L’Allemagne met un frein à l’espionnage du régime chinois

Un incident d’espionnage, à peine quelques semaines avant le voyage en Chine prévu par la chancelière Angela Merkel, pourrait menacer les relations bilatérales entre Berlin et Pékin selon un article du 26 juin du magasine d’actualité Spiegel Online. Quelques jours plus tôt, les activités des services d'espionnage faisaient l'objet d'un rapport spécial publié par le Ministère de l’intérieur de l’Allemagne.

Un employé du consulat de Chine à Rio de Janeiro, Brésil, filme à travers une fenêtre une manifestation en face du consulat le 26 mars 2008.

Un incident d’espionnage à peine quelques semaines avant le voyage en Chine prévu par la chancelière Angela Merkel pourrait menacer les relations bilatérales entre Berlin et Pékin selon le magasine d’actualité Spiegel Online dans un article du 26 juin. (Antonio Scorza/AFP/Getty Images)

Le bureau du Procureur fédéral d'Allemagne enquête sur des allégations d’espionnage visant deux haut-fonctionnaires chinois, et l’affaire pourrait rendre plus difficile la prochaine visite d’Angela Merkel en Chine.

Selon une information obtenue par le Spiegel, les Procureurs fédéraux enquêtent actuellement sur deux individus chinois concernés par des accusations d’espionnage contre les pratiquants de Falun Gong en Allemagne. Un des accusés occuperait la position d’un vice-ministre chinois et serait au service du “Bureau 610”, une arme extra-judiciaire exécutant les directives du Parti communiste dans sa lutte contre le mouvement de méditation Falun Gong dans le monde entier.

L’article du Spiegel mentionnait aussi qu’à la fin de l’année dernière, dans une autre affaire, un diplomate du Consulat chinois à Munich a reçu l’ordre de quitter l’Allemagne en décembre 2009 après la découverte qu’il espionnait sur la communauté Uighur.


Combattre les “Cinq poisons”

Juste quelques jours avant l’article du Spiegel, le 21 juin, le Ministère de l’intérieur allemand sortait son http://www.verfassungsschutz.de/de/publikationen/verfassungsschutzbericht/vsbericht_2009/ traitant du terrorisme et de l’espionnage menaçant le pays.
Le rapport consacre plusieurs pages aux activités d’espionnage du service d’intelligence chinois décrivant des méthodes de collecte-d'information méthodiques concernant non seulement des applications politique, industrielle et militaire, mais aussi des groupes de gens que le régime chinois considère comme une menace à son pouvoir.

Une section du rapport s’intitule “Combattre les Cinq Poisons.” Le rapport décrit comment le régime chinois diffame des groupes de gens qu’ils considèrent le plus grand danger à son pouvoir, les appelant les " cinq poisons. "

“Sont affectés la plupart de ceux que la Chine suspecte de séparatisme: les Uighurs et les Tibétains, ainsi que les adhérents du mouvement de méditation Falun Gong. Le parti communiste de la Chine considère également les membres du mouvement pour la démocratie et les défenseurs de l’indépendance de Taiwan comme des ennemis de l’état » selon le rapport.


Le Bureau 610

Selon des sources du Falun Gong, le Bureau 610 est une agence extra-judiciaire de style gestapo qui a été créée le 10 juin 1999 par l’ancien dirigeant chinois Jiang Zemin, spécifiquement pour persécuter les pratiquants de Falun Gong.

Un récent article de Clearwisdom (un site Internet tenu par les pratiquants de Falun Gong rendant compte de cas de persécution) dénonce le recours à la torture. Outre les coups au visage et au corps avec des objets lourds, certaines des techniques de torture les plus courantes que le personnel du 610 administre ou supervise, incluent la privation de sommeil pendant des jours voir des semaines, les chocs électriques des parties sensibles du corps avec des bâtons électriques à haut voltage simultanément, l’arrachage des ongles, etc.

Outre la torture, les agents du 610 envoient administrativement les pratiquants de Falun Gong directement dans les camps de travail, les centres de détention et les classes de lavage de cerveau. — où ils peuvent être incarcérés pour trois ans sans procès ni aucun dû processus, droits pourtant garantis à la population chinoise par leur constitution

Hao Fengjun, un ancien officier du 610 de Tianjin s’est enfui en Australie en 2005 parce qu’il ne voulait plus participer aux sévices infligés aux pratiquants de Falun Gong. En février 2004, Hao été placé 30 jours en confinement solitaire après avoir qualité de “mensonges” la propagande anti-Falun Gong du parti.

L’ancien agent du 610 a dit que bien que nombre des ses collègues désapprouvent le travail du Bureau 610, beaucoup d’autres n’ont pas hésité à profiter du système de récompenses du 610.

“Il y avait des gens qui travaillaient très dur parce que plus de pratiquants de Falun Gong sont arrêtés, plus de bonus ils obtiennent,” a dit Hao.

Recueillir des informations sur les adhérents hors de Chine est encore plus lucratif qu’arrêter des pratiquants en Chine; une information basique sur les vies personnelles des pratiquants, si on l’estime valable, rapporte typiquement pas moins de 50,000 yuans (plus dc 300 US$7). À travers un système d’informateurs menant par ailleurs des vies ordinaires,le Bureau 610 construit les profils entiers de communautés outremer.

Hao dit avoir “personnellement reçu des informations des services de renseignement à propos des pratiquants de Falun Gong d’Australie et du Canada" suffisamment détaillés pour révéler où ces personnes travaillent et les activités auxquelles elles participent.


http://www.theepochtimes.com/n2/content/view/38233/

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