Le Ministre des Affaires Etrangères suédois rend public un bilan des droits de l’homme dans le monde

Le Ministre des Affaires Etrangères de Suède, Mme Anna Lindh, a tenu une conférence de presse le 13 janvier 2003, à propos de la décision d’autoriser la publication sur Internet de leur bilan des droits de l’homme. Le Ministre des Affaires Etrangères suédois a créé un bilan par pays dans le monde. Il y avait avec le Ministre des Affaires Etrangères quatre Ambassadeurs, de la Suède, de Colombie, de Turquie, du Zimbabwe et de Chine.


Anna Lindh

Bien que de nombreux pays aient fait des progrès dans le domaine de l’amélioration des droits de l’homme, il y a encore d’énormes problèmes, par exemple au Moyen Orient. Dans le monde instable d’aujourd’hui, les droits humains courent le risque de se dégrader, à la fois dans la chambre des débats et dans les pays respectifs. Par conséquent, nous voulons élargir le débat grâce à cette information ouverte, que tout le monde puisse lire, » a dit Mme Lindh.
Le Ministre des Affaires Etrangères suédois a rassemblé une information spécifique sur les différents pays et pendant de nombreuses années, comme outil et source de documents pour le Ministère des Affaires Etrangères et les autres départements au sein du Gouvernement Suédois. Les rapports ont été strictement confidentiels, mais ils ont été retravaillés à présent pour convenir à la consultation publique.

Le but de cette manœuvre est d’accélérer la processus de l’amélioration des droits de l’homme dans le monde en exposant clairement les violations de chaque pays. Cela bénéficierait aussi aux NGO. Les rapports montrent non seulement les violations des droits de l’homme, mais aussi les progrès qui ont été faits dans le monde entier.

“En publiant les rapports spécifiques, nous faisons un pas important vers un échange de l’information accru à propos de la situation des droits de l’homme dans le monde. Mon attente est que cela augmentera la connaissance, stimulera le débat public, et montrera des moyens pour améliorer les droits de l’homme. »

Des pays dans lequel la Suède n’a pas d’ambassade ont aussi été analyses, quoique pas autant en profondeur que ceux avec des représentations ambassadoriales. « Nous ne voulions pas tirer une ligne entre les pays, aussi nous avons établi un rapport pour tous les pays du monde, puisque la Suède a une représentation dans chacun d’entre eux, » a continué Mme Lindh.
Ces rapports ne sont écrits qu’en suédois, et sont principalement des manuels de travail et n’ont donc pas été écrits à l’origine pour la consultation générale. Ils sont écrits méthodiquement, mais il peut quand même y avoir certaines erreurs. Le seul contrôle qui a été exercé est pour la protection des sources d’information ; à part cela, ce sont les mêmes rapports qu’utilise le Ministère des Affaires Etrangères de Suède. “En les rendant public, nous devons aussi accroître au fur à mesure leur qualité”.
Chacun des quatre Ambassadeurs a alors donné un bref résumé de la situation des droits de l’homme dans leur pays respectif.

Le rapport de la Chine est gros de 34 pages. En voici quelques courts extraits :

La liberté de Parole, d’Organisation et de Religion est encore contrôlée par le gouvernement, qui s’attaque aux pratiquants de Falun Gong, aux églises clandestines, aux activistes de la démocratie et du travail, etc.
Aucun autre pays au monde n’exécute autant de gens que ne le fait la Chine.

Il y a encore de gros problèmes avec le système judiciaire, y compris l’implication politique dans les procès..
Les dissidents sont classifiés comme “menaçant la sécurité de l’Etat”.

La torture est employée pour extorquer des confessions.
Les gens sont enlevés et condamnés sans jugement.
Les gens sont emprisonnés dans des camps de travaux forces et des hôpitaux psychiatriques.
Il est interdit d’aborder certains sujets en public :
de mettre en question le monopole du Parti communiste.
de critiquer l’implication du Gouvernement au Tibet et au Xinjiang.
de Mettre en question la réunion avec Taiwan.
de Critiquer la persecution du Falun Gong.

En ce qui concerne le Falun Gong:

Des pratiquants sont morts après avoir été torturés en garde à vue, à cause du manque de soins ou durant une tentative de s’échapper.
Les pratiquants déclarent qu’ils ont été persécutés, arrêtés, violés et torturés.
Les pratiquants déclarent que des dizaines de milliers de pratiquants ont été arrêtés, torturés ou tués.
Bien que ces témoignages soient en general durs à vérifier, ils sont considérés dignes de foi par les organisations de droits de l’homme.
Human Rights Watch et l’Initiative sur la Psychiatrie de Genève déclarent que les pratiquants de Falun Gong sont emprisonnés dans les hôpitaux psychiatriques contre leur volonté.
Un précédent legal commençant en juin 2001 a permis que les pratiquants soient condamnés à des peines de prison de trois à sept ans s’ils produisent ou distribuent 300 photos ou imprimés contenant des informations. S’ils produisent ou distribuent plus de 1500 photos ou imprimés – ils peuvent être condamnés à plus de sept ans de prison. Rassembler plus de 20 pratiquants pour une activité du Falun Gong peut être passible de sept ans de prison.

La Chine est encouragée à coopérer avec les mécanismes des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, et par conséquent inviter des Inspecteurs des Nations Unies sur la Torture. Les exigences de l’Union Européenne déclarent qu’ils doivent éliminer la peine de mort et réformer le système d’enlèvement administratif. Le dialogue de l’UE présente aussi une liste de personnes emprisonnées, incluant des critiques du régime et des pratiquants de Falun Gong. L’UE demandent des informations à propos des personnes sur cette liste, et déclare que l’UE veut que ces personnes soient relâchées. Une exigence de l’Union Européenne avant que le dialogue ne se poursuive est que la Chine montre des résultats concrets dans ces domaines.


Chinese version available at
http://www.yuanmingeurope.net/articles/200301/16534.html

Traduit de l'anglais
http://www.clearharmony.net/articles/200301/9724.html

Published : Tuesday, 21 January 2003

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