Des cas choisis de l'utilisation par le Parti communiste chinois de la torture par ingestion forcée de substances médicamenteuses sur les pratiquants de Falun Gong, soumis aux Nations Unies

De nombreux pratiquants de Falun Gong se sont vus injecter de force ou gavés avec des substances médicamenteuses sur ordre du Parti communiste chinois (PCC) durant les dix ans de persécution . Les Nations Unies et la communauté internationale se sont montrés de plus en plus concernés.

Lors de la 41ème session de la rencontre annuelle du Comité contre la Torture des Nations Unies du 3 au 21 novembre 2008, le recours par le PCC à la torture par substances médicamenteuses et la détention psychiatrique forcée a été abordé.

Le Rapporteur spécial sur la Torture, Manfred Nowak, a soumis un rapport aux Nations Unies lors de la septième session du Conseil des Droits de l’homme le 14 janvier 2009, intitulé " Promotion et Protection de tous les Droits humains, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, incluant le Droit au développement – Rapport du Rapporteur spécial sur la torture et autres traitements ou châtiments , cruels, inhumains ou dégradants " Nowak y déclarait: " De plus dans de nombreux cas, leur détention et ou traitement forcé ne sont pas soumis à un examen judiciaire. Par exemple, au moment de la visite du Rapporteur spécial en Chine, "les programmes de réhabilitation forcée de la drogue (qianzhi jiedu) étaient une forme spécifique de détention administrative. "

Ci-dessous quelques cas spécifiques :

Fang Shimin: Fang est une pratiquante du canton de Wenshan. Elle a été emprisonnée pendant un an, durant lequel la police a ajouté des substances médicamenteuses à sa nourriture, endommageant son système nerveux et lui causant des pertes de conscience.

Wan Xiuying : Wan est une pratiquante de l’agglomération de Gejiu. Elle a été condamnée à 5 ans. En prison, elle a été forcée à se tenir debout pendant une longue durée, et s’est vue injecter des drogues inconnues. Suite à la torture, elle ne pouvait plus parler et a perdu conscience. Après avoir été libérée, elle n’a pas pu retrouver la mémoire et s’est considérablement affaiblie.

Zhang Rufen: Zhang est une pratiquante de Haikou, Kunming. Elle a été gavée de force avec des substances médicamenteuses, qui lui ont fait saigner les yeux, le nez et les oreilles. Après avoir été relâchée, elle n’a pas été autorisée à contacter d’autres pratiquants.

Wang Lianzhi: Madame Wang, 72 ans, est une pratiquante de Kunming. Elle a été arrêtée le 15 avril 2008 et envoyée en prison en octobre 2008. Le 27 octobre son fils s’est entendu dire par la prison que Wang avait développé une maladie mentale. Son fils a demandé ce qui était arrivé à sa mère, qui allait bien quelques jours plus tôt. On lui a répondu que c’était le diagnostic d’un médecin. Les responsables de la prison ont dit également que Mme Wang avait été forcée à prendre des médicaments pour l’hypertension. Son fils a demandé ce qu’elle avait été forcée à prendre d’autre mais la police a refusé de répondre.

M. Sun Tiechun, pratiquant de Falun Dafa, de la ville de Benxi dans la province du Liaoning a été arrêté en septembre 2004 par un agent de la station de police de Niuxintai à bord d’un bus. Ce dernier a alors emmené M. Sun à un centre de détention où on l’a gardé pendant un mois. M. Sun a par la suite été condamné à trois ans au Camp au Camp de travail forcé de Weiningying. Il a refusé d’abjurer les principes de Vérité-Compassion-Tolérance, et a été soumis à une torture brutale. A sept ou huit occasions, il a été incarcéré dans une petite cellule sans fenêtre infestée de moustiques et d’autres insectes. La police de la prison l’a torturé avec l’appareil de torture dit du " lit d’étirement " (voir http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2007/12/30/92640.html) et lui a injecté une subtance inconnue. Lorsque M. Sun a hurlé sous la douleur insupportable induite par cette substance, l’agent Dong Bo a ordonné à un prisonnier de lui clore la bouche avec de l’adhésif. M. Sun a été soumis au lit d’étirement pendant deux semaines suite à quoi ses bras et ses jambes sont devenus inertes et il s’est effondré mentalement.

M. Yu Shaoqi, 32 ans, est un pratiquant du Canton de Chenxi, dans la province du Hunan. Depuis juillet 1999, M. Yu a été détenu au moins six fois. En novembre 2005, il a été emprisonné dans un camp de travail forcé. En décembre 2006, sous la pression du Comité politique et judiciaire, du Bureau 610, de la Section de sûreté intérieure, et de la Section de sureté intérieure du Canton de Chenxi, l’employeur de M. Yu, le Bureau météorologique, l’a emmené à l’Hôpital psychiatrique de la ville de Huaihua. Une fois là, il a enduré trois mois de persécution psychiatrique et développé des symptômes de démence, tremblements des pieds,vision brouillée et bave.

Ces derniers mois, le Bureau 610, le Comité politique et judiciaire, et la Section de sûreté intérieure ont forcé la famille de M. Yu à choisir entre l’injection de substances psychiatriques par eux-mêmes à la maison ou de le faire admettre dans un hôpital psychiatrique. Le matin du 19 décembre 2008, alors qu’il retirait sa carte d’identité aux services de police, M. Yu a été arrêté puis emmené dans la ville de Changsha pour un " diagnostic psychiatrique ". La police a forcé la famille de M. Yu à lui injecter à nouveau des drogues psychiatriques. Le 11 janvier 2009, les mêmes membres de famille lui en ont injecté à deux reprises à la maison.

Version chinoise disponible à :
http://www.minghui.org/mh/articles/2009/9/18/208575.html

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.

Contacter les éditeurs :
chrisfym@fldf.be

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.