France - Un Think tank dénonce le prélèvement d’organes en Chine et invite les thuriféraires de la puissance chinoise à « ouvrir les yeux sur cette idéologie communiste mortifère »

Dans une publication du 4 juillet parue sous le titre " Le prélèvement d’organes en Chine ou le commerce criminel d’une dictature " L’IREF (Institut de Recherches économiques et Fiscales) met en garde sur " le danger que constitue la doctrine communiste prônée par l’Etat chinois "et invite au réveil.



" Alors que les louanges pleuvent bien souvent au sujet de la Chine, à propos de sa progression dans le classement des puissances mondiales ou de ses prouesses technologiques et économiques (épidémiologiques ?), peu font l’effort d’examiner le danger que constitue la doctrine communiste prônée par l’Etat chinois et l’immense désastre produit par ce régime sur une population au garde-à-vous " commence l’article.


Il cite le rapport de 680 pages publié en 2006 par trois enquêteurs indépendants (David Kilgour, ancien secrétaire d’État canadien pour l’Asie-Pacifique ; David Matas, avocat canadien spécialiste des droits de l’homme ; Ethan Gutman, journaliste d’investigation américain) :

" La source de la majeure partie du volume massif d'organes destinés aux greffes est le meurtre d'innocents : des Ouïghours, des Tibétains, des chrétiens clandestins et principalement des pratiquants de l'ensemble d'exercices à caractère spirituel Falun Gong ", écrivent les auteurs dans leur rapport mis à jour en 2016 ,"Le pillage d'organes en Chine est un crime dont le Parti communiste, les institutions de l'État, le système de santé, les hôpitaux et la profession de greffe sont tous complices. "


Et leur constat, selon l’article de l’IREF " est le suivant : le pouvoir chinois organise le commerce des transplantations d’organes prélevés sur des condamnés à mort et des prisonniers d’opinion, vivants ou morts."


L'industrie de la transplantation a connu un essor spectaculaire

Selon la tradition chinoise, le corps d'une personne doit rester intact après la mort, ce qui était l'une des principales raisons pour lesquelles la Chine n'avait pas de système officiel d'enregistrement des dons d'organes jusqu'en 2013, six ans après que le scandale des prélèvements forcés d'organes a été initialement révélé en 2006. L'article de l'IREF explique également que très peu d'organes ont été donnés volontairement après la mise en place du système.


" L’industrie de transplantation d’organes connaît en revanche un essor spectaculaire depuis l’année 2000. Cette année-là, les transplantations de foies avaient été multipliées par 10 par rapport à 2019 et ont triplé jusqu’en 2015. Les données officielles font état de 10 000 greffes par an. Pourtant, en se basant sur les capacités requises par le gouvernement pour les centres de greffes d’organes, les 169 hôpitaux qualifiés pour ces opérations pourraient avoir effectué entre 60 000 et 100 000 transplantations par an depuis les années 2000. De plus, en 2007, 1 000 hôpitaux ont adressé au gouvernement des demandes d’obtention de permis pour pratiquer des greffes d’organes. Ce point précis laisse supposer que les transplantations pourraient être encore plus nombreuses qu’annoncé ".


Le temps d’attente pour un organe est une preuve de plus s'il en faut : " Alors que dans d’autres pays il faut parfois attendre plusieurs années un don d’organe, la Chine se vante de délais records, seulement quelques semaines, pour des greffes de foies ou de reins. " poursuit l’article. " Provenant, qui plus est, de donneurs qu’ils promettent compatibles alors que, tous les patients en attente de greffe le savent, la compatibilité des organes est une question cruciale qui ne peut qu’être espérée, jamais garantie à moins… d’être dans un hôpital chinois. "


Un crime d'État

L'article note que de nombreux hôpitaux en Chine ont fait des greffes d'organes.


Un médecin de l'hôpital de Changzheng sur le campus de Pudong à Shanghai aurait notamment déclaré :" Nous avons plusieurs équipes travaillant 24 heures sur 24. Nous avons quatre équipes qui peuvent faire [des greffes]. " A la question de la source des donneurs d'organes, il a répondu : " Nous [utilisons] une source nationale unifiée. Ça, comment dit-on ça… seuls les médecins le savent. De plus, en cas de rejet, les équipes peuvent faire plusieurs autres tentatives sur le même patient, jusqu'à ce que le succès soit assuré. "


Cela est d'autant plus troublant que les dons d'organes sont très limités. La Chine a officiellement annoncé en 2015 qu'elle cesserait d'utiliser les organes des condamnés à mort, après avoir essuyé de vives critiques de la part de nombreux pays et organisations internationales.


" Alors, d'où viennent les organes ? La réponse à cette question est effrayante ", écrit l'auteur de l'article, " La croissance spectaculaire des transplantations depuis 1999 est en effet concomitante de la répression massive et brutale, par les autorités, des adeptes du Falun Gong, une pratique de méditation basée sur des traditions de santé et de développement personnel."

" A la fin des années 1990, l’ancien Secrétaire du Parti communiste chinois, Jiang Zemin, appelait à " ruiner leur réputation ", à les " conduire à la faillite " et à les " détruire physiquement ". explique l’article. « Ces 70 millions d’adeptes ont donc fait l’objet de toute une stratégie d’éradication (détention, propagande, exécutions, diabolisation, persécutions…) de la part du régime qui a confié cette mission au " Bureau 610 ". Une administration officiellement inexistante, dotée de pouvoirs puissants pour contrôler et réprimer le mouvement Falun Gong. "


Mentionnant la résolution adoptée le 5 mai de cette année par Le Parlement européen sur le prélèvement d'organes en Chine sur " des minorités dont les pratiquants du Falun Gong, des Ouïghours, des Tibétains, des chrétiens et des musulmans " en détention ", l’article poursuit : " Le régime chinois refuse évidemment tout accès aux centres de détention ainsi qu’aux établissements médicaux. La communauté internationale se tait. "


" Sans doute serait-il temps que les adorateurs occidentaux de la puissance chinoise ouvrent les yeux sur la réalité de cette idéologie communiste mortifère. " conclut l’article de l'IREF.


L’IREF se présente lui-même comme " un " think tank " libéral et européen fondé en 2002 par des membres de la société civile issus de milieux académiques et professionnels dans le but de développer la recherche indépendante sur des sujets économiques et fiscaux. L’institut est indépendant de tout parti ou organisation politique. Il refuse le financement public. "


Version anglaise:
France: Think Tank Article Calls for End of Organ Harvesting Atrocities in China

Version chinoise:
法国智库刊文-揭露中共活摘法轮功学员器官罪行

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