Accusés à tort les pratiquants de Falun Gong résistent fermement à la persécution politique et refusent de payer les amendes

Hong Kong le 19 août 2002 : Afin d’empêcher le système judiciaire de Hong Kong de devenir complice du régime despotique de Jiang Zemin, et afin de sauvegarder l’autorité de la loi et de s’opposer fermement à la persécution illégale, aujourd’hui, les 16 pratiquants de Falun Gong condamnés à tort et reconnus coupables ont refusé de payer les amendes que le verdict injuste les oblige à payer.

A l’exception de la pratiquante suisse Simone Claudia, que le tribunal a autorisé à quitter Hong Kong avant la fin du procès à cause d’un problème familial, les 15 autres pratiquants, comprenant trois suisses, un néo-zélandais d’origine chinoise, et 11 pratiquants locaux de Falun Gong, restent à Hong Kong. Les trois pratiquants suisses qui devaient rentrer dans leur pays ce jour-là ont décidé de retarder leur départ afin de refuser de payer les amendes.
Les 16 pratiquants de Falun Gong ont tenu une conférence de presse le 19 août pour déclarer explicitement leurs intentions de ne pas payer les amendes après que le tribunal ait refusé de repousser la date limite. Ils ont aussi déclaré qu’ils vont faire appel contre le verdict sur la base des faux chefs d’accusation « d’obstruction de la voie publique » et « d’agression de la police ». Ils ont soulevé de nombreuses questions et doutes au sujet du verdict partial et injuste en termes de faits et de loi. (cf. l’article « L’injustice du verdict »).

Après la fin du premier procès le 15 août, les seize pratiquants ont remis une intimation d’appel aux magistrats par l’intermédiaire de leur avocat. L’après-midi du 19 août, les pratiquants, accompagnés de leur avocat, ont rempli des documents juridiques avec les magistrats occidentaux pour demander de payer les amendes à une date ultérieure. Le magistrat Symon Wong a maintenu le verdict original et leur a demandé de payer les amendes le jour-même, sans mentionner d’action supplémentaire. Cependant, le plaignant avait expliqué au tribunal que les pratiquants pouvaient choisir soit de payer les amendes, soit d’être emprisonnés.

A la conférence de presse d’hier, une victime des faux chefs d’accusation, le pratiquant Lu Jie, a expliqué que la Constitution de Hong Kong et les droits de l’homme ont doté les citoyens du droit de liberté de parole et de liberté de rassemblement ; donc, les citoyens devraient disposer d’un certain espace pour exercer ces droits. Comment les autorités pourraient-elles, si tranquillement, les déclarer coupables « d’obstruction de la voie publique » ?

Quant au sujet des amendes, Lu Jie a signalé que les seize
pratiquants ont décidé de ne pas les payer. La date limite pour les payer était hier à 17h. Lu Jie a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une affaire d’argent, et que leurs actions ne devaient pas être interprétées comme un défi aux ordres du tribunal. Ils refusaient de payer les amendes imposées par un tribunal manipulé par le régime de Jiang. Leurs actions étaient destinées à sauvegarder le système judiciaire de Hong Kong contre une telle manipulation, et maintenir l’autorité de la loi basée sur la droiture et la justice.

Lu Jie a ensuite expliqué que leur refus de payer les amendes n’était que pour résister à cette persécution de la pression directe de Jiang Zemin sur Hong Kong. En surface, c’est une accusation, mais en fait, c’est une persécution – l’extension de la persécution du Falun Gong en Chine continentale à Hong Kong et à l’étranger. Elle a dit, « Si aujourd’hui le Falun Gong est persécuté, demain, ce pourrait être n’importe quel groupe ou personne que les autorités n’apprécient pas.

De plus, le porte-parole du Falun Gong de Hong Kong, Kan Hung-Cheung a insisté pendant la conférence de presse, sur le fait qu’il était regrettable que le premier verdict ait échoué au test de maintenir l’autorité de la loi et des droits de l’homme. Les tribunaux de Hong Kong, dans le passé, ont donné l’impression de montrer du respect pour l’autorité de la loi, préservant les droits de l’homme et montrant un haut niveau de professionnalisme et de moralité. Cependant, ces mérites ne sont pas apparus dans ce procès.

Kan Hung-cheung a aussi mentionné que Symon Wong a délaissé des pièces essentielles et a manqué de se référer correctement aux lois appropriées. Il est impossible de soutenir le verdict coupable contre les 16 pratiquants de Falun Gong sur une base factuelle ou d’un point de vue légal. C’est sans aucun doute un cas d’arrestation injustifiée orchestré par le gouvernement de Hong Kong sous la pression politique du régime de Jiang.

Kan Hung-cheun a dit que, quant à leur appel, ils étaient en train d’envisager de poursuivre les autorités concernées pour fausse arrestation et faux chefs d’accusation contre les pratiquants de Falun Gong. Pendant ce temps, il croyait que les pratiquants du monde entier pensaient aussi à poursuivre collectivement Jiang Zemin pour avoir commis des crimes monstrueux dans la persécution illégale du Falun Gong

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