux-mêmes ont suggéré que l’année suivante, tous les parents devaient admettre que la réussite d’un camp d’été dépendait de la responsabilité de tous les parents impliqués. De plus, le même pratiquant qui m’avait envoyé les emails agressifs avait seulement des choses positives à dire en définitive.

Le camp d’été

L’année dernière, quand le camp d’été a pris fin, j’ai entendu dire que dans le New Jersey, il y avait un camp d’été avec des formateurs professionnels de danse, issus de l’académie “Fei Tian Academy of Arts, ainsi que des formateurs de musique et de danse. Au fond de moi, j’aurais aimé que nous aussi nous ayons quelque chose de ce genre dans notre camp d’été. Je sentais qu’il nous manquait une formation en arts et musique chinois.


Alors que nous commencions à organiser le camp d’été de cette année, un pratiquant allemand s’est rapproché de l’Association Falun Dafa de France pour coordonner l’arrivée de deux pratiquants canadiens qui étaient tous les deux d’anciens étudiants de Fei Tian Academy et de Shen Yun Performing Arts. Un pratiquant français a été chargé de leur procurer un logement capable de contenir une salle de danse avec des ateliers pour enfants âgés de sept ans ou plus.


Au début, ils pensaient que ce serait à Paris. Le coordinateur allemand a vérifié avec d'autres pays afin d'évaluer l’intérêt pour accueillir les deux danseurs. Finalement trois pays ont participé aux frais de transport et d’hébergement des danseurs : l’Allemagne, l’Angleterre et la France.


Puis le coordinateur français leur a proposé d’intégrer leurs ateliers aux activités du camp d’été qui se tiendrait chez nous en Août. Ce qui pourrait être un enrichissement pour les campeurs qui seraient en immersion constante avec Dafa même en prenant des cours de danse. Il a été établi que les deux danseurs habiteraient chez nous pendant leur séjour de deux semaines en France.


Notre camp d’été comprenait deux sessions d’une semaine chacune et accueillait 30 parents avec leurs enfants. Comme nous n’avions pas le statut d’école selon la législation française, nous étions tenus d’inviter tous les parents avec leurs enfants pour être dans la légalité.


Mais je dois mentionner que les années précédentes, nous avons découvert que les parents, qui sont aussi des pratiquants en ont grandement bénéficié en terme de xiulian personnel. Donc, ces soi-disant " vacances" ont en réalité procuré un environnement de xiulian intensif qui impose des tests quotidiens en permettant aux familles de pouvoir apprendre les uns des autres et de s’élever ensemble. C’est cette proximité familiale qui a aidé les épouses qui n’avaient pas encore commencé à pratiquer, à pratiquer elles aussi.


Cette année, plus que jamais, nous avons senti que c’était une activité de Dafa avec tout ce que cela implique, pas seulement un camp d’été. Peut-être est-ce dû au fait que non seulement nous avons connu une période intensive de xiulian collectif mais encore nous avons organisé des activités de clarification de la vérité en dehors du camp. Il semble que notre décision initiale de combiner les ateliers artistiques et le camp d’été était excellente.


Seuls les pratiquants et leurs enfants s’inscrivaient au camp, mais les ateliers de danse étaient ouverts à tous. J’ai préparé des dépliants et fait la promotion de l’atelier dans les villes voisines et en ai distribué dans l’école de mon fils, dans une autre école, dans les boutiques, les boulangeries, etc.


De plus, un journaliste qui avait écrit un article sur nous dans le passé a écrit un article sur nos ateliers, disant que les meilleurs professeurs de danse chinoise s’y trouveraient, et qu’il y aurait un spectacle à la station de vacances qui comprendrait aussi une initiation aux exercices. En conséquence, des enfants et des adultes qui n’étaient pas pratiquants se sont aussi inscrits à nos ateliers.


En France, il y a une compagnie de danseurs pratiquants appelée " Phoenix ". Nous avons suggéré qu’ils donnent une représentation à la station de vacances à proximité de chez nous, mais la direction de la station a trouvé que c’était trop cher.


Cette année, les danseuses de Phoenix voulaient participer aux ateliers de danse de Shen Yun, mais nous ne pouvions pas les héberger. Donc nous avons convenu d’un échange avec la station : la compagnie aurait le gîte et le couvert en échange des représentations. Nous avons aussi décidé de tenir un site de pratique à cette station pendant le camp d'été pour optimiser la promotion. Chaque matin, un groupe de parents et d’enfants quittaient notre camp pour aller à la station, où l’un des parents avait la charge d’enseigner les exercices à tous ceux qui désiraient les apprendre.


Le spectacle de Phoenix a attiré beaucoup de spectateurs, et nous avons emmené les enfants le voir. Après cette représentation, beaucoup de gens sont venus sur notre point de pratique.


Avant que le spectacle de Phoenix ne commence, les danseurs nous ont demandé de faire des fleurs de lotus pour les distribuer à la fin du spectacle. Nos enfants ont aidé à préparer ces fleurs.


Les danseurs ont aussi organisé un atelier dans la salle d’accueil de la station pour confectionner des fleurs.


Pendant le camp , les enfants ont aussi fait de l’équitation, de l’escalade, et du skiboard. L’un des parents a organisé une chasse au trésor, et les autres parents ont confectionné des costumes de magiciens, de chevaliers, de fées et un dragon. Les parents ont mis les costumes et ils ont pris les enfants "en embuscade" le long du parcours. La plupart des tâches à effectuer dans le jeu étaient liée aux exercices de Falun Dafa, l’apprentissage de chansons, etc. Le jeu une fois terminée, un pique-nique surprise et un feu de camp les attendaient.


À chaque fin de semaine, nous organisions une manifestation finale et nous invitions toutes les familles des enfants non-pratiquants qui participaient aux ateliers de danse. Je me suis inspirée de l’Allemagne, où ils ont même organisé une conférence de partage d’expériences avec les enfants.


Les enfants savaient au départ qu’ils seraient sur scène et ils ont élevé leur sens de l’auto-discipline. Il était clair que les nouveaux critères conduisaient les enfants à avancer diligemment dans leur xiulian personnel. Il est à noter que les enfants ont volontiers renoncé à leur heure de jeux pendant la pause déjeuner afin de répéter pour le spectacle final.


Le spectacle final incluait deux danses, deux chants, et une récitation de poèmes tirés de Hong Yin. La deuxième semaine, il y a eu aussi une pièce sur la persécution du Falun Gong et une jeune fille de 14 ans a joué de l’erhu, un instrument à corde classique chinois.


De prime abord, les enfants semblaient incapables d’organiser une telle manifestation en l’espace d’une semaine, mais étonnamment ils ont fait un travail merveilleux. Le premier groupe de garçons agités pendant toute la semaine a laissé la place à des enfants sages, attentifs et disciplinés. La danse des filles était si impressionnante que le public a cru qu’elles avaient eu une formation antérieure en danse. C’était simplement merveilleux de voir comment chacun progressait, à la fois dans les classes et sur le terrain de jeu.


Il y avait d’excellents professeurs de dessin dans les camps des deux sessions. L’un a appris aux enfants comment travailler avec le fusain, et l’autre a enseigné les bases de la peinture, les natures mortes, de l’ombre et lumière. L’un des formateurs a emmené les enfants à la plage pour ramasser des coquillages et du sable, et il les a laissés s’exprimer librement avec ces matériaux. C’était agréable de voir que les enfants choisissaient des sujets liés à Dafa. leurs réalisations finales étaient très belles et furent exposées lors du spectacle final.


De plus, à la fin du premier cycle, nous sommes allés avec les danseurs au Mont Saint Michel, un célèbre site touristique en France. De nombreux touristes chinois visitent l’endroit. Nous étions un grand groupe avec les enfants, et comme c’est un endroit très animé, nous portions un drapeau comme repère. Le drapeau était jaune avec " Falun Dafa est bon " écrit dessus. Beaucoup de chinois se sont empressés de nous prendre en photos avec la bannière.


En fait, dès le premier jour du camp, je me suis sentie complètement différente de celle que j’étais pendant les préparatifs. Tout à coup, tout s’est mis en place. Tout était parfaitement organisé. J’ai réalisé qu’avant, je ne voyais que les tribulations et la somme de travail, et je ne voyais pas combien tout ce processus était sublime. Mais à présent, il était clair que pendant les moments difficiles, je n’avais pas conscience du processus et de ce qui se passait.


Aujourd’hui, il me semble que les épreuves que j’ai rencontrées devaient simplement être ainsi afin que nous atteignions cet objectif. Il n’y avait pas lieu de se plaindre que les autres n’aidaient pas. Travailler dur en fait juste partie. Peu importe si je n’avais pas assez de sommeil. Tout ce que je devais lâcher étaient les sentiments de colère et de désespoir.


Le Maître a dit dans l’enseignement de Fa à Sydney :


" Au moment où vous avez subi tout cela, vous ne vous êtes pas abaissé à son niveau, vous étiez tranquille, vous n'avez pas rendu les coups pour les coups, ni les injures pour les injures. Quand votre coeur reste très calme, réfléchissez, votre Xinxing ne s'est-il pas cultivé vers le haut? S'il ne vous créait pas ces ennuis et ces malheurs, comment effectueriez-vous la cultivation? Vous vous asseyez là bien à l'aise tout en prenant du thé et regardant la télévision, et vous vous cultivez ainsi jusqu'en haut, aussi haut que vous désirez, cela est absolument impossible. C'est justement dans cet environnement complexe, dans les conflits et les tracas, dans les épreuves que vous pouvez élever votre cœur et arriver au critère élevé et à l'état d'esprit élevé. "


Cette année, le camp d’été était spécial et le champ de compassion était unique : c’était quelque chose que nous n’avions pas connu les années précédentes.


Un incident qui s’est produit pendant le camp a reflété la progression du Corps Uni et l’influence de notre côté divin.


Mon fils de 9 ans participait au camp. Un jour, vers la fin du séjour, il se trouve qu’il a sauté affectueusement sur une autre enfant, une jeune fille de 14 ans. Elle a été prise par surprise et est tombée. Il lui a présenté ses excuses, mais elle s’est contentée de détourner la tête et elle est restée de son côté. C’est à ce moment que je suis arrivée et j’ai vu la scène.


Entre temps, mon fils est parti. Je me tenais à côté de la jeune fille et je pouvais ressentir ses sentiments comme si c’étaient les miens. Je suis allé pour lui parler et j’ai réussi à lui faire comprendre ce qu’elle ressentait. Je me suis mise à pleurer et lui aussi s’est mis à pleurer.

Nous sommes allés trouver la jeune fille et nous l’avons vu assise toute seule qui pleurait. Lorsqu’elle nous a vus pleurer aussi, elle était surprise. Mon fils s’est excusé et lui a expliqué qu’il ne l’avait pas fait exprès. Une autre fille est venue et nous a demandé ce qui nous faisions. Je lui ai répondu : "Nous sommes en train de pleurer". Tous les trois, nous avons éclaté de rire, et tout s’est dissipé.


La jeune fille a par la suite expliqué dans un article publié sur le site Minghui que ce qui l’avait le plus touchée c’était l’environnement de compassion qui émanait du groupe. Elle a dit que dans le camp elle pouvait sentir une vague de compassion qui n’existe nulle part ailleurs.


Le thème de la compassion qui prévalait dans le camp a été également abordé par d’autres parents, disant que non seulement ils ressentaient la compassion envers les enfants, mais aussi un sens mutuel de compassion parmi les pratiquants adultes. Une pratiquante a indiqué après le camp comment elle avait vu la compassion grandir en elle, et que cela l’a aidée dans autant dans ses relations actuelles , que dans sa manière d’agir avec les autres pratiquants en travaillant aux projets de Dafa.


Quand je me suis sentie le cœur lourd, mon mari qui est aussi pratiquant m’a emmenée sur un promontoire en haut d’une colline d’où nous pouvions voir le vaste océan. C’est aussi à cet endroit que nous avons fait le feu de camp. Mon mari a demandé : « Que vois-tu ? Au début, je ne comprenais pas ce qu’il voulait de moi. Il a fini par me dire : "Juste ici devant toi il y a ce que le Maître nous a enseigné dans le Zhuan Falun, Neuvième Leçon" :


“ Au milieu des conflits, nous disons un pas en arrière et la mer est vaste, le ciel immense, on verra les choses autrement, c’est sûr."


Merci Maître. Merci, compagnons de pratique.

[Partagé à la Conférence de partage d’expériences d’ Israël 2014 ]

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