Difficulté de la croyance , Puissance de la croyance - Entretien avec Mme. Wang Lianrong, qui a perdu trois enfants dans la persécution (Photos)

Mme Wang Lianrong âgée de 64 ans a perdu , sur trois ans, ses trois enfants, qui avaient tous la trentaine.

Mme Wang Lianrong habite à Canfangying, ville de Beixinbao, comté de Huailai, agglomération de Zhangjiakou, Province de Hebei. Son mari, Mr. Chen Yunchuan, a 66 ans. Le couple a deux fils et deux fille. Les deux fils sont jumeaux. La famille entière pratiquait le Falun Gong.

Depuis le 20 juillet 1999, la persécution du Falun Gong a causé en succession les morts de trois de ses quatre enfants. Leur fils Chen Aizhong est mort en conséquence de la persécution le 20 septembre , 2001 à l'age de 33 ans. Leur second fils était Chen Aili. Son corp a été apporté à la maison par deux inconnus dans la nuit du 5 novembre, 2004. Il avait seulement 36 ans. La plus jeune des sœurs, Mme Chen Hongping, est morte en conséquence de la persécution à l' age de 32 ans le 5 mars, 2003. La fille aînée, Mme Chen Shulan, à présent âgée de39 ans, a été condamnée à sept ans et demi de prison. Elle purge sa peine illegale dans la prison pour femme Tiantanghe à Beijing.

Avant ce nouvel an lunaire chinois (le 9 février, 2005), après bien des difficultés, nous avons finalement rencontré Mme Wang Lianrong. Lorsque nous l'avons vue pour la première fois, elle était faible et avait de la difficulté à respirer. Elle était à l'article de la mort, pour avoir été enfermée dans un centre le lavage de cerveau. Elle était passée par un grève de la faim pendant plus de deux mois en protestation. Pendant cette période elle a été brutalement gavée de force et a été gravement blessée aux poumons. Elle n'arrêtait pas de tousser et parlait par intermittence, épuisée, ce qui rendait cette interview difficile. Néanmoins, la rencontre nous a profondément affectés. Ses yeux étaient pleins de bonté mais souvent vides lorsqu'elle parlait aux gens de son accablante tristesse d'avoir perdu trois enfants.

Lorsque nous l'avons rencontrée de nouveau après le jour du nouvel an, elle avait presque récupéré. Mme Wang nous a raconté l'histoire de toute sa famille.

Reporter : vous avez récupéré si vite ; Quel est le traitement miraculeux ?

Mme Wang : Il n' y a pas de traitement miraculeux. C'est le Falun Gong qui est puissant pour guérir les maladies et garder la santé , ce qui est démontré par plus de 100 million de personne dans le monde qui le pratiquent . Si seulement nous avions de bonnes opportunités de pratiquer, tout irait bien.

Reporter : Lorsque nous vous avons vue avant le Jour du Nouvel an, votre état de santé et votre état mental étaient vraiment mauvais.

Mme Wang : Hélas. A ce moment je venais juste d'être libérée du centre de lavage de cerveau de Shalingzi dans la ville de Zhangjiakou , province de Hebei. Afin de protester du lavage de cerveau et de la détention illégale, je suis passée par une grève de la faim de plus de deux mois, ce qui m' a fait paraître mourante. Ils ont pensé que je ne pourrais pas vivre plus longtemps et ils ne voulaient pas être responsables de cela, alors ils m'ont libérée. A ce moment je ne pouvais pas prendre soin de moi-même, alors ils ont aussi libéré mon mari. Mon mari était aussi extrêmement faible a ce moment à cause de la persécution

Photo1: Le Centre de lavage de cerveau Shanligzi dans la ville de Zhangjiakou

Ce centre est situé dans le village de Yangtai et a été reconstruit de l'Ecole Officielle 5.7 qui était utilisé pour persécuter les fonctionnaires vétérans pendant la révolution culturelle.

Reporter : Vous rappelez-vous encore des détails de ce qu'il c'est passé ?

Mme Wang : Il était environ 16h00 le 28 février, 2004. Mon mari était parti travailler au verger et il n'était toujours pas rentré. Il n'y avait que mon fils et moi à la maison. Le gouvernement avait acheté une personne nommé Li Fengxiang qui tenait un petit magasin à environ 20 mètres de notre maison. Il nous suivait spécifiquement puis le rapportait aux personnes du gouvernement. Il était venu chez nous pour demander de l 'eau chaude. Je lui ai dit que nous n'en avions pas. Il est alors parti

Reporter: Comment saviez-vous que Li Fengxiang vous suivait ?

Mme Wang : Il a été utilisé de nombreuses fois pour rapporter nos actions. Avant cela j'avais vu plusieurs personne dans son petit magasin. Un d'entre eux était le secrétaire du parti du village nommé Ren Shujun. Il avait environ trente ans et continuait à participer à la persécution des pratiquants de Dafa .

Reporter: Qu'est-il arrivé plus tard ?

Mme Wang: Mon fils a dit, "Laisse-moi aller dehors jeter un oeil."Il n'est jamais revenu. Environ quelque dix petites minutes plus tard plusieurs étrangers ont fait irruption dans ma maison. Ils m'ont empoignée par les bras et ils m'ont jetée dans un véhicule qui attendait dehors sans rien me dire. Je connaissais l'un d'entre eux. Il était du commissariat de police de la ville, nommé Bi. Je leur ai demandé où ils voulaient m'emmener. Ils ont dit, "Vous le saurez lorsque vous y arriverez."

Après être arrivés au gouvernement de la ville de Beixinbao ils m'ont mise dans une pièce. J'ai vu que mon fils était assis sur un banc, menotté dans le dos et solidement attaché au banc, avec une corde de son ventre jusqu'à ses mollets. Sa tête était couverte avec un sac plastique jaune, qui était fermé avec du ruban adhésif large autour de son coup et de sa bouche. Mon mari était attaché sur un autre banc de la même manière, sa bouche bâillonnée avec une serviette et sa tête couverte avec une cagoule, ressemblant à une personne masquée. Sa bouche était aussi solidement scellée avec du scotch.

Photos 2: Le gouvernement de la municipalité de Beixinbao dans le comté de Huailai , Province de Hebei.

Photo 3 : M.Chen Aili a été bâillonné solidement de cette façon pendant plus de quatre heures (reconstitution) Photo 4 : M. Chen Yuanchuan à été bâillonné de cette manière pendant plus de quatre heures (reconstitution)

Reporter : quand ont-ils arrêté votre mari ?

Mme Wang: je l'ai appris de mon mari plus tard. A 16h00 ce jour là, lorsqu'il taillait les arbres fruitiers dans notre jardin, plus de dix personnes sont venues et l'ont emmené au bureau du gouvernement du comté.

Ils ne m'ont pas donnée le temps de réagir et ils ont immédiatement couvert ma tête avec la cagoule. Ensuite ils ont scotché ma bouche et mon nez afin de me rendre difficile la respiration. Je me sentais si mal à l'aise et j'étais complètement incapable de parler. Ils m'ont menottée et ils m'ont attachée sur un banc , tendant la corde à l’extrême. L’inconfort ressenti est indescriptible - incapable de respirer et de parler. J'ai eu aussi la pensée que je voulais mourir tout de suite et là. J'ai toujours la cagoule. C'est une preuve de leur persécution.

J'ai été attachée pendant environ deux heures. La nuit tombait. Ils ont délié trois d'entre nous mais nos bouche étaient toujours scotchées et nous étions encore menottées. Je n'étais toujours pas capable de me lever ou de marcher. Deux officiers de police m'ont tenue et lorsque nous somme allés dans la voiture de police, ils ont tiré mes bras en force vers le haut et ils m'ont jetée dans la voiture de police, ce qui m'a méchamment blessée . Plusieurs jours plus tard j'étais toujours incapable de bouger mon bras droit. Dans la voiture de police ils nous ont menottés tous les trois avec notre dos contre les pieds du sièges, nous empêchant de nous asseoir et de nous coucher. Cela a pris deux heures pour arriver à Shalingzi.

j'étais inquiète pour Chen Aili et j'avais peur qu'il ne soit suffoqué à mort. J'étais presque étouffée à mort par la cagoule de laine qui couvrait ma tête et le ruban adhésif autour de ma bouche. Je pouvais m'imaginer comment il se sentait avec le sac plastique sur sa tête et le ruban adhésif serré autour de sa bouche . Cependant , cela était vraiment miraculeux! Après quatre heures comme cela il était toujours vivant. Le premier mot venu de sa bouche après que son sac plastique ait été enlevé , a été, « Falun Dafa est bon. » et sa voix était forte et claire.

Photo 5: Wang Lianrong a été soumis à la suffocation comme cela pendant plus de quatre heures (photo de reconstitution)

Reporter: pourquoi vous ont-ils traités comme cela?

Mme Wang: Ces personnes ne s'arrêtent à rien et ils sont plus pervers que des gangsters. Simplement parce que nous pratiquons le Falun Gong, ils nous ont amenés à une classe de lavage de cerveau, sans montrer aucun document ni suivre aucune procédure légale et ils voulaient nous détenir une longue période. Ils avaient peur que nous exposions leur crimes honteux et que nous rendions public que ma famille souffrait la persécution.

Reporter: Ou était située la classe de lavage de cerveau? Combien de personne était détenues ?

Mme Wang : C'était dans le comté de Shalingzhi , ville de Zhangjiakou. La classe de lavage de cerveau était située dans une région isolée. Il y avait seulement un village à proximité, appelé Yangtai. C'était une cour isolée qui avait été utilisée pour persécuter les cadres supérieurs pendant la Révolution Culturelle. Il y avait trois rangées d'appartement T1 dans la cour, entourées par de hauts murs surmontés de barbelé. L'immense porte de métal était fermée hermétiquement, aussi bien le jour que la nuit. Sans permission du bureau 610 de Zhangjiakou , personne n'avait l'autorisation de rentrer ou de sortir. Plus de dix pratiquants y étaient détenus. On pouvait être libéré si l'ont était "reformé"; autrement on était détenu là sans limite spécifiée. Je n'ai plus jamais revu mon plus jeune fils depuis que j'ai été détenue là-bas.

Reporter: Quand votre fils est-il décédé?

Photo 6 : Chen Aili

Mme Wang : Lorsque nous avons été kidnappés et emmenés à la classe de lavage de cerveau nous avons commencé une grève de la faim, refusant de manger et de boire, pour protester contre leur sauvagerie. Le 27 avril l'an dernier (2004), lorsque la vie de mon fils était en danger, ils l'ont libéré et ils ont aussi permis à mon mari de rentrer pour prendre soin de lui . Plus tard mon mari m'a raconté ce qu'il s'était passé. Après qu'ils soient retournés à la maison, Wang Chunquan du bureau du gouvernement général de la municipalité les a placés sous arrestation à domicile et ne leur a pas permis de sortir. Ils ont soudoyé les voisins Zheng Ruxi et Li Zhonglin pour les surveiller. Mon fils sentait qu'il ne devait pas rester à la maison se reposer et être peut-être à nouveau kidnappé. Le 10 juillet, il a sauté par dessus le mur et a quitté la maison. Lorsque mon fils a quitté la maison il était encore très faible. Plus tard, les fonctionnaires de la municipalité ont de nouveau kidnappé mon mari et l'ont renvoyé en classe de lavage de cerveau..
Trois mois plus tard, le soir du 5 novembre, deux étrangers ont ramener le corps de mon fils dans une voiture. A ce moment j'étais assommée. Je ne pouvais accepter une si cruelle réalité.

Reporter: Quand êtes vous rentrée du centre de lavage de cerveau ?

Mme Wang : Après avoir été détenue dans le centre de lavage de cerveau pendant plus de six mois, j'avais des symptômes de fièvre, de la toux et des vertiges. J'ai été envoyée à l'hôpital des maladies infectieuses de la ville de Zhangjiakou. J'y suis restée pendant plus d'un mois. Ma situation se détériorait et je devenais comateuse. Le 19 octobre ils ont du me relâcher après qu'ils aient pensé que j'allais mourir. Mon mari a aussi été libéré pour prendre soin de moi étant donné qu'il n'y avait personne à la maison. En fait, mon mari avait aussi été très méchamment persécuté .

Reporter : D'où venaient les deux personnes qui ont ramené à la maison Chen Aili ? Que vous ont ils dit?

Mme Wang : Mon cerveau devenait somnolent et je ne peux pas me rappeler clairement ce qu'ils ont dit. Je me souviens seulement qu'ils m’ont dit que mon fils était mort après 17h00, le 5 novembre. Ils ont laissé un peu d'argent et ils sont partis précipitamment. A ce jour je ne sais toujours pas comment je peux dépasser une telle tragédie. C'était mon premier fils qui mourrait de la persécution .

Reporter : Quand votre fils le plus âgé (Chen Aizhong) a-t-il été tué sous la persécution ? Quand l'avait vous vu pour la dernière fois ?

Mme Wang : J'ai vu mon autre fils pour la dernière fois le 1 janvier 2001. Ma famille entière est allé à Beijing pour faire appel pour le Falun Gong et pour dire un mot juste. Après que nous ayons été tous arrêtés sur la place Tiananmen je n'ai jamais revu mon fils. Oh, il a tant souffert! Il a été détenu dans plusieurs endroits à Beijing et dans la province de Hebei et il a subi des tortures brutales. Ils sont utilisé toutes sortes de méthodes abjectes afin de lui faire abandonner sa croyance; cependant, mon fils n'a pas abandonné sa croyance. Ila été détenu la dernière fois dans le camp de travail forcé No, Hehuakeng, ville de Tangshan, Province de Hebei. Le 8ème jour il a été torturé à mort.

Le 20 septembre 2001,mon fils Chen Aizhong est parti pour toujours. Il a souffertt tant de tortures. Il avait seulement 33 ans lorsqu'il est mort

Photo 7: Chen Aizhong

Reporter: Qu’en a t’il été de votre famille après l’enlèvement ?

Mme Wang : J'ai été kidnappée tant de fois que je ne peux pas me rappeler exactement combien. A ce moment, ils m'avaient emmenée au centre de détention de Huairou à Beijing. Ils ont retiré tous mes vêtements avec la mauvaise excuse de me fouiller. J'étais nue. Je suis si vieille, mais j'ai encore rencontré ce genre d'insulte, et plus d'une fois. Ils ont aussi pris ma fille Chen Hongping avec moi, et ils nous ont dit à tout deux de retirer nos vêtements. Ma jeune fille à refusé, et ils ont alors ordonné à deux prisonniers d'enlever de force ses vêtements en face de moi, et elle aussi a été mise à nue. Alors une femme policier à torturé ma fille avec un bâton électrique. Ensuite, ils ont jeté nos vêtements par delà la porte. Il y avait beaucoup de gens dehors, aussi bien homme que femme, nous étions nues et nous avons du remettre nos vêtements devant eux.

Les voyant se comporter pire que des animaux, j'ai pensé, "C'est la fin pour le PCC. Notre famille entière veut seulement avoir sa croyance et être de bonnes personnes en accord avec "Vérité- Compassion-Tolérance," mais le PCC ne veut pas nous laisser être de bonnes personnes."
Le 17 septembre, 2002, ma fille la plus âgée Chen Shulan et moi-même avons encore été kidnappées et détenues au centre de détention de Huailai dans la Province de Hebei.

Photo 8: Le centre de Détention Huairou à Beijing

Reporter : Vous avez encore été kidnappée ? Combien de details pouvez-vous vous rappeler ?

Mme Wang : j'étais dans la maison de ma fille aînée Chen Shulan à Changping, Beijing. Après 14 heures, un groupe de personne s'est soudainement précipité dans la maison, ils n’ont montré aucune identité ni mandat , mais ils ont pillé la maison comme des voleurs, ils ont alors giflé Shulan et moi, et ils nous ont emmenées de force. Il y avait six ou sept d'entre eux, et je ne connaissais aucun d'entre eux. Plus tard j'ai découvert qu'ils étaient du groupe de la sécurité nationale du commissariat Changping à Beijing. Plus tard ma fille a été condamnée à sept ans et demi et détenue à la prison pour femme Tiantanghe à Beijing.

Photo 9: Chen Shulan

Reporter : Et vous?

Mme Wang : Ils m'ont détenue au centre de détention de Huailai dans la Province de Hebei. J'ai protesté en refusant de boire et de manger. Ils ont vu ma situation devenir critique, alors il m'ont libérée le dixième jour de ma détention. Après que je sois retournée chez moi, je ne pouvais pas en croire mes yeux. La maison était un désastre, il y avait des trous dans le plafond; il n'y avait plus de vitres sur les fenêtres; le courant était coupé; la plupart des oreillers avaient été éventrés, et le rembourrage d'oreillers de coque de sarrasin était dispersé; le grain était dispersé partout sur le sol; tout le contenu des buffets était manquant, même les casseroles et les bols; ils ont aussi versé de la soupe de légume, du riz, de la farine, du soja, du shampoing, de la lessive, et de la colle pour réparer les pneus sur le sol et sur la literie; nos économies que nous avions cachées dans un réservoir vide et plus de 6,000 yuans que nous avions mis dans un cabinet avaient tous été volés. Je n'avais pas d'argent sur moi, et le grain était sur le sol. Je n'avais rien eu à manger pendant plus de dix jour après que je sois retournée chez moi en plus des dix jours que j'avais passés en grève de la faim au centre de détention, je n'avais rien mangé pendant plus de vingt jours.

Photo 10: Le Centre de détention du comté de Huailai dans la Province de Hebei

Reporter : Comment était votre santé à ce moment ?

Mme Wang : Oh, mon corps était très bien, mais la pression spirituelle était écrasante, et j'avais des idées noires. J'ai ramassé le riz sur le sol. Je n'avais d'autre choix que de manger le riz. Il y avait plus de 50 kilos de riz et 75 kilos de farine, mais quelqu'un les avait intentionnellement jetés par terre , et ils les avaient mélangés avec tant de choses sales, comprenant des excréments de souris et des coque de sarrasin, et ils avaient été piétinés par beaucoup de gens. Ils n'étaient pas dans une condition comestible, mais je n'avais pas le choix! Je les ai rapidement triés et lavés avec de l'eau. Le riz ne pouvait pas être lavé peu importe le nombre de fois que je le lavais, mais j'ai du faire avec. De plus, parce que nous n'avions pas été chez nous pendant une longue période, le robinet était rouillé, et l'eau était rouge. J'ai laissé l'eau couler pendant une long moment, mais je ne pouvais pas me débarrasser de la couleur rouge. Les édredons étaient aussi trop sales pour être utilisés.

C'était presque l'hiver , et il faisait froid. Je pensais à ma famille brisée chaque jour, ma vie était pleine de misère! Mon mari était détenu à la prison No. 4 Shijiazhuang ; j'avais quatre enfants, un d'entre eux avait été persécuté à mort, avec trois qui restaient en prison à ce moment, ce qui ne laissait que moi, une vieille femme , toute seule. Je vivais dans une pièce gelée, dans l’obscurité avec le vent qui soufflait à travers les vitres cassées chaque jour. Oh! Bien que le gouvernement de la ville envoyait toujours des gens (d'entre eux comprenant Wang Chunquan et Wang Weidong) pour me surveiller 24 heures sur 24. De plus, ils utilisaient du fil de fer pour bloquer la porte, et ils ne me laissaient pas sortir. Quelquefois ils ouvraient la porte pour voir si j'étais là pendant la nuit. Cette période était vraiment difficile! Je ne sais toujours pas comment j'ai fait pour la supporter.

Reporter : Avez vous rapporté cela à la police ?

Mme Wang : Non. Nous les pratiquants de Falun Gong n'avons pas du tout de droits de l'homme, et les fonctionnaires de la ville sont vraiment mauvais. J'ai craint qu'ils veuillent encore me kidnapper et me persécuter. Une fois, Wang Weidong du bureau administratif de la municipalité m'a demandé de l'argent dans la cour de la municipalité. je lui ai dit que je n'avais pas d'argent, et il a dit, "Vous n'avez pas non plus d'argent pour la taxe du pont ? Pas d'argent de poche?" Alors il m' a giflée deux fois de dépit.
Liu Yufeng, le chef du commissariat est encore plus vicieux. Lorsque ma fille la plus âgée et moi avons été kidnappées et emmenées au centre de lavage de cerveau Chaofengan à Beijing, parce que nous refusions de donner nos noms, une personne à tiré mes cheveux et m'a traînée en arrière et en avant. Plus tard, des officiers du commissariat de la ville sont apparus. Dés que Liu Yufeng est entré dans la pièce, il a serré le poing et m'a brutalement cognée deux fois à la tête; immédiatement j’ai vu du noir devant mes yeux. Alors ils m'ont emmenés dans une voiture. Il a menotté mes mains derrière mon dos si fermement que j'étais dans de grandes douleurs. Il a aussi ordonné à deux personne de s'asseoir sur ma couverture, avec une personne de chaque coté. Il m'ont insultée méchamment utilisant un langage que je ne peux pas répéter. Je leur ai demandé, "Vous êtes plus jeunes que moi, comment pouvez-vous me parler comme cela?"

Ils ont répondu, "Nous allons ouvrir la porte et vous jeter dans la rue et laisser les voitures vous rouler dessus!"

Ce sont des personnes qui ont perdu toute trace de nature humaine, et c'est un homme qui a persécuté tous les membres de ma famille. Dîtes moi, où puis-je rapporter ce qu'il s'est passé?

Photo 11: Le commissariat municipal de Beixinbao

Reporter : Quand avez-vous vu pour la dernière fois votre fille la plus jeune (Chen Hongping)?

Mme Wang : Oh, je l'ai vue mourir. Ça a été une mort terrible. Elle a été illégalement condamnée à trois ans de camp de travail forcé en 2001, et détenue au camp de travail forcé pour femmes de Gaoyang à Hebei . Elle a été soumise à tant de tortures qu'à la fin elle n’avait plus l’apparence humaine.

C'était après le coucher du soleil, aux environs de 18 heure le 31 janvier 2003. Un membre d'équipe du gouvernement municipal de Beixinbao avec le surnom de Yanga a frappé à ma porte et m'a dit que ma fille Chen Hongping était de retour. Mon mari et moi-même sommes sortis, et sur le bord de la route nous avons vu une camionnette blanche et deux personnes supportant Chen Hongping . Elle me voyait, mais ses yeux étaient tristes, elle n'a pas réagi à ma présence comme si elle ne me reconnaissait pas, et elle était très amaigrie. Je me sentais triste, mais n'ai pas voulu pleurer devant ma fille de peur qu'elle ne souffre davantage. Je savais que ma fille avait été sans doute sévèrement persécutée par eux, autrement ils n'auraient pas voulu la ramener, parce qu'elle était condamnée à trois ans, et cela ne faisait qu'un an et demi. Ma plus jeune fille n'avait jamais agi de la sorte auparavant; elle était toujours très énergique. Chaque fois qu'elle venait à la maison elle m'appelait gaiment maman au moment où elle franchissait la porte, mais cette fois elle n'a pas dit un mot lorsqu'elle m'a vue, comme si elle ne me connaissait pas

Reporter : A-t-elle dit quelque chose plus tard? Qui l'a persécutée à un tel degré ?

Mme Wang : Elle n'a rien dit après être rentrée à la maison. A ce moment, son père et un de ses frères étaient à la maison. Nous lui avons demandé ce qu'il s'était passé, Mais elle n'a rien dit. Elle est devenue extrêmement timide, elle était effrayée au moindre bruit, et quelque fois elle ne me quittait pas des yeux étrangement, et elle me regardait de longs moments. Jour et nuit elle était effrayée de rester seule, alors quelqu'un devait toujours rester avec elle. Lorsqu'elle dormait la nuit, elle voulait que je lui parle comme à un enfant, elle avait peur de dormir seule. Lorsque son frère l' a vue comme cela il a fondu en larme. Nous soupçonnons la police de l'avoir droguée, alors nous lui avons demandée, "T'ont -ils administré des drogues?"

Elle a répondu, "oui, ils m'ont donné des pilules jaunes et des injections."

Plus tard ma fille m'a dit en hésitant qu'elle n'avait pas transigé avec ses persécuteurs au camp de travail forcé de Gaoyang. J'étais convaincu qu'ils avaient précisément utilisé des méthodes inhumaines et mystérieuses pour persécuter ma fille. Elle était si maigre elle pesait un peu plus de 23 kilos, et ses jambes et ses pieds étaient gonflés.

Une fois ma jeune fille m'a dit, "Maman ils m'ont détruite. Après que je sois détenue au camp de travail forcé de Gaoyang, j'ai seulement eu une menstruation en deux mois, et alors je n'en ai plus eu pendant une période de plus d'un an. Mon esprit ne fonctionne pas bien, je ne me souviens pas des choses, et je ne peux pas penser."

Photo 12: Le Commissariat de Donghuayuan dans le comté de Huailai

Ma plus jeune fille a été torturée si gravement que lorsqu'elle est rentrés chez nous ma famille entière souffrait misérablement. Le jour où elle est rentrée était le dernier jour du calendrier lunaire chinois, et le jour suivant était la célébration traditionnelle du Nouvel An chinois, mais nous n'avions rien à la maison. Les fenêtres étaient toutes cassées, alors nous avons du les couvrir de planches pour nous préserver du vent. Il faisait environ – 6 ° celsius , l'eau dans le réservoir était gelée et nous n'avions pas d'électricité. Ma fille avait peur du noir alors nous avons allumé des bougies. Elle avait une forte fièvre et une mauvaise toux, elle respirait difficilement et elle était prise de vertige, en tant que sa propre mère je pouvais voir qu'elle souffrait horriblement.

Reporter : Ne l'avez-vous pas emmenée à l'hôpital ?

Mme Wang : Nous n'avions pas d'argent. [Note: En Chine, si les gens ne peuvent pas payer l'hôpital à l'avance, ont leur refuse le traitement.] Lorsqu'elle est revenue à la maison, c'était pendant le Nouvel An chinois, et nous n'avions pas assez d'argent pour acheter la nourriture dont elle avait besoin pour retrouver ses forces . Elle a continué à souffrir après sa libération, et elle n'a pas eu de bonne nourriture. De plus, elle portait des habits usés lorsqu'elle est rentrée, je voulais lui acheter de nouveaux habits, mais je n'avais pas d'argent .

Photo 13: Chen Hongping avant qu'elle ne décède

Reporter: Quand est-elle décédée?

Mme Wang : Tôt le matin du 5 mars, 2003, ma fille de 32 ans, qui était ma fille la plus proche, a fermé pour toujours ses yeux dans les bras de son frère. J'ai souffert une indescriptible sensation en regardant mon enfant mourir dans la douleur, sans rien pouvoir faire pour l'aider.

Reporter: Comment pouvez-vous supporter la perte de vos trois enfants?

Mme Wang: je peux juste dire que cela est grâce au pouvoir de la foi, le pouvoir de "Vérité- Compassion-Tolérance" que j'ai été capable d'endurer la perte de mes trois enfants. Sans lui je serai devenue folle, je ne serais pas en vie aujourd'hui

Reporter: J'exprime sincèrement mes condoléances, et je vous salue vous et votre famille au nom des bonnes personnes du monde entier. Prenez soin de vous.

Mme Wang: Merci.

Photo 14: Wang Lianrong, qui a perdu trois enfants.

La pierre angulaire morale de l'humanité fait face à un défi sans précédent.

En Chine, les gens souffrent énormément pour vouloir vivre en accord avec "Vérité-Compassion-Tolérance." Pendant six ans, les pratiquants du Falun Gong ont soutenu ces principes lorsqu'ils étaient soumis à une persécution cruelle et douloureuse , et ils ont établi pour toujours l’ultime étape dans l'histoire humaine.
Nous appelons à la justice , nous appelons à la conscience

Traduit de l’anglais de http://www.clearharmony.net/articles/200505/26556.html


Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.

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