Le travail forcé en Chine : Témoignage présenté à la Commission du Congrès Exécutif sur la Chine, le 22 juin 2005 (Première partie)

Le travail forcé en Chine

Mercredi, le 22 juin de 10 h à 11 :30 h

Rayburn House Office Building, Salle 2255

Déclaration de Gregory Xu

M. le Président, membres de cette commission, Mesdames et messieurs :

Merci pour cette opportunité de parler de la situation difficile des pratiquants de Falun Gong en Chine.


Nous sommes reconnaissants pour le soutien de ce congrès pendant cette période difficile. Cependant, nous sommes tristes de rapporter qu'au cours des six dernières années, la persécution du Falun Gong en Chine est devenue une persécution secrète et continue à empirer. Pendant ces années, il a été rapporté qu’entre 200.000 et 1 millions de gens ont été envoyés en camps de travail forcé sans procès. Les méthodes de persécution utilisées dans de tels camps sont extrêmement cruelles, elles incluent une grande variété de tortures brutales; et cependant, le gouvernement chinois a imposé un blocus rigoureux afin d'essayer de cacher l'information et d’échapper à sa responsabilité. Les camps de travail en Chine ont l'autorité d’emprisonner les pratiquants de Falun Gong pour un maximum de trois ans sans dû procès et peuvent arbitrairement prolonger l'emprisonnement à volonté.

1. La mort la plus récente en camp de travail

Tout récemment, le centre d'information de Falun Dafa (CIFD) a appris que Mme Gao Rongrong, qui avait été défigurée suite à la torture au camp de travail forcé de Longshan, a été torturée à mort le 16 juin 2005. Mme Gao a enduré presque deux ans d’emprisonnement, de lavage de cerveau et de torture pour sa croyance dans le Falun Gong. Son cas a même impliqué les directives de Luo Gan, un des membres du Politburo en Chine.

Mme Gao, une comptable à l'université des Beaux-arts de Luxun dans la ville de Shenyang, a perdu son emploi en 1999, peu après le début de la répression du Falun Gong. Mme Gao a alors intenté des appels légaux auprès des autorités de Pékin, réclamant une fin à la persécution injustifiée. Les autorités, agissant hors la loi, ont alors détenu Mme Gao. En juillet 2003, Mme Gao a été envoyée au camp de travail forcé de Longshan. Le 7 mai 2004, aux environs de 15h, Tang Yubao, chef adjoint de la brigade numéro 2 de la prison, avec Jiang Zhaohua, le chef d’équipe ont appelé Mme Gao au bureau et ont commencé à la torturer avec des matraques électriques. La torture a continué pendant environ 7 heures, et les détenus au camp de travail ont dit que Mme Gao avait des brûlures multiples au visage, à la tête et au cou. Le visage de Mme Gao était couvert de boursouflures et ses cheveux étaient collés avec le pus et le sang. Les blessures étaient si graves que Mme Gao en a été défigurée et elle avait de la difficulté à voir.

Plus tard, dans une tentative désespérée d'échapper à ses tortionnaires, Mme Gao a sauté de la fenêtre du bureau au 2ème d'étage, contractant des fractures multiples. L'hospitalisation qui s’ensuivit a permis aux proches de Mme Gao de prendre des photos des blessures sur son visage et sur son corps. Les photos choquantes sont arrivées outre-mer, où elles ont été largement publiées par les activistes des droits de l'homme. Les détails de son cas ont été soumis aux bureaux concernés du gouvernement aux Etats-Unis et à d'autres nations et ont été également présentés aux Nations Unies

Lors de son hospitalisation, Gao était sous la surveillance constante de la police chinoise. Les autorités ont déclaré qu’elle retournerait en captivité après sa sortie de l'hôpital. Cependant, le 5 octobre 2004, Mme Gao - ayant suffisamment récupéré pour être transportée – a quitté l'hôpital avec l'aide d'un petit groupe d'amis et a donc évité l’enlèvement par la police et la possibilité de davantage de tortures.

Lors de la courte évasion de Mme Gao entre le 5 octobre 2004 et le 6 mars 2005, les pratiquants de Falun Gong aux Etats-Unis sont entrés en contact avec le département d'Etat aux Etats-Unis pour secourir Mme Gao.

Un membre du Comité du Politburo surveille personnellement sur le cas de Gao

A mesure que la pression internationale montait au sujet du cas de Mme Gao, l’un des plus hauts fonctionnaires en Chine s’est impliqué : Luo Gan, membre du Comité du Politburo. Luo a ordonné au Comité judiciaire politique du Parti communiste chinois de la province de Liaoning, à la Procurature , au ministère de la justice et aux services de la police de cacher toute information sur le cas de Mme Gao.

Après l'évasion de Mme Gao, le Département de police de la ville de Shenyang (Division de la Sécurité d'état) a commencé à mettre sous écoutes les téléphones de tous les pratiquants de Falun Gong de la région, espérant découvrir qui avait aidé à rendre le cas de Mme Gao public et à assurer son évasion. Une chasse à l’homme s'ensuivit et tous ceux considérés avoir facilité l'évasion de Mme Gao de l'hôpital ont été arrêtés. M. Feng Gang, l’un des individus qui a été enlevé, a dû être admis à l'hôpital de Masanjia après treize jours de grève de la faim protestant de son arrestation illégale. On rapporte qu'un autre individu, M. Sun Shiyou, a été gravement torturé par les autorités, y compris électrocuté sur les parties génitales avec des matraques électriques. Les membres de la famille de M. Sun ont été également enlevés.

Le 6 mars 2005, la police a trouvé et a de nouveau kidnappé Mme Gao. La parenté de Mme Gao n’a été informée de son état que le 12 juin; ils ont appris qu'elle était à l'hôpital médical de l'Université de la ville de Shenyang. Selon la famille de Mme Gao, au moment où ils sont arrivés à l'hôpital le 12 juin, Mme Gao avait perdu conscience, ses organes étaient atrophiés et elle dépendait d’un respirateur. Ils ont dit qu'elle n’avait plus que la « peau et les os." Mme Gao est morte quatre jours plus tard. La police chinoise a fait pression sur la famille de Mme Gao pour incinérer son corps rapidement, essayant d'éliminer les preuves de la torture.

On a rapporté que les agents du Bureau de la Sécurité publique ont étroitement gardé la salle d’hôpital ou se trouvait Mme Gao. Les agents avaient l’intention d’empêcher les nouvelles de sa condition et des mauvais traitements de se répandre dans le monde; ce qui correspond à un modèle de complicité atteignant les plus hauts niveaux du régime de la Chine

II. Le travail forcé dans les camps de travaux forcés en Chine

La mort de Mme Gao fait partie d'un modèle inquiétant de violations systématiques des droits, de dissimulation systématique et d’une responsabilité inexistante. Et Mme Gao n’est que la plus récente victime du système des camps de travaux forcés en Chine. La rééducation par le système de travail est devenu un outil très efficace de contrôle et de répression ces dernières cinquante années pour le parti communiste chinois (PCC).

Selon la WOIPFG (l’Organisation Mondiale pour Enquêter la Persécution du Falun Gong), il y a deux buts directs derrière le système de "rééducation par le travail en Chine":tout d'abord, créer une force de main d'oeuvre fiable à prix réduit grâce au travail obligatoire et deuxièmement soumettre les prisonniers à un lavage de cerveau. C'est la prétendue "Réforme de l’esprit par le travail". Ceci viole non seulement les droits humains fondamentaux des détenus, mais encourage également le système des prisons et des camps de travail à persécuter les détenus en échange du fait de l’énorme profit des produits faits par le travail obligatoire. En outre, cela sape la stabilité du travail international et des marchés commerciaux lorsque ces produits bon marché sont livrés sur le marché international. Beaucoup de consommateurs achètent les produits, totalement ignorants des raisons derrière le coût bon marché.

Selon des statistiques incomplètes, depuis que Jiang Zemin, l'ancien Président de la Chine a lancé la persécution du Falun Gong en 1999, plus de 180 camps de travail forcé en Chine ont directement participé par le travail obligatoire illégal, à la persécution de plus de 200.000 pratiquants de Falun Gong. En plus du lavage de cerveau et de la torture, les camps de travail en Chine forcent également un grand nombre de pratiquants de Falun Gong à travailler comme esclaves. Les pratiquants de Falun Gong sont forcés de faire un travail prolongé, sont soumis au châtiment ou à la privation de nourriture ou de sommeil si les quotas assignés ne sont pas atteints et sont torturés s'ils refusent de coopérer. Ils sont souvent détenus arbitrairement au delà de leurs termes en raison des profits énormes que les camps obtiennent par leur travail gratuit. Les pratiquants sont forcés de travailler plus de 10 heures par jour et parfois sans interruption durant la nuit. En raison des conditions de travail terribles et du travail dur et intensif, les pratiquants de Falun Gong ont tous subi des dommages mentaux et physiques à divers degrés. Certains sont devenus infirmes oo sont mêmes morts. Environ 30% de tous les décès de pratiquants de Falun Gong sont le résultat de la torture dans les camps de travail. 69 camps de travail ont directement causé la mort de pratiquants de Falun Gong, y compris de vieilles personnes dans la soixantaine. Même les femmes, les enfants ou des pratiquants handicapés n'ont pas été épargnés.

Par exemple, le camp de travail pour femmes Qiqiha'er Shuanghe est un site de traitement qui n'a aucun certificat approuvé par le gouvernement pour la fabrication de produits chimiques agricoles. Les pratiquantes de Falun Gong sont cependant forcées d'emballer les poudres très toxiques de pesticide sans aucun vêtement de protection, ce qui a gravement blessé les pratiquantes physiquement. De nombreuses pratiquantes saignent du nez, d'autres se sentent malades, vomissent, ont de graves toux (il y a du sang dans leur flegme) et des saignements anormaux; d'autres encore sont presque aveugles parce que le camp de travail est rempli de poussière toxique des pesticides. Les victimes sont forcées de continuer leur travail même lorsqu'elles montrent des symptômes d'empoisonnement. Sur les colis, il est clairement spécifié qu’on doit porter des équipements protecteurs et que les ouvriers doivent prendre des douches après le travail de production de pesticides. Cependant, il n'y a aucune douche dans l'usine chimique. Dans la chaleur de l’été, quand la poussière chimique et la sueur se mélangent, la peau est irritée; lorsque la sueur sèche, on peut attraper des ulcères de la peau du type tinea. Les victimes ont des démangeaisons douloureuses. La police interdit souvent aux pratiquantes de se laver et donc ces pratiquantes doivent aller au lit avec la poussière chimique partout sur leur corps.

Une fois, les pratiquantes de Falun Gong, Zhang Guiqin, Qi Baiqin, Lin Xiumei et Jiang Yuehong ont refusé de travailler pour protester de la persécution, elles ont donc été torturées. Elles ont été forcées à s’asseoir sur des chaises de fer ', une forme de torture où leurs mains sont menottées derrière le dos, les pieds mis dans deux trous carrés et elles sont écrasées entre le dos de la chaise de fer et un morceau de fer devant leur poitrine. Elles sont torturées jusqu'à ce que leurs pieds soient gonflés, leur peau déchirée et la chair béante ou qu’elles perdent conscience. Après ceci, six pratiquantes de Falun Gong, dirigées par Gao Shanshan, ont conjointement invité les autorités à cesser la persécution. Le camp de travail a immédiatement isolé Gao Shanshan et a illégalement prolongé sa peine au camp de travail pour deux mois additionnels pour infliger une souffrance mentale à cette pratiquante de 20 ans.

Zhang Zhijie, le chef d'équipe des gardes de la prison au camp de travail des femmes de Shuanghe et la garde Chen Jianhua ont illégalement prolongé d’un an la peine de la plupart des pratiquantes en détention pour maintenir l’ emploi et des primes élevées.

Puisqu'il était illégal de produire des produits chimiques agricoles, lorsque les autorités venaient pour inspecter le camp, la production s'arrêtait immédiatement. Les pratiquantes de Falun Gong étaient également forcées d'emballer les baguettes aseptisées dans leurs dortoirs où elles n'avaient même d’équipements les plus rudimentaires de désinfection, sans mentionner des ateliers appropriés.

Un autre exemple, le camp de travail No. 1 des femmes de Shandong, situé au 20 Chemin de Jiangshuiquan, ville de Jinan, est communément connu comme le camp de travail des femmes de Jinan. Cependant, depuis le mois d’octobre de l’an 2000, le nombre de détenues a grimpé brusquement jusqu'à plus de 700 personnes. Plus de 95% d'entre elles étaient des pratiquantes de Falun Dafa qui avaient été illégalement enlevées et détenues à cet endroit. Selon la WOIPFG, le camp de travail a signé des contrats avec Jinan Tianyi Printing Co., Ltd et plusieurs autres compagnies, et a transformé le camp de travail en ateliers de travail manuel pour ces entreprises, afin d'augmenter le profit des investissements étrangers de sorte que les employés du camp de travail ont pu obtenir plus de bonus. Le camp de travail a forcé les détenues à faire des quantités de travail excessives. En conséquence, les détenues (y compris des vieilles dames de plus de 60 ans) ont dû travailler de 13 à 14 heures par jour et parfois même durant la nuit sans salaire. En raison des heures de travail supplémentaires pendant de longues périodes, plusieurs détenues avaient de la difficulté à se tenir debout et c’était courant que quelqu'un s'évanouisse dans l'atelier. Celles qui refusaient de travailler étaient "isolées dans une cellule" qui était totalement sombre. On ne permettait pas aux pratiquantes isolées de dormir, de se laver le visage ou de se brosser les dents. On leur interdisait également de sortir de la cellule pour aller aux toilettes et elles étaient forcées de se tenir debout sans interruption pendant plus de 20 jours jusqu'à ce qu'elles deviennent inconscientes. Les pieds gonflés de ces personnes se gonflaient au point ou elles ne pouvaient plus porter de souliers et ne pouvaient plus marcher.

III. Pourquoi les produits de la Chine sont si bon marché

En raison de la forte résistance des pays démocratiques occidentaux contre "les produits du travail forcé", en 1991, le Conseil d’Etat de la Chine a souligné à nouveau l'interdiction de l'exportation des " produits du travail forcé" et a stipulé qu'il est interdit aux prisons de coopérer ou d'établir des sociétés en participation avec les investisseurs étrangers. Cependant, en réalité, le gouvernement chinois a accordé de nombreuses politiques préférentielles aux entreprises dans les camps de travail et les prisons, pour encourager et attirer l'investissement étranger et l'exportation. Dans le document [2001] No.56 du bureau d'état de l'impôt sous le ministère des finances de la Chine, on affirme clairement que si les droits de propriété d'une compagnie sont possédés uniquement par une prison ou le système des camps de travaux forcés, la compagnie est exempte de la taxe sur le revenu pour les sociétés et la levée de l’impôt foncier.

Le CIFD et la WOIPFG ont rassemblé des preuves suffisantes qui montrent que les camps de travail de la Chine ont coopéré avec des compagnies pour forcer les pratiquants de Falun Gong à fabriquer des produits sans aucune rémunération lors de leur détention. Des produits de ces camps de travail sont exportés dans plus de 30 pays et régions, y compris les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, la France, l'Allemagne, la Nouvelle-Zélande, l'Asie du Sud-est, etc...

Le système de travail obligatoire viole non seulement les droits de l’homme fondamentaux des détenus, mais encourage également l'abus et la torture lorsque les camps augmentent leurs quotas pour faire plus de profit. En même temps, les camps emploient une partie des profits pour construire davantage de centres de travaux forcés. En outre, les produits provenant des travaux forcés sont concurrentiels et très attrayants sur les marchés internationaux en raison de leur coût extrêmement bas. En conséquence, ceci a amené quelques compagnies étrangères ignorantes de l’origine du produit, à participer en collaboration à la production, à l’importation et à la vente des articles de travaux forcés. Ceci viole non seulement les lois de leurs propres pays et des lois internationales, puisque de nombreux pays interdisent l'importation et la vente des produits provenant des travaux forcés, mais ébranle également la stabilité du travail international et des marchés commerciaux, menaçant certaines compagnies de leur patrie qui partagent les mêmes secteurs du marché.

Un bon exemple est la campagne de pression lancée par les six plus importantes organisations commerciales de textile et de tissus aux Etats-Unis lors de leur sommet à Washington, D.C. le 10 juin, 2003. Le 2 juillet 2003, l'Institut Américain des Fabricants de Textile (ATMI) a publié un rapport choquant déclarant qu'avec le déplacement de quota des produits chinois de textile, plus de 1.300 usines de textile aux Etats-Unis devraient fermer leurs portes d'ici le début de 2004, ayant pour résultat la perte de plus de 630.000 emplois. Le marché du textile et du vêtement aux Etats-Unis serait sous le contrôle de la Chine si des mesures de secours n'étaient pas mises en application bientôt. Des preuves suffisantes indiquent que certains fabricants de textile tels que Shanghai Three-Gun Group Co., Ltd. le Shandong Leader Handicraft Articles Co., Ltd., et Henan Rebecca Hair Products Inc., Chine, collaborent avec les camps de "rééducation par le travail" ou des centres de détention pour forcer les pratiquants de Falun Gong aux travaux forcés sans rémunération lors de leur détention. Les pratiquants illégalement détenus sont forcés de supporter plus de 10 heures de travail dur par jour ou même des heures durant la nuit en plus de leurs heures régulières. Ces produits sont produits à un coût qu’aucune concurrence de peut égaler.

III. Le camp de travail des femmes Xin’an à Pékin

Selon la WOIPFG, le camp de travail pour femmes Xin'an à Pékin, situé à Nanyuan, comté de Daxing, Pékin, fait du travail manuel pour plusieurs compagnies pour leurs produits d'exportation. Les jouets de Beijing Mickey Cie., Ltd, une société en participation se spécialisant dans la conception, fabrication, ventes et exportation de jouets souples, en fait partie. En février 2001, presque 1000 pratiquantes de Falun Gong étant illégalement détenues, ont été forcées à fabriquer des jouets sans rémunération. Ce travail forcé a produit 100.000 lapins pour Beijing Mickey Toys Co., Ltd. sous-traité par Nestle.

Mme Jennifer Zeng est une pratiquante de Falun Gong habitant actuellement en Australie. Elle a été détenue au camp de travail de Xin'an et était l’une des pratiquantes forcées à fabriquer les lapins de Nestle. Elle a décrit son expérience comme suit. "Au camp de travail, nous étions forcées de faire toute sorte de travail dur, y compris planter l'herbe et les arbres, sortir les vidanges, creuser des caves pour entreposer les légumes en hiver, tricoter des chandails, des coussins, faire des jouets, produire des seringues jetables, envelopper des baguettes aseptisées et ainsi de suite. La plupart des produits étaient pour l'exportation. En particulier, les chandails que nous avons tricotés étaient de grandes tailles seulement appropriées pour les étrangers qui sont bien bâtis. En février 2001, nous avons reçu une commande de 100.000 lapins en peluche. Selon la police, les jouets étaient faits pour la promotion de Nestle. Les lapins en peluche étaient d'environ 30 centimètres de long, bruns avec un long cou, portant un grand collier rouge lumineux en laine, avec deux favoris noirs de chaque côté de la tête, environ 5-6 centimètres de long. Certains de ces lapins portaient des gilets de cow-boy, les autres portaient de petits manteaux et les autres avaient une œillère de pirate. Il y avait des lettres en anglais sur leurs poitrines, avec leurs poings serrés, pouces vers le haut. Ils avaient trois orteils de couleur jaune canari. Leurs queues étaient blanches et très courtes."

Les pratiquantes de Falun Gong sont forcées de travailler pendant des heures extrêmement longues sans salaire au camp de travail de Xin'an. Mme Zeng se rappelle, "il y avait plus de 30 lignes de traitement pour faire un lapin comme celui-ci et çà prenait 10 heures pour en faire un. Mais la rémunération pour chaque lapin étaient seulement de 30 cents (équivalents à Au$0.06, à USS0.04). La rémunération était payée au camp de travail. Nous n'obtenions rien. Habituellement nous commencions le travail après s'être levées à 5 heures le matin et travaillions jusqu’à 2 ou 3 heures le matin du jour suivant. Parfois nous devions travailler des heures supplémentaires, autrement nous ne pouvions pas finir le travail. Aux moments les plus affairés, je n’osais même pas me laver les mains après être allée aux toilettes, afin de gagner quelques minutes. La nuit, parfois j'étais si épuisée que je ne pouvais même pas compter clairement de 1 à 9. Pourtant je devais toujours me forcer à garder les yeux ouverts pour tricoter des chandails. Le patron du chandail était très compliqué; parfois nous finissions finalement le tricotage après beaucoup d'efforts pour découvrir le matin suivant qu’il avait été complètement mal tricoté. Alors, nous devions défaire les points et le refaire. Les longues heures de dur travail intensif et le grand manque de sommeil m'ont donné l’impression pendant longtemps que le sommeil était la seule chose que je voulais dans ma vie."

L'image à la gauche est une photo des lapins fabriqués pour Nestle de Mickey Toys Cie. Ltd. C’est évident que ce sont les même tels que décrits par Jennifer.

Le Morning Herald de Sydney et Le Temps de Genève ont tous deux rapporté ce cas. Le 28 décembre 2001, le Morning Herald de Sydney a publié un article de Kelly Burke: "De jolies lapins en peluche démentent l’épreuve aux camps de travaux forcés Chinois ". Nestle a remis un rapport au Herald confirmant que la compagnie a confié une commande à un fabricant de jouet à Pékin, Beijing Mickey Toys Cie. Ltd pour 110.000 lapins de peluche pour une promotion de Nesquik tôt cette année.

(à suivre)

Source :
http://www.cecc.gov/pages/roundtables/062305/Xu.php?PHPSESSID=8a85fef2332442cf35285a6fca0a72e7

Traduit de l’anglais au Canada le 21 août 2005

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.

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