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« Tués sur commande » – L’existence et la normalisation du prélèvement forcé d’organes sur des donneurs vivants sont très difficiles à affronter pour quiconque a grandi dans l’éthique judéo‑chrétienne, et plus encore pour ceux qui ont été formés à la bioéthique médicale élaborée depuis les procès de Nuremberg. Dans ce livre, Jan Jekielek, auteur et chef du bureau de Washington d’Epoch Times, connu pour sa série d’entretiens « American Thought Leader », guide patiemment le lecteur le long d’un chemin jalonné de cas concrets, rendant impossible de détourner le regard et d’ignorer la réalité de crimes contre l’humanité que le Parti communiste chinois (PCC) a contribué à banaliser.
Mais ce n’est là que le prélude, le point d’entrée vers le véritable parcours qui constitue l’ossature de l’ouvrage. En examinant cet ensemble précis de crimes, ainsi que la complicité rampante de la communauté occidentale de la transplantation et des milieux universitaires et pharmaceutiques qui les ont rendus possibles, Jekielek met en lumière l’instrumentalisation délibérée de pratiques corrompues par le PCC, l’un des ressorts de sa stratégie de « guerre sans restrictions » contre les États‑Unis, les conséquences ultimes de l’éthique utilitariste appliquée à la santé publique, et la main cachée de Pékin dans la promotion de l’agenda mondialiste de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
L’ouvrage s’ouvre sur les horreurs du prélèvement d’organes, mais si sa lecture s’avère indispensable, c’est surtout pour la clarté morale autant que logique et politique avec laquelle il démonte le marché naïf et corrompu au cœur de la doctrine chinoise d’Henry Kissinger.
« Tués sur commande », (Titre original : « Killed to Order »), qui doit paraître chez Skyhorse et est actuellement disponible en précommande, dévoile l’industrie du prélèvement forcé d’organes orchestrée par le PCC. Le livre s’appuie sur des témoignages de survivants, des éléments de preuve et des analyses pour soutenir que le régime assassine de manière systématique des prisonniers d’opinion — principalement des pratiquants de Falun Gong, mais aussi des Ouïghours, des Tibétains et des chrétiens — pour fournir des organes à la demande, ce qui sert à la fois d’outil de persécution et de mécanisme lucratif au service de la longévité des élites.
Structuré en deux parties, l’ouvrage détaille d’abord l’histoire, les mécanismes et les preuves de cette « forme nouvelle du mal » dans le cadre du communisme, en montrant comment le PCC instrumentalise la société et diffuse largement la complicité. La seconde partie en explore les implications globales, qu’il s’agisse de la « guerre sans restrictions », de la corruption transnationale ou des raisons pour lesquelles les États‑Unis doivent affronter la Chine comme leur principal adversaire.
Le prologue illustre la problématique à travers le récit fictionnalisé d’un patient occidental qui bénéficie sans le savoir d’une greffe via « l’option Chine », avant de découvrir la source effroyable de son organe.
Les premiers comptes rendus saluent le livre, des experts des droits de l’homme, des historiens et des analystes de la Chine soulignant son rôle dans la mise en lumière d’atrocités toujours en cours et appelant à l’action.
L’ouvrage s’ouvre sur l’enquête personnelle de Jekielek, déclenchée en 2006 par une rumeur faisant état d’un camp de concentration secret à Sujiatun, en Chine, où des pratiquants de Falun Gong auraient été détenus pour y subir des prélèvements d’organes. Il interroge « Annie », l’ex‑épouse d’un neurochirurgien impliqué dans ces opérations, qui décrit une installation souterraine abritant des milliers de détenus destinés à être prélevés vivants. Cornées, reins, foies et peau sont retirés à des victimes encore en vie, leurs corps étant ensuite incinérés pour effacer toute trace. Un médecin militaire chevronné corrobore ces révélations, affirmant l’existence de 36 camps similaires à travers la Chine où les détenus sont considérés comme des « actifs économiques ». Le prologue plante ainsi le décor : un système industriel de mise à mort sur commande, rendu possible par la persécution de Falun Gong depuis 1999, lorsque le dirigeant chinois Jiang Zemin a qualifié ce mouvement de « secte maléfique » et promis son éradication.
Jekielek insiste sur le verrou psychologique qui empêche de croire à de telles horreurs, en établissant des parallèles avec le négationnisme de la Shoah, et introduit l’expression « option Chine » comme euphémisme pour désigner l’approvisionnement en organes prélevés sur des prisonniers de conscience.
Le prologue de « Tués sur commande » met en scène l’horreur du prélèvement forcé d’organes sur des vivants en plongeant le lecteur dans la réalité de milliers de patients occidentaux confrontés au tirage au sort impitoyable des greffes modernes. Avec empathie, l’auteur déroule la logique du tourisme de transplantation médicale.
Il amène ensuite le lecteur à une épiphanie terrifiante : la capacité apparemment miraculeuse des centres de transplantation chinois à fournir, dans des délais très courts, des organes parfaitement compatibles repose sur le maintien d’une population de captifs vivants destinés à être prélevés à la demande. L’ouvrage dévoile une réalité plus sombre encore : une fois cette capacité et cette infrastructure mises en place, le parti au pouvoir exploite les organes des prisonniers pour prolonger la vie de ses oligarques vieillissants.
L’évaluation d’ensemble proposée par l’auteur est à la fois d’une franchise brutale et profondément humanitaire, préparant le lecteur au cœur de l’ouvrage :
« Il subsiste encore de nombreuses zones d’ombre autour de l’industrie du prélèvement forcé d’organes en Chine. Des questions aux implications graves pour l’avenir de la médecine, de la morale et du monde libre. Mais grâce au travail acharné des enquêteurs, des journalistes et d’incroyablement courageux lanceurs d’alerte chinois, nous en savons aujourd’hui bien plus qu’il y a vingt ans. Nous savons avec certitude que Falun Gong, les Ouïghours et d’autres groupes restent ciblés. Nous savons que le Parti communiste chinois ne reculera devant rien pour assurer sa propre survie. Et nous savons que les élites et les médias occidentaux sont progressivement cooptés, rendus complices des crimes contre l’humanité commis par le PCC.
Au fond, c’est bien de cela qu’il s’agit : un crime contre l’humanité, et nous ne devons pas nous laisser détourner de la dimension humaine de ce drame. »
Le corps du texte se divise en deux grandes sections : « Première partie : Une nouvelle forme de mal » et « Deuxième partie : Les implications mondiales de l’industrie chinoise du prélèvement forcé d’organes ».
Première partie : Une nouvelle forme de mal
La première partie de « Tués sur commande », intitulée « Une nouvelle forme de mal », expose le prélèvement forcé et systémique d’organes par le PCC comme une forme industrialisée de génocide, enracinée dans un contrôle totalitaire intégral. Partant de témoignages de lanceurs d’alerte, comme les révélations d’« Annie » sur des camps secrets où des pratiquants de Falun Gong sont détenus pour être prélevés vivants, le texte remonte la longue histoire des massacres de masse perpétrés par le PCC, de l’ère Mao jusqu’à aujourd’hui, pour montrer comment le régime instrumentalise la santé, les forces de l’ordre et la société entière afin de déshumaniser et d’exploiter des groupes ciblés tels que les pratiquants de Falun Gong, les Ouïghours, les Tibétains et les chrétiens.
À travers des récits de survivants, comme l’évasion bouleversante de Cheng Pei Ming après des prélèvements partiels d’organes, et une chronologie de preuves issues de rapports comme celui de Kilgour et Matas ou du China Tribunal, cette section analyse pourquoi les systèmes communistes — en particulier le modèle de « totalitarisme régionalisé » du PCC — sont propices à de telles horreurs, en plaçant la suprématie du parti au‑dessus de tout, en récompensant la complicité et en traitant les vies humaines comme des ressources au service du profit et de la longévité des élites.
Chapitre 1 : Une rumeur si extrême qu’on a du mal à la croire
Ce premier chapitre plonge dans les investigations menées après les accusations visant le site de Sujiatun. Jekielek revient sur les premiers articles d’Epoch Times, dont le témoignage d’Annie sur le rôle de son mari, chargé de prélever les cornées de pratiquants de Falun Gong encore vivants. L’établissement aurait accueilli jusqu’à 6.000 détenus à son apogée, des équipes médicales y effectuant des tests de compatibilité et maintenant les prisonniers en vie avec une nourriture minimale pour préserver la qualité des organes. Les corps étaient incinérés sur place.
Un deuxième lanceur d’alerte, un médecin militaire de Shenyang, décrit un réseau de camps où les exécutions sont volontairement « ratées » de façon à permettre des prélèvements sur des condamnés encore vivants, les familles recevant de fausses cendres. Le chapitre étudie les mécanismes psychologiques du déni face à de telles atrocités, les rapprochant du scepticisme initial suscité par les premiers récits de la Shoah, et introduit les figures clés de l’enquête comme David Kilgour et David Matas, qui confirmeront ces rumeurs dans leur rapport de 2006.
Chapitre 2 : Une longue histoire de massacres
Jekielek retrace l’histoire des tueries de masse imputables au PCC, du Grand bond en avant de Mao (1958‑1962), responsable de quelque 45 millions de morts par famine et exécutions, à la Révolution culturelle (1966‑1976), lors de laquelle les purges idéologiques ont fait des millions de victimes. Le chapitre soutient que le prélèvement forcé d’organes s’inscrit dans la continuité de ce schéma, en passant des campagnes politiques à un meurtre industrialisé à but lucratif. Il met en avant la doctrine utilitariste du PCC — où la vie individuelle est subordonnée aux objectifs collectifs — qui a rendu possible ces systèmes, les premiers prélèvements sur des prisonniers exécutés remontant aux années 1980.
Chapitre 3 : Le PCC instrumentalise tout
Ce chapitre se concentre sur le contrôle total exercé par le PCC sur la société, chaque institution étant mise au service des objectifs du parti. Il décrit le « bureau 610 », créé en 1999 pour éradiquer Falun Gong, qui coordonne arrestations, tortures et prélèvements d’organes. L’auteur explique comment le régime détourne l’appareil de santé : les hôpitaux deviennent le prolongement de la répression d’État.
Les prises de sang et examens médicaux dans les centres de détention n’ont pas de finalité sanitaire, mais servent à établir des correspondances pour les transplantations, constituant une sorte de « banque d’organes vivants ». Le système enrichit hôpitaux, médecins et responsables, les greffes générant des milliards.
Chapitre 4 : Ce que la persécution de Falun Gong révèle de la nature du PCC
Falun Gong, pratique spirituelle associant exercices de qigong et enseignements moraux fondés sur la vérité, la compassion et la tolérance, avait conquis jusqu’à 100 millions d’adeptes en 1999, de quoi alarmer le PCC. Jiang Zemin y a vu une menace pour la suprématie du parti, a qualifié le mouvement de « secte maléfique » et a déclenché une campagne de génocide.
Le chapitre montre comment cette persécution a alimenté un « réservoir » pour les prélèvements : le mode de vie sain des pratiquants — sans tabac ni alcool — en faisait des donneurs idéaux. Il détaille les tortures destinées à les contraindre à renier leur foi, et la manière dont le refus les condamnait au prélèvement d’organes. Des experts comme Ethan Gutmann estiment à 65.000‑100.000 le nombre de morts annuelles liées à ces prélèvements forcés.
Chapitre 5 : Les preuves et le chemin pour y parvenir
Ce chapitre, véritable cœur probatoire du livre, retrace vingt ans d’accumulation de preuves. Il s’ouvre sur l’histoire de Cheng Pei Ming, premier survivant connu d’un prélèvement forcé partiel. Arrêté pour avoir pratiqué Falun Gong, il est torturé, soumis à des analyses sanguines, puis opéré sans consentement en 2004 et 2006, perdant une partie de son foie et de son poumon. Après sa fuite, des examens réalisés aux États‑Unis en 2020 confirment ces amputations.
Le chapitre déroule ensuite une chronologie des faits. 1984 : adoption de règlements autorisant l’utilisation d’organes de prisonniers. 1994 : premiers prélèvements sur des Ouïghours. 2005 : délais d’attente anormalement courts pour les greffes cardiaques. 2006 : révélations de Sujiatun et rapport Kilgour‑Matas. 2009 : publication de « Bloody Harvest » par Kilgour et Matas, qui évaluent à plus de 40.000 le nombre de transplantations. 2012 : recueil d’essais « State Organs ». 2014 : « The Slaughter » d’Ethan Gutmann porte à 65.000 les morts par prélèvement forcé. 2016 : mise à jour estimant entre 60.000 et 100.000 transplantations annuelles. 2017 : un exposé en caméra cachée d’une télévision sud‑coréenne confirme la poursuite des prélèvements en Chine. 2018 : rapport du China Organ Harvest Research Center sur les volumes dissimulés. 2020 : jugement du China Tribunal concluant à des crimes contre l’humanité. 2021 : experts de l’ONU alarmés. 2022 : avis juridique de Global Rights Compliance. 2024 : rapport spécial de Doctors Against Forced Organ Harvesting. 2025 : thèse de Matthew Robertson sur la « répression extractive ».
Et ce n’est pas tout. Cette chronologie met aussi en avant des données falsifiées, des délais d’attente irréalistes et la multiplication des lanceurs d’alerte.
Chapitre 6 : Pourquoi les systèmes communistes — et le PCC en particulier — favorisent le prélèvement forcé d’organes
Les régimes communistes, et spécialement le modèle de « totalitarisme régionalisé » (RADT) du PCC, encouragent les atrocités en combinant directives venues d’en haut et compétition entre échelons locaux. Le chapitre s’appuie sur les travaux d’experts comme Chenggang Xu (RADT), Harrison Koehli (la pathocratie et la « ponérisation », où les psychopathes accèdent au pouvoir) et John Lenczowski (primat du communisme opérationnel sur l’idéologie déclarée).
En déshumanisant des groupes tels que Falun Gong, le PCC rend possible leur incarcération massive, la constitution de bases de données et la mise en place d’un système de mise à mort sur commande. Le texte évoque également l’extension de ce système aux nourrissons via la gestation pour autrui et la confiscation par l’État, ainsi que le glissement d’une partie de la presse occidentale, qui, après l’interview de Jiang Zemin en 2001, s’est alignée sur la rhétorique de la « secte ».
Chapitre 7 : Rendre tout le monde complice — y compris ses adversaires
Le PCC applique un modèle « voler, copier, remplacer » qui exploite l’avidité occidentale pour capter les élites à travers l’enchevêtrement économique. Le chapitre critique la doctrine Kissinger, accusée d’avoir favorisé la montée en puissance de la Chine, en décrivant la façon dont les élites financières américaines ont introduit en bourse des entreprises publiques chinoises avec un minimum de contrôles, entraînant des transferts de richesses évalués entre 7.000 et 12.000 milliards de dollars.
Le livre avance que le PCC mène une « guerre du peuple » par le biais du fentanyl, de la cooptation des élites et de la corruption morale, rendant ses adversaires complices de ses crimes.
Deuxième partie : Les implications mondiales de l’industrie chinoise du prélèvement forcé d’organes
La deuxième partie de « Tués sur commande », intitulée « Les implications mondiales de l’industrie chinoise du prélèvement forcé d’organes », montre comment ces atrocités éclairent la stratégie plus large du PCC pour la domination mondiale. Cette stratégie considère les États‑Unis comme un adversaire dans un jeu à somme nulle, à l’ère d’une « guerre sans restrictions » qui transforme en armes l’économie, la psychologie, le droit, la technologie, et mobilise des concepts comme les « Trois guerres » ou le Département du travail du Front uni, présenté comme une « arme magique » pour coopter les élites, réprimer la dissidence au‑delà des frontières et corrompre des institutions comme l’OMS.
L’ouvrage critique l’« attraction fatale » exercée par le PCC sur l’Amérique via des politiques jugées erronées, telle la doctrine Kissinger, qui ont favorisé l’enchevêtrement économique et le compromis moral, tout en esquissant les possibilités de changement interne en Chine grâce à des mouvements comme Tuidang. Il plaide pour des mesures législatives — interdiction des transplantations de tourisme en Chine, tribunaux internationaux — afin de combattre ces crimes et d’enrayer l’érosion des valeurs occidentales.
Chapitre 8 : Jeu à somme nulle — Comment le PCC perçoit l’Amérique
Le PCC considère les États‑Unis comme son principal adversaire dans un monde perçu comme un jeu à somme nulle, et recherche la suprématie à travers la « guerre sans restrictions » et la notion de « puissance nationale globale ». En s’appuyant sur l’ouvrage de Michael Pillsbury, « The Hundred‑Year Marathon », le chapitre détaille les stratégies discrètes visant à affaiblir l’Amérique — guerre commerciale, vol de technologies, subversion idéologique.
Chapitre 9 : La guerre sans restrictions (et les Trois guerres)
La doctrine de « guerre sans restrictions » du PCC consiste à tout transformer en arme : cyberespace, économie, droit, psychologie. Les « Trois guerres » — de l’opinion publique, psychologique et juridique — sont décortiquées à travers des exemples, comme l’usage de TikTok en tant qu’outil de guerre psychologique ou l’exploitation des règles de l’Organisation mondiale du commerce comme arme juridique.
La fusion civilo‑militaire garantit que les technologies civiles servent les intérêts militaires, l’ouvrage citant par exemple certains travaux de recherche menés au laboratoire de Wuhan.
Chapitre 10 : L’arme magique
Le Département du travail du Front uni (UFWD) a pour mission de coopter les élites, la diaspora et les institutions. Ce chapitre revient sur l’existence de « postes de police » chinois à l’étranger, sur la répression transnationale visant des médias liés à Falun Gong, tels que Epoch Times ou la compagnie artistique Shen Yun, et sur les campagnes de dénigrement orchestrées contre des survivants comme Cheng Pei Ming.
Chapitre 11 : Coopération transnationale, corruption et coercition
Le PCC exerce son influence sur des instances internationales comme l’OMS, en exploitant des visions technocratiques communes. Le livre détaille les partenariats noués par Huang Jiefu avec la Transplantation Society (TTS) et l’aval du Vatican, qui ont contribué à légitimer le système.
La complicité occidentale en matière de greffes finit ainsi par normaliser l’éthique portée par le PCC.
Chapitre 12 : Attraction fatale : comment les États‑Unis perçoivent le PCC
Les États‑Unis ont longtemps vu le PCC comme une force réformable et ont financé sa montée en puissance via la doctrine Kissinger. Des analyses comme celle de Lee Smith dans « Thirty Tyrants » avancent que certaines élites ont été capturées. Le découplage entre commerce et droits de l’homme a renforcé le régime, créant des dépendances dans des secteurs clés comme les terres rares ou les produits pharmaceutiques.
Chapitre 13 : Une opportunité pour le peuple chinois ?
Le changement venu de l’intérieur demeure difficile dans un système totalitaire. Le mouvement Tuidang, avec plus de 456 millions de démissions symboliques du PCC et de ses organisations satellites, témoigne cependant d’une forme de dissidence silencieuse.
La classe moyenne chinoise s’érode sur fond d’effondrement immobilier et de montée des inégalités, fragilisant le pacte implicite du régime — prospérité contre loyauté.
Chapitre 14 : Légiférer contre le mal
Six États américains interdisent désormais tout remboursement de greffes réalisées en Chine, tandis que des textes fédéraux tels que le Falun Gong Protection Act ou le Stop Forced Organ Harvesting Act progressent au Congrès. Des réformes institutionnelles — par exemple des sanctions prononcées par le Département de la Santé et des Services sociaux — et de nouvelles doctrines juridiques, comme la pénalisation du tourisme de transplantation, tracent des pistes d’action.
L’auteur souligne que la mobilisation de la société civile demeure décisive.
Épilogue : Il n’est pas trop tard
Jekielek prend soin de distinguer le PCC du peuple et de la culture chinoise, affirmant que les crimes du parti sont profondément anti‑chinois. Il met en garde contre la diffusion des normes éthiques du PCC en Occident, notamment à travers la banalisation de l’euthanasie et l’assouplissement des critères de don d’organes.
L’épilogue appelle à retrouver une clarté morale pour enrayer la progression du communisme, en martelant qu’il n’est pas trop tard pour agir.
En résumé
Dans « Tués sur commande : l’industrie chinoise du trafic d’organes et la véritable nature du plus grand adversaire des États-Unis », Jan Jekielek livre un réquisitoire implacable et minutieusement documenté contre l’un des crimes les plus effroyables de notre époque : le prélèvement forcé, systématique et étatique d’organes sur des prisonniers de conscience, principalement des pratiquants de Falun Gong, mais aussi des Ouïghours, des Tibétains, des chrétiens et d’autres groupes.
À partir de témoignages comme celui de Cheng Pei Ming, premier survivant confirmé d’un prélèvement partiel sur un vivant, de récits de lanceurs d’alerte, d’une chronologie fouillée de deux décennies — des révélations de Sujiatun en 2006 au jugement du China Tribunal en 2020 et au‑delà — et d’une analyse incisive de l’idéologie et de la stratégie globale du PCC, l’auteur transforme ce qui fut longtemps relégué au rang de « rumeur incroyable » en réalité difficilement contestable.
Ce qui distingue l’ouvrage d’un simple exposé, c’est la grille de lecture qu’il propose : le prélèvement forcé d’organes n’est pas une atrocité isolée, mais la lentille ultime pour comprendre la véritable nature du PCC — son utilitarisme déshumanisant, son instrumentalisation totale de la société et sa vision à somme nulle, où les vies humaines se réduisent à des marchandises au service du profit, de la longévité et du pouvoir des élites.
Dans la première partie, Jekielek remonte sans détour la généalogie des massacres de masse sous des régimes communistes et explique pourquoi ces systèmes permettent le passage à un meurtre industrialisé à la demande. La seconde partie élargit magistralement le cadre, montrant comment la « guerre sans restrictions » du régime, la cooptation orchestrée par le Front uni et la corruption transnationale ont enlisé l’Occident, rendant les adversaires du PCC complices de ses crimes tout en sapant leur boussole morale.
Puissant, urgent et sans complaisance, « Tués sur commande » s’impose comme un signal d’alarme essentiel, où se conjuguent rigueur journalistique et exigence éthique. L’ouvrage invite en particulier les sociétés libres à affronter ces réalités dérangeantes, à refuser la normalisation du PCC et à soutenir des ripostes juridiques et morales avant que ces horreurs ne se propagent davantage.
À l’heure du relativisme moral et d’une certaine complaisance géopolitique, le livre de Jekielek apparaît comme une lecture indispensable : un repère de vérité qui rappelle qu’il n’est pas trop tard pour agir, mais que la fenêtre d’opportunité se referme rapidement.
Source : The Epoch Times
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