Faire face ouvertement et noblement à un environnement sinistre (2ème partie)

(Suite de la première partie)

Danger imminent
En 1996, Xu Guangchun, Ministre adjoint du Département central de la propagande, a appelé les éditeurs en chef de dix des principaux journaux officiels. Xu a ordonné au Guangming Daily de publier des articles diffamant le Falun Gong et au reste d’entre eux de citer ses articles. Par la suite, la Division de publication des actualités du Département de la propagande a émis une note interne interdisant tous les livres du Falun Gong parce qu’ils encourageaient la superstition. Les livres Zhuan Falun et Falun Gong étaient à l’époque parmi les dix meilleurs best seller. Cela indiquait un changement dans la politique de " ne pas interférer, promouvoir, ni attaquer le qigong et les capacités supra normales."


Toutefois, beaucoup de gens qui travaillaient dans les principaux journaux officiels pratiquaient le Falun Gong. Il y avait encore davantage de pratiquants travaillant au Ministère de la Sécurité publique. Une lettre de remerciements de la Fondation chinoise pour la Justice et le Courage établissait que le Chef du Ministère, Wang Fang, soignait ses maladies en pratiquant le Falun Gong. À l’époque, beaucoup de gens au sein du Ministère étaient des fous de qigong et connaissaient le Falun Gong. De nombreux fonctionnaires du système de la sécurité publique étaient des pratiquants. D’anciens membres du Centre de recherche du Falun Dafa, Ye Hao et Li Chang, étaient Directeur adjoint et Chef de division du Ministère.


En 1996, la répression du Falun Gong avait pris fin avant même d’avoir commencé parce que des centaines de milliers de lettres étaient arrivés au gouvernement central, clarifiant les faits à propos du Falun Gong.


Début 1997, Luo Gan a ordonné au Ministère de la sécurité publique de mener une enquête nationale dans une tentative de trouver des ' preuves' que le Falun Gong était une secte. Des rapports de bureaux de la sécurité publique à l’échelle nationale n’ont trouvé aucun problème. En juillet 1998, le Premier Bureau du Ministère a émis la note 555 : " Note concernant l’enquête sur le Falun Gong." Dans la note, il qualifiait le Falun Gong de 'secte' et proposait de " mettre la main sur l’information interne à propos d'activités du Falun Gong et mener une enquête ultérieure si aucune preuve n’était trouvée. "
Luo Gan a déclaré Falun Gong coupable puis décidé de chercher des preuves. À l’époque, de nombreux fonctionnaires des services secrets et des officiers de police ont prétendu être des pratiquants de Falun Gong pour mener l’enquête. Nombre d’entre eux sont devenus des pratiquants déterminés après avoir acquis une bonne compréhension du Falun Gong. Á la surprise de Luo, aucune preuve d’un quelconque crime n’a été découverte à l’échelle de toute la nation. Cependant, l’investigation de Luo a provoqué des incidents dans plusieurs régions.


Le Bureau de la Sécurité publique de la ville de Zhaoyang dans la province du Liaoning a émis la notice N°37 en 1998 : "Notice pour interdire les activités illégales du Falun Gong." Certains pratiquants ont été condamnés à une amende de 4.000 yuans au total. Plus de 40 pratiquants sont allés au Ministère faire appel, et plus de 1.000 ont signé une pétition pour accuser le Bureau de la sécurité publique de Zhaoyang d’avoir violé leurs droits civils.


Le 21 juillet 1998, la Première division du Ministère a à nouveau émis une notice à tous les départements locaux. Les départements de la sécurité publique des provinces de Xinjiang Xinjiang, Heilongjiang, Hebei et Fujian ont dispersé les pratiquants de leurs sites de pratique, sont entrés par effraction à leurs domiciles, et ont confisqué leurs effets personnels.


Les tentatives de Luo de stigmatiser Falun Gong comme une secte et d’établir des raisons pour la répression n’étaient pas parce que Falun Gong avait fait quoi que ce soit de mal. Luo était le Secrétaire du Comité politique et légal. Il était à la plus haute position qu’il avait pu atteindre et pour monter plus haut, il devait accomplir quelque chose de politiquement grand.


Luo a par la suite découvert que beaucoup de gens au Ministère de la Sécurité publique connaissaient et pratiquaient le qigong. En 1996, il a renvoyé tous ceux qui étaient responsables et pratiquaient le qigong.


Dans la seconde moitié de 1998, plusieurs cadres retraités du Congrès national du peuple, menés par Qiao Shi, ont mené une investigation détaillée sur le Falun Gong et sont arrivés à la conclusion que : " pratiquer le Falun Gong était tout bénéfice et sans préjudice. À la fin de l’année, ils ont présenté leur rapport au Politburo central. Jian Zemin était le alors le chef du Politburo.


Un faux scientifique brouille le vrai et le faux
L’atmosphère politique entourant Falun Gong est devenue de plus en plus sensible après ce que Luo avait fait. À cette époque, il y avait des journalistes et des fonctionnaires qui ont osé soutenir Falun Gong ouvertement. Il y a eu aussi ceux qui ont agi selon ce que dictait la situation et ceux qui voulaient accumuler un capital politique. Ils ont accusé et calomnié Falun Gong et planté les graines de la persécution qui allait suivre.


En mai 1998, le beau-frère de Luo, He Zuoxiu a créé une rumeur dans son interview avec la Télévision de Pékin (BTV). Il a dit qu’un étudiant diplômé appelé Sun était devenu psychotique à cause de la pratique. En fait les problèmes mentaux de Sun n’avaient rien à voir avec le Falun Gong et le camarade de chambre et camarade de classe de Su avaient clarifié cela à répétition avec des faits concrets. Il a maintenu sa déclaration à BTV. De nombreux pratiquants de Falun Gong sont allés à BTV afin de clarifier les faits ? Après qu’un responsable adjoint de BTV ait vu la manifestation paisible des pratiquants et appris ce qui se passait en réalité, il a fait quelques reportages sur la pratique en plein air du Falun Gong et compensé pour les précédentes déclarations mensongères, sans présenter d’excuses. Puis l’incident s’est apaisé.


He Zuoxiu était un opportuniste politique. En novembre 1995, Yu Guangyuan, Chef adjoint de la Division théorie du Département central de la propagande, est allé à l’Université Qinghua parler aux étudiants. Etudiant à l’époque, He était au forum et a rencontré Yu. Après avoir passé son diplôme en 1951, il s’est vu assigné un travail au Département de la propagande.


Le 21 mai 1952, He a publié un article dans le People's Daily, " Idéalisme dans la ‘Critique de la mécanique quantique’ des scientifiques russes." Il proposait d’appliquer l’idéalisme, un puissant outil dans la lutte politique à l’époque, à la physique. En 1955, la question de se débarrasser ou non des reliques politiques à Pékin suscitait des discussions échauffées. Mao Zedong était la force conductrice majeure derrière ceux qui appelaient au retrait des reliques et le Professeur Liang Sicheng de l’Université Qinghua et d’autres préconisaient de les garder. He a saisi l’opportunité et publié un article : "l’incompréhension de Liang Sicheng sur les questions d’Architecture" et appelé le style d’architecture de Liang " un cerveau chinois dans un corps étranger," " Mutant de l’harmonisation des classes," et " une fausse théorie viole directement la politique générale du pays ," Liang a été forcé à " ré-examiner son problème", He continuait malgré tout à se délecter à parler de cette histoire. Il croyait que cela lui faisait graduellement comprendre ce qu’était le " marxisme créateur". He critiquait aussi la génétique de Morgan et le modèle de quark du lauréat du Nobel Gell-Mann avec le Marxisme et l’idéologie qui le sous tend. Plus tard dans sa vie, He s’est tourné vers la critique du qigong le qualifiant de " pseudoscience "


Pour tout ce que He Zuoxiu a fait pour protéger l’idéologie de Pékin, le magazine Drapeau rouge l’a vivement recommandé pour être un membre de l’Académie chinoise des Sciences. Il a continué à utiliser sa position pour accumuler un capital politique. En 2001, Jiang Zemin faisait à fond la promotion de sa théorie des " Trois représentants ".He Zuoxiu a fait un discours dans le premier forum de mécanique quantique tenu par l’Académie, disant que le " schéma du développement de la mécanique quantique s’accordait avec la théorie des Trois représentants de Jiang Zemin. Plusieurs intellectuels ont quitté le forum durant son discours. Il a rassemblé sa " théorie " dans un article et l’a publié dans le journal de l’Université de Science et de Technologie (Sciences sociales) de Kunming, volume 1, 2001, "L’Établissement de la mécanique quantique et le Système d’évaluation de l’innovation scientifique et technologique en Commémoration du 100ème anniversaire de l’établissement de la théorie des Quantum de Planch. "


Comme Luo voulait plaire à Jiang en réprimant le Falun Gong, il n’a épargné aucun effort en diffamant le Falun Gong au nom de la science. Toutefois, les fonctionnaires locaux de Pékin ont continué à suivre la politique existante de ne pas interférer avec le qigong et n’ont pas publié ses travaux.


L’incident de Tianjin ouvre le rideau sur la persécution
Prenant la mesure suivante contre Falun Gong, He a publié un article intitulé “Je suis contre le fait que les jeunes gens pratiquent Falun Gong " dans le Journal de l’Institut de l’éducation de Tianjin le 11 avril 1999. Il a imputé au Falun Gong des choses qui n’avaient rien à voir avec lui et évoqué des désastres, y compris la destruction du pays qui arriveraient si les gens continuaient à pratiquer Falun Gong. À l’époque, les pratiquants de Falun Gong ont vu les débuts d’un mouvement politique pour éradiquer Falun Gong et se sont sentis obligés d’aller clarifier les faits à propos de la pratique.


Le 23 avril des milliers de pratiquants sont allés au bureau éditorial du Journal afin de clarifier les faits. Alors que l’entretien allait se conclure et que l’éditeur était près à publier une déclaration pour corriger la publication précédente de He, 300 policiers anti-émeute font fait leur apparition à Tianjin. Ils ont chassé les pratiquants de Falun Gong et dans le processus ont battu et arrêté 45 d’entre eux. Les autorités de la ville de Tianjin ont dit aux pratiquants que la répression était un ordre de Pékin et les ont encouragés à aller à Pékin faire appel s’ils le souhaitaient.


Dix milliers de pratiquants visitant Zhongnanhai
Les nouvelles ont atteint Pékin, et de nombreux pratiquants locaux ont décidé d’aller faire appel au Bureau d’Etat pour les lettres et appels. Le 25 avril, plus de 10.000 pratiquants sont allés au Bureau faire appel au nom du Falun Gong. C’est ce à quoi on a référé par la suite comme à l’ " incident du 25 avril. "


Après la Grande Révolution culturelle, Pékin a établi le système des appels afin de traiter le nombre massif de plaintes de gens ayant souffert des divers mouvements politiques. Le droit d’un individu ou d’un groupe à faire appel est inscrit dans la constitution, et les gens n’ont pas besoin de faire une demande auprès des Départements de la sécurité publique avant de faire appel ni d’aucune sorte d’approbation spéciale.


Les raisons des pratiquants pour faire appel au Bureau étaient simples, rendre compte de ce qui était réellement arrivé à un plus haut niveau du gouvernement. Shi Caidong, titulaire d’un doctorat ,de l’Institut de Géologie et de Physique de l’Académie des sciences chinoises, a dit : " Dans la soirée du 24 avril, je suis resté tard au laboratoire pour finir une expérience. J’ai rejoint le groupe d’étude et de partage d’expérience à une heure déjà avancée. Tante Li m’a expliqué brièvement ce qui s’était passé à Tianjin et m’a dit que plusieurs pratiquants allaient aller faire appel le jour suivant. J’avais auparavant écrit une lettre à la Division actualités du Département de la propagande pour demander de ne pas interdire la publication de Zhuan Falun sans obtenir de réponse. Ils avaient confisqué tous les livres au nom d’arrêter la propagation de superstitions. De nombreux pratiquants ont écrit à la Division et aux dirigeants politiques de haut niveau à ce propos sans obtenir aucune réponse. Aller directement rencontrer les haut fonctionnaires au gouvernement central semblait être la seule chose qui restait à faire, à ce moment. "


Courageux pratiquants
Beaucoup des appelants étaient âgés et étaient passés par diverses luttes politiques du PCC. Certains étaient des jeunes gens qui avaient personnellement fait l’expérience de la brutalité au massacre du 4 juin. Ils n’ignoraient pas ce qui les attendait.


Un pratiquant a raconté son expérience de l’incident du 25 avril dans un article publié le 20 mai 2002 sur Clearwisdom.net : "Cette nuit-là, vers 23h30, nous avons reçu quelques appels en succession, puis réalisé que la situation était extrêmement complexe. Un des appels était de mon beau-frère. Il a dit : ‘Demain, vous les trois sœurs (toutes les 3 pratiquaient le Falun Gong) ne pouvez assurément pas vous rendre à Pékin. J’ai de bons amis au bureau de la police à Pékin. Ils m’ont spécifiquement dit qu’ils étaient préparés et n’épargneront personne [allant faire appel].’ Quelques moments plus tard, il m’a appelé à nouveau, et nous a avertit encore une fois : ‘il y a déjà quantité de troupes militaires stationnées autour de Zhongnaihai. Mon ami m’a dit : " Je sais que ta belle sœur est une bonne personne. Tu dois la garder à la maison, l’enfermer, et ne pas la laisser aller à Zhongnaihai. Les autorités nous ont dit de n’épargner personne qui qu’il soit. Si vous autres prévoyaient absolument d’y aller, je vous avertis maintenant.’ Ma sœur aînée nous a aussi appelé pour dire : " Quelqu’un a appelé mon fils et lui a dit de ne pas me laisser sortir quelle qu’en soit la raison parce que tout est déjà mis en place …’ J’ai demandé à mes sœurs si elles voulaient changer d’avis, et elles ont ri. C’est ainsi que nous les trois sœurs avons individuellement entrepris dans la dignité notre voyage du 25.4. "


Avec le recul, qu’est-ce qui a poussé les pratiquants à aller faire appel ? Ne savaient ils pas qu’ils n’avaient aucune chance contre le PCC ? Ne savaient ils pas que les petites gens ne gagneraient jamais ? Encore aujourd’hui , beaucoup de gens reprochent au Falun Gong d’avoir insisté pour faire appel qui n’était pas pratiquer la patience. Les gens ont reproché aux pratiquants d’avoir " perturbé la stabilité sociale" Voici quelques réponses à ces questions du point de vue des pratiquants.


"De l’interdiction du livre Zhuan Falun en 1996 aux incidents avecBTC et le Guangming Daily; de l’investigation de Luo Gan sur les “crimes” du Falun Gong à l’incident de Tianjin, la situation politique devenait de plus en plus adverse pour Falun Gong. En tant que membres de la société, nous savons que ça n’est pas la question du bien et du mal pour tout ce qui implique la politique et la ‘décision' d’en haut. En tant que pratiquants de Falun Gong, nous suivons les principes de Vérité-Bienveillance-Tolérance dans nos vies de tous les jours afin d’améliorer nos caractères. Nous ne voulions pas nous impliquer dans la politique mais nous distinguions le bien et le mal, le juste et le faux. La tolérance n’est pas de se laisser aller avec le courant, mais c’est être authentique et compatissant. Si chacun cédait face à la force implacable, alors on ne pourrait plus discerner le bien du mal dans la société et il n’y aurait plus de standard du juste et du faux. Dans une société sans justice ni conscience, tout le monde finirait victime."


"Un pratiquant doit être une bonne personne peu importe qui il ou elle est. Se laisser flotter au grès du courant peut apporter un confort momentané, mais ça n’est pas la tolérance. C’est de la faiblesse. Lorsque tout le monde abandonne le principe du bien et du mal , la moralité sociale s’effondre . Si chacun accepte la force comme si c’était la vérité et suit le gain personnel dans tout ce qu’il ou elle fait, alors il n’y aura plus aucun espoir. De nos jours en Chine, nous voyons que la société a perdu l’honnêteté et la conscience. N’est-ce pas le résultat du fait que personne ne croit plus à la justice et que tout le monde ne recherché que le gain personnel ?”


"En étant membre de la société, chacun a la responsabilité de protéger les droits légaux fondamentaux des citoyens. C’est aussi protéger ses propres droits légaux. Si tout le monde renonçait à ses droits légaux sous la pression, cela aide à bafouer la loi. Comment cela aidera-t-il à la stabilité sociale ? "


Pendant les 60 dernières années de l’histoire chinoise, il y a eu de trop nombreuses leçons comme celle-ci. Dans chaque mouvement politique initié par le PCC, si il y avait davantage de gens dans la société qui pouvaient s’en tenir aux principes des pratiquants de Falun Gong et ne pas céder à la force, les absurdes tragédies qui ont résulté du fait de confondre le bien et le mal auraient pu être évitées.


(à suivre )

Date de l’article original 27/4/2009

Version chinoise disponible à :
http://minghui.ca/mh/articles/2009/4/22/199339.html

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