Un élève diplômé de l’Université Tsinghua enseignant dans une université britannique se rappelle son expérience de l’appel du 20 juillet il y a quatre ans de cela



L’auteur de l’article a un doctorat de l’Université de Manchester et enseigne à présent dans une université britannique. Sa fiancée, Zhu Yung Chieh, est à présent emprisonnée par le gouvernement chinois parce qu’elle pratique le Falun Gong
Je me souviens qu’il y a quatre ans il y avait sur le campus de Tsinghua des centaines de gens, personnel et étudiants, qui pratiquaient chaque matin et chaque soir les exercices du Falun Gong. Des dizaines de milliers de jolis points de pratique comme celui-ci étaient largement répandus dans toute la Chine. La compassion la paix, la pureté et le charme des pratiquants de Falun Gong apportaient de la beauté aux gens tant et si bien que de plus en plus de gens comprenaient le Falun Gong et commencèrent à cultiver. Quel souvenir merveilleux et inoubliable ! Mais le sombre 20 juillet 99 secoua le campus de Tsinghua et le pays tout entier.

Je me souviens, c’était une journée chaude et fiévreuse et des nuages denses couvraient le ciel. A cinq heure le matin, lorsque je suis arrivé comme à l’habitude sur le point de pratique de Tsinghua, on m’a dit que le gouvernement central prévoyait de réprimer le Falun Gong. Sans hésiter, j’ai décidé de visiter Zhongnaihai, l’enceinte du gouvernement central, pour appeler en faveur du Falun Gong avec plusieurs autres compagnons pratiquants. Je voulais dire au gouvernement central comment j’avais bénéficié de la pratique du Falun Gong mentalement et physiquement et leur faire renoncer à leur mauvaise décision. Plusieurs d’entre nous, parmi lesquels une femme enceinte, louâmes une voiture et nous arrivâmes à un endroit près de Zhongnaihai. A ce moment, Zhongnaihai était déjà sous loi martiale, nous descendîmes donc de voiture pour continuer à pied.

Bien que ce fut encore le matin, les rues se remplissaient de gens. Voyant leur apparence bienveillante, leurs vêtements discrets, et leurs échanges mutuels sur comment ils avaient retrouvé la santé physique et mentale en cultivant et pratiquant, je savais qu’ils étaient pratiquants de Falun Gong. De plus en plus de gens approchaient Zhongnaihai. L’endroit étaient bondé mais pas chaotique parce que chacun observait pour lui-même la retenue qui convient à une bonne personne selon les standards de Dafa. Regardant alentour, je fus touché. Qu’ils fussent des hommes ou des femmes, jeunes ou vieux, la plupart d’entre eux ne se connaissaient pas. Mais tous partageaient le même souhait : faire connaître les faits concernant le Falun Gong au gouvernement central et leur faire annuler leur mauvaise décision.

Parce que Zhong Nai Hai était déjà sous loi martiale, tout le monde ne pouvait même pas tenir dans les rues avoisinantes. De plus en plus de pratiquants arrivaient et les rues étaient bondées. Plus tard, ont a dit que l’adresse du Bureau des Appels d’Etat était au 9, Huang Cheng Ken. Tout le monde demanda donc la direction et suivi la foule pour se rendre au Bureau des Appels. Lorsque je suis arrivé à proximité du Bureau des Appels, les deux côtés de la rue étaient pleins de pratiquants et de policiers, et les rues étaient lourdement gardées. Vers midi, des véhicules militaires arrivèrent. Des centaines de soldats sautèrent des véhicules, se postant dans toutes les rues avoisinantes, il y avait un soldat tous les mètres. En même temps, il y avait des soldats armés dans les véhicules militaires.

Pendant ce temps, beaucoup de pratiquants en profitaient pour apprendre les faits du Falun Gong aux soldats. Les voix gentilles et sincères des pratiquants touchèrent de nombreux soldats. Certains leur livraient leurs pensées et sentiments les plus intimes : ils avaient été entraînés pendant trois jours, la propagande calomniant le Falun Gong avait été instillée dans leurs esprits, mais ce dont ils étaient témoins était totalement différent. En regardant attentivement les soldats et leurs uniformes je pouvais dire qu’ils étaient de nouvelles recrues. Voyant leurs visages enfantins, je me sentis triste que de jeunes soldats soient utilisés pour réprimer de bonnes et aimables personnes. Quelques vétérans (peut-être leurs commandants) ordonnèrent aux nouvelles recrues de ne pas parler avec les pratiquants. C’était difficile de comprendre qu’ils aient aussi peur que les nouvelles recrues comprennent les faits du Falun Gong.

A environ 4h, des bus, avec leurs plaques d’immatriculation couvertes, passèrent devant nous. Les commandants donnèrent des ordres, tandis que les pratiquants observaient silencieusement ce qui était en train de se passer. Les nouvelles recrues n’étaient pas préparés à la violence, pourtant ceux qui les commandaient devinrent frénétiques et attrapaient les pratiquants. Les officiers vétérans hurlaient aux nouvelles recrues d’agir violemment. Alors, les pratiquants se tinrent main dans la main et ne laissèrent pas les soldats les diviser. Plus tard, deux ou trois soldats commencèrent à travailler ensemble pour tirer un pratiquant. Voyant que nos mains étaient étroitement jointes, un vétéran agressif se précipita sur moi et me tira par les cheveux me donnant des coups de genoux, mais ça ne marcha pas. Puis, deux autres soldats arrivèrent pour me séparer des pratiquants des deux côtés. Je fus poussé de force dans un bus, et là les officiers vétérans agressifs me donnèrent des coups si violents par derrière que perdis l’équilibre et saisis quelque chose pour me tenir. A ce moment, il y avait déjà de nombreux pratiquants dans le bus confrontés aux mêmes mauvais traitements. Ce qui m’inquiétait c’est que les soldats traitaient même la pratiquante enceinte de Tsinghu de la même manière violente. Je criai, « Ne la battez pas ! » le temps sembla s’arrêter à ce moment, et puis tout recommença de nouveau ;

Les pratiquants dans le bus commencèrent à crier, “Falun Dafa est bon ! Falun Dafa est la Loi juste ! c’est contre la constitution de réprimer le Falun Gong ! » Le bus ne tarda pas à être plein de pratiquants. Il y avait un policier et deux soldats de garde à la porte de chaque bus. Alors, le bus commença à bouger et les pratiquants ouvrirent les fenêtres pour crier tout le long des rues, “Falun Dafa est bon ! Falun Dafa est la Loi juste ! c’est contre la constitution de réprimer le Falun Gong ! » Nous récitâmes aussi Lunyu[La préface de Zhuan Falun le texte principal du Falun Gong] plusieurs fois. Nous eûmes l’impression d’avoir transcendé toute l’affaire.

Le bus s’arrêta au stade de Fengtai et on nous demanda de descendre et de nous asseoir sur une place au centre du stade. Les bus entraient l’un après l’autre. Au total il y en avait au moins 45. Finalement il se mit à pleuvoir des cordes. Ce n’était pas une pluie ordinaire (Nous réalisâmes plus tard que dans certains endroits de Beijing, tels que Haidian, il était tombé du ciel des grêlons énormes.)

Les véhicules militaires commencèrent à remplir le stade. Peu après les soldats occupaient la moitié du stade. Les pratiquants sortirent leurs livres de Dafa pour étudier la Loi. Le temps filait et il se mit à faire noir peu à peu. A ce moment, les soldats attendaient impatiemment les ordres. Plus tard, les bus furent de nouveau amenés près de nous. Nous savions que les soldats allaient agir de nouveau aussi joignîmes nous les mains. Et encore une fois les soldats nous poussèrent dans les bus et les bus se mirent en marche. Je ne savais pas où nous allions. Puis notre bus s’arrêta à un certain endroit près de la place Tiananmen. Voyant que personne ne nous arrêtait, nous descendîmes du bus pour partir.

Cette nuit-là, je rentrai tard à l’Université. Mais ne retournai pas dans le bâtiment où j’habitais avec plusieurs autres pratiquants. Plus tard nous découvrîmes qu’une voiture de police était restée toute la nuit devant le bâtiment à nous vivions. Je gardai contact avec les amis pratiquants par portable et nous découvrîmes un endroit inaperçu pour nous reposer et échanger nos impressions mutuelles. A 4 heures le matin suivant, nous nous préparâmes de nouveau à aller faire appel en faveur du Falun Gong. Une fois encore nous fumes attrapés et placés dans un bus de la police. Le bus nous conduisit au stade Shijingshan.

A trois heures de l’après-midi la police commença à diffuser de la propagande de CCTV pour calomnier le Falun Gong avec des amplis. Pendant ce temps, en entendant le nom de notre honorable Maître calomnié, j’avais l’impression d’être poignardé par des couteaux. Maître Li a présenté « Vérité-Compassion Patience » aux êtres vivants , il nous a enseignés à être bons et vertueux. 100 millions de personnes ont obtenu la santé physique et mentale grâce à la pratique du Falun Gong. Pourtant le gouvernement n’était pas reconnaissant, au contraire, il lançait une répression contre le Falun Gong.

Le 20 juillet 1999 fut le jour le plus sombre de l’histoire du peuple chinois.

C’était il y a quatre ans. la détermination et la foi solide des pratiquants leur a valu soutien et respect des citoyens du monde entier. De l’autre côté Jiang Zemin, sera traduit en justice pour sa sanglante persécution du Falun Gong. Peuple chinois, veuillez saisir cette précieuse opportunité. Ne soyez plus trompés par les forces du mal.


Version chinoise disponible à
http://www.yuanming.net/articles/200307/22334.html
Traduit de l'anglais
http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2003/7/18/38230.html

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