Regarder à l’intérieur après le Gala de Paris

écrit pour la conférence de partage d'expériences de Falun Dafa de Genève 2006
 

Chers compagnons, Maître respecté,

Je m’appelle Alexis, je suis un disciple de Dafa français. A cause d’obligations professionnelles je ne peux malheureusement pas assister à la conférence d’échanges aujourd’hui, mais j’espère sincèrement qu’à travers cette conférence nous pourrons tous apprendre comment faire mieux et devenir un seul corps dans la rectification de la loi.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler du Gala du Nouvel An chinois qui a eu lieu à Paris en février cette année et des attachements qu’il m’a permis de découvrir.


1 – Regarder à l’intérieur après le Gala de Paris

J’ai eu la chance de participer à ce grand événement organisé par la NTDTV et le journal La Grande Epoque en qualité de présentateur. Après le gala, des pratiquants sont venus me voir et m’ont complimenté. L’un d’entre eux m’a même suggéré d’écrire un partage d’expériences sur le sujet, considérant qu’avoir bien présenté le gala était la même chose que d’avoir bien cultivé dans le processus de préparation du gala.

Ces commentaires positifs m’ont conduit à réfléchir plus sérieusement sur ce qu’avait, en réalité, été le processus de préparation du gala et le rôle que j’y avais joué. C’est ainsi que j’ai mieux réalisé quel cœur étroit et limité j’ai manifesté à cette occasion. Les raisons principales que je détecte aujourd’hui tiennent dans les notions humaines, main dans la main avec le manque de foi – le manque de pensée juste.

Quand l’idée de tenir le gala à Paris est venue en septembre 2005, plusieurs parmi nous ont commencé à chercher une salle. A ce moment, certains pensaient à une salle pour environ 1000 personnes, d’autres voulaient une salle de plus grande capacité avec une très grande scène. Ma compréhension à ce moment était que nous n’avions pas les mêmes forces de travail, en terme de nombre de pratiquants, que les disciples aux Etats-Unis, qu’il restait peu de temps, et donc qu’il valait mieux ne pas faire au delà de notre capacité.

Pendant les réunions de coordination à cette période, l’atmosphère était parfois plutôt mauvaise et intolérante, avec des pratiquants qui refusaient d’écouter les autres, s’enfonçaient dans une corne de bœuf pour des questions secondaires, se dispersaient bruyamment… C’était insupportable de voir que le tout petit peu de temps que nous avions pour travailler en groupe se perdait en conflits et disputes. J’ai cessé de participer aux réunions, sous le prétexte d’avoir beaucoup à faire sur d’autres projets. A ce moment là, cela me semblait vraiment correct de ne pas perdre de temps et d’aller là où je pouvais être plus productif. En regardant en arrière, je vois que même si cela semblait une décision rationnelle, la base était en fait simplement de rechercher un environnement plus paisible et plus confortable.

En Décembre 2005, l’endroit du gala fut choisi : c’était le Palais des Congrès, une des plus grandes salles de Paris, capable d’accueillir 4000 personnes. Cela signifiait qu’il restait 50 jours pour faire le marketing du gala, trouver des sponsors, créer le programme artistique… en vendre les places. Autrement dit, une quantité de travail énorme.

Au lieu de saisir cette occasion de revenir et de donner de l’aide, au lieu de voir le besoin de plus de participation sur ce projet, je suis resté collé à moi-même, pensant : « je leur ai dit que ce n’était pas raisonnable, ils le font quand même et dépensent cette énorme quantité d’argent qui garantirait la publication de La Grande Epoque pendant plus d’un an ». Je suis alors resté dans une attitude passive, donnant de toutes petites aides de temps en temps, au lieu de prendre plus de responsabilité et de relâcher un peu la pression qui était sur les épaules de quelques disciples. Et je m’excusais moi-même en me disant que je devais voyager beaucoup pour le travail et que je n’avais pas de temps pour faire plus.

Fondamentalement, je n’avais pas vu que les formes de la rectification de la loi sont le choix du futur et ne doivent pas se conformer à mes notions et à ma logique superficielle. Fondamentalement, je n’avais pas non plus vu que la prétendue " meilleure efficacité " que je recherchais n’avait pas pour seul but de sauver plus d’êtres, mais aussi de me sentir plus à l’aise dans le processus de sauver les êtres.

Qu’est ce que la croyance juste ? qu’est-ce que l’éveil ? Repenser au processus de préparation du gala m’a fait réaliser que dans certaines occasions importantes, j’ai fait les choses sur la base d’une personne ordinaire compétente qui s’accroche à elle-même, plutôt que sur la base d’un futur être éveillé suivant de son mieux les formes de la rectification de la loi.


2 – Ce qui restera sera de l’or

Dans les dernières phrases vous avez entendu un mot clé, qui est : "confort ". Cela m’est devenu particulièrement visible dans les dernières années à la suite de changements d’environnement professionnel et familial. Je crois que c’est aussi pour cela que je n’ai pas bien fait dans la préparation du Gala.

Au début de la cultivation, j’étais célibataire et n’avais pas d’autre responsabilité dans la société que de bien faire mon travail. Je passais l’essentiel de mon temps à faire les choses de Dafa, participer aux activités, apprendre la Loi etc. Ensuite l’environnement a changé - d’un environnement où j’avais peu de choses matérielles, c’est devenu un environnement avec tout ce que les gens ordinaires recherchent : une famille heureuse avec des enfants, une bonne position professionnelle etc

Mis à part toutes les nouvelles choses dont il a fallu s’occuper, ce changement de situation m’a mis face à une question fondamentale dans la cultivation : on peut dire que tout ce que j’avais fait avant n’était pas dans des conditions très difficiles, parce que je n’avais pas à abandonner les avantages matériels en étant juste en face d’eux. Mais maintenant que je cultivais parmi toutes les choses que les gens recherchent, maintenant que le temps était très limité après avoir pris soin de toutes les choses ordinaires, est-ce que j’allais rester le même ou est-ce que j’allais être influencé par la recherche d’un peu de " temps facile " ?

Je ne suis pas resté le même. Petit à petit, je me suis imposé des exigences moins hautes, et j’ai compensé dans le travail de Dafa en manifestant des soi-disant " capacités techniques." Le temps d’un clin d’œil et j’étais déjà devenu moins résistant aux difficultés, de plus en plus fatigué et de plus en plus attaché à ma logique personnelle. Et, plus important, je suis devenu de plus en plus passif vis-à-vis de cette période sans précédent de la rectification de la loi.

Bien sûr avec ce genre d’état d’esprit les réunions entre pratiquants semblaient absurdes, inutiles si les comportements manifestés n’était pas purs et droits. C’est comme une situation où pour sauver les firmaments colossaux dont nous sommes responsables il faudrait traverser un océan de lames de rasoir. Au lieu d’avancer audacieusement, dans mon cas je passais mon temps à regarder à droite et à gauche, des fois qu’il y ait un raccourci quelque part.

Revenons au gala pour faire une comparaison : le groupe qui a activement participé à la préparation – y compris ceux qui parfois montraient un mauvais comportement – ont traversé toutes les difficultés sans hésitation pour produire le magnifique résultat que certains d’entre vous ont vu à Paris. Aucune organisation dans la société n’aurait pu être capable de remplir une si grande salle et de produire un tel spectacle en seulement 2 mois. En plus, aucun des organisateurs n’était un professionnel, aucun n’avait déjà l’expérience de ce genre de choses. Et en plus, ils ne travaillaient sur le gala que le soir en revenant du travail.

Bien sûr tout n’était pas parfait et il y a plusieurs points qui doivent être mieux faits, mais la leçon la plus importante que je tire de cela est : Ne jamais abandonner, ne jamais ralentir quelles que soient les difficultés, et alors les miracles sont possibles.

Je voudrais remercier les organisateurs de m’avoir donné cette occasion de regarder plus sérieusement mes insuffisances et de me réveiller. Même si je n’ai pas trop dit les belles choses que mérite une occasion si précieuse comme cette conférence d’échanges, j’espère que ce partage d’expériences pourra être utile à mes compagnons.

J’espère mieux faire pour me libérer de la logique humaine qui s’est infusée jusqu’à nos os depuis des milliers d’années. J’espère mieux chérir cette période de la rectification de la loi, mieux faire, remplir pleinement les vœux faits dans le passé de l’histoire et sauver les êtres sans restriction.

Merci à tous, merci respecté Maître pour votre salut compatissant.

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.

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