L’interdiction du Falun Gong – la lubie d’un dictateur et non l’autorité de la Loi (1ere partie)

Jiang Zemin, le dictateur de la Chine, a persécuté le Falun Gong pendant cinq ans
Il y a cinq ans, une centaine de million de citoyens chinois ont perdu leur liberté de croyance en l’espace d’une nuit.

Aujourd’hui, cinq ans plus tard, il y a plus de 1000 morts vérifiées de pratiquants de Falun Gong dues à la persécution. Et au moins 6000 pratiquants ont été détenus en prison dans toute la Chine et plus de 100 0000 détenus dans des camps de travail forcé. D’innombrables pratiquants ont été battus, punis physiquement, et se sont vus extorquer de l’argent par ceux qui étaient supposés protéger la loi. En cinq ans de persécution, non seulement de nombreux pratiquants ont été battus à mort, battus à en rester handicapés, forcés à quitter leurs maisons, ont du payer de lourdes amandes, ont vu leurs familles déchirées, et ont été forcés à vivre sans domicile fixe, même les membres de leurs familles, leurs bons amis et leurs collègues ont été aussi impliqués.

Ayant fait ci-dessus la liste des chiffres de la persécution, je souhaite dire à présent que le Gouvernement chinois n’a jamais officiellement interdit le Falun Gong, pas même un seul jour !

Revoyons brièvement ce qui s’est passé ce juillet d’il y a cinq ans et voyons si le Gouvernement chinois a jamais interdit le Falun Gong.

Le 23 avril 1999, les policiers de la ville de Tianjin ont tabassé des pratiquants qui faisaient les exercices du Falun Gong et ont illégalement arrêté 45 d’entre eux. Cet incident a fait que 10 000 pratiquants se sont rendus au Bureau des Appels du Département d’Etat à Beijing le 25 avril. L’appel terminé, les pratiquants ont répondu aux questions du Premier Ministre, M. Zhu Rongji, et appris que les pratiquants détenus à Tianjin avaient été relâchés, et ils sont partis paisiblement.

L’incident semblait avoir été résolu pour le mieux. Deux jours plus tard, le 27 avril,le directeur du Bureau des Appels du Département d’Etat a prononcé un discours devant un reporter des Presses Xinhua et dit : « Nous ne persécuterons pas le Falun Gong. »

Cependant, la nuit du 25 avril, Jian Zemin, qui était alors le chef du parti communiste, le chef militaire et le président du pays, a envoyé des lettres officielles à tous les membres du Comité Permanent du Politburo et d’autres hauts officiels, très critiques du Falun Gong. Le 7 juin, Jiang a donné un discours au meeting du Politburo et décrit son opinion sur le Falun Gong d’un point de vue politique. Il a prétendu que le Falun Gong avait un profond arrière-plan politique et international. Il a également prétendu que l’appel du 25 avril était l’événement politique le plus sérieux depuis le Mouvement Etudiant de Tiananmen du 4 juin 1989. Par la suite, son discours a été répercuté du haut en bas à l’intérieur du Parti Communiste en tant que document secret.

Le 10 juin, sous le contrôle de Jiang le soi-disant Groupe de Tête de Gestion de la Question du Falun Gong a été créé. C’est le notoire « Bureau 6-10 » (1) Il a été renommé par la suite pour tromper le "Bureau de Gestion Contre les Cultes "

Le plan de Jiang pour éradiquer le Falun Gong était ainsi mis en oeuvre, mais il en était encore à son étape préparatoire et limité à l’intérieur du Parti Communiste. Il ne devrait donc pas compter comme l’interdiction du Falun Gong par le Gouvernement Chinois.

Le 14 juin le Bureau des Appels du Gouvernement Central et le Bureau des Appels du Département d’Etat ont publié ensemble une annonce aux Presses Xinhua. Elle mentionnait « de nombreux pratiquants de Falun Gong font courir le bruit que la police commencera à persécuter le Falun Gong. C’est une rumeur totalement fabriquée et démagogique. Les gens ont le droit de croire et de pratiquer le Qigong (2) et ont aussi la liberté de ne pas croire au Qigong. »

Le 13 juillet pour apaiser les pratiquants de Falun Gong, le Comité Central du PCC a publié un article en première page du People’s Daily disant : « Pratiquer le Qigong n’est pas de la superstition et améliorer la santé n’enfreint pas la loi. »

Mais à peine une semaine plus tard, le matin du 20 juillet, dans 30 provinces et villes dans tout le pays, une action unifiée était exécutée. Les instructeurs locaux du Falun Gong ont été simultanément encerclés et arrêtés. Les gens conduisant les arrestations n’obéissaient à aucun processus légal. Par la suite, la plupart de ces pratiquants ont été condamnés à des peines de prison plus ou moins longues. Autrement dit, le 20 juillet, un gang se nommant lui-même « Protecteurs de la loi » a arrêté de nombreux citoyens sans aucune base légale. Ils ont mis en place des tribunaux clandestins et envoyé les pratiquants en prison. La raison qui me fait dire qu’ils n’ont aucun fondement légal est que toutes les lois nouvellement promulguées, et les règles pour persécuter le Falun Gong, n’avaient pas été mis en place à ce moment.

Donc le 22 juillet le Bureau de l’Administration Civile faisait une annonce interdisant l’Association de Recherche de Falun Dafa. Une telle annonce pouvait elle être comptée comme une interdiction du Falun Gong par le Gouvernement chinois ?

Non. L’Association de Recherche de Falun Dafa n’incluait que des personnes avec un rôle de coordination tels que Wang Zhiwen, Li Chang, Yao Jie, et quelques autres. L’écrasante majorité de pratiquants de Falun Gong ne faisaient pas partie de l’association. Donc cette annonce ne pouvait pas être comptée comme l’interdiction de la liberté de pratiquer le Falun Gong par tous les pratiquants de Falun Gong. De plus le Bureau de l’Administration Civile n’est pas une branche législative du gouvernement. Cette annonce n’était qu’une règle administrative sans effet légal.

Le 22 juillet il y a eu une autre annonce, les “6 restrictions” émises par le Département de la Sécurité Publique. Elle interdisait à quiconque de pratiquer le Falun Gong dans une situation publique, interdisait à quiconque de faire appel sur la question du Falun Gong, et interdisait à quiconque de propager le Falun Gong, etc. Similairement cette annonce n’interdisait pas le Falun Gong.

Premièrement cette annonce violait totalement la Constitution chinoise qui garantit la liberté de croyance, d’association et d’assemblée. La Constitution garantit aussi que les citoyens chinois ont le droit de faire appel et de se défendre eux-mêmes. La Constitution est la loi fondamentale de la Chine. L’annonce du Département de la Sécurité Publique viole la Constitution, il n’a donc aucun effet légal.

Deuxièmement, le Département de la Sécurité Publique n’est pas législatif, il n’a donc pas le droit d’émettre des lois. En dehors de la Chine, cela reviendrait à ce que la police créé des lois ! Le seul corps législatif en Chine est le Congrès du Peuple. Donc l’annonce des "6 restrictions" n’est pas une loi. Elle peut tout au plus être comptée comme une règle administrative. Si une personne viole une règle administrative, cette personne ne peut pas être accusée de crime, ni être condamnée à la prison. La personne peut tout au plus recevoir une amende et être emmenée en "détention administrative". En Chine, la loi dit qu’une détention administrative ne peut pas dépasser 15 jours.

Troisièmement, si les autorités estiment que quelqu’un a un lien avec le Falun Gong, ils peut être arrêté arbitrairement même s'il n'est pas pratiquant de Falun Gong. Si quelqu’un a été arrêté à tord en tant que pratiquant de Falun Gong, ils ne peut ni faire appel ni intenter une plainte. Si la personne fait appel, cela violerait la règle "interdire à quiconque de faire appel pour toute question liée au Falun Gong." Donc le principe de cette annonce est qu’il n’y a besoin d’aucune raison pour vous arrêter, et que vous ne pouvez pas faire appel. Ces cinq dernières années, il y a eu de nombreux pratiquants qui sont allés à Beijing faire appel pour différentes raisons. Les plus communes est qu’ils sont forcés à quitter leur travail, forcés à se reloger pour permettre la construction d’un barrage, ou forcés de déménager pour de nouvelles constructions urbaines, etc. Nombre d’entre eux ont été intentionnellement arrêtés comme des pratiquants de Falun Gong parce que c’est la manière la plus simple d’arrêter les gens. Cela ne nécessite aucun processus légal, et les gens qui sont arrêtés ne sont pas autorisés à faire appel. Il est donc garanti que l’arrestation soit correcte.

Donc cette “annonce des six restrictions” n’est qu’une règle administrative illégale émise par le Département de la Sécurité Publique sous les instructions de Jiang. C’était une tentative d’interdire le Falun Gong, mais elle n’a aucun effet légal. Donc le Gouvernement chinois n’a toujours pas interdit le Falun Gong. Dire que la Chine a interdit le Falun Gong , c’est jouer sur les mots sur le modèle de Jiang.

Le 23 juillet 1999, le People’s Daily annonçait que le Comité Central du PCC décidait de punir le “culte”. Beaucoup de gens ont pensé que le Gouvernement chinois interdisait le Falun Gong. C’est malheureux. Bien que le Comité Central du PCC ait pris la décision, la décision n’a toujours pas d’effet légal. En Chine, ni le People’s Daily (un journal tenu par l’état) ni le Comité Central du PCC (proche du Cabinet dans le système parlementaire, ou de la Branche Exécutive dans le système américain) ne sont législatifs. Ils n’ont pas le droit de créer des lois. Le Comité Central du PCC a annoncé que le pays serait géré en suivant sa décision. Cela a aussi été annoncé par le People’s Daily.

Le Bureau « 6-10 » est le quartier général de la persécution du Falun Gong par Jiang. Par sa nature le 'Bureau 6-10' est une organisation purement et simplement illégale. Il n’y a aucune base légale à son existence. C’est une organisation illégale établie par Jiang avec des ressources nationales usurpées. Le système légal chinois, comprenant le système de la Sécurité Publique, la Magistrature, les tribunaux, et les lois existantes suffisent pour traiter toute question légale. La seule raison pour laquelle le 'Bureau 6-10' a été créé était de "légaliser" la traîtrise sans borne planifiée par la dictateur pour qu'elle s'exerce en dehors de la loi existante.

Le 'Bureau 6-10' est au-delà de la loi. Tel qu’il est établi, aucune loi existante ne peut le défier ni l’arrêter. La Chine a déjà vu un tel corps auparavant. Le ' Bureau 6-10' est tout comme le "Groupe Dirigeant de la Révolution Culturelle" qui a permis au Président Mao de déchirer le pays durant la campagne politique connue sous le nom de "Grande Révolution Culturelle". L’existence même du 'Bureau 6-10' enfreint la loi.

Il y a des 'Bureaux 6-10' à chaque niveau administratif; du gouvernement central chinois aux gouvernements locaux. Le coût des salaires et des dépenses journalières des fonctionnaires dans le 'Bureau 6-10' est équivalent au coût de construction de milliers d’écoles. L’énorme dépense est entièrement payée par le peuple chinois.

En 1999, plus de 20 ans après la fin de la Révolution Culturelle, la Chine travaillait dur à retrouver son système légal de l’imposture qu’il était devenu. Le système légal nouvellement établi semblait avoir commencé à fonctionner. Si une personne violait la loi, seule cette personne pouvait en porter la responsabilité et être punie. La Chine a un système complet de Sécurité Publique, une magistrature et des tribunaux. La Chine a aussi une Loi Pénale. Essentiellement, tous les citoyens de la République Populaire de Chine devraient se soumettre à la Loi, y compris les membres du Comité Central du PCC. Mais, la Loi est devenue une obstruction inutile sur le chemin de Jiang Zemin, alors il a fondé le corps extrajudiciaire du 'Bureau 6-10'.

Ces cinq dernières années, le 'Bureau 6-10' sous le contrôle de Jiang, a commandé et contrôlé chaque niveau du Parti Communiste et les organisations du gouvernement, la Sécurité Publique, la Magistrature, et les Tribunaux, le système de la réforme par le travail, le système de l’éducation par le travail, le système de sécurité nationale, et les médias. Il travaille juste comme le Groupe Dirigeant de la Révolution Culturelle du Comité Central du PCC.

Les 'Bureaux 6-10' possèdent un pouvoir absolu. Celui que le ' Bureau 6-10' décide de condamner ou d’envoyer en camp de travail forcé, personne n’ose demander de preuve ou repousser la décision. Les nouvelles fabriquées qu’ils décident de publier ou de diffuser, personne n’ose les refuser. Ils n’osent pas vérifier l’authenticité des nouvelles. Dans les prisons et les camps de travail forcé, si les pratiquants de Falun Gong sont tués parce qu’ils refusent de renoncer à leur croyance, le tueur peut prétendre qu’ils avaient eu l’ordre du 'Bureau 6-10' en disant que peu importe les moyens utilisés pour traiter les pratiquants de Falun Gong, ils ne peuvent pas être tenus pour responsables du résultat.

De cette manière, durant cet été d’il y a cinq ans, Jiang a lancé et commandé le plus grand mouvement politique depuis la Grande Révolution Culturelle de Mao, établi le 'Bureau 6-10' et usurpé les ressources nationales de la Chine.

Notes:
(1) le “Bureau 6-10” un bureau spécifiquement créé par le gouvernement chinois pour persécuter le Falun Gong. Il a un pouvoir absolu sur chaque niveau d’administration dans le Parti, ainsi que sur toutes les branches politiques et judiciaires.
(2) Qigong – Une forme traditionnelle d’exercices chinois qui cultivent le “Qi » ou « énergie vitale »


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