Un tribunal de première instance condamne une femme à une peine prédéterminée ; la juridiction supérieure confirme le verdict initial

Quand une femme de Yingtan a été jugée au début du mois d'août cette année, elle et son avocat ont témoigné de son innocence, et que croire en Falun Gong et le promouvoir n’était pas illégal. Bien que ni le procureur ni le juge n’aient avancé d’arguments ou de questionnement juridique du contraire, le juge l'a malgré tout condamnée à une peine de prison de quatre ans un mois plus tard.


Un fonctionnaire de la cour du canton de Yujiang a prévenu la famille de Mme Cheng Laihua (程 来 花) avant que la sentence n’ait été prononcée: "Son plaidoyer de non-culpabilité et sa défense n’auront aucun effet. Le tribunal a déjà décidé d’un verdict de culpabilité".


L'appel de Mme Cheng a été rejeté par la Cour intermédiaire de la ville de Yingtan en tout juste 20 jours. Elle a entamé une grève de la faim de protestation le 5 octobre, mais n'en a pas moins été transférée à la prison pour femmes de la province du Jiangxi cinq jours plus tard.


Mme Cheng se trouve à présent à l'hôpital de la prison. Elle s’est vu refuser les visites de sa famille pour son refus de renoncer à ses convictions.


Le procès

Mme Cheng Laihua, la cinquantaine, vit dans la rue Jianshe dans le district Yuehu, ville de Yingtan. Le 5 avril 2014, elle a distribué des documents de Falun Gong dans le canton de Yujiang et a été arrêté par la police de l'Equipe de sécurité intérieure de la ville de Yingtan, comprenant le policier Huang Zhihua. Elle a été détenue au commissariat de la ville Zhongtong dans le canton de Yujiang.


Le 6 août, elle a été jugée au tribunal du canton de Yujiang. Avant d'être autorisée à entrer dans la salle d'audience, chaque personne a été photographiée et fouillée. Les autorités ont déployé deux dizaines de policiers en uniforme et plusieurs dizaine de policiers en civil pour effectuer ce " détail de sécurité. "


Dans la salle d'audience, les policiers occupaient la totalité du premier rang, tandis que les policiers en civil étaient assis dans la dernière rangée, entourant les dix membres de la famille et d'autres participants qui avaient été autorisés à entrer. Pendant le procès, qui a duré plus de deux heures, certains parcouraient la salle d'audience en photographiant les spectateurs. Ils ont perturbé la procédure avec leur comportement intrusif clairement destiné à intimider.


Les procureurs ont accusé Mme Cheng de "trouble à l'ordre social " et de "saboter l'application du droit" Mme Cheng s'est défendue calmement. Elle a dit à la cour que la pratique du Falun Gong avait amélioré sa santé et lui avait appris à être une bonne personne. Elle a dit que ça n'était pas un crime de vivre selon les principes de Vérité-Bonté-Patience pas plus que de parler du Falun Gong aux gens.


Elle a mentionné le fait que le Parti communiste chinois (PCC) a commis des crimes contre les pratiquants de Falun Gong, qui veulent simplement être de bonnes personnes, et que le PCC a corrompu la moralité de la société. Elle a dit à la cour que le bien prévaudrait sur le mal et que la justice l'emporterait.


L'avocat engagé par la famille de Mme Cheng l’a également défendu. Il a déclaré que Mme Cheng travaillait avec diligence en tant que nourrice à domicile et qu’elle était bien connue pour son intégrité et son bon caractère. Sa distribution de matériel du Falun Gong ne dérangeait personne, et ne gênait pas la circulation. L'accusation de "trouble à l'ordre social " était sans fondement.


La Constitution chinoise protège la liberté de croyance et, par conséquent, le droit de pratiquer le Falun Gong; la distribution de documents du Falun Gong n'est pas contre la loi. Par conséquent, l'accusation de "saboter l'application du droit" n’était pas applicable non plus. Son avocat a également demandé à la cour de présenter et de passer la preuve: le DVD du Falun Gong que Mme Cheng distribuait.


La demande a été rejetée, et le procès a été ajourné.

Around August 30, Ms. Cheng's family and friends went to the courthouse to inquire about her case. They were told that the final verdict had been decided by the city government and that the judges just had to follow orders.

In early September, Ms. Cheng was convicted and sentenced to four years in prison. She insisted on her innocence and appealed the sentence to the Yingtan City Intermediate Court, which took just three weeks to uphold the conviction and sentencing.

La condamnation

Vers le 30 août, la famille et les amis de Mme Cheng se sont rendus au palais de justice pour enquêter sur son cas. On leur a dit que le verdict final avait été décidé par le gouvernement de la ville et que les juges avaient juste suivi les ordres.

Début septembre, Mme Cheng a été reconnue coupable et condamnée à quatre ans de prison. Elle a insisté sur son innocence et fait appel du jugement à la cour intermédiaire de la ville de Yingtan, qui a pris seulement trois semaines pour confirmer la condamnation et la peine.


À partir du 5 octobre, Mme Cheng a fait une grève de la faim pour protester. Le 10 octobre, elle a été emmenée à la prison pour femmes de la province du Jiangxi. Sa famille s’est vue refuser toute visite. L'instructeur politique de la cinquième salle, Wu, a affirmé: " Pas de visites familiales pour ceux qui refusent de "se transformer"Les jours de grève de la faim ne seront pas déduits de la peine de prison "


Version anglaise :
Lower Court Gives Woman Predetermined Sentence; Higher Court Upholds Original Verdict

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