Rapport Tardif: La Cour d’Appel de Hong Kong ouvre une audience sur le cas d'"Obstruction Publique" du Falun Gong

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Le 3 septembre, les pratiquants du Falun Gong de Hong Kong et de la Suisse ont commencé leur 3ème jour d’audience à la Cour d’Appel pour "Obstruction publique" suite à la condamnation d’un juge de Hong Kong l’année passée. A 9 heures du matin, dix pratiquants impliqués dans l’audience ont marché de Charter Gardens jusqu’à la Cour d’Appel située dans Queensway, avec le soutien de dizaines d’autres pratiquants. Ils sont entrés dans le palais de justice après avoir fait une annonce publique.

Les pratiquants ont indiqué dans leur annonce publique que leur manifestation pacifique devant le Bureau de Liaison des Autorités de la Chine était totalement en adéquation avec les droits que la Constitution chinoise et la Loi Fondamentale de Hong Kong accordent à leurs citoyens. Le but de leur appel était de défendre les droits de l’homme et la liberté des gens en Chine et à Hong Kong, ainsi que la moralité, la justice et la conscience dont dépend l’humanité.

Le président de la Cour Suprême, Justice Ma, a dit que sans aucun doute les gens de Hong Kong ont la liberté de manifester sous la protection de la Loi Fondamentale. Le problème est comment définir les limites de la liberté de manifestation. .M. Ma a indiqué avant que l’audience ne s’achève que la manifestation à Hong Kong est un droit protégé par la constitution. Néanmoins, il est à noter que les manifestations peuvent provoquer certaines perturbations. Quelles situations font que de telles perturbations nécessitent l’intervention de la police, et à quel point une telle intervention empiète sur la liberté des gens à manifester ? Ce sont les problèmes qui devront être résolus au cours de cette audience.

Hong Kong jouit d’un système judiciaire indépendant
L’avocat représentant les pratiquants, Zhuang Xishi, a dit que l’année dernière la manifestation des pratiquants du Falun Gong devant le Bureau de Liaison de la Chine était une coalition culturelle de l’Orient et de l’Occident, puisque cela impliquait quatre citoyens suisses. Il a dit que les pratiquants suisses n’ont pas été en Chine pour manifester parce que le gouvernement chinois avait refusé de leur délivrer des visas. Le système judiciaire de Hong Kong est indépendant de celui de la Chine, aussi ils décidèrent à la place de manifester à Hong Kong.

Il a argumenté que le passage devant le Bureau de Liaison de la Chine est de 13.7 mètres de long et de 9.5 mètres de large. En temps normal il y a très peu de piétons. La section ne fait pas partie d’une zone de parking ou d’un passage pour piétons. Il est évident qu’une petite ou moyenne manifestation pacifique dans un tel endroit n’aurait causé aucune gêne à quiconque. Il a fait remarqué que le barrage routier, que la police avait installé devant le Bureau de Liaison de la Chine le jour de la manifestation et les jours suivants, occupait une plus grande place que celle occupée par les manifestants. Cela bloquait vraiment la rue.

Cela aurait été bénéfique à la Chine d’arrêter la répression

L’un des pratiquants suisses, Eric Bachmann, a dit qu’il avait été arrêté par des fonctionnaires de la douane pour un interrogatoire à son arrivée à Hong Kong le 28 Août. Il a raconté que les fonctionnaires ont commencé à lui demander s’il allait s’engager dans une manifestation à Hong Kong. Bien qu’il leur ait montré le document de comparution en justice, ils ne voulaient pas le croire et appelèrent l’avocat afin de vérifier. Eric a indiqué que la raison de son appel est d’obtenir un jugement équitable. Il pense que Hong Kong ne devrait pas céder à la pression du gouvernement chinois.

Eric a également déclaré que les pratiquants autour du monde ont entamé des poursuites judiciaires contre Jiang Zemin pour génocide. Il pense que les poursuites arrêteront les atrocités commises par Jiang contre les pratiquants du Falun Gong et bénéficieront à la Chine.
Eric a ajouté qu’il avait été interrogé pendant plus d’une heure à la douane à son arrivée cette fois-ci à Hong Kong, comme en Février dernier. Par ailleurs, on lui a seulement permis de rester quelques jours, même après leur avoir montré les lettres de l’avocat. Il a senti qu’il avait été victime de discrimination. Durant sa visite en Février, les fonctionnaires de la douane lui avaient demandé de garantir qu’il ne participerait à aucune manifestation à Hong Kong.

La déclaration des droits de l’homme examine la frontière de la liberté de manifester.

James TO Kun-sun, membre du Conseil Législatif, a fait remarqué que tout le monde (y compris les étrangers) était autorisé à s’engager dans des manifestations ou protestations légales. Aussi, la demande faite à Eric, par les fonctionnaires de la douane de ne s’engager dans aucune manifestation à Hong Kong, était essentiellement pour lui demander de promettre de ne pas mener une action en justice, ce qui n’est pas raisonnable.

Quant au fait que la manifestation soit légale ou non, Mr. TO, un ancien avocat lui-même, a dit qu’on ne peut pas faire de déclaration générale. La Loi des droits de l’homme devrait être utilisée afin d’évaluer si quelqu’un bloquait la rue. Pour autant que le procès spécifique ait des liens avec les pratiquants du Falun Gong de l’année dernière, il a senti que c’était clair et précis : le passage devant le Bureau de Liaison de le Chine était si large que personne ne pouvait « bloquer la rue ». Il a senti que le gouvernement du District avait abusé de son pouvoir dans cette affaire.

Beaucoup de gens ont tenté de manifester devant le Bureau de Liaison de la Chine, mais ils ont tous été arrêtés par la police. Concernant cela, Mr. TO a dit catégoriquement que les actions des officiers de la police étaient erronées. "Ils ne devraient pas appliquer à Hong Kong ce qui a lieu en Chine."

Le cas historique d’ “Obstruction Publique”

Selon le centre d’information du Falun Dafa, Jiang Zemin a donné l’ordre de "tirez pour tuer" en mars dernier, ordonnant à la police d’ouvrir le feu sur les pratiquants qui collent des affiches.

Le 14 mars 2002, quatre pratiquants suisses et 12 pratiquants de Hong Kong ont été arrêtés par la police de Hong Kong alors qu’ils faisaient appel devant le Bureau de Liaison de la Chine contre l’ordre lancé de "tirez pour tuer ".Ils ont été accusés de "bloquer la rue", d’ "entrave à fonctionnaires " et d’"attaquer la police". Après 32 jours de procès, le juge a condamné les pratiquants pour les sept infractions dont ils étaient accusés, et les a condamnés à une amende allant de 1300 à 3800 dollars de Hong Kong.


Traduit de l'anglais
http://www.clearharmony.net/articles/200309/15150.html

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