L'histoire de greffes d'organes du Parti communiste chinois

La transplantation d’organes allogreffes a son origine dans l’ancienne Union Soviétique. En 1936, le Dr. U Voronoy a greffé un rein humain provenant d’un corps mort, à un jeune patient qui souffrait d’une défaillance rénale suite à un empoisonnement au mercure. Le patient est décédé 48 heures plus tard. Le Parti communiste chinois (PCC) a adopté cette technique de greffe de l’Union Soviétique et utilisé son armée pour effectuer des greffes. Le personnel médical militaire était encouragé à prendre des organes sur des donneurs vivants, de meilleure qualité. Au début de cette époque, le PCC a recruté des médecins hautement qualifiés pour qu’ils rejoignent l’armée et les a même nommé médecins personnels des membres du Comité central du Parti.

Le système de santé central du PCC favorable aux chirurgiens en greffes d’organes
Les greffes d’organes en Chine ont débuté fin 1950. Au début, les chercheurs ont fait des expérimentations sur les animaux. Puis, dans les années 1960, le Dr Wu Jieping, chirurgien urologue, a mené la première greffe de rein humaine.

Le Dr Wu a dirigé une ‘’Equipe chirurgicale de volontaires de Pékin’’ lors de la guerre coréenne et reçu de hautes distinctions de la part du PCC en 1951. Il a rejoint le PCC en 1956. Lors de la révolution culturelle, les cadres dirigeants du comité central du PCC ont aboli le système des ‘’médecins pour les dirigeants du Parti’’ et formé une équipe de soins médicaux fournissant des soins à tous les dirigeants du Parti. Le Dr Wu a dirigé cette équipe. D’une perspective médicale, ça n’a pas grand sens qu’un chirurgien urologue prenne le poste de chef de soins pour des dirigeants de haut rang. Un tel rôle devrait normalement être dévolu à un cardiologue ou un médecin spécialisé dans d’autres maladies chroniques communes chez les personnes âgées. Un chirurgien urologue devrait normalement jouer un rôle de soutien, fournissant des consultations pour des diagnostics et le traitement de maladies dans les systèmes urinaires et urogénital. Le Dr Wu n’a pas été désigné chef de l’équipe, pas pour ses seules connaissances médicales, bien entendu.

Le Dr Wu était le médecin traitant en charge du traitement du cancer de Zhou Enlai. En 1971, il a examiné M. Zhou et découvert des cellules cancéreuses en mutation dans sa vessie. Il s’agissait des premiers stades du cancer de la vessie. Le taux de guérison est élevé si les cellules cancereuses sont prélevées au moment opportun. L’équipe médicale a immédiatement suggéré l’opération chirurgicale, et Zhou a été d’accord. Le Dr Wu a demandé la permission à Mao Zedong (président du PCC de 1949 à 1976) d’effectuer l’opération. (Les règlements du PCC stipulaient que toutes les opérations chirurgicales sur des dirigeants du PCC requéraient l’approbation de Mao). Le Dr Wu a reçu l’accord—plus d’un an plus tard, bien au-delà de la période maximum pour effectuer une opération chirurgicale sur M. Zhou. Dans son accord, Mao a donné des instructions pour que l’opération suive une procédure en deux étapes. La première étape était d’effectuer un réexamen complet, la seconde d’opérer. Cependant, lorsque le fonctionnaire du PCC, Ye, a transmis le message d’accord à M. Wu, celui-ci a répondu : ‘’Comme vous le savez, bien sûr, il n’y aura pas de seconde étape.’’

Afin de garantir la conformité avec les demandes du PCC, le Dr Wu a ignoré les besoins de son propre patient et n’a pas pris en compte la connaissance médicale la plus basique. Ses compétences médicales étaient utilisées uniquement pour servir les buts politiques les plus élevés du PCC. Le Dr Wu a mis en œuvre les demandes du PCC sans considérer l’éthique professionnelle. Un professionnel hautement compétent sans éthique médicale, était, bien entendu, très apprécié du PCC. C’était la raison pour laquelle un médecin en greffes d’organes comme Wu a réussi au sein du système du PCC.


La communication militaire liée à la transplantation d’organes
Le Dr Li Yan Tang était un chirurgien urologue qui a effectué une opération de la prostate pour M. Deng à l’hôpital 301 à Pékin. Pour se spécialiser en urologie, le Dr Li a suivi le Dr Xu Dian-B et le Dr Wu, dés 1959. Le Dr Li était impliqué dans le traitement de sept sur 10 des maréchaux et de huit sur dix des généraux, du milieu jusqu’à la fin des années 1970.

Le Dr Li a effectué sa première greffe de rein en octobre 1977 et le résultat a été un désastre. À cette époque, aucun patient ayant reçu une greffe, ne vivait plus d’un mois. Seul un patient, opéré par le Dr Xiong Ru Cheng à l’hôpital Zhongshan de Shanghai, a survécu un an et demi. Pour traiter le problème, ils ont établi des critères pour raccourcir le temps de l’ischémie rénale et obtenir une reprise rapide de la fonction rénale. Le Dr Xiong a déclaré dans son article : ‘’Pour gagner du temps, la police ouvrait la voie pour tous les véhicules transportant des organes, de façon à ce qu’ils ne soient pas bloqués par la circulation sur leur chemin vers l’hôpital. Nous avons même utilisé un système militaire de communication pour améliorer les communications entre l’équipe transportant les reins à l’hôpital et l’équipe médicale dans la salle d’opérations dans le but de raccourcir le temps d’attente. La salle d’opération était immédiatement avertie dés que le rein était ôté et près à être greffé, de façon à être prête dés que le rein arrivait. Il n’y avait pas de délai à aucun bout de la chaîne.’’ Lorsque le Dr Li recevait le rein, le Dr Chou avait sa salle d’opération prête. A cette époque, la personne responsable du système de communication de l’armée était Ye Xiang-zhen, fille du puissant maréchal de l’armée du PCC, Ye.

Le Dr Li ne révélait pas les sources des donations d’organes. Pour un rein en bonne santé, qui pouvait être transplanté avec peu, voire pas de complications (période d’ischémie raccourcie), les véhicules de police étaient déployés et le département des transports, en pleine coopération. Le personnel militaire travaillait pour maintenir les lignes de communications ouvertes, puisque cette tâche importante ne pouvait être confiée à des civils. C’était le ‘’Parti du prince héritier’’ qui ordonnait à l’armée d’exécuter la mission. La meilleure façon de raccourcir la période d’ischémie d’un rein prélevé était de collecter les organes sur des personnes en vie. Le PCC dissimulait l’information s’agissant de savoir si la source des reins provenait de personnes exécutées ou de personnes en vie.

Un chirurgien de l’hôpital 301 de Pékin a confirmé lors d’un entretien téléphonique en avril 2006, qu’elle avait effectué elle-même des greffes de foie. Le chirurgien a ajouté que les sources des organes constituaient un ‘’secret d’état’’ et que quiconque révélait les sources ‘’pouvait être interdit d’effectuer de telles opérations.’’

Le chef du bureau central de santé agit comme acteur majeur dans les greffes de foies
Grâce à son large réseau de contacts étrangers, le Dr Huang Jiefu, qui était spécialiste des greffes d’organes, a été nommé, en 2001, ministre adjoint du département de santé par le PCC. Cette nomination pouvait mieux servir ses objectifs, avec le Dr Lu aux commandes. Le Dr Huang a été promu secrétaire du Bureau central de Santé en juillet 2005, afin de diriger une équipe centrale de santé, formée de spécialistes pour les soins des membres du comité central. Comme dans le cas du Dr Wu, la raison de la nomination du Dr Huang, chirurgien de greffes, était sa fidèle exécution des besoins du PCC. Le Dr Huang dépendait du soutien du PCC, des forces armées, et du département politique et légal, pour un approvisionnement en cours d’organes vivants, de façon à devenir un expert des greffes d’organes et améliorer sa réputation professionnelle et sa situation sociale dans la communauté. Le PCC a choisi le Dr Huang pour ses aspirations et ses motivations dénuées de toute éthique, et a pris avantage de sa grande expérience clinique et de ses techniques chirurgicales pointues. Le Dr Huang est ainsi devenu l’épine dorsale du domaine médical, fournissant efficacement et loyalement ses services au PCC.

Avant de devenir ministre adjoint de la santé et fonctionnaire de haut rang du PCC, le Dr Huang était président de l’université médicale de Zhongshan à Guangzhou et secrétaire de la section locale du PCC. Il a travaillé comme membre de l’école médicale de l’université de Sydney, Australie de 1984 à 1987. Il a été professeur médical invité dans plusieurs universités étrangères. Il a organisé une équipe de greffes de foie, dont les membres incluaient principalement de jeunes experts revenant de l’étranger. L’équipe a effectué 340 greffes cliniques de foies. Il était aussi éditeur en chef d’une première monographie en Chine, sur les greffes de foie, et a été reconnu comme étant un promoteur et un dirigeant de la seconde vague de greffes de foie en Chine. Bien qu’il ait insisté sur le fait que la seconde vague de greffes de foie a commencé en 1993, d’autres documents indiquaient qu’elle a débuté en 1999, l’année où la persécution de Falun Gong a été initiée. Comme indiqué dans le livre, Greffe de foie, publié en 2001, les greffes de foie en Chine ont débuté en 1977, atteignant rapidement leur première apogée. Débutant en 1998, elle a atteint son deuxième pic, déclenché par les effets de multiples éléments. Le nombre de cas de greffes de foie a augmenté annuellement. 16 cas en 1997, puis le nombre a augmenté jusqu’à 27 en 1998. Le nombre de cas de greffes a ensuite atteint les 118 en 1999.

Le 23 septembre 2005, le Dr Huang était membre d’une délégation centrale formée et dirigée par Luo Gan pour assister aux célébrations du 50eme anniversaire de la région autonome Ouighour du Xinjiang. Luo Gan était le secrétaire du comité des affaires législatives et politiques du comité central du PCC. Le 28 septembre, le Dr Huang et le Dr Wan Hao, chef du premier hôpital affilié de l’école médicale du Xinjiang, ont effectué une opération chirurgicale sur un patient de 46 ans, atteint d’un cancer du foie. Au cours de l’opération, ils ont découvert que la semi-hepatectomie, prévue auparavant, ne pouvait fonctionner, parce que le cancer avait déjà infiltré le foie du patient. Le Dr Huang a suggéré une greffe hépatique autologue. La méthode comprenait le prélèvement du foie complet du patient pour y exciser les tissus cancéreux, puis une greffe de la partie saine du foie, qui serait replacée dans le patient. Un foie compatible provenant d’un donneur était nécessaire pour une greffe allogénique dans le cas où la greffe autologue aurait échoué. Après discussions, le Dr Huang et l’hôpital ont immédiatement contacté le premier hôpital affilié de l’université médicale de Guangzhou Zhongshan et l’hôpital N° 3 de l’université médicale de Chongqing du centre hépatique du sud-ouest, pour le foie. Un foie compatible de Chongging est arrivé à 18 h:30, le lendemain et trois membres du personnel de l’hôpital de Guangzhou-Zhonghan se sont aussi précipités à Xinjiang avec l’équipement chirurgical et un foie supplémentaire.

La durée de l’ischémie froide d’un donneur de foie, stocké dans une solution spéciale ne peut généralement excéder 15 heures, durée maximum pour s’assurer de la qualité d’une allogreffe. Considérant le temps nécessaire pour obtenir un donneur de foie, et le transport de l’organe vers les installations où s’effectuent les greffes, plus les nombreuses heures nécessaires pour une opération autologue, la seule façon de s’assurer d’une greffe allogénique réussie dans le cas où la greffe autologue échouerait, serait de tuer une personne en vie. Il vaut la peine de noter que l’hôpital N° 3 du centre hépatique de Chongqing est une école médicale militaire. Elle est dirigée directement par l’armée de libération du PCC. Deux foies compatibles ont été remis moins de 24 heures après que le Dr Huang ait passé un appel téléphonique. Ceci a pulvérisé un record mondial dans le domaine médical. Ceci implique que le Dr Huang a autorité sur le système de santé militaire. Il serait impossible pour le Dr Huang d’atteindre un degré si élevé d’efficacité sans les influences politiques de Luo et la coopération des hôpitaux militaires et du système militaire dans son intégralité.

Conclusion
L’industrie des greffes d’organes a commencé à croître lorsque le PCC a obtenu le pouvoir politique et qu’un système unique de greffes d’organes au sein du PCC, a été créé. Les chirurgiens de greffes fournissent des soins de santé aux dirigeants du Parti afin d’obtenir des privilèges et de prendre avantage du système militaire et de l’équipement public. En 1999, lorsque le PCC a débuté la persécution de Falun Gong, son système de greffes d’organes, préparé et développé depuis des décennies a utilisé les pratiquants de Falun Gong comme source principale d’organes. Les collectes d’organes sont devenues une arme spéciale pour persécuter Falun Gong. Alors que l’économie intérieure de la Chine a commencé à prospérer, les greffes d’organes sur des personnes en vie se sont développées, passant de cas sporadiques à une industrie à grande échelle. Le résultat direct a été un nombre croissant de greffes d’organes en Chine entre 1999 et 2006.

Version chinoise disponible à :
http://minghui.ca/mh/articles/2009/10/19/210689.html

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