" Giuliano Berretta, la honte de l’Europe"

Le 22 juillet, New Tang Dynasty Télévision (NTDTV) organisait une conférence de presse dans les locaux de l’Assemblée nationale, sous la présidence de Monsieur Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes et président du groupe d'études sur le Tibet, assisté de M. Philippe Vitel député du Var et de Mme Mme Françoise Hostalier députée du Nord. A cette occasion, Michel Wu, ancien journaliste démissionnaire de Xinhua puis directeur en langue chinoise de RFI à Paris, a fait la déclaration suivante.

Mesdames, Messieurs,

Tout homme sensé sait que le mythe de la Chine communiste a, depuis la chute du mur de Berlin, volé en éclats. Cependant, d’aucuns en France et en Europe fantasment toujours sur la longue marche, l’étoile rouge ou bien la nouvelle Chine proclamée par un Mao sur le podium de la place Tian An Men. Bien entendu, ils sont aussi motivés par l’argent. C’est peut-être le cas de Giuliano Berretta et compagnie. Après un général de la vieille garde et un garde rouge, Paris vient de recevoir un benjamin du sérail comme Ambassadeur de Chine. Mais, ce dernier représentant de Pékin ne cède en rien à ses prédécesseurs quant à la fébrilité politique. N’avez-vous pas vu qu’il n’hésitait pas à qualifier sa Sainteté le Dalaï-Lama de « chef de secte » le 27 avril dernier à 20h sur le plateau de Laurent Delahousse ?!

Quoi qu’il en soit, la tendance est de faire croire que le régime de Pékin s’est converti en capitalisme. Il ne s’agit là, hélas, que d’une des élucubrations sur le régime en question. Non, ce serait trop flatteur et personne n’ignore que le capitalisme est avant tout fondé sur la liberté. D’ailleurs, selon les énoncés officiels, le régime de Pékin n’a jamais renoncé à ses racines idéologiques. S’il fallait lui trouver une référence, j’aimerais souligner ce qu’il réclame à tout bout de champ : le socialisme à la chinoise. Ce slogan affiché partout ne doit-t-il pas nous rappeler le « national socialisme » adopté à une époque révolue par vos cousins germains ? Et selon des fuites d’un compte-rendu des réunions du bureau politique, les dirigeants du Parti communiste chinois ont bel et bien opté pour le mode de développement de l’Allemagne d’avant la seconde guerre mondiale. Aussi dans ces manifestations qu’ils ont mises en scène contre des pays étrangers, n’avez-vous pas décelé cette notion à peine couverte de la supériorité des jaunes, notamment des Hans ?

Beaucoup de choses ont échappé à certains beaux esprits français et européens. Savent-ils que l’histoire de la nouvelle Chine a bien été révisée par des historiens chinois indépendants ? Dans le miroir de la vérité historique enfin rétablie, le Parti communiste chinois s’est révélé tel qu’il était : un groupuscule entretenu par l’internationale communiste, un Etat chinois créé par les armes de Staline pour restaurer l’absolutisme après la révolution de 1911. Savent-ils que la première critique monumentale du PCC a été publiée sous forme de 9 commentaires en 2004 par le journal La Grande Epoque, provoquant des vagues d’érosion au sein de l’appareil du parti ? Savent-ils qu’après les événements de 1989, le régime continue à régner par la violence répressive dont les dernières victimes sont les pratiquants du Falun Gong qui se trouvent aujourd’hui dans l’œil du cyclone politique en Chine communiste ?

Alain Tong va vous expliquer plus précisément ce qu’est le Falun Gong. Quant à moi, j’ai constaté que de la persécution prolongée est née une nouvelle résistance. Quoique plus de trois mille de ses membres aient succombé aux pires des tortures, le Falun Gong est devenu aujourd’hui un mouvement international qui est pratiqué en toute légalité à Taiwan, à Hong Kong ainsi que dans plus de 80 pays du monde. Cette résistance atypique a fait ses preuves depuis les 9 ans que dure sa persécution. La chaîne de télévision NTDTV est l’un des médias libres et indépendants que cette résistance a créés en Amérique pour faire connaître la vérité, toute la vérité sur la Chine dans tous ses aspects. Et par ailleurs, plus de 30 dirigeants du régime de Pékin ont fait l’objet des plaintes devant les tribunaux de 16 pays du monde. Voilà le contexte politique dans lequel Giuliano Berretta a commis son forfait.

J’ajouterais volontiers qu’à côté des pratiquants du Falun Gong, il y a aussi les catholiques fidèles à Rome et ces innombrables paysans et citadins qui se débattent dans la misère et l’injustice après avoir perdu leurs lopins de terre ou leurs logements à cause de l’industrialisation et de l’urbanisation à outrance conduites par les dignitaires du Parti. C’est ainsi que les croyants, les victimes de la croissance, les journalistes et avocats défenseurs des droits ainsi que les autres victimes d’autres périodes, d’autres domaines et d’autres régions, ont convergé aujourd’hui vers un but commun : le changement du régime. Ils sont convaincus que sans cette rupture, ils n’auront jamais rien. C’est pour cela qu’au nouvel an de cette année, un gouvernement en exil de la Chine démocratique a été formé à New York. Il est en action.

Que va-t-il se passer ce fameux 8e jour du 8e mois à 8 heures du soir à Pékin ? Et bien, vous y serez accueillis, si vous y allez, par la danse des guerriers de la première dynastie des Qin, guerriers qui ne sont pas faits d’argile, mais bien de chair et de sang. Cette démonstration de force traduit un vaste et profond malaise de la société. Le 1er juillet, un jeune de Pékin a fait irruption dans un commissariat de Shanghai, tuant coup sur coup à l’arme blanche six agents de police. La raison invoquée pour ce geste désespéré est que son auteur voulait se venger d’une bavure policière suivie d’une erreur judiciaire à son encontre. Ce qui est surprenant est que l’action du jeune homme a été applaudie par 90 % de l’opinion publique exprimée sur Internet. YANG Jia est appelé désormais le « Zorro chinois ».

Toutes ces informations me conduisent à donner avec déplaisir un conseil à Giuliano Berretta et à ses amis : par votre perfidie, vous êtes déjà la honte de l’Europe. Vous avez tout intérêt de desserrer votre étreinte avec les mandarins rouges, afin de ne pas être cloué au pilori de l’histoire tout comme les vendeurs d’opium du XIXe siècle.

Merci de votre attention.

Le 22 juillet 2008 à l’Assemblée Nationale française

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