Le Falun Gong pourrait être victime d’un coup monté durant les JO

Une organisation internationale de défense des droits de l’Homme en Chine s’est dite inquiète du fait que les pratiquants du mouvement spirituel Falun Gong pourraient être victimes d’un coup monté durant les Olympiques.

Le Falun Dafa Information Centre (FDI), basé à New York, a publié un communiqué le 8 août mentionnant que la récente augmentation des attaques du Falun Gong par le gouvernement chinois ou ses hommes de main, à l’intérieur et à l’extérieur de la Chine, est semblable à une vague de violence ayant déjà précédé une campagne de diffamation.

Le FDI s’inquiète de la possibilité réelle que le Parti communiste chinois (PCC) tente d’orchestrer un coup monté, pour ensuite indiquer que les coupables sont des pratiquants de Falun Gong.

«Ils l’ont fait auparavant», fait remarquer le porte-parole Zhang Erping.

«Durant les neuf dernières années, le PCC a utilisé une variété de qualificatifs incorrects pour étiqueter le Falun Gong. À chaque occasion, le but était de diffamer les gens qui pratiquent le Falun Gong et ainsi justifier les horreurs que ces gens vivent sous la botte du PCC», affirme M. Zhang.

Le choix d’étiquettes provocateurs a été particulièrement tiré par les cheveux durant la période avant le début des Jeux olympiques (JO), indique le FDI. Certains hauts responsables chinois et des médias gouvernementaux ont tenté de lier le Falun Gong à des groupes violents ou même à des terroristes.

La fréquence de telles références alors que les JO approchaient suggère qu’il y a une raison sinistre derrière cette campagne de désinformation, estime le FDI.

«Il existe, malheureusement, une vraie possibilité que le PCC puisse orchestrer ou attribuer un incident... avec l’intention d’en faire porter le chapeau au Falun Gong», croit Zhang Erping.

Le Falun Dafa Information Centre cite des exemples de coups montés étant survenus précédemment contre le mouvement spirituel.

En 2001, le régime chinois a tenté de lier le Falun Gong à l’auto-immolation de quelques personnes sur la place Tiananmen. Phillip Pan, un journaliste du Washington Post, a conclu dans une enquête subséquente que les personnes impliquées dans l’incident n’avaient jamais pratiqué le Falun Gong. Le film False Fire et d’autres analyses ont démontré la nature du coup monté, explique le FDI.

L’avocat canadien Clive Ansley, un spécialiste du droit chinois, habitait en Chine en 1999 lorsque la campagne de persécution contre le Falun Gong a débuté. Il a été témoin en première ligne des stratégies du PCC.

«J’ai été quotidiennement témoin de la diffamation acharnée contre le Falun Gong et les pratiquants de Falun Gong dans toutes les sphères des médias chinois écrits et télévisuels», affirme-t-il. «C’était la campagne de haine la plus injustifiée et extrême que j’ai jamais vue.»

Avant les JO, certains signes ont indiqué que la campagne reprenait de plus belle.

Suite au séisme au Sichuan en mai 2008, des reportages sont apparus dans les médias étatiques chinois disant que les pratiquants de Falun Gong à l’étranger interféraient avec les activités de collecte de fonds pour les victimes du tremblement de terre.

Aucun autre média n’avait rapporté ce genre d’incident.

La persécution et la torture dont sont victimes les pratiquants de Falun Gong sont bien documentées par le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Amnesty International et Human Rights Watch.

Malgré cette oppression, il n’y a eu aucun cas rapporté impliquant des adeptes du Falun Gong qui répliquent par la violence.

«Laissez-moi mettre les choses bien au clair, affirme M. Zhang, quiconque participe ou organise un acte de violence au nom du Falun Gong n’est pas, en raison de l’acte lui-même, un pratiquant de Falun Gong. Il ne représente certainement pas la communauté de pratiquants.»

«Dans tous nos efforts au cours des neuf dernières années pour reconquérir nos libertés fondamentales, nous n’avons jamais commis d’actes qui ont heurté intentionnellement des gens», laisse entendre Zhang Erping. «La fondation de nos croyances repose sur les principes d’honnêteté, de compassion et de tolérance et nous essayons de les appliquer dans tout ce que nous faisons... même lorsque nous dénonçons les abus du PCC.»

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