Récemment, une autre vague de persécution des pratiquants de Falun Gong a recommencé en Chine. Beaucoup de pratiquants ont été arrêtés, torturés et tués dans toute la nation. Les pratiquants de Falun Gong à travers le monde ont protesté et ont fait appel pour que Jiang Zemin, Luo Gan, Liu Jing et Zhou Yongkang, les criminels en chef de la persécution soient punis.
Luo Gan était le Secrétaire du Comité des Affaires Politiques et Judiciaires du Comité Central du Parti Communiste Chinois (PCC). Il est aussi un membre fondateur et le fonctionnaire en Chef de l’agence spéciale du régime de Jiang créée pour persécuter le Falun Gong - « Le Bureau de l’Equipe de la Direction Chargé des Affaires du Falun Gong » du Comité Central du PCC – appelé aussi le « Bureau 610 ». Pendant presque cinq ans de persécution brutale, Luo Gan a complètement planifié, déployé et dirigé la politique d’éradication de Jiang et a joué un rôle majeur dans la persécution du Falun Gong initié par le régime de Jiang.
1. Désignant secrètement le Falun Gong comme "culte pervers", Menant une enquête secrète, harcelant, arrêtant et détenant illégalement des pratiquants de Falun Gong
Avant que l’équipe de Jiang commence la persécution publique du Falun Gong, Luo Gan a usé deux fois de son pouvoir, en 1997 et en 1998, pour donner l’ordre aux Départements de la Sécurité Publique de Chine de mener une enquête secrète nationale en affectant systématiquement des agents et en rassemblant des informations sur le Falun Gong, avec l’intention de pouvoir étiqueter l’appellation « culte pervers » au Falun Gong et de proscrire la pratique.
Au début de l’année 1997, alors que le peuple et le gouvernement chinois à tous les niveaux soutenaient encore le Falun Gong, Luo Gan a ordonné aux Départements de la Sécurité Publique de mener une enquête secrète et nationale sur le Falun gong. Cependant les enquêtes de la police locale disait «Aucun problème trouvé » « Problèmes non encore trouvés ». Des enquêtes menés par des comités de sports dans divers endroits ont aussi conclu que le Falun gong est une pratique de « renforcement de santé, de mise en forme et est capable de guérir des maladies » et aucune action illégale du Falun Gong n’a été enregistré. La tentative de Luo Gan pour diffamer le Falun Gong a été forcée de s'arrêter.
En juillet 1998, par l’intermédiaire du Premier Bureau du Ministère de la Sécurité Publique Chinois (a.k.a Bureau de la Sécurité Publique), Luo Gan a publié un mandat [1998] # 555 un « Avis sur le fait de mener une enquête sur le Falun gong ». Ce document a d’abord nommé le Falun Gong « culte pervers », puis a ordonné aux départements de police à travers le pays d’affecter systématiquement des agents pour enquêter et de rassembler des preuves. Cependant, aucun crime n’a été trouvé relié au Falun Gong. Trompés par l’ «Avis » certains policiers des départements des Provinces de Jiangsu, de Liaoning, Shandong, Xinjiang, Heilongjiang, de Hebei et de Fujian, ont déclaré que les groupes de pratiques d’exercices du Falun Gong étaient des « rassemblements illégaux » et ont dispersé les pratiquants de force. Ils ont aussi illégalement pénétré dans des résidences privées, qu’ils ont illégalement fouillée et ont confisqué des affaires privées à des pratiquants de Falun Gong. La police a arrêté illégalement, détenus et physiquement attaqués les pratiquants et ont utilisé toute une campagne de propagande pour diffamer et calomnier le Falun Gong. [1]
2. Comploter activement l’éradication, agissant en tant que fonctionnaire en chef exécutant la politique de génocide de Jiang.
Après le 20 juillet 1999, Luo Gan était l’exécuteur en chef pour faire exécuter la politique de génocide de Jiang contre le Falun Gong. De 1999 à 2002, Luo Gan a directement participé à la création d’une série de politiques conçues pour mener l’escalade de la persécution. Luo Gan a utilisé tous les discours qu’il a fait dans différentes réunions pour inciter les départements politiques et judiciaires à intensifier la persécution du Falun Gong. Il s’est personnellement rendu dans différents endroits pour vérifier par lui-même que les ordres de persécution ont été exécutés. Il a été prouvé qu’à chaque fois que Luo Gan a mené une inspection quelque part, les arrestations, la torture et le nombre de morts des pratiquants de Falun Gong dans la région se sont accrus dramatiquement.
1). Planifiant activement le "Frapper fort sur le Falun Gong " lors de nombreuses réunions nationales au sommet
Luo Gan a déployé la persécution systématique et à grande échelle du Falun Gong lors de la réunion des Systèmes Politiques et Judiciaires Nationaux et lors de la réunion du Comité Central de Gestion. Il a également employé chaque occasion lors d'autres réunions nationales pour diffamer et attaquer le Falun Gong.
Le 20 juillet 2001, Luo Gan a enclenché une réunion “Asséner un grand coup”, et donna l’ordre aux fonctionnaires locaux d’arrêter et de punir sévèrement les forces ennemies, les groupes ethniques subversifs et les groupes religieux à l’intérieur et à l’extérieur de la Chine y compris le Falun Gong. [2]
Le 28 juin 2001, à la 14ème session plénière du Comité Permanent de la 9ème Conférence de Consultative Politique du Peuple Chinois, Luo Gan a proposé pour « approfondir la lutte contre l’organisation du Falun Gong…de mettre en place rapidement la campagne d’ « Asséner un grand coup ». [3]
Le 5 décembre 2001, dans un discours à la Réunion de Travail Politique et Judiciaire National, Luo Gan a nommé le Falun Gong comme une « force hostile à l’intérieur et à l’extérieur de la Chine » et a demandé d’intensifier la campagne d’ « Asséner un grand coup » diriger contre le Falun Gong [4]
Le 19 juillet 2002, devant le 16ème Congrès National du PCC, Luo Gan donna de nouveau l’ordre d’ « Assener un grand coup ». Luo Gan fit de l’ordre d’ « Asséner un grand coup au Falun Gong » le point principal de la 1ère session plénière du Comité Central de Gestion. [5]
L’après midi du 6 mars 2002, Luo Gan dit à Beijing pendant son discours à la réunion du groupe représentant la Province de Fujian, « Cette année, notre travail dans différents aspects doit être bien mené : le premier étant d’abattre fermement les forces ennemies..., deuxièmement abattre les activités du Falun Gong." [6]
Le 16 septembre 2002, à la Téléconférence du Comité Politique et Judiciaire du PCC, Luo Gan a donné des ordres de « se préserver et d’asséner un grand coup contre les forces ennemies à l’intérieur et à l’extérieur de la Chine » et le Falun Gong était le premier sur la liste. [7]
Selon le rapport envoyé à Minghui Net par des pratiquants de Falun Gong de la ville de Qionglai, de la province de Sichuan, " Seulement quelques minutes après que Luo Gan ait réclamé lors des nouvelles télévisées de la soirée du 16 septembre ' de se concentrer sur l’attaque du Falun Gong,' le département de police de la ville de Qionglai a expédié un grand nombre de fonctionnaires pour faire une rafle chez les pratiquants de Falun gong. " Sous l’ordre donné par Luo Gan, beaucoup de pratiquants du pays ont eu leurs maisons pillées, et beaucoup ont été arrêtés.
Le 13 janvier 2003 Xinhua Net a rapporté que le « Comité Central de Gestion Publique a tenu une réunion pour évaluer le travail primordial à exécuter en 2003 dans la gestion publique ». Luo Gan a personnellement donné les directives pour persécuter encore plus le Falun Gong durant le Nouvel An Chinois et les « deux congrès nationaux », à savoir le Congrès National du Peuple et la Conférence Politique Consultative du Peuple. [ 8 ]
Ci dessus ne sont listés que quelques discours publics de Luo Gan qui se sont terminés par une escalade de la persécution du Falun Gong, selon le rapport de l’Organisation Mondiale pour Enquêter sur la Persécution du Falun Gong (WOIPFG). D’autres preuves seront directement remises au tribunal.
2). Mise en place de la politique de Jiang d"’intensifier" la persécution en 2000
Selon WOIPFG, certaines personnes ont révélées que Luo Gan a eu un entretien avec Jiang Zemin concernant l”Affaire du Falun Gong” fin 1999 dans les prémices de la persécution. Aussitôt après, en l’an 2000, quand Luo Gan s’est rendu dans plusieurs endroit en Chine (y compris à Xinjiang), il a transmis l’ordre secret de Jiang Zemin de « Diffamez leur réputation, ruinez les financièrement et détruisez les physiquement. » et "éradiquer le Falun Gong en trois mois". [9]
Le Comité pour l’Enquête sur la Persécution des Religions en Chine et le Mouvement Libre de Chine, toutes les deux basées aux Etats-Unis, ont publié un document secret, qui déclare que la police n’a pas besoin de mandat pour arrêter les pratiquants de Falun Gong. Ce document a été publié par le Département de la Sécurité Publique de la Province de Jilin et par la Cour Suprême du Peuple de la Province Jilin, « Concernant le Falun Gong…l’attaque doit augmenter, chaque fois que des pratiquants de Falun Gong sont découverts, arrêtez les d’abord et après occupez vous des formalités d’arrestations ». Ce document a aussi clairement énoncé que cet ordre prend effet le 20 mai 2000 et se termine le 30 décembre 2007. [10]
Un document secret envoyé par le Département de Sécurité Publique et la Cour Suprême du Peuple de la Province de Jilin aux tribunaux locaux et aux départements de police d’état stipule « Un mandat d’arrêt n’est pas nécessaire pour arrêter les pratiquants du Falun Gong ».
Au début du mois de septembre 2001, le “Bureau 610” dirigé par Luo Gan a publié un ordre “Il est permis d’arrêter et de détenir secrètement les pratiquants de Falun Gong, les policiers qui repèrent les pratiquants de Falun Gong et qui ne les arrêtent pas seront licenciés et leur enregistrement en tant que citoyen sera suspendu ». Le « Bureau 610 » a publié plusieurs ordres secrets sur la persécution du Falun Gong, ce qui a amené une augmentation rapide du nombre de pratiquants torturés à mort. [11]
Selon le rapport du Centre d’Information de Falun Dafa du 4 octobre 2001, plus de 20 pratiquants de Falun Gong sont morts en détention les deux dernières semaines de septembre de l’année 2001. Pratiquement tous les décès ont été classés comme étant des « suicides » ou de « cause naturelle ». Selon le rapport de la Station de Radio Internationale Canadienne du 1er octobre 2001, le 19 septembre la police locale de la Province de Liaoning a tabassé une pratiquante de Falun Gong au point où elle arrivait à peine à respirer et l’a ensuite jeté par la fenêtre du quatrième étage causant ainsi sa mort. Cette pratiquante de Falun Gong s’appelle Yu Xiuling. Plus tard la police a déclara qu’elle s’était suicidée et a menacé les membres de sa famille qui ont demandé des détails sur sa mort en disant « Nous avons des ordres venus d’en haut, rien n’est interdit en ce qui concerne le Falun Gong. » [12]
En septembre 2002, quand Luo Gan et d’autres fonctionnaires du Parti ont donné les assignations aux fonctionnaires de la Province de Hainan, il a d’abord reconnu les efforts des fonctionnaires de la province dans leur persécution du Falun Gong puis a donné l’ordre de “briser” [les faire renoncer à leur pratique] les pratiquants de Falun Gong déterminés en l’espace de deux ans. Il a aussi programmé de créer une base qui servirait exclusivement pour le lavage de cerveau des pratiquants du Falun Gong. Il a dit aussi de « frapper dur » et de se « débarrasser » de ces soi-disant ‘informateurs' à savoir les pratiquants de Falun Gong qui fabriquent du matériel de clarification [13]. Selon un rapport du Centre d’Information de Falun Dafa, en septembre 2002, le centre a reçu le rapport de 24 décès de pratiquants de Falun Gong. [14]
Selon le rapport de 2002 de la Liberté Internationale des Religions donné par le Bureau de la Démocratie, des Droits de l'Homme et du Travail du Département d’Etat des USA, « Depuis que le gouvernement a proscris le Falun Gong en 1999 et a commencé sa persécution à travers toute la nation, la pratique du Falun Gong ou ses possessions littéraires ont été un terrain suffisant pour que les pratiquant soient punis allant de la perte de leur travail ou de l’éducation jusqu’à l’emprisonnement. Certains membres du Falun Gong ont été torturés pendant leur détention et il y a des rapports sur la mort de centaines adhérents de Falun Gong morts alors qu’ils étaient en détention depuis 1999. Souvent la police déploie une grande force pour arrêter les Falun Gong qui font appel. Pendant la période couverte par ce rapport, il y a eu plusieurs rapports crédibles que la police et les forces de sécurité ont abusé, torturé et même tué des pratiquants de Falun Gong. En février 2002, le Professeur Associé de l’Université de Chengdu Zhang Chuansheng, pratiquant de Falun Gong depuis fort longtemps, a été arrêté dans sa ville natale et emmené à la prison principale de Chengdu, où il est mort trois jours après. Sa famille qui a vu son corps après sa mort, a déclaré qu’il a été sévèrement battu. Les responsables de la prison ont dit qu’il est mort d’une crise cardiaque. [15]
3). Luo Gan s’est rendu à plusieurs endroits pour encourager l’élimination du Falun Gong
Luo Gan est de la Province de Shandong, et cette province a été l’une des principales provinces dans l’exécution de l’ordre d’élimination du Falun Gong depuis le 25 d’avril 1999. Luo Gan s’est rendu plusieurs fois dans la Province de Shandong pour superviser la persécution, et a activement assis sa politique par l’intermédiaire de Wu Guanzheng, qui était alors le Secrétaire du Comité Centrale du PCC. Depuis septembre 2003 cela s’est traduit par la mort de cent pratiquants de la Province de Shandong des suites de la persécution.
La pratiquante de Falun Gong Chen Zixiu de la ville de Weifang a été battue à mort. En avril 2000, sa fille Zhang Xueling a révélé cet acte brutal à la communauté international par l’intermédiaire du Wall Street Journal. Dans un article écrit par Ian Johnson intitulé « Des exercices qui provoquent la mort: Mme Chen a dit jusqu’à son dernier souffle, pratiquer le Falun Gong est un droit. Luo Gan fut furieux et a ordonné l'arrestation de Zhang Xueling. Plus tard elle a été arrêtée et emprisonnée.
Le 30 septembre et le 30 octobre 2000, Luo Gan s’est rendu à Weifang et s’est installé secrètement à Anqiu. La ville de Weifang se trouve dans la partie est de la Chine et compte huit millions d’habitants. Depuis le début de l’année 1999, « les policiers locaux ont régulièrement torturés les habitants à mort ». (" Piège de la Mort: Comment une ville chinoise a recouru aux atrocités pour contrôler le Falun Dafa ", par Wall Street Journal). Jusqu’au 23 février 2004, il y a eu confirmation de la mort de trente pratiquants de Falun Gong suite aux tortures dans la ville de Weifang, qui est la première ville à comptabiliser le plus de morts parmi les villes de la nation. [16]. Cela est la conséquence de la surveillance directe de Luo Gan dans la Province du Shandong.
Dans le même article " Piège de la Mort: Comment une ville chinoise a recouru aux atrocités pour contrôler le Falun Dafa ", écrit par Ian Johnson, il souligne, « A travers ce pays de 1,3 milliards habitants qui a moins de 1% de la population nationale mais qui comptabilise plus de 15% de morts, au moins 77 pratiquants d’adhérents de Falun Dafa sont morts à ce jour en détention selon le rapport des groupes des droits de l’homme de Weifang." [17] En 2001 quand le journaliste Ian Johnson a reçu le Prix Pulitzer pour une série d’articles sur la persécution du régime chinois contre le Falun Gong, Zhang Xueling la fille de Chen Zixiu était détenue dans un camp de travaux forcés chinois.
Selon WOIPFG, du milieu du mois de novembre jusqu’à la fin, Luo Gan a envoyé dans la ville de Weifang un groupe de surveillance du Ministère de la Sécurité Publique et s’est rendu personnellement à Wuhan pour diriger la persécution. Une fois arrivé à Wuhan, Luo Gan s’est informé sur le Falun Gong et a publié un document stipulant, "Condamnez à une peine d’emprisonnement tous les pratiquants de Falun Gong arrêtés". En 15 jours, les autorités de la ville de Weifang ont cherché et arrêté les pratiquants de Falun Gong et ont secrètement condamné beaucoup de pratiquants de Falun Gong à des peines d’emprisonnement. Certains fonctionnaires de police ont dit « Le Falun Gong est tellement actif. Comment Luo Gan peut il laisser faire ? Il est venu jusqu’ici aussi il doit faire quelque chose. » [18]
A la mi-janvier 2001, Luo Gan est arrivé dans la Ville de Nanchang, Province de Jiangxi, pour "assumer personnellement les ordres" et a formé des équipes de travail avec les ressources de six départements, tel que le Ministère de la Sécurité Publique et le Ministère de la Sécurité Nationale. Les départements de police de la Province de Jiangxi rassemblèrent tous les pratiquants du Falun Gong qui avaient été arrêtés auparavant pour être allé à Beijing faire appel ou qui avaient distribué des flyers, et les forcèrent à assister à des "classes de transformation" isolées. Ils ont dit que ceux qui n'étaient pas "transformés" à la fin de la classe seraient directement envoyés dans des camps de travaux forcés.
Du 30 janvier au 1er février 2001, les départements de police de la Province de Jiangxi ont mené une arrestation massive des pratiquants du Falun Gong, affirmant que quiconque avait pratiqué le Falun Gong avant serait rassemblé; personne ne serait oublié. Pour atteindre cela, ils ont capturé des membres de la famille des pratiquants du Falun Gong comme otages. Par exemple, dans le but de capturer Zhang Dianzhen, ils prirent son fils en otage. Le fils ne fut pas libéré avant un certain moment. Dans le but de capturer Jiang Laiping, ils prirent sa sœur en otage. [19]
Après que des pratiquants du Falun Gong aient intercepté les signaux du câble TV à Changchun le 5 mars 2002, Luo Gan se rendit dans la Province de Jilin pour donner des instructions sur la façon de persécuter davantage les pratiquants du Falun Gong. Il donna l'ordre de tirer à vue sur les pratiquants. Il établit aussi une règle selon laquelle chaque policier devait remplir un quota et arrêter un nombre défini de pratiquants du Falun Gong. Ceux qui n'arrivaient pas à atteindre le quota perdraient leur travail et leur supérieur direct aurait aussi été démis de ses fonctions. Peu de temps après, la police tua plusieurs pratiquants dans la rue. Jiang Honglu était l'un d'eux. Après le 5 mars, des arrestations massives ont eu lieu à travers la province entière. Dans la seule Ville de Changchun, plus de 5,000 pratiquants étaient arrêtés. Un journaliste du Centre d'Information du Falun Dafa mena une interview téléphonique avec quelqu'un à l'intérieur du système de police de Changchun. Le policier qui répondit au téléphone confirma qu'ils avaient vraiment arrêté beaucoup de pratiquants du Falun Gong, et que les centres de détention et les cellules étaient tous pleins. Selon différentes sources d'information, il est confirmé qu'à la fin du mois de mars, sous l'énorme pression de Beijing, les Départements de la Sécurité Publique de Changchun ont mis de côté toutes les autres missions de police pour se concentrer sur l'arrestation des pratiquants du Falun Gong. Ils ont aussi libéré beaucoup de criminels dans le but de faire de la place pour enfermer les nombreux pratiquants du Falun Gong. Ceci conduisit à la détérioration de l'ordre public local et des cas de violence, de meurtres et de viols se produisirent continuellement. [20]
Du 5 au 8 avril 2002, quand Luo Gan alla dans la Province de Anhui donner un discours, il souligna le fait que le CCP allait tenir le "16ème Congrès National." Avant cela, tous les niveaux des comités du parti, des gouvernements et des départements politiques et judiciaires ne devaient ménager aucun effort pour se prémunir et frapper sans relâche les activités du Falun Gong. Ils devaient éliminer tous les facteurs "instables" dès leur apparition. Luo Gan vociféra également que la lutte de "frapper fort" devait suivre l'arrangement unifié du Parti tout en prenant en considération les circonstances locales, se concentrant sur l'effet réel et traiter le Falun Gong comme l'objectif de "frapper fort". Selon un reportage de l'Agence d'Information Xinhua publié le 9 avril 2002, Luo Gan se rendit à Hefei et à Chaohu, et alla même dans les prisons pour diriger la persécution. [21]
Reportage de Minghui Net, daté du 28 avril 2002: En avril 2002, Luo Gan, peu de temps après être arrivé dans la Province de Heilongjiang, donna aux départements politiques et judiciaires de Heilongjiang l'ordre d'arrêter 6,000 pratiquants du Falun Gong dans une période de trois mois, d'avril à juin 2002. On a dit à la police, "Ne vous occupez pas de ceux qui ont commis des crimes, tels que des assassinats, des incendies volontaires ou tout autre délit criminel." Les pratiquants libérés sur avis médical, les pratiquants libérés après avoir mené une grève de la faim, les pratiquants qui refusaient d'écrire des déclarations ou qui un jour sont allés faire appel à Beijing devinrent la cible des arrestations. On apprit que beaucoup de pratiquants furent forcés de quitter leur foyer afin d'éviter l'arrestation. Selon des témoins, la police entreprit de fouiller les maisons une par une à la recherche de pratiquants du Falun Gong, avec l'excuse de vérifier les cartes de résidence. Si on leur refusait l'entrée, la police forçait le passage ou cassait les fenêtres avec l'aide de grues ou d'extincteurs. Une fois à l'intérieur de la résidence, la police fouillait tout d'abord la maison. S'ils ne trouvaient pas de matériels de Dafa, ils demandaient aux résidents s'ils pratiquaient le Falun Gong. Si la réponse était "oui", la police les arrêtait. La police arrêtait tant de pratiquants que beaucoup de prisons locales étaient surchargées. Après que Luo Gan ait visité Harbin et donné ses ordres, Harbin établit un "Comité Spécial de Groupe de Travail", connu localement comme "l'Organisation 410", juste comme il l'ordonna. C'est l'équivalent du "bureau 610" de Luo Gan à Harbin, (on l'appelait le "bureau 615" à Harbin).
En mai 2002, après l'arrivée de Luo Gan dans la Province de Liaoning, la police de la ville de Benxi commença à arrêter les pratiquants du Falun Gong partout. Le Centre de Correction de la Ville Benxi tint une autre session de lavage de cerveau. Près de 20 pratiquants du Falun Gong du Comté de Huanren dans la Ville de Benxi furent détenus illégalement dans le Centre de Réhabilitation pour Drogués de la Ville de Benxi et furent forcés de se soumettre à un lavage de cerveau. Les pratiquants du Falun Gong Jiang Shumei et Fu Xiaodong, mère et fille, furent enlevées de leur foyer par les policiers du Poste de Police de Gaoyu et envoyées illégalement au Centre de lavage de cerveau. [22]
Début mai, la Province de Henan tint une réunion de travail politique et judiciaire dans la Ville de Jiaozuo durant laquelle Luo Gan ordonna personnellement l'arrestation de tous les pratiquants déterminés du Falun Gong avant le 22 juillet. Beaucoup de pratiquants du Falun Gong déterminés furent arrêtés et leurs maisons mises à sac. Ils furent brutalement battus et forcés de se soumettre à un lavage de cerveau. Zheng Feng, l'un des plus agressif dans la persécution du Falun Gong, fut promu de la section politique de sécurité à chef du "bureau 610". [23]
Reportage de Minghui Net, daté du 27 mai 2002 : Les départements de la Sécurité de toutes les unités de travail de la Province de Guangdong reçurent un ordre incluant un encouragement à arrêter les pratiquants du Falun Gong. Tout officier de sécurité qui arrêtait un pratiquant du Falun Gong recevrait une prime de 3,000 yuans [le salaire moyen d'un travailleur urbain est de 500 yuans mensuel]. Des informations venant d'autres circuits confirmaient que la persécution s'intensifiait chaque jour. On pense que cet ordre était directement issu de Jiang Zemin et de Luo Gan. La prime financière était offerte afin d'encourager les gardiens de la sécurité à arrêter les pratiquants du Falun Gong. Le document statuait qu'un officier recevrait une récompense de 3,000 yuans pour chaque arrestation d'un pratiquant "pratiquant toujours le Falun Gong".
Reportage de Minghui Net, daté du 7 juin 2002: Luo Gan a visité à nouveau la Ville de Shenyang dans la Province de Liaoning en juin 2002. Le département de la sécurité publique de la Ville de Shenyang s'était déjà réuni secrètement, émettant des ordres pour commencer les arrestations massives dans la ville dans la nuit du 5 au 6 juin. Tous les pratiquants dont le nom figurait sur une liste spécifique, ainsi que ceux ayant été libéré récemment, furent arrêtés de nouveau et emmenés dans les centres de lavage de cerveau. On a appris que des centres de lavage de cerveau appropriés avaient été mis en place et que trois pratiquants déterminés étaient enfermés par cellule. A la suite des arrestations massives de pratiquants en mars et avril dans les Provinces de Jilin et de Heilongjiang, une rafle de pratiquants eut aussi lieu dans la Province de Liaoning, laquelle devint une autre province où les pratiquants étaient persécutés à grande échelle.
En juin 2002, Luo Gan resta 3-4 jours au Lac de Xingkai dans la ville de Jixi dans la Province de Heilongjiang. Peu après, chacun devait passer un test au Camp de Travail de Jixi. Commençant mi août, la police à Jixi persécuta les pratiquants du Falun Gong encore plus frénétiquement, kidnappant, cassant et pillant les maisons, enregistrant illégalement les appels téléphoniques et surveillant les pratiquants 24 H sur 24 H. En conséquence, beaucoup de pratiquants du Falun Gong furent arrêtés et forcés de quitter leur maison. La police cherchait partout les pratiquants. Les pratiquants qui étaient arrêtés affrontaient une pression intense. Les policiers de Jixi conduisaient leurs véhicules dans tous les endroits à la recherche des pratiquants du Falun Gong. [24]
Selon un reportage de Minghui Net du 6 novembre 2003, le Premier Camp de Travail pour Femmes de Shibahile dans la Ville de Zhengzhou, Province de Henan, exécuta une autre série de persécution sur les pratiquants du Falun Gong détenus entre le 22 avril et le 4 juin 2003. Un témoin révéla que ceci avait un rapport direct avec la visite de Luo Gan dans la Province de Henan. Il vint à Henan en prétendant vouloir vérifier la situation du SRAS, alors qu'en réalité il ordonnait secrètement une intensification de la persécution. Luo demanda aussi que ce camp de travail atteigne un "taux de transformation" de 98-99%, et autorisa une "tolérance de mort" de 2%.
En plus, Luo Gan ordonna au "bureau 610", ainsi qu'aux autres départements du gouvernement, de promouvoir conjointement des activités à grande échelle au niveau national, y compris des expositions de diffamations pour calomnier le Falun Gong. [25]
Luo Gan, en tant que Chef Officier Exécutif du "bureau 610" du CCP, est responsable des lavages de cerveau forcés, des détentions illégales, de la torture brutale, et même des assassinats de pratiquants du Falun Gong durant la persécution. Au 23 février 2004, 898 pratiquants ont été répertoriés comme ayant décédé des suites de la torture. De plus, plus de 100,000 pratiquants ont été envoyés dans des camps de travail, et des milliers ont été envoyés dans des hôpitaux psychiatriques. Dans la planification et l'exécution de la persécution de millions de pratiquants du Falun Gong, Luo Gan a violé la Convention des Nations Unies sur la Prévention et la Punition du Crime de Génocide (la Convention), que la Chine a ratifié.
L'Article 2 de la Convention statut: le génocide signifie un des actes suivants commis avec l'intention de détruire, tout ou une partie, d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux, tels que: [26]
(a) Tuer les membres du groupe;
(b) Causer des préjudices corporels ou mentaux aux membres du groupe;
(c) Infliger délibérément des conditions de vie calculées pour amener la destruction physique entière ou partielle du groupe;
(d) Imposer des mesures dans l'intention d'empêcher les naissances dans le groupe;
(e) Transférer de force les enfants du groupe dans un autre groupe.
3. Intimidant les départements gouvernementaux et les systèmes politiques, juridiques et de police pour qu'ils participent à la persécution
En tant que Secrétaire du Comité des Affaires Politiques et Législatives du Comité Central du CCP, Luo Gan a utilisé le pouvoir absolu du "bureau 610" sur tous les niveaux du Parti dirigeant, les départements gouvernementaux et les systèmes judiciaires en Chine pour intimider et leurrer toutes les unités du Parti et les unités gouvernementales, les départements de la sécurité publique et les systèmes politiques et judiciaires à se joindre à la persécution du Falun Gong. Il a fait l'éloge des criminels de la persécution au niveau national, des mesures restrictives contre les pratiquants du Falun Gong faisant pacifiquement appel sur la Place Tienanmen, et a encouragé le notoire Camp de Travaux Forcés de Masanjia avec de grosses sommes d'argent.
1). "Louanges" au niveau national des criminels pour leur participation à la persécution du Falun Gong
Luo Gan a séduit les fonctionnaires sans scrupules et les policiers de tous les niveaux avec de l'argent et d'autres encouragements pour intensifier la persécution. ]
Selon un reportage du 6 février 2002 de l'Agence d'Information Xinhua, le "bureau 610" central, y compris Luo Gan lui-même, a fait l'éloge de plus d'une centaine d'organisations et de 271 individus qui avaient participé à la persécution du Falun Gong. A la cérémonie des éloges, les fonctionnaires suivants ont partagé leurs expériences d'avoir persécuter des pratiquants du Falun Gong: Chen You, l'instructeur politique de la sous station de Tienanmen du Département de Police de la Ville de Beijing, qui fut responsable de battre, kidnapper et voler les pratiquants du Falun Gong qui faisaient pacifiquement appel sur la Place Tienanmen; et Su Jing, chef de la Section pour Femmes N° 2 du Camp de Travaux Forcés de Masanjia dans la Province de Liaoning, lequel était tristement célèbre pour sa cruauté extrême à torturer les pratiquants du Falun Gong, ainsi que d'autres. [27]
2). Encourager et Autoriser la Violence sur la Place Tienanmen
Les pratiquants du Falun Gong se sont vus refusés le droit de faire appel au niveau de tous les circuits légaux. Ainsi, faire appel sur la Place Tienanmen est le seul lieu ouvert pour les pratiquants à travers le pays. Tout ce qu'ils souhaitent est d'appeler à la fin de la persécution et de faire pacifiquement appel pour leurs droits en tant que citoyens de Chine. Les pratiquants de toute la Chine, soit déploient des bannières avec l'inscription "Falun Dafa", ou "Vérité-Compassion-Tolérance", soit pratiquent les exercices du Falun Gong, ou bien distribuent du matériel de clarification de la vérité. Mais les fonctionnaires répriment presque toutes ces actions pacifiques. Durant cette persécution criminelle, qui dure depuis plus de quatre ans, le Département de Police de la Place Tienanmen a joué un rôle clé.
Selon un reportage de l'AFP daté du 15 janvier 2001, "Durant une manifestation au Jour de l'An, le journaliste de l'AFP a observé que 700 à 1,000 pratiquants du Falun Gong furent arrêtés sur la Place Tienanmen. Pendant l'arrestation, la police de façon inhumaine donna des coups de pied et frappa la plupart d'entre aux à la tête. Le gouvernement était particulièrement sensible aux activités sur la Place et postait souvent des policiers en civil. Depuis que le Falun Gong fut interdit en juillet 1999, des dizaines de milliers de pratiquants tentant de protester ont été arrêté sur la Place. En dépit du déploiement d'un grand nombre d'agents de la sécurité sur la Place, ce mouvement spirituel continue de faire des manifestations à grande échelle pendant les vacances et les activités nationales sur la Place Tienanmen.
"Selon le site officiel de ce mouvement spirituel, Minghui Net, le 15 janvier 2001, une pratiquante du Falun Dafa âgée de 30 ans, portant une veste d'hiver et un jeans, déploya à 10h30 le 1er janvier, sur le côté est du podium national du drapeau, une bannière jaune avec "Falun Dafa est Bon" écrit dessus. Au même moment, elle cria très fort: "Falun Dafa est bon!" Une sentinelle gardant le drapeau national courut immédiatement vers elle et la frappa très sévèrement. La pratiquante tomba sur le dos et heurta directement le poteau de la clôture. Elle mourut sur le coup, sa tête inclinée sur la clôture. Ayant vu cet incident, les policiers en civil et les gardes de la sécurité dispersèrent les gens tout autour par crainte que l'incident ne soit rendu public. En quelques secondes, un car de police arriva. Un officier de police en civil rapportait au talkie-walkie: 'Je ne sais pas ce qui est arrivé. Mais avant que le car de police n'arrive, elle était déjà morte. Ses jambes sont à l'intérieur de la clôture mais sa tête est à l'extérieur de la clôture…'" [28]
Minghui Net a rapporté en 2002, "Selon des sources fiables, plus de 1400 pratiquants du Falun Gong ont été arrêtés à Beijing le 1er octobre. Il y eut 48 bannières saisies par la police. Le 5 octobre, plus de 10,000 pratiquants se sont retrouvés sur la Place Tienanmen. Parmi les 1000 pratiquants arrêtés, la plupart venaient du Champ Pétrolier Huabei à Renqiu dans la Province de Hebei et du Champ pétrolier Shengli de la Province de Shandong." "Le 1er octobre entre 8h15 et 9h35 du matin, en seulement 80 minutes, la police a arrêté beaucoup de pratiquants du Falun Gong sur la Place Tienanmen. Neuf bus, remplis de pratiquants arrêtés, furent conduits du Département de la Police de Tienanmen vers différents centres de détention à Beijing. Dans l'après-midi, six autres bus remplis de pratiquants étaient emmenés loin du Département de Police de Tienanmen." "Une femme d'âge moyen qui avait sa petite fille avec elle fut sévèrement battue par la police pendant qu'elle était détenue dans une cellule au sous-sol du commissariat de police de Tienanmen. Ses deux jambes étaient bleues et noires d'avoir été battu par des bâtons électriques. Plus tard quand la police trouva que son pouls s'affaiblissait, ils l'emmenèrent dehors du commissariat par crainte qu'elle ne meure en détention. La tête d'un autre pratiquant fut méchamment battue et il y avait du sang sur tout son corps. Après qu'ils aient réalisé qu'il ne pouvait plus bouger, la police le mit dehors de peur qu'il ne meure en détention. [29]
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