Quarante pratiquants de Falun Gong persécutés à mort pour leur croyance dans la première moitié de 2020

Quarante pratiquants de Falun Gong ont été persécutés à mort pour leur croyance en Chine dans la première moitié de 2020.


Le Falun Gong, également connu sous le nom de Falun Dafa, est une discipline méditative et spirituelle ancestrale basée sur le principe Sincérité-Bonté-Tolérance. Il est persécuté par le Parti communiste chinois depuis 1999.


Pratiquants décédés dans la première moitié de 2020
Rang du haut : Xiao Yongfen, Hu Lin, Yu Yongman, Li Rongfeng, Li Guojun
Rang du bas : Liu Fating, Fu Shuqin, Zhou Xiuzhen, Zhou Shujie, Lin Guizhi, Gao Yan


Ces 40 vies perdues s'ajoutent à une liste croissante de pratiquants de Falun Gong qui ont été persécutés à mort pour avoir défendu leur croyance. À ce jour, plus de 4500 décès non naturels de pratiquants de Falun Gong ont été confirmés et documentés sur minghui.org. En raison du blocus de l'information en Chine et du danger que courent les familles des pratiquants en exposant la persécution, on estime que le nombre réel de morts est beaucoup plus élevé.


Parmi les 40 pratiquants décédés récemment, 22 d'entre eux sont des femmes venant de 14 provinces et municipalités contrôlées centralement. La province du Liaoning à elle seule compte 35 % des décès (14), alors que les autres régions ont eu entre un et quatre cas. Seize des pratiquants sont morts en garde à vue, dont six dans le Liaoning (37,5 %).



L'âge de trois des 40 pratiquants reste inconnu, tandis que les autres avaient entre 46 et 84 ans, avec une moyenne d'âge de 64 ans.



Le mois de janvier a enregistré quatre décès ; les mois de février et mai, neuf chacun ; et les mois de mars, avril et juin, six décès chacun.



Les 40 hommes et femmes provenaient de tous les milieux, dont un ingénieur en aéronautique, un comptable, un professeur de musique, un directeur d'école primaire à la retraite et un médecin.


Certains sont morts en prison après avoir subi des tortures pendant une longue période ; d'autres sont décédés quand la prison leur a refusé un traitement médical ou une libération conditionnelle pour raisons médicales malgré leur état critique ; et d'autres encore ont péri quelques mois seulement après leur libération conditionnelle pour raisons médicales.


En particulier, une femme du Henan qui a été arrêtée le 13 mai est morte quatre jours après son arrestation, tandis qu'une femme du Hebei est morte le jour de son arrestation, soit le 18 juin.


Même si certains ont survécu à la torture en détention, leur santé a décliné après avoir vécu dans la peur pendant des années ou avoir dû fuir constamment pour se cacher de la police.


Il n'y a pas que les pratiquants qui succombent à la persécution, des membres de leurs familles trépassent aussi. Un homme du Liaoning est mort trois ans après le décès sous la torture de sa femme, survenu treize jours après son arrestation. Un homme du Heilongjiang est décédé quand sa mère, sa sœur et sa femme ont toutes perdu la vie à cause de la persécution, laissant derrière lui son père âgé de près de 90 ans.


Vingt-sept de ces décès ont déjà été détaillés dans les rapports précédents. Vous trouverez ci-dessous les détails de treize cas nouvellement confirmés. Une liste complète des 40 pratiquants décédés peut être téléchargée ici.


Morts en détention

Un homme du Ningxia est mort en détention cinq mois après son arrestation

Le 19 septembre 2019, lors d'une descente de police, M. Xie Nanfang, un habitant de la ville de Yinchuan, province du Ningxia, a été arrêté avec douze autres pratiquants de Falun Gong. Les policiers ont ordonné à un serrurier d'ouvrir la porte de M. Xie et se sont rendu compte que personne n'était à la maison. Ils ont attendu à l'extérieur de son immeuble et ont arrêté M. Xie à son retour à 14 heures.


Alors que par la suite, quatre pratiquants ont été libérés, neuf d'entre eux, dont M. Xie, sont restés en détention. Leurs cas ont été soumis au procureur le 11 décembre 2019.


À deux reprises, le procureur a renvoyé les dossiers à la police soit le 22 janvier et le 2 avril 2020. La police les a soumis à nouveau le 20 février et le 24 avril. M. Xue est décédé le 28 février 2020 au centre de détention de la ville de Yinchuan alors qu'il attendait sa mise en examen. Il avait 64 ans. Les détails de sa mort font toujours l'objet d'une enquête.


Le 20 mai 2020, trois mois après son décès, le procureur a décidé de ne pas inculper M. Xie. Le lendemain, le procureur a inculpé les huit autres pratiquants et a transmis leur dossier au tribunal du district de Xixia. Leur comparution devant le tribunal du district de Xixia a été fixée au 28 juillet 2020.


Un homme en phase terminale, s’étant vu refuser tous traitements médicaux et forcé de travailler sans rémunération, meurt en prison


Le 30 mai 2020 vers 8 heures, la famille d'un habitant de la ville de Tangshan, province du Hebei, a été informée par la prison de Jidong que leur proche purgeant une peine de sept ans pour sa croyance dans le Falun Gong venait de mourir d'un « arrêt cardiaque ». M. Cao Jinxing avait 69 ans.


Quand la famille de M. Cao s'est précipitée à la prison le 2 juin, les autorités de la prison leur ont montré certains documents au sujet de M. Cao, mais sans leur permettre de prendre des notes ou des photos. Sa famille a appris que M. Cao avait reçu un diagnostic de maladie terminale inconnue dès 2018, mais elle n'en avait jamais été informée, et qu'il n'avait jamais reçu de traitement médical.


La famille de M. Cao a aussi appris que les gardes de la prison avaient forcé ce dernier à faire du travail non rémunéré malgré son état de santé.


La prison a insisté sur le fait que M. Cao était mort de « causes naturelles » et a dit qu'elle envisageait de verser une compensation financière à sa famille.


M. Cao, un employé à la retraite du Bureau de machinerie agricole de la ville de Tangshan a été arrêté le 7 juin 2017 lors d'une campagne massive de harcèlement des pratiquants de Falun Gong à travers la Chine. La police a saccagé son domicile pendant trois heures et a confisqué plusieurs de ses effets personnels. Il a été blessé après avoir été jeté au sol lors de l'irruption dans son domicile et l'arrestation. Plus tard, il a développé des éruptions cutanées dans le dos alors qu'il était détenu au centre de détention no 1 de la ville de Tangshan.


M. Cao a fait appel devant la cour intermédiaire de la ville de Tangshan après avoir été condamné à sept ans de prison par le tribunal du district de Lubei le 26 juin 2018.


En novembre 2018, M. Cao a été transféré du centre de détention à la prison de Jidong. Il n'a jamais été autorisé à recevoir de visites familiales pendant son incarcération.


Une femme de 76 ans meurt alors qu’elle purgeait trois ans et demi pour sa croyance

La famille de Mme Meng Qingmei a reçu un appel de la prison pour femmes de Jinan, dans la province du Shandong, aux alentours du 13 juin, les informant qu'elle était dans un état critique. Lorsqu'ils se sont précipités à l'hôpital militaire de la province du Shandong, Mme Meng était déjà décédée. Son certificat de décès indique qu'elle est décédée à 6 heures du matin le 14 juin, des suites de multiples dysfonctionnements organiques dus à un déséquilibre électrolytique. Elle avait 76 ans.


La famille de Mme Meng a exigé que son corps soit ramené dans le canton de Shan, dans la province du Shandong, où elle vivait, pour y être incinérée, mais les autorités ont refusé. On a forcé la famille à incinérer Mme Meng à Jinan et la famille a rapporté ses cendres à la maison le 16 juin.


La dernière arrestation de Mme Meng date du 20 mai 2017, pour avoir distribué des documents d'information sur le Falun Gong. Elle a été condamnée à une autre peine de trois ans et demi, également à la prison pour femmes de la province du Shandong.


Mme Meng a entamé une grève de la faim en mars 2018 pour protester contre la persécution, et a été gavée et torturée. Sa famille soupçonne qu'elle a également été gavée lors de sa dernière grève de la faim avant sa mort et que sa mort soudaine pourrait être due au gavage et à la torture.


Un homme du Liaoning meurt en prison trois ans après le décès de sa femme dans un centre de détention

M. Wang Dianguo, un habitant de 67 ans de la ville d'Anshan, province du Liaoning, a été condamné à quatre ans d'emprisonnement dans la prison de la ville de Dalian pour avoir refusé de renoncer au Falun Gong, une discipline spirituelle et méditative persécutée par le régime communiste chinois depuis 1999. Il est mort à 4 heures le 16 juin 2020, environ deux ans après avoir été entré en prison.


Quand sa famille est arrivée à la prison le lendemain, on leur a dit que M. Wang était décédé d'un cancer de l'estomac. Ils ont demandé pourquoi il n'avait pas été traité ou libéré pour raisons médicales, mais ils n'ont eu aucune réponse. À la suite de leurs demandes répétées, les gardes ont diffusé une partie des images de sécurité, d'après lesquelles la famille de M. Wang a appris qu'il était devenu invalide en avril 2020.


Au funérarium, la famille de M. Wang n'a pas eu l'autorisation de s'approcher de son corps. Ayant remarqué des ecchymoses aux coins de sa bouche, ils se sont renseignés sur l'origine des blessures et on leur a dit qu'elles avaient été causées par le gavage. Les proches de M. Wang ont également consulté les médecins qui s'étaient occupés de son traitement et ils ont appris que le gavage n'était pas la cause probable des ecchymoses. Un médecin a dit : « L'estomac de M. Wang était plein, il était donc impossible de le gaver de quoi que ce soit. De plus, il était trop faible pour le gavage. »


L'emprisonnement de M. Wang a suivi son arrestation à son domicile en juillet 2017, quand sa femme, Mme Yu Baofang, et son fils, M. Wang Yu, ont aussi été saisis pour leur pratique du Falun Gong. Treize jours après, Mme Yu décédait au centre de détention pour femmes d'Anshan.


Plus de détails sur le décès d'une femme du Hebei quelques heures après son arrestation pour ses convictions

Mme Han Yuqin, âgée de 68 ans, de la ville de Tangshan, province du Hebei, est décédée quelques heures après avoir été arrêtée lors d'une rafle policière de 36 pratiquants de Falun Gong locaux.


Un groupe de policiers du poste de police de Duanminglu dans le district de Fengrun est entré par effraction chez Mme Han vers 5 heures du matin le 18 juin 2020. Les policiers ont emmené Mme Han au poste de police, l'ont forcée à s'asseoir sur une chaise en métal et lui ont demandé de remplir un formulaire de renoncement au Falun Gong. Elle a refusé d'obtempérer.


Lorsque la fille de Mme Han s'est rendue au poste de police pour lui rendre visite vers 10 heures du matin, elle n'a pas eu l'autorisation de la voir. Vers midi, le mari de Mme Han est allé au poste de police lui apporter son déjeuner. Elle n'avait pas d'appétit et ne pouvait s’arrêter de pleurer. Son mari a également remarqué que ses jambes étaient enflées après avoir dû rester des heures assise sur la chaise en métal.


Mme Han est allée aux toilettes vers 16 heures. Les policiers ont attendu dehors pendant un certain temps. Comme elle ne sortait toujours pas, ils sont entrés et ont constaté qu'elle s'était effondrée par terre.


La police l'a envoyée à l'hôpital de médecine chinoise du district de Fengrun, après que l'établissement de soins d'urgence d'à côté a refusé de l'accepter. Elle a été déclarée morte peu de temps après.


La famille de Mme Han a été informée de son décès vers 18 heures. Ils ont vu son corps à l'hôpital. Ses cheveux étaient en désordre et elle avait du sang dans le nez.


La famille de Mme Han a dit qu'elle jouissait d’une bonne santé depuis qu'elle avait commencé à pratiquer le Falun Gong en 1995. On ne sait pas s'ils ont demandé une autopsie pour déterminer la cause de sa mort.


Un homme de 74 ans meurt alors qu'il purgeait une peine pour sa croyance

M. Li Rongfeng, de la ville de Shantou, dans la province du Guangdong, a été arrêté le 8 juillet 2019. Un groupe de 14 agents a fouillé sa maison et celle de sa fille. Une partie de ses documents liés au Falun Gong a été confisquée. Il a ensuite été envoyé au centre de détention du district de Chaoyang.


M. Li a entamé une grève de la faim au centre de détention au début du mois de juin 2020. Son fils, sa femme et d'autres membres de sa famille ont reçu l'ordre du centre de détention de le persuader de manger. Il a refusé d'obtempérer. Un gardien a affirmé que M. Li « avait signé une décharge de responsabilité » et que le centre de détention ne serait pas responsable si quelque chose lui arrivait. On ne sait pas de façon claire si la déclaration de « décharge de responsabilité » était vraie.


M. Li a été envoyé dans un hôpital pour y être réanimé le 17 juin. Le 20 juin, le centre de détention a informé sa famille vers 18 heures qu'elle devait se rendre à l'hôpital. Lorsqu'ils sont arrivés à l'hôpital vers 19 heures, on leur a dit que M. Li était déjà décédé une heure plus tôt.


M. Li Rongfeng


Morts de la torture en détention ou de harcèlement

Un vétéran de 74 ans meurt après avoir été persécuté à plusieurs reprises pour sa pratique du Falun Gong

Un ancien combattant de la ville de Weifang, dans la province du Shandong, est décédé le 5 mai 2020, après avoir souffert pendant des années de persécution en raison de sa croyance dans le Falun Gong. Il avait 74 ans.


M. Chen Encai a commencé à pratiquer le Falun Gong en 1995 et a attribué à cette pratique l'amélioration de sa santé.


Il a été arrêté le 20 juillet 1999, le jour où le régime communiste a lancé une campagne nationale contre le Falun Gong. Il a été arrêté à nouveau le 7 août 2000 et détenu pendant quinze jours. Deux jours seulement après sa libération, il a été ramené en détention le 25 août et détenu pendant quinze jours supplémentaires pour avoir clarifié les faits concernant le Falun Gong auprès des policiers.


Lors d'un contrôle de sécurité à la gare de Weifang le 26 septembre 2017, M. Chen a été arrêté à nouveau. La police a saccagé son domicile et confisqué ses documents liés au Falun Gong. Il a été envoyé au centre de détention de Weifang le jour suivant et y a été détenu pendant un mois. La police l'a libéré sous caution le 25 octobre 2017.


Entre le 20 octobre 2018 et le 21 mars 2019, la police a placé M. Chen en résidence surveillée à deux reprises.


Le 18 juin 2019, le procureur du district de Kuiwen a accusé M. Chen d'« atteinte à l'ordre public avec une organisation sectaire », un prétexte habituel pour incriminer le Falun Gong.


M. Chen a été jugé par le tribunal du district de Kuiwen le 30 août 2019, et a été condamné le lendemain à dix mois d'emprisonnement et à une amende de 4000 yuans. Il a été condamné à purger sa peine en dehors de la prison.


Le harcèlement, les assignations à résidence et les peines prononcées depuis 2017 ont affecté sa santé. Quelques jours avant sa mort, le personnel du tribunal l'avait de nouveau harcelé à son domicile.


Une femme du Liaoning condamnée à onze ans pour avoir poursuivi en justice l'ancien dictateur chinois décède six mois après sa libération pour raison médicale

Mme Li Guojun de la ville de Chaoyang, province du Liaoning, est décédée le 5 mai 2020, six mois après avoir été libérée pour raisons médicales pour le traitement de son cancer. Elle a développé cette maladie alors qu'elle purgeait sa peine de onze ans pour avoir poursuivi en justice Jiang Zemin, l'ancien dirigeant du régime communiste chinois qui a ordonné la persécution de sa croyance, le Falun Gong. Elle avait 53 ans.


Mme Li Guojun travaillait au Département de la propagande du gouvernement du canton de Chaoyang. À un certain moment, elle a renoncé à la pratique du Falun Gong pendant qu'elle purgeait sa peine au camp de travaux forcés de Masanjia. Mais, comme la vie pour elle était devenue vide de sens, elle a décidé de retourner à la pratique du Falun Gong.


Le 9 novembre 2015, Mme Li a été arrêtée pour avoir déposé plainte contre Jiang Zemin, l'ancien dirigeant du régime communiste pour avoir ordonné la persécution du Falun Gong. Elle a été condamnée par le tribunal de Shuangta à une peine de onze ans et à verser 1000 yuans autour de mars 2016. Elle a aussi été renvoyée par son lieu de travail.


Pendant l'hiver 2015, quand elle était détenue au centre de détention de la ville de Chaoyang, les gardes ne lui permettaient de porter que des chemises très fines à manches courtes et ils laissaient la fenêtre ouverte pour la faire geler. Elle a commencé à souffrir de saignements vaginaux à cause des mauvais traitements.


Le 16 août 2016, Mme Li a été envoyée dans le quatrième quartier de la prison pour femmes du Liaoning. En dépit de son état, les gardes l'ont torturée pour tenter de la forcer à renoncer au Falun Gong.


Sa santé a continué à décliner. Le 8 février 2018, Mme Li a été hospitalisée et opérée. La famille de Mme Li a ensuite fait une demande de libération conditionnelle pour raisons médicales, mais le bureau de l'administration de la prison du Liaoning a continué à retarder le processus sans accorder la libération conditionnelle.


Mme Li a été envoyée à l'hôpital pour une autre intervention chirurgicale le 18 juillet 2018. Elle a été hospitalisée pendant vingt-trois jours avant d'être ramenée à la prison. Elle a reçu quatre traitements de chimiothérapie pendant cette période. Sa famille a reçu l'ordre de payer 30 000 yuans pour frais médicaux.


Malgré les demandes persistantes de sa famille pour sa libération conditionnelle pour raisons médicales, les autorités ne la lui ont pas accordée avant le mois de novembre 2019. Quand Mme Li a été libérée le 5 novembre, les gardes l'ont escortée, en la gardant menottée et entravée par des chaînes jusqu'à ce qu'elle rentre chez elle.


Mme Li est restée terrifiée. Elle a refusé de parler des mauvais traitements subis en prison et ne voulait rencontrer personne sauf les membres de sa famille immédiate. Néanmoins, la police a continué de la harceler chez elle et de l'appeler au téléphone.


Le 28 mars 2020, Mme Li est allée rendre voir à sa mère âgée, qu'elle n'avait pas vue depuis des années. Peu de temps après être arrivée chez sa mère, la police l'a appelée deux fois en lui disant qu'elle était sortie de la zone où il lui était permis de circuler. Mme Li a dû quitter sa mère et elle est rentrée chez elle.


Après cela, elle est restée alitée. Quand les autorités sont de nouveau venues faire pression sur elle pour qu'elle renonce au Falun Gong, sa famille a écrit une déclaration pour elle et a pressé son doigt sur le papier pour former une empreinte digitale.


Mme Li est décédée le 5 mai 2020.


Une ancienne comptable meurt après avoir vécu dans la peur pendant deux décennies

Mme Zhou Shujie, une ancienne comptable de la ville de Jiamusi, dans la province du Heilongjiang, est décédée le 9 mai 2020, après deux décennies de persécution pour sa croyance dans le Falun Gong. Elle avait 66 ans.


Mme Zhou a été arrêtée pour la première fois le 22 juillet 1999, lorsqu'elle s'est rendue à Pékin pour demander le droit de pratiquer le Falun Gong. La police l'a ramenée à Jiamusi et l'a détenue pendant 45 jours. Sa famille a payé une caution de 2000 yuans et 730 yuans pour ses repas au centre de détention local.


Après sa libération, les autorités ont surveillé la vie quotidienne de Mme Zhou. La police l'a suivait lorsqu'elle sortait et a mis son téléphone sur écoute. Les membres du personnel de son comité résidentiel l'ont également harcelée à son domicile à plusieurs reprises.


Mme Zhou a été arrêtée une deuxième fois le 23 août 2001 alors qu'elle diffusait des informations sur le Falun Gong. La police a voulu l'envoyer dans un camp de travail forcé pendant trois ans, mais elle a renoncé quand son frère a cherché à obtenir justice pour elle. Bien que Mme Zhou ait été libérée le lendemain, la police a extorqué 3000 yuans à sa famille.


Mme Zhou a échappé à une arrestation massive à Jiamusi le 20 avril 2002, et a été dans l'obligation de se cacher par la suite. Incapable de la retrouver, la police a harcelé son mari et sa fille. Lorsque son mari a défié la police à propos de la persécution, ils l'ont arrêté et l'ont maintenu sur une chaise d'interrogatoire en métal pendant plus de dix heures. Ce n'est qu'après qu'il ait souffert d'un problème cardiaque qu'ils l'ont relâché. La police a continué à le surveiller pour retrouver Mme Zhou. Ils ont également harcelé la sœur de Mme Zhou et leur père, qui avait plus de 80 ans.


La fille de Mme Zhou n'était qu'une élève de troisième année d'école primaire en 2002, et il lui était difficile de s'occuper d'elle-même lorsque son père partait travailler. En raison du harcèlement de la police, les autres membres de la famille n'ont pas osé la prendre en charge.


Le mari de Mme Zhou a ensuite été licencié par son employeur. Le bureau de la sécurité sociale a rejeté sa demande de subvention pour les personnes à faibles revenus, à moins qu'il ne leur dise où se trouvait Mme Zhou.


Après le retour de Mme Zhou chez elle, le bureau de la sécurité sociale a suspendu sa pension à partir d'avril 2011, sous prétexte qu'elle refusait de renoncer au Falun Gong.


Mme Zhou a été arrêtée pour la troisième fois le 17 décembre 2014, alors qu'elle s'apprêtait à assister à une audience d'autres pratiquants de Falun Gong. La police l'a fouillée et a vérifié ses papiers d'identité.


Des années de persécution ont eu un impact sur la santé de Mme Zhou. Elle a développé un problème de santé en 2020 et est décédée le 9 mai.


Ayant déjà perdu son épouse, sa fille et sa belle-fille, un homme de 90 ans est dévasté par la mort de son fils dans la persécution

Un homme de près de 90 ans ayant déjà perdu sa femme, sa fille et sa belle-fille dans la persécution du Falun Gong, a subi un coup terrible le 20 mai 2020, à la suite de la mort de son fils, M. Wan Yunlong. Ce dernier a enduré des décennies d’emprisonnement et de torture pour son refus de renoncer à sa croyance dans le Falun Gong.


M. Wan, de la ville de Shuangcheng, province du Heilongjiang, a été arrêté à plusieurs reprises parce qu'il pratiquait le Falun Gong et envoyé à trois reprises dans des camps de travaux forcés pour une durée totale de sept ans. Après avoir été libéré en 2016 dans un état critique, il s'est déplacé d'un endroit à un autre pour se cacher de la police. Au fil des ans, sa santé s'est détériorée et dans ses derniers jours, il n'avait plus que la peau sur les os.


L'épouse de M. Wan, Mme Wang Liqun, est décédée en 2006, lors d'une garde à vue, quelques heures seulement après son arrestation. Sa sœur, Mme Wan Yunfeng, arrêtée en novembre 2011 puis torturée dans le camp de travaux forcés de Qianjin, est décédée en 2016, quatre mois après l'arrestation de M. Wan et de son fils, M. Gong Zun.


La mère de M. Wan, Mme Zhang Guiqin, est décédée des suites du stress mental causé par la persécution de ses enfants.


Une femme du Liaoning décède cinq mois après avoir été libérée

Mme Song Shuchun, habitante de la ville de Dalian, dans la province du Liaoning, est décédée moins de six mois après avoir été libérée d'une détention de treize mois pour sa pratique du Falun Gong. Elle avait 71 ans.


Mme Song Shuchun a été arrêtée à son domicile le 12 novembre 2018. Mme Song a été condamnée à une peine de trois ans avec quatre ans de probation par le tribunal du district de Shahekou.


Mme Song a commencé à avoir des difficultés à se nourrir en novembre 2019. Le problème a continué même après sa libération du centre de détention de Yaojia le 11 décembre 2019. Elle avait une masse qui grossissait dans son estomac et son abdomen était distendu. Malgré son état, la police a continué à la surveiller chez elle.


La santé de Mme Song s'est rapidement détériorée au cours des mois suivants. Elle est décédée vers 23 h le 30 mai 2020.


Son fils toujours emprisonné pour sa croyance, une femme de 84 ans décède deux mois après le harcèlement de la police


Alors que son fils purge encore une peine de cinq ans pour sa pratique du Falun Gong, Mme Fu Shuqin, 84 ans, qui vivait seule, est décédée deux mois après avoir été harcelée par la police pour leur croyance partagée.


Mme Fu Shuqin



En avril 2020, trois policiers ont harcelé Mme Fu, de la ville de Yingkou, province du Liaoning. Mme Fu leur a dit qu'elle avait commencé le Falun Gong avant le début de la persécution et qu'en conséquence ses nombreuses maladies, dont un problème cardiaque, du diabète et de l'hypertension artérielle, avaient toutes été guéries. La police a tenté de la forcer à arrêter de pratiquer le Falun Gong et a essayé de la tromper en lui faisant signer trois exemplaires préparés de déclarations de renoncement au Falun Gong, mais Mme Fu a refusé d’obtempérer.


Avant le harcèlement d'avril, la police et même sa famille avaient essayé de faire pression sur Mme Fu pour persuader son fils, M. Jin Fuzhang, d'abandonner sa croyance dans le Falun Gong. M. Jin a été arrêté le 28 juin 2016 et il a été plus tard condamné à une peine de cinq ans. Mme Fu a soutenu son fils et a insisté sur le fait qu'il n'avait rien fait de mal en soutenant le Falun Gong.


Le dernier harcèlement a traumatisé Mme Fu. Elle n'ouvrait plus ses rideaux et elle avait demandé à ses amis de ne plus venir la voir pour le moment. Elle avait également perdu l'appétit et des difficultés pour marcher. Sa santé s'est détériorée chaque jour un peu plus et elle est décédée le 6 juin 2020.


Pendant cette période, sa belle-fille a appelé la prison de Dalian à plusieurs reprises et a exigé que les autorités de la prison autorisent M. Jin à rendre visite à sa mère gravement malade, mais en vain


Un homme du Hebei meurt après des années de harcèlement et de fuite

M. Lu Jinyou, un habitant de la ville de Zhuozhou, dans la province du Hebei, est mort le 9 juin 2020, après avoir subi deux décennies de harcèlement et avoir également passé des années en fuite pour se cacher de la police. Il avait 68 ans.


M. Lu a commencé à pratiquer le Falun Gong en 1998 et a attribué à cette pratique la guérison de sa sciatique, de son hyperplasie osseuse et de sa tuberculose. Après avoir échappé à une arrestation le 27 décembre 2006, M. Lu a été forcé de vivre loin de chez lui pendant des années. Ses parents, âgés de 80 ans, ont eu du mal à s'occuper d'eux-mêmes et ont été constamment harcelés par la police.


La police a arrêté M. Lu à son domicile le 8 mai 2010. Ils ont confisqué ses documents et ses livres de Falun Gong. Quand M. Lu a refusé de signer l'avis d'approbation de son arrestation, la police a forcé sa fille à signer le document et lui a extorqué 500 yuans. Les gardiens du centre de détention lui ont refusé les visites de sa famille et ont battu son avocat lorsqu'il est allé lui rendre visite. M. Lu a ensuite été condamné à trois ans de prison.


Le 26 septembre 2017, la police a de nouveau mis à sac le domicile de M. Lu et a confisqué ses livres de Falun Gong et d'autres objets personnels. Bien qu'il n'était pas chez lui pendant l'intervention, la police l'a arrêté deux jours plus tard à son retour. Le centre de détention local ayant refusé de l'accepter en raison de son hypertension, la police l'a libéré, mais elle a continué à le harceler, lui et sa famille, l'année suivante, les empêchant de mener une vie normale.


M. Lu a reçu un avis d'audition le 20 février 2019 et est retourné se cacher pour éviter d'être condamné. La police a continué à harceler sa famille.


M. Lu vivait sous une pression énorme et ne pouvait pas manger. Il a décidé de rentrer chez lui pendant le Nouvel An chinois de 2020. Quand les policiers l'ont trouvé chez lui lors d'un harcèlement le 18 mars 2020, ils l'ont arrêté et l'ont emmené passer un examen médical. Le centre de détention a refusé de l'accepter après avoir examiné les résultats de son scanner. Après le retour de M. Lu chez lui, le tribunal de la ville de Zhuozhou a menacé de le convoquer à une audience dans les jours qui suivraient.


M. Lu était traumatisé par le harcèlement incessant et par ses années de fuite. Sa santé a rapidement décliné et il est décédé le 9 juin.


Voir aussi :

La persécution du Falun Gong prend la vie à dix-sept autres personnes au premier trimestre de 2020

Vingt-sept pratiquants de Falun Gong sont morts à cause de la persécution entre janvier et mai 2020

Traduit de l'anglais

Version anglaise :
https://en.minghui.org/html/articles/2020/7/20/185953.html

Version chinoise :
http://www.minghui.org/mh/articles/2020/7/16/409079.html

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.