12e chapitre : Saboter l’éducation (1ere partie)

Le spectre du communisme n’a pas disparu avec la désintégration du Parti communiste en Europe de l’Est
 

The Epoch Times sérialise une traduction du chinois d’un nouveau livre " Comment le Spectre du communisme gouverne notre monde" par l’équipe éditoriale des 'Neuf Commentaires sur le Parti communiste.'


Introduction

1. Le spectre du communisme dans les universités occidentales
a. L'inclinaison extrême Gauche des facultés universitaires
b. Remodeler les universitaires traditionnels avec l'idéologie communiste
c. Utilisation de nouveaux champs académiques pour l'infiltration idéologique
d. Promouvoir le radicalisme de gauche
e. Nier les grandes traditions de l'Amérique
f. Lutter contre les classiques de la civilisation occidentale
g. Monopolisation des manuels scolaires et des arts libéraux
h. 'Rééducation' de l’Université : Lavage de cerveau et corruption morale

Références


Introduction

L'éducation joue un rôle important dans la promotion du bien-être individuel et de l'épanouissement personnel, le maintien de la stabilité sociale et la garantie de l'avenir d'une nation. Aucune grande civilisation de l'histoire de l'humanité n'a pris l'éducation à la légère.


L'objectif de l'éducation est de maintenir les normes morales de l'humanité et de préserver sa culture divinement impartie. C'est le moyen par lequel le savoir et l'artisanat sont transmis, ainsi que la façon dont les gens sont socialisés.


Traditionnellement, les personnes instruites respectent le Ciel, croient aux dieux et cherchent à suivre la vertu de bienveillance. Elles possèdent une connaissance approfondie de la culture traditionnelle ainsi que la maîtrise d'un ou de plusieurs métiers. Dévouées à leur vocation, elles croient qu'il faut traiter les autres avec gentillesse. Elles sont les piliers de la société, les élites nationales et les gardiennes de la civilisation. Leur caractère et leur comportement extraordinaires leur gagnent la faveur et les bénédictions divines.


Pour détruire l'humanité, le spectre communiste vise à rompre les liens entre l'homme et les dieux. La ruine de l'éducation traditionnelle est donc une étape indispensable. Le communisme a adopté différentes stratégies pour attaquer et saper l'éducation à l'Est comme à l'Ouest.


Dans les pays de l'Est qui possèdent des traditions culturelles profondément ancrées, la tromperie à elle seule ne suffit pas à duper un peuple entier. Cela a nécessité l'abattage systématique des élites traditionnelles afin d'empêcher physiquement les porteurs de culture de transmettre leur héritage à la génération suivante, tout en bombardant le reste de la population d'une propagande incessante.


L'histoire et les racines de la culture occidentale sont relativement simples, offrant au communisme un terrain fertile pour contaminer secrètement la société en renversant et en sabotant l'éducation occidentale. En fait, la corruption de la jeunesse occidentale est bien plus grave que celle de la jeunesse chinoise.


Lors de l'élection présidentielle américaine de 2016, la diffamation de longue date des candidats conservateurs par les médias grand public, conjuguée à des sondages trompeurs menés avant le vote, a laissé de nombreuses personnes sous le choc - en particulier de jeunes étudiants – une fois le résultat réel de l’élection annoncé.


Après la victoire de Donald Trump, un phénomène ridicule est apparu dans les universités des États-Unis. Certains élèves ont ressenti une telle peur, un tel épuisement ou un tel traumatisme émotionnel à la suite de l'élection qu'ils ont exigé que les cours soient annulés et que les examens soient reprogrammés. Afin de soulager les élèves de leur stress et de leur anxiété, certaines grandes écoles ont organisé diverses activités thérapeutiques. Il s'agissait notamment de jouer avec de la pâte à modeler ou des blocs de construction, de colorier et de faire des bulles de savon. Certains ont même fourni des chiens et des chats de compagnie avec lesquels les élèves pouvaient se consoler. De nombreuses universités ont offert aux étudiants des conseils psychologiques, des groupes d'aide organisés et des services établis, tels qu'une "récupération post-électorale" ou un " soutien post-électoral". [1]


L'absurdité de la façon dont un processus démocratique normal est devenu plus terrifiant qu'une catastrophe naturelle ou une attaque terroriste démontre l'échec total du système éducatif américain. Les étudiants d'université, qui devraient être mûrs et rationnels, sont devenus intolérants et infantiles face au changement et à l'adversité.


L'effondrement complet de l'éducation américaine est l'une des choses les plus affligeantes qui soient arrivées au pays au cours des dernières décennies. C'est le signe du succès de la mission du communisme d'infiltrer et de corrompre la société occidentale.


Ce chapitre se concentre principalement sur les États-Unis comme exemple pour montrer comment l'éducation dans les sociétés libres est sabotée par le communisme. Les lecteurs peuvent appliquer la même logique pour en déduire la façon dont l'éducation est minée dans d'autres pays selon des principes similaires.


L'infiltration communiste de l'éducation américaine se manifeste dans au moins cinq domaines.


Promouvoir directement l'idéologie communiste parmi les jeunes. L'idéologie communiste s'est progressivement emparée du monde universitaire occidental en s'infiltrant dans d'importants domaines d'études traditionnels et en fabriquant de nouvelles sciences incombant à son influence idéologique. La littérature, l'histoire, la philosophie, les sciences sociales, l'anthropologie, l'étude du droit, le multimédia et d'autres secteurs ont été inondés de divers dérivés de la théorie marxiste. Le "politiquement correct" est devenu la ligne directrice pour censurer la liberté de pensée sur les campus.


Réduire l'exposition des jeunes générations à la culture traditionnelle.La culture traditionnelle, la pensée orthodoxe, l'histoire authentique et la littérature classique sont calomniées et marginalisées de nombreuses façons différentes.


Abaisser les normes scolaires en commençant à la maternelle et à l'école primaire. Parce que l'enseignement a été progressivement édulcoré, les élèves de la nouvelle génération deviennent de moins en moins alphabétisés et mathématiquement capables. Ils possèdent moins de connaissances et leur capacité de réflexion critique est entravée. Il est difficile pour ces élèves de traiter les questions clés concernant la vie et la société d'une manière logique et directe, et il encore plus difficile pour eux de voir à travers les subterfuges du communisme.


L'endoctrinement des jeunes élèves avec des notions déviantes. Au fur et à mesure que ces enfants grandissent, les concepts qui leur sont inculqués deviennent si forts qu'ils sont presque impossibles à identifier et à corriger.


Nourrir l'égoïsme, la cupidité et l'indulgence des élèves. Il s'agit notamment de les conditionner à s'opposer à l'autorité et à la tradition, de gonfler leur ego et leur sentiment de droit, de réduire leur capacité à comprendre et à tolérer des opinions différentes, et de négliger leur croissance psychologique.


Le communisme a atteint ses objectifs dans presque tous les cinq domaines. L'idéologie de gauche est la tendance dominante dans les universités américaines. Les professeurs ayant des idées différentes ont été soit marginalisés dans leurs fonctions d'enseignement, soit empêchés d'exprimer leurs points de vue traditionnels.


Quatre années d'endoctrinement intensif laissent les diplômés des universités avec une prédisposition au libéralisme et au progressisme. Ils sont susceptibles d'accepter l'athéisme, la théorie de l'évolution et le matérialisme sans hésiter. Ils deviennent des "flocons de neige" étroits d'esprit qui manquent de bon sens et mènent une vie hédoniste sans prendre la responsabilité de leurs actes. Ils manquent de connaissances, ont une vision étroite du monde, connaissent très peu ou rien de l'histoire de l'Amérique ou du monde et sont devenus la cible principale de la tromperie communiste.


Aux yeux du monde, les États-Unis demeurent un pays majeur en matière d'éducation. Depuis plus d'un siècle, les États-Unis sont une superpuissance politique, économique et militaire. Les fonds consacrés à l'éducation dépassent de loin ceux de la plupart des pays. Après la Seconde Guerre mondiale, la démocratie et la prospérité américaines ont attiré des gens talentueux du monde entier. Ses programmes d'études supérieures et ses écoles professionnelles en STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques)sont inégalés.


Cependant, une crise se déroule à l'intérieur. La proportion d'étudiants étrangers inscrits à des programmes d'études supérieures en STIM dépasse de loin celle des étudiants américains et l'écart s'accroît d'année en année. [2] Cela reflète l'érosion de l'éducation primaire, secondaire et supérieure aux États-Unis. Les élèves sont délibérément réduits à néant et ruinés. Les conséquences se déroulent sous nos yeux et il y en a d'autres à venir.


Le transfuge du KGB Yuri Bezmenov, présenté au chapitre cinq, a décrit au début des années 1980 comment l'infiltration idéologique communiste en Amérique était presque terminée : "Même si vous commencez dès maintenant à éduquer une nouvelle génération d'Américains, il vous faudra encore 15 à 20 ans pour que la perception idéologique de la réalité revienne à la normale. …” [3]


Plus de 30 ans se sont écoulés depuis que Bezmenov a donné son interview. Pendant cette période, alors même que nous assistions à la chute de l'Union soviétique et d'autres régimes socialistes en Europe de l'Est, l'infiltration et la subversion du communisme en Occident n'ont pas cessé le moins du monde. Les éléments communistes de l'Occident ont fait de l'éducation leur cible principale. Ils ont repris l'institution à tous les niveaux, étendu leur influence dans l'éducation familiale et promu leurs propres théories tordues sur l'éducation et la pédagogie.


Il faut souligner que plus ou moins toutes les personnes dans le monde, en particulier celles qui sont allées à l'université après les années 1960, ont été exposées aux influences communistes. Les sciences humaines et sociales sont les plus touchées. La plupart des gens dans ces domaines ont été endoctrinés sans le savoir et seuls quelques individus ont entrepris de promouvoir intentionnellement l'idéologie communiste. Ici, nous exposons les objectifs communistes, afin que les gens puissent les identifier et prendre leurs distances.


1. Le spectre du communisme dans les universités occidentales

a. L'inclinaison extrême gauche des facultés universitaires

L'une des causes les plus importantes de l'adhésion des étudiants à l'idéologie socialiste ou communiste, ou de l'influence d'idéologies radicales telles que le féminisme et l'environnementalisme (dont il sera question plus loin dans cet ouvrage), est le fait qu'une grande proportion du personnel des universités américaines se tourne vers la Gauche.


Dans une étude de 2007 intitulée "The Social and Political Views of American Professors"(Les points de vue sociaux et politiques des professeurs américains), 44,1 % des 1 417 professeurs d'université à temps plein interrogés se considéraient libéraux, 46,1 % modérés et seulement 9,2 % conservateurs. Parmi eux, la proportion de conservateurs dans les collèges communautaires était légèrement plus élevée (19 %) et celle des libéraux était légèrement plus faible (37,1 %). Dans les écoles d'art, 61 % des professeurs étaient libéraux, alors que les conservateurs ne représentaient que 3,9 %. L'étude a également noté que les membres du corps professoral à l'approche de la retraite étaient plus résolument de gauche que les nouveaux membres du corps professoral. Dans le groupe des 50-64 ans, 17,2 % se sont proclamés militants de gauche. L'étude indique également que la plupart des professeurs d'université soutiennent l'homosexualité et les droits à l'avortement. [4]


Les études postérieures à 2007 confirment également la tendance de Gauche parmi les professeurs des " universités en quatre ans" aux États-Unis (ndlr : Aux Etats Unis il existe des universités avec des parcours plus ou moins longs). Une étude publiée dans Econ Journal Watch en 2016 a examiné le statut de l'inscription des professeurs des départements d'histoire et de sciences sociales sur les listes électorales dans quarante grandes universités américaines. Parmi les 7 243 professeurs interrogés, il y avait 3 623 démocrates et 314 républicains, soit un ratio de 11,5 pour 1. Parmi les cinq départements sondés, celui d'histoire était le plus inégal, avec un ratio de 35-1. Comparons cela à une enquête similaire de 1968 : Parmi les professeurs d'histoire de l'époque, le ratio démocrate / républicain était de 2,7 pour 1. [5]


Une autre enquête menée parmi les professeurs des universités en quatre ans en 2016 a révélé que la balance politique des facultés était inégale, surtout en Nouvelle-Angleterre. D'après les données de 2014, l'enquête a révélé que le ratio de professeurs libéraux et conservateurs dans les collèges et les universités à l'échelle nationale était de 6-1. En Nouvelle-Angleterre, ce ratio était de 28-1 . [6] Une étude réalisée en 2016 par le Pew Research Center a révélé que 31 % des personnes qui ont étudié dans des écoles supérieures avaient des opinions libérales, 23 % avaient tendance à être libérales, seulement 10% avaient des opinions conservatrices et 17 % avaient tendance à être conservatrices. L'étude a révélé que depuis 1994, le nombre de personnes ayant reçu une éducation de deuxième cycle s'est accru de façon significative dans l'opinion libérale. [7]


Des professeurs universitaires qui ont assisté à un séminaire à l'American Enterprise Institute en 2016 ont déclaré qu'environ 18 % des chercheurs en sciences sociales aux États-Unis se considéraient marxistes, et seulement 5 % se considéraient conservateurs. [8]


Le sénateur Ted Cruz a évoqué un jour la faculté de droit d'une prestigieuse école qu'il avait fréquentée. "Il y avait plus de communistes auto-proclamés à la faculté qu'il n'y avait de républicains ", a-t-il dit. "Si vous leur demandiez de répondre à la question de savoir si cette nation devait devenir une nation socialiste, 80% des professeurs auraient voté oui et 10 % auraient pensé que c'était trop conservateur." [9]


Le communisme a commencé son infiltration de l'éducation américaine dès son enracinement aux États-Unis. Depuis le début du XXe siècle, de nombreux intellectuels américains ont accepté les idées communistes ou la variante socialiste fabienne. [10]


Le mouvement contre-culturel des années 1960 a produit un grand nombre de jeunes étudiants anti-traditionnels. Dans leurs années de formation, ces personnes ont été fortement influencées par le marxisme culturel et la théorie de l'école de Francfort. En 1973, après le retrait des troupes américaines de la guerre du Vietnam par le président Nixon, les groupes d'étudiants associés au mouvement anti-guerre ont commencé à disparaître dans l'obscurité, car la principale raison de protester avait disparu. Mais le radicalisme engendré par ces grands mouvements étudiants n'a pas disparu.


Les étudiants radicaux ont poursuivi des études supérieures dans les domaines sociaux et culturels - journalisme, littérature, philosophie, sociologie, éducation, études culturelles, etc. Après avoir obtenu leur diplôme, ils ont commencé leur carrière dans les institutions les plus influentes de la société et de la culture, comme les universités, les médias, les agences gouvernementales et les organisations non gouvernementales. Ce qui les a guidés à l'époque, c'est surtout la théorie de la "longue marche à travers les institutions" proposée par le marxiste italien Antonio Gramsci. Cette "longue marche" visait à modifier les traditions les plus importantes de la civilisation occidentale.


Le philosophe de l'école de Francfort Herbert Marcuse était considéré comme un "parrain spirituel" par les étudiants occidentaux rebelles. En 1974, il affirmait que la Nouvelle Gauche n'était pas morte, "et elle ressuscitera dans les universités". [11] En fait, la Nouvelle Gauche n'a pas seulement réussi à survivre : sa longue marche à travers les institutions a été un succès massif. Comme l'a écrit un professeur radical : Après la guerre du Vietnam, beaucoup d'entre nous ne se sont pas contentés de retourner en rampant dans nos cabines littéraires ; nous sommes retournés à des postes universitaires. Avec la fin de la guerre, notre visibilité a été perdue, et il a semblé pendant un certain temps, pour les non avertis, que nous avions disparu. Nous avons maintenant la titularisation et le travail de refonte des universités a commencé pour de bon. [12]


Le terme "radicaux permanents" a été inventé par Roger Kimball dans son livre du même nom, publié en 1989. Le terme se référait aux étudiants radicaux qui ont été actifs dans les mouvements anti-guerre, de défense des droits civiques ou féministes des années 1960 et qui sont ensuite entrés dans les universités pour enseigner et obtenir un poste permanent dans les années 1980. De là, ils ont inculqué aux étudiants leur système de valeurs politiques et ont créé une nouvelle génération de radicaux.


Certains de ces nouveaux radicaux sont devenus chefs de département et doyens. Le but de leurs travaux scientifiques n'est pas d'explorer la vérité, mais d'utiliser l'université comme un outil pour saper la civilisation et les traditions occidentales. Ils visent à subvertir la société en général et le système politique en produisant plus de révolutionnaires comme eux.


Une fois titulaires, les professeurs peuvent participer à divers comités et avoir leur mot à dire dans le recrutement de nouveaux membres du corps professoral, l'établissement de normes universitaires, le choix des sujets de thèse et l'orientation de la recherche. Ils ont amplement l'occasion d'utiliser leur pouvoir pour exclure des candidats qui ne se conforment pas à leur idéologie. C'est pour cette raison que les personnes plus traditionnelles qui enseignent et font de la recherche selon des concepts traditionnels sont de plus en plus marginalisées. Au fur et à mesure que les professeurs de la génération plus âgée prennent leur retraite, ceux qui les remplacent sont pour la plupart des universitaires de gauche qui ont été endoctrinés par les idées communistes.


Gramsci, qui a inventé "la longue marche à travers les institutions", a divisé les intellectuels en deux camps : les intellectuels traditionnels et les intellectuels organiques. Les premiers sont l'épine dorsale du maintien de la culture traditionnelle et de l'ordre social, tandis que les intellectuels organiques, appartenant aux classes ou groupes émergents, jouent un rôle créatif dans le processus de lutte pour l'hégémonie dans leurs classes ou groupes. [13] Le "prolétariat" utilise des intellectuels organiques pour s’emparer de l'hégémonie culturelle et en définitive politique.


Beaucoup de radicaux permanents se sont définis comme des "intellectuels organiques" qui s'opposent au système actuel. Comme Gramsci, ils suivent l'axiome marxiste : "Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de diverses manières. Cependant, le but, est de le changer." [14]


De cette façon, l'éducation, pour la Gauche, ne consiste pas à transmettre l'essence de la connaissance et de la civilisation humaine, mais à préparer les étudiants à la politique radicale, à l'activisme social et à la « justice sociale ». Après l'obtention de leur diplôme et leur entrée dans la société, ils expriment leur mécontentement à l'égard du système actuel en se rebellant contre la culture traditionnelle et en appelant à une révolution destructrice.


b. Remodeler les universitaires traditionnels avec l'idéologie communiste

Le marxisme-léninisme est l'idéologie directrice pour toute matière dans les pays communistes, tandis qu'en Occident, la liberté académique est au cœur des préoccupations. Mis à part les normes morales et académiques omniprésentes, il ne devrait y avoir aucun parti pris en faveur de tendances intellectuelles particulières. Mais depuis les années 1930, le socialisme, le communisme, le marxisme et l'école de Francfort sont entrés en vigueur dans les universités américaines, ce qui a profondément modifié les sciences humaines et sociales.


Le discours révolutionnaire occupe les sciences humaines en Amérique

Dans son livre "The Victims’ Revolution : The Rise of Identity Studies and the Closing of the Liberal Mind " (La Révolution des victimes : La Montée des Études sur l'identité, et la fermeture de l'esprit des libéraux), Bruce Bawer a interrogé Alan Charles Kors, historien à l'Université de Pennsylvanie, sur les trois personnes qu'il pensait avoir la plus grande influence sur les mentalités aux États-Unis. Avec à peine une pause, Kors a nommé trois livres : "Cahiers de prison" d'Antonio Gramsci, "Pédagogie des opprimés" de Paulo Freire et "Les Damnés de la Terre" de Frantz Fanon. [15]


Gramsci, le marxiste italien, n'a pas besoin d'être présenté davantage car son travail a été décrit dans les chapitres précédents. Freire, un théoricien brésilien de l'éducation, adorait Lénine, Mao, Castro et Che Guevara. Sa "Pédagogie des opprimés", publiée en 1968 et réimprimée en anglais deux ans plus tard, fait désormais partie des lectures obligatoires pour les instituts universitaires aux États-Unis.


Bawer a cité l'éducateur Sol Stern, qui a dit que "la pédagogie des opprimés" ne se préoccupe pas de problèmes éducatifs spécifiques, mais est plutôt "un tract politique utopique appelant au renversement de l'hégémonie capitaliste et à la création de sociétés sans classes". [16] Le travail de Freire ne fait que répéter un certain point de vue, à savoir qu'il n'y a que deux sortes de personnes dans le monde : l'oppresseur et l'opprimé. Les opprimés doivent donc rejeter leur éducation, s'éveiller à leur misérable situation et se révolter.


Fanon est né sur l'île de la Martinique dans la mer des Caraïbes et a rejoint la guerre d'Algérie contre la domination coloniale française. Son œuvre "Les Damnées de la Terre" a été publiée en 1961 avec une préface de Jean-Paul Sartre, existentialiste et communiste français. Sartre résume ainsi sa théorie : Les colonisateurs occidentaux sont l'incarnation du mal, tandis que les non-occidentaux sont intrinsèquement nobles en raison de leur colonisation et de leur exploitation.


Fanon a appelé les habitants des colonies à se révolter contre la classe dirigeante coloniale, en utilisant la violence comme point de ralliement. Il a affirmé qu'au niveau des individus, la violence est une force purificatrice. "Elle libère l'indigène de son complexe d'infériorité, de son désespoir et de son inaction ; elle le rend intrépide et lui redonne confiance en lui." [17]


Faisant siennes les idées de Fanon, Sartre écrit dans la préface : "Car dans les premiers jours de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen, c'est faire d'une pierre deux coups, c'est détruire l'oppresseur et l'homme qu'il opprime en même temps : il reste un mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous son pied. [18]


Les idées de Gramsci, Freire et Fanon sont des récits trompeurs qui incitent les gens à considérer l'histoire et la société sous l'angle de la lutte des classes. Une fois que l'étincelle de la haine de classe entre dans leur cœur, les élèves apprennent à s'indigner et à s'opposer à la structure et au fonctionnement normal de la société, dont la solution inévitable est la rébellion et la révolution.


La question de savoir quel théoricien ou quelle école de pensée a eu la plus grande influence sur les sciences humaines et sociales dans les universités américaines fait l'objet d'un débat. Ce qui est clair, cependant, c'est que le marxisme, l'école de Francfort, la théorie freudienne et le postmodernisme (qui ont travaillé aux côtés du communisme pour détruire la culture et la morale) en sont venus à dominer le secteur.


La théorie communiste imprègne le monde universitaire

Depuis les années 1960, la discipline de la recherche littéraire aux États-Unis a connu un changement de paradigme fondamental dans ses divers sous-domaines, comme la littérature anglaise, française et comparative. Traditionnellement, les critiques littéraires appréciaient les valeurs morales et esthétiques des œuvres classiques, considérant la littérature comme une ressource importante pour élargir les horizons des lecteurs, développer leur caractère moral et cultiver leur goût intellectuel. Par principe, la théorie littéraire académique est secondaire par rapport à la littérature elle-même, servant d'aide à sa compréhension et à son interprétation.


Infusées par les tendances populaires en philosophie, psychologie et culture, divers types de nouvelles théories littéraires sont apparues dans la communauté universitaire au plus fort du mouvement de la contre-culture dans les années 1960. La relation entre la théorie et la littérature a été inversée à mesure que les œuvres réelles étaient réduites en matériaux pour valider les approches interprétatives modernes. [19]


Quelle est la teneur de ces théories ? ¨Prises ensemble, elles mettent à mal les disciplines académiques traditionnelles, telles que la philosophie, la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, avec leurs descriptions tendancieuses de la société et de la culture. Comme l'a dit le théoricien littéraire Jonathan Culler : La théorie est souvent une critique pugnace des notions de bon sens, et plus encore, une tentative de montrer que ce que nous tenons pour acquis en tant que " bon sens " est, en fait, une construction historique, une théorie particulière qui nous semble si naturelle que nous ne la voyons même pas comme une théorie. [20]


En d'autres termes, les théories académiques modernes déprécient, inversent et détruisent les conceptions du bien et du mal, du bon et du mauvais, du beau et du laid qui proviennent de la famille traditionnelle, de la foi religieuse, de l'éthique, et les remplacent par un sinistre système dépourvu de valeurs positives.


Ces prétendues théories ne sont rien d'autre qu'un mélange de classique et néo-marxisme, de l'école de Francfort, de psychanalyse, de déconstructionnisme, de post-structuralisme et de postmodernisme. Ensemble, elles forment un axe qui vise à détruire les fondements de la civilisation humaine et servent de camouflage pour que le communisme s'empare de l'université occidentale. Depuis les années 1960, le communisme a fait des percées rapides dans des domaines comme la littérature, l'histoire et la philosophie, établissant sa domination dans les sciences humaines et sociales.


"Théorie" comme on l'a dit est plus ou moins la même chose que "théorie critique". Ses permutations incluent les nouvelles études critiques du droit, de la race, du genre, de la société, de la science, de la médecine et d'autres domaines semblables. Son omniprésence est une manifestation de l'expansion réussie du communisme dans les domaines académique et éducatif, corrompant la jeunesse par une pensée déviée et ouvrant la voie à la destruction finale de l'humanité.


La politisation de la recherche littéraire

Du point de vue d'un critique littéraire marxiste, la signification d'un texte littéraire ne réside pas dans sa valeur intrinsèque, mais plutôt dans la façon dont il reflète que l'idéologie de la classe dirigeante (en termes de sexe ou de race par exemple) est devenue la classe dominante. De ce point de vue, on dit que les classiques n'ont aucune valeur intrinsèque. Un éminent théoricien littéraire marxiste américain a déclaré ouvertement que la "perspective politique" constitue "l'horizon absolu de toute lecture et de toute interprétation". C'est-à-dire que toutes les œuvres littéraires devraient être traitées comme des allégories politiques, et ce n'est que lorsque le sens profond de l'oppression de classe, de race, de sexe ou sexuelle est découvert que l'on peut considérer sa compréhension comme profonde ou qualifiée[21].


Les gens des pays communistes sont familiers avec ce genre de critique littéraire dogmatique. Le dirigeant communiste chinois Mao Zedong a évalué "Rêve dans le pavillon rouge", l'un des quatre grands classiques chinois, comme suit : "Quatre familles, une lutte de classe acharnée et quelques dizaines de vies humaines."


Dans les pays communistes, le discours littéraire ne se limite pas toujours aux débats civilisés et sophistiqués de la tour d'ivoire. Il peut parfois se transformer en une impulsion pour une lutte sanglante.


En réponse à l'appel de Mao Zedong à apprendre de l'honnête et droit fonctionnaire de la dynastie Ming Hai Rui, l'historien Wu Han a écrit la pièce de théâtre "Hai Rui destitué de ses fonctions". Le 10 novembre 1965, le Wenhui News de Shanghai publiait une critique de la pièce. La revue a été rédigée par Yao Wenyuan et planifiée conjointement par la quatrième épouse de Mao, Jiang Qing, et le théoricien radical Zhang Chunqiao. Il prétendait que "Hai Rui destitué de ses fonctions" était une allusion à Peng Dehuai, un général de l'Armée populaire de libération du peuple qui a été purgé pour son opposition aux "Trois drapeaux rouges" les trois politiques du Parti communiste : la Ligne Générale pour la Construction Socialiste, le grand bond en avant, et les Communes du peuple. (Ces trois politiques ont conduit à la Grande Famine chinoise.) La critique de "Hai Rui destitué de ses fonctions" est devenue l’étincelle qui a déclenché la brutalité de la Révolution culturelle, qui a duré une décennie.


L'approche grossière adoptée par les communistes chinois pour interpréter l’intégralité des œuvres littéraires en termes de lutte des classes peut être comparée à la critique littéraire beaucoup plus subtile que l'on trouve dans les universités occidentales depuis quelques décennies.


La critique littéraire néo-marxiste occidentale est comme un virus qui devient plus fort et plus mortel de par sa mutation sans fin. Il adapte d'autres théories pour en faire ses armes, traînant les grandes œuvres de la culture humaine —des classiques de la Grèce et de Rome à Dante en passant par Shakespeare et les romans Victoriens – sur la table d’opération littéraire pour les démembrer et les reconfigurer. Bien que ce type de commentaire utilise un jargon obscur pour créer le vernis de la sophistication, les principaux arguments se résument généralement à des accusations de préjugés contre des classes, des femmes ou des minorités ethniques privées de leurs droits.


Les critiques modernes qualifient ces œuvres comme appartenant à la superstructure de la classe dirigeante et les décrivent comme ayant pour effet d'engourdir les masses à leurs conditions oppressives et de les empêcher d'atteindre une conscience de classe révolutionnaire. Comme l'a dit l'universitaire anglais Roger Scruton, "Les méthodes du nouveau théoricien littéraire sont vraiment des armes de subversion : une tentative de détruire l'éducation humaine de l'intérieur, de rompre la chaîne de sympathie qui nous lie à notre culture". [22]


La théorie marxiste de l'idéologie

"L'idéologie" est un concept fondamental dans les humanités d’influence Marxiste. Marx considérait la moralité, la religion et la métaphysique comme des idéologies. Il croyait que l'idéologie dominante dans une société de classe était l'idéologie de la classe dirigeante, et que ses valeurs ne reflétaient pas la réalité telle qu'elle existait, mais plutôt son inverse. [23]


Le néo-marxisme du XXe siècle a fait de la destruction de la culture une étape nécessaire de la révolution et fait largement référence à l'idéologie dans sa littérature. Le marxiste hongrois Georg Lukács a défini l'idéologie comme la "fausse conscience" par opposition à la véritable "conscience de classe". Le marxiste français Louis Althusser a proposé le concept des "appareils d'État idéologiques", qui comprennent la religion, l'éducation, la famille, le droit, la politique, les syndicats, la communication, la culture, et ainsi de suite, qui fonctionneraient conjointement avec un appareil d'État brutal.


Un sophisme sournois se retrouve dans le concept de l'idéologie. Chaque société ou système a ses lacunes qui doivent être articulées et corrigées. Cependant, Althusser et d'autres marxistes ne s'occupent pas de problèmes spécifiques. Au lieu de cela, ils rejettent le système dans son intégralité au motif que le système est une structure mise en place et maintenue par la classe dirigeante pour sauvegarder ses intérêts.


L'empoisonnement du puits est un aspect important de la fixation marxiste sur l'idéologie, et peut être vu dans la critique idéologique complexe d'Althusser. Au lieu d'examiner les mérites factuels d'un argument, l'approche idéologique consiste à accuser les opposants d'avoir des motifs cachés ou les mauvaises origines. Tout comme personne ne peut boire l'eau d'un puits empoisonné, soumettre une personne à des rumeurs ou à d'autres formes de diffamation rend son opinion inacceptable pour le public, aussi raisonnable ou logique soit-elle.


Le concept global "d'appareils d'État idéologiques" d'Althusser reflète le mépris extrême du communisme pour la société humaine : rien n'est acceptable, si ce n'est le rejet et la destruction absolus. C'est une manifestation de la volonté du communisme d'éradiquer la culture humaine.


Le concept marxiste de l'idéologie repose sur de fausses propositions abstraites, généralisées et superflues qui visent à purger les valeurs morales traditionnelles. Tout en masquant leurs intentions réelles par l'expression d'une prétendue indignation morale, les marxistes ont trompé et influencé un grand nombre de personnes.


Le marxisme postmoderne

Dans le sillage des années 1960, un groupe de philosophes français a créé ce qui est rapidement devenu l'arme idéologique la plus puissante du marxisme et du communisme dans la communauté universitaire américaine. Parmi eux, Jacques Derrida et Michel Foucault sont représentatifs, et des données récentes permettent de se faire une idée de leur influence aujourd'hui. En 2007, Foucault était l'auteur le plus cité en sciences humaines, avec 2 521 citations. Derrida s'est classé troisième, ayant été citée 1 874 fois. [24] Il y a eu des observations révélatrices sur la relation entre le postmodernisme et le marxisme. [25] Nous estimons qu'il est approprié de les désigner collectivement sous le nom de marxisme postmoderne.


Le fait que la langue possède des couches de signification ambiguës à multiples facettes, et qu'un texte peut avoir différentes interprétations, est connu de tous depuis au moins l'époque des anciens Grecs et de la Chine pré impériale.


La théorie de la déconstruction de Derrida est une tromperie élaborée qui combine athéisme et relativisme et fonctionne en exagérant l'ambiguïté de la langue pour décomposer des textes dont le sens est clair et bien défini.


Contrairement à l'athéisme conventionnel, Derrida a exprimé ses vue dans la langue des philosophes. Par conséquent, ses points de vue sont non seulement destructeurs pour l'idée de Dieu, mais aussi pour les concepts de rationalité, d'autorité et de signification associés aux croyances traditionnelles, car les théoriciens alignés sur Derrida déconstruisent ces termes. Après avoir trompé beaucoup de gens avec son apparence de profondeur intellectuelle, la théorie déconstructionniste s'est répandue dans toutes les sciences humaines et a pris sa place comme l'un des outils les plus puissants du communisme pour détruire la foi, la tradition, et la culture.


Michel Foucault a rejoint le Parti communiste français. L'essence de sa théorie tourne autour de la notion qu'il n'y a pas de vérité, seulement du pouvoir. Puisque le pouvoir monopolise le droit d'interpréter la vérité, tout ce qui prétend être vrai est hypocrite et peu fiable. Dans son livre "Surveiller et punir", Foucault pose la question suivante : "Est-il surprenant que les prisons ressemblent à des usines, des écoles, des casernes, des hôpitaux, qui ressemblent tous à des prisons ?" [26] En assimilant les institutions indispensables de la société aux prisons et en appelant les gens à renverser ces "prisons", Foucault met à nu le caractère antisocial de sa théorie.


Armés des armes de la déconstruction, de la théorie de Foucault et d'autres théories critiques, les chercheurs ont stigmatisé la tradition et la morale en relativisant tout. Ils se nourrissent d'axiomes comme "toute interprétation est une mauvaise interprétation", "il n'y a pas de vérité, seulement des interprétations" ou "il n'y a pas de faits, seulement des interprétations". Ils ont relativisé la compréhension des concepts de base tels que la vérité, la gentillesse, la beauté, la justice, etc, et les ont ensuite jetés à la poubelle.


Les jeunes étudiants entrant dans les facultés d'arts libéraux n'osent pas remettre en question l'autorité de leurs professeurs. Il est encore plus difficile de rester lucide sous le bombardement idéologique soutenu qui s'ensuit. Une fois orienté vers l'étude de la théorie marxiste postmoderne, il est difficile de les amener à penser autrement. C'est l'un des principaux moyens par lesquels l'idéologie communiste a pu s'immiscer dans les sciences humaines et sociales.


c. Utilisation de nouveaux domaines académiques pour l'infiltration idéologique

Dans une société saine, les études ou la recherche des femmes de différentes ethnies reflètent la prospérité de la communauté académique, mais à la suite du mouvement de contre-culture des années 1960, certains radicaux ont utilisé ces nouvelles disciplines académiques pour diffuser leurs idées de gauche dans les universités et les instituts de recherche. Par exemple, certains intellectuels estiment que la création de départements dédiés aux études afro-américaines n'est pas tant le résultat d'une demande inhérente à une telle division académique, mais plutôt le résultat d'un chantage politique. [27]


En 1968, une grève étudiante a forcé l'université d'État de San Francisco à fermer ses portes. Sous la pression de l'Union des étudiants noirs, l’université a créé le département d'études Africaines, le premier du genre aux États-Unis. Le département a été conçu principalement comme un moyen d'encourager les étudiants noirs, et avec lui est née une science afro-américaine unique. Les réalisations des scientifiques noirs ont été mises au premier plan, et les documents pédagogiques ont été transformés pour qu'ils fassent une plus grande place aux Afro-Américains. Les mathématiques, la littérature, l'histoire, la philosophie et d'autres matières ont subi des modifications similaires.


En octobre 1968, 20 membres de l'Union des étudiants noirs ont fait fermer un autre campus de l'Université de Californie-Santa Barbara en occupant le centre informatique de l'école. Un an plus tard, l'école a créé le Département des études noires et le Black Research Center.


En avril 1969, plus d'une centaine d'étudiants noirs de l'Université Cornell ont occupé le bâtiment administratif de l'école en brandissant des fusils de chasse et des munitions pour exiger la création d'un département de recherche noir employant uniquement des noirs. Lorsqu'un enseignant s'est présenté pour les arrêter, un leader étudiant a menacé l'Université Cornell, en disant qu’elle "avait trois heures à vivre". L'Université Cornell a fini par céder aux étudiants noirs et a établi le troisième département de recherche noir aux États-Unis. [28]


Shelby Steele, qui devint plus tard chercheur principal à la Hoover Institution de l'Université Stanford, était autrefois un partisan de la création de départements de recherche noirs dans les universités. Il a déclaré que les dirigeants universitaires avaient un tel sentiment de "culpabilité blanche" qu'ils accepteraient toute demande des représentants des associations d'étudiants noirs. [29] En même temps, les études sur les femmes, les études latino-américaines, les études gay, etc, ont été introduits dans les universités américaines et sont maintenant omniprésents.


La prémisse de base des études sur les femmes est que les différences entre les sexes ne résultent pas de différences biologiques, mais sont plutôt des constructions sociales. En raison de la prétendue répression à long terme des femmes par les hommes et le patriarcat, la mission des études sur les femmes est de réveiller la conscience sociale des femmes, apportant selon cette perspective, le changement social global et la révolution.


Un professeur féministe à l'Université de Californie-Santa Cruz a grandi dans une célèbre famille communiste. Elle a fièrement montré ses références en tant que communiste et militante lesbienne. Depuis les années 1980, elle enseigne le féminisme et considère son orientation sexuelle comme une sorte de mode de vie pour éveiller la conscience politique. Son inspiration pour devenir professeur vient du fait qu'un camarade communiste lui a dit que c'était sa mission. [30] Dans une déclaration publique, elle a dit "l'enseignement est devenu pour moi une forme d'activisme politique". Elle a fondé le Département d'études féministes à l'Université de Californie-Santa Cruz. Dans l'un de ses programmes, elle écrit que l'homosexualité féminine est "la forme la plus élevée du féminisme". [31]


L'Université du Missouri a conçu ses cours à l'intention des étudiants de premier plan pour qu'ils puissent voir les questions du féminisme, de la littérature, du genre et de la paix du point de vue de la gauche. Par exemple, un cours intitulé Outlaw Gender (Genre hors-la-loi) considère les sexes comme des "catégories artificielles produites par une culture particulière", plutôt que d'être produits naturellement. Un seul point de vue a été inculqué aux élèves : celui de l'oppression fondée sur le sexe et de la discrimination contre les identités de genre multiples. [32]


Comme nous l'avons vu au chapitre cinq, le mouvement anti-guerre dans le monde occidental après la Seconde Guerre mondiale a été fortement influencé par des infiltrés communistes. Au cours des dernières décennies, une nouvelle matière, les études sur la paix, a fait son apparition dans les universités américaines. Les chercheurs David Horowitz et Jacob Laksin ont étudié plus de 250 organisations ayant des liens avec le nouveau domaine académique. Ils ont conclu que ces organisations étaient de nature politique et non académique, et qu'elles avaient pour but de recruter des étudiants pour la Gauche anti-guerre. [33]


Citant le manuel populaire "Peace and Conflict Studies"(Études de la paix et des conflits), Horowitz et Laksin ont exposé les motivations idéologiques de ce domaine. Le manuel utilisait des arguments marxistes pour expliquer les problèmes de la pauvreté et de la famine. L'auteur condamne les propriétaires terriens et les marchands de produits agricoles, affirmant que leur cupidité a conduit à la famine de centaines de millions de personnes. Bien qu'il s'agisse ostensiblement d'un argument contre la violence, il y a une forme de violence à laquelle l'auteur ne s'oppose pas, et qu'il loue en fait : la violence commise au cours de la révolution prolétarienne.


Un passage de "Peace and Conflict Studies" dit ceci : « Bien que Cuba soit loin d'être un paradis terrestre et que certains droits individuels et libertés civiles ne soient pas encore largement exercés, le cas de Cuba indique que les révolutions violentes peuvent parfois entraîner une amélioration générale des conditions de vie de nombreuses personnes. » Le livre ne fait aucune mention de la dictature de Fidel Castro ni des résultats catastrophiques de la Révolution cubaine.


Ayant été écrit après le 11 septembre 2001, "Peace and Conflict Studies" a également abordé les problèmes du terrorisme. Étonnamment, ses auteurs semblaient avoir tellement de sympathie pour les terroristes que le terme "terroriste" a été mis entre guillemets. Ils ont défendu leur position en disant : Le fait de mettre " terroriste " entre guillemets peut être une source de désaccord pour certains lecteurs, qui considèrent cette désignation comme allant de soi. Cependant, nous ne le faisons pas pour minimiser l'horreur de tels actes, mais pour souligner la valeur de qualifier l'indignation vertueuse en reconnaissant que, souvent, "terroriste" d’une personne est le "combattant de la liberté" d'un autre." [34]


Le monde universitaire doit être objectif et éviter d'avoir des visées politiques. Ces nouveaux domaines académiques ont adopté une position idéologique : Les professeurs des secteurs féminins doivent embrasser le féminisme, tandis que Les professeurs des études féminines doivent embrasser le féminisme, tandis que les professeurs d'études sur les Noirs doivent croire que les difficultés politiques, économiques et culturelles des Afro-américains résultent de la discrimination des Blancs. Leur existence n'est pas pour explorer la vérité, mais pour promouvoir un récit idéologique.


Ces nouveaux sujets sont des sous-produits de la révolution culturelle américaine. Implantées dans les universités, ils se sont développés en exigeant plus de budgets et en recrutant plus d'étudiants, ce qui renforce encore ces disciplines. Ces nouveaux domaines sont déjà profondément enracinés dans le monde universitaire.


Ces nouveaux domaines académiques ont été créés par des personnes mal intentionnées agissant sous l'influence de l'idéologie communiste. Leur but est de fomenter et d'étendre les conflits entre les différents groupes et d'inciter à la haine en préparation d'une révolution violente. Ils ont peu de relations avec les personnes (Afro-Américains, femmes ou autres) qu'ils prétendent représenter.


d. Promouvoir le radicalisme de gauche

Dans leur livre "One-Party Classroom : How Radical Professors at America's Top Colleges Indoctrinate Students and Undermine Our Democracy " (Classe à parti unique : Comment les professeurs radicaux des meilleurs collèges américains endoctrinent les étudiants et minent notre démocratie), David Horowitz et Jacob Laksin ont énuméré environ 150 cours de gauche offerts dans 12 universités. Ces cours masquent leur intention politique par un langage savant, mais certains d'entre eux négligent jusqu’aux principes académiques de base, les faisant ressembler étroitement aux cours politiques qui sont obligatoires dans les pays communistes.


L'Université de Californie, à Santa Cruz, offre un séminaire de formation intitulé Théorie et pratique de la résistance et des mouvements sociaux. La description du cours est la suivante : "Le but de ce séminaire est d'apprendre à organiser une révolution. Nous apprendrons ce que les communautés passées et présentes ont fait et font pour résister, contester et vaincre les systèmes de pouvoir, dont le capitalisme mondial, l'oppression étatique, le racisme, et plus encore…" [35]


Bill Ayers, avec le titre de professeur émérite à l'Université de l'Illinois à Chicago, est un radical des années 1960 et le chef du Weather Underground, initialement appelé Weatherman, qui était une faction du SDS " Students for a Democratic Society " (étudiants pour une société démocratique). En 1969, le Weatherman est entré dans la clandestinité et est devenu la première organisation terroriste intérieure aux États-Unis. Elle a consacré ses efforts à l'organisation d'étudiants radicaux, qui ont pris part à des activités terroristes visant à attiser les conflits raciaux.


Le groupe Weatherman a perpétré des attentats à la bombe contre le Capitole, le quartier général de la police de New York, le Pentagone et les bureaux de la Garde nationale. Comme le dit une citation bien connue d'Ayers : "Tuez tous les riches. Cassez leurs voitures et leurs appartements. Ramenez la révolution à la maison, tuez vos parents." Les publications académiques d'Ayers concordent avec son curriculum vitae. Dans ses écrits, il soutient que nous devons surmonter nos "préjugés" à l'égard des jeunes délinquants violents. [37]


Un réseau de progressistes de gauche a réussi à empêcher le FBI d'arrêter Ayers. Il est réapparu en 1980 et a contourné la loi pour éviter la justice pénale. Il est devenu membre du corps professoral de l'Université de l'Illinois, à Chicago, où il étudie l'éducation de la petite enfance. Ses opinions politiques n'ont pas changé et il n'a montré aucun remords pour ses attaques terroristes. Ayers est successivement devenu professeur assistant, professeur, et a finalement atteint son statut actuel de professeur émérite. Il a également reçu le titre de Chercheur universitaire senior, la plus haute distinction de l'institution.


Chaque titre reçu par Ayer est le fruit d'une décision conjointe de ses collègues du ministère . Cela reflète en soi la reconnaissance et le soutien tacites de l'université à l'égard de son passé terroriste.


e. Nier les grandes traditions de l'Amérique

Sur le campus de la Texas Tech University, un groupe d'étudiants politiquement engagés a mené une enquête sur le campus en 2014 en posant trois questions : "Qui a gagné la guerre civile ?" "Qui est notre vice-président ?" et "De qui avons-nous gagné notre indépendance ?" Beaucoup d'étudiants n'avaient aucune idée Beaucoup d'étudiants n'avaient aucune idée de ce que les réponses étaient, bien qu'elles devraient être de notoriété publique. Bien qu'ils ignoraient ces faits fondamentaux sur la politique et l'histoire de leur pays, les étudiants connaissaient bien les détails des vedettes de cinéma et de leurs amours. [38]


En 2008, l'Intercollegiate Studies Institute (ISI) a effectué un sondage aléatoire auprès de 2 508 Américains et a constaté que seulement la moitié d'entre eux pouvaient nommer les trois branches du gouvernement. [39] En répondant à 33 questions simples sur l'éducation civique, 71 % des interrogés ont obtenu une note moyenne de 49 %, une mauvaise note. [40]

Apprendre l'histoire américaine n'est pas seulement le processus de compréhension de la façon dont la nation a été établie, mais c'est aussi un processus de compréhension des valeurs sur lesquelles la nation a été construite et de ce qu'il faut pour préserver ces traditions. Ce n'est qu'à ce moment-là que ses habitants chériront ce qu'ils ont aujourd'hui, protégeront l'héritage national et le transmettront à la prochaine génération.


Oublier l'histoire, c'est comme détruire la tradition. Les gens qui ne connaissent pas leurs devoirs civiques permettent à un gouvernement totalitaire de se former. On ne peut s'empêcher de se demander ce qui est arrivé à l'histoire américaine et à l'éducation civique. Les réponses se trouvent dans les manuels que les élèves utilisent et dans leurs enseignants.


Le marxiste Howard Zinn est l'auteur d'un livre d'histoire populaire intitulé "Une Histoire populaire des États-Unis". Ce livre part du principe que tous les actes héroïques et les épisodes inspirants de l'histoire américaine sont des mensonges éhontés et que la véritable histoire des États-Unis est un sombre voyage de répression, de privations et de génocide. [41]


Un professeur d'économie d'une université de Boston croit que les terroristes, ennemis des États-Unis, sont les vrais combattants de la liberté et que les États-Unis sont le véritable mal. Dans un article publié en 2004, il mettait sur un pied d'égalité les terroristes qui ont perpétré les attentats du 11 septembre avec les rebelles américains qui, en 1775, ont tiré les premiers coups de feu à Lexington et déclenché la guerre d'indépendance. [42]


f. Lutter contre les classiques de la civilisation occidentale

En 1988, des étudiants et des enseignants radicaux de l'Université Stanford ont protesté contre le cours de l'université intitulé Western Civilization (Civilisation occidentale). Ils ont crié : "Hey hey, ho ho ! civilisation occidentale doit disparaître !" Stanford a cédé aux demandes des manifestants et a remplacé le cours Civilisation occidentale par un cours intitulé Cultures, Idées, Valeurs (CIV), aux caractéristiques multiculturelles évidentes. Bien que la nouvelle classe n'ait pas retiré certains des classiques culturels occidentaux tels qu’Homère, Platon, Saint Augustin, Dante Alighieri ou Shakespeare, elle exigeait que chaque semestre, le cours comprenne des œuvres de plusieurs femmes, de groupes minoritaires et d'autres groupes de personnes considérées comme ayant été victimes d'oppression.


William Bennett, alors secrétaire américain de l'Éducation, a condamné ce changement en tant que programme d'études par intimidation. Malgré cela, de nombreuses universités de premier plan ont fait de même, et des universités de moindre importance ont emboîté le pas afin de ne pas être laissées pour compte. En quelques années, l'enseignement des arts libéraux dans les universités américaines a connu une grande transformation.


Dans son livre "Illiberal Education"(Éducation intolérante), le penseur conservateur Dinesh D'Souza a utilisé le livre "Moi, Rigoberta Menchú: Une vie et une voix, la révolution au Guatemala" pour expliquer la direction idéologique du nouveau cours CIV de l'Université Stanford. Ce livre se penche sur les expériences de vie d'une jeune Indienne d'Amérique, Menchu Rigoberta, originaire du Guatemala. Après le meurtre insensé de ses parents dans un massacre, elle a décidé de se mettre sur la voie de la révolte, au cours de laquelle elle s'est radicalisée.


Rigoberta s'est identifiée au mouvement amérindien en Amérique du Sud pour lutter pour leur droit à l'autodétermination tout en s'opposant à la culture latino européanisée. Elle est d'abord devenue féministe, puis socialiste, et finalement marxiste. Vers la fin de son livre, elle a commencé à participer à l'assemblée du Front populaire à Paris pour discuter de sujets comme les adolescents bourgeois et les cocktails Molotov. Un chapitre du livre est intitulé "Rigoberta renonce au mariage et à la maternité." [43]


La volonté politiquement correcte d'expulser les classiques des universités américaines a conduit à divers résultats délétères, dont certains sont décrits ci-dessous :


Tout d'abord, des écrits de mauvaise qualité avec un contenu superficiel qui contient des récits révolutionnaires ou qui peuvent passer pour de la littérature victimaire remplacent les œuvres classiques et leur profondeur éternelle.


Deuxièmement, faire des comparaisons entre ces types de littérature et les classiques semble leur donner une place parmi les classiques et accroître considérablement leur influence sur l'esprit des élèves. Placer les classiques au même niveau que ces œuvres moyennes banalise et relativise les classiques.


Troisièmement, les thèmes qui sous-tendent les classiques sont maintenant interprétés à l'aide de la théorie critique, des études culturelles, de la politique identitaire et du politiquement correct. Les étudiants recherchent avec enthousiasme le racisme et le sexisme cachés dans les pièces de Shakespeare, les tendances homosexuelles parmi les personnages, et ainsi de suite, déformant et insultant des œuvres classiques.


Quatrièmement, les élèves instruits avec ce genre d'attitude mentale trouvent les personnages nobles, les grandes réalisations et les leçons de morale représentées dans les classiques difficiles à croire, et développent plutôt l'instinct de les voir sous un jour négatif et cynique.


Dans l'éducation littéraire traditionnelle, les thèmes principaux véhiculés dans les classiques sont surtout l'amour universel, la justice, la loyauté, le courage, l'esprit de sacrifice et d'abnégation et d'autres valeurs morales. L'éducation historique s'articule autour d'événements majeurs concernant l'établissement et le développement de la nation et de ses valeurs fondamentales.


Parce que les classiques de la littérature occidentale sont presque tous écrits par des hommes blancs européens, les gauchistes prennent les bannières du multiculturalisme et du féminisme afin d’insister pour que les gens lisent la littérature des femmes, des gens de couleur, etc. Quant à l'enseignement de l'histoire, l'éducation moderne privilégie la description d'un parcours historique d'un pays comme entièrement sombre, rempli d'esclavage et d'exploitation des femmes et autres groupes minoritaires. Il ne s'agit plus de rappeler l'héritage traditionnel, mais d'inculquer un sentiment de culpabilité envers les femmes et les minorités.


Les gens n'ont qu'un temps limité qu'ils peuvent raisonnablement consacrer à la lecture. Lorsque l'éducation est conçue délibérément pour mettre l'accent sur des œuvres politiquement correctes, le temps que les gens peuvent consacrer à la lecture des classiques est réduit. Il en résulte que des générations d'étudiants sont détachées des origines de leur culture, en particulier du système de valeurs qui provient de la foi religieuse et qui se transmet par la culture. La culture de chaque ethnie provient du divin. Elle peut être diversifiée, mais ne doit pas être mélangée. Le mélange d'une culture signifie la destruction des liens entre l’ethnie à laquelle elle appartient et les divinités qui l'ont créée.


g. Monopolisation des manuels scolaires et des arts libéraux

L'économiste Paul Samuelson a décrit la puissance des manuels scolaires : "Je me fiche de savoir qui écrit les lois d'un pays, ou rédige ses traités avancés, si je peux écrire ses manuels d'économie." [44] Les manuels scolaires, qui sont largement diffusés et font autorité, peuvent exercer une influence considérable sur les élèves. Celui qui écrit les manuels scolaires a les clés pour former les esprits impressionnables des jeunes.


Après avoir obtenu la titularisation et la réputation, les chercheurs et les professeurs radicaux ont pris le contrôle des bureaux et des comités de publication de l'université. Ils ont utilisé leurs pouvoirs pour charger leurs idéologies dans le matériel d'enseignement et le transmettre de force à leurs élèves. Dans certains domaines académiques, les manuels et les lectures obligatoires choisis par les professeurs contiennent plus d'œuvres marxistes que toute autre école de pensée. Le "Une Histoire populaire des États-Unis" de Howard Zinn, mentionné plus haut, est une lecture obligatoire pour de nombreuses disciplines de l'histoire, l'économie, la littérature et la condition féminine..


Une fois que les gauchistes jouissent de la force du nombre, ils peuvent utiliser le mécanisme d'examen par les pairs de la communauté universitaire américaine pour réprimer les personnes ayant des opinions différentes. Un document qui remet en question les idéologies de gauche est voué à être rejeté par les gauchistes et leurs collègues.


De nombreuses revues en sciences humaines sont guidées par la théorie critique et remplies d'un jargon technique obscur, tandis que le thème principal est de rejeter le divin, de rejeter la culture traditionnelle et d'inciter les révolutions à renverser l'ordre social, politique et économique actuel. Il existe un champ d'étude qui vise à prouver que toutes les morales et normes traditionnelles, y compris le processus scientifique, sont des constructions sociales dont le but est de sauvegarder le pouvoir de la classe dirigeante en imposant leurs normes à toute la société.


En 1996, Alan Sokal, professeur de physique à l'Université de New York, a publié un article dans Social Text, la revue d'études culturelles de l'Université Duke. Son article s'intitulait "Transgresser les frontières : Vers une herméneutique transformatrice de la gravité quantique." Citant 109 notes de bas de page et faisant référence à 219 sources, l'article soutient que la "gravité quantique" est constituée par la société et le langage. [45]


Le jour même de la publication du journal, M. Sokal a publié une déclaration dans un autre magazine, Lingua Franca, déclarant que son journal était une farce. Il a indiqué qu'il avait envoyé l'article à Social Text comme une expérience de physicien concernant les études culturelles. [46]


Lors d'une interview à l'émission radiophonique "All Things Considered", Sokal a déclaré qu'il avait trouvé son inspiration dans le livre "Higher Superstition" de 1994. L'auteur du livre a écrit que certaines publications dans le domaine des sciences humaines publieront n'importe quoi tant que cela contient "la juste pensée gauchiste" et cite des penseurs gauchistes bien connus. Le professeur Sokal l'a testé en remplissant son article d'idéologies gauchistes, de citations inutiles et d'absurdités totales. [47]


Il écrira plus tard : "Les résultats de ma petite expérience démontrent, à tout le moins, que certains secteurs à la mode de la gauche universitaire américaine sont devenus intellectuellement paresseux. Les éditeurs de Social Text ont aimé mon article parce qu'ils ont aimé sa conclusion : " le contenu et la méthodologie de la science postmoderne fournissent un puissant soutien intellectuel au projet politique progressiste ". Ils n'ont apparemment pas ressenti le besoin d'analyser la qualité de la preuve, la force des arguments ou même la pertinence des arguments par rapport à la prétendue conclusion." L'approche satirique d’Alan Sokal a mis en lumière le manque de principes académiques ou de crédibilité dans les domaines de la théorie critique et des études culturelles.


En regardant les titres des revues lors des réunions annuelles des grandes associations académiques américaines, on voit clairement apparaître les dernières décennies de pénétration communiste dans les sciences sociales. La Modern Language Association est la plus importante de ces sociétés, avec 25 000 membres, principalement des professeurs et des chercheurs dans les domaines de la recherche et de l'enseignement des langues vivantes. Plus de 10 000 personnes se joignent à la conférence annuelle de l'association.


Une grande partie des articles répertoriés sur le site web de l'association utilisent le cadre idéologique du marxisme, de l'école de Francfort, de la déconstruction, du post-structuralisme et d'autres théories déviantes. D'autres ont recours au féminisme, à la recherche sur les gays, à la politique identitaire et à d'autres tendances radicales. Des organisations semblables, dont l'American Sociological Association, reflètent à peu près la même chose, quoique à des degrés divers.


Les universités américaines ont une tradition d'enseignement des arts libéraux, et certains cours de sciences humaines sont obligatoires, quelle que soit la spécialisation des étudiants. Aujourd'hui, les cours obligatoires sont principalement enseignés par des professeurs dans les domaines de la littérature, de l'histoire, de la philosophie et des sciences sociales. Le chercheur américain Thomas Sowell a noté que, comme le terme l'implique, les cours obligatoires ne laissent aux étudiants aucune alternative aux professeurs qui, le plus souvent, utilisent leurs salles de classe comme des occasions de diffuser leurs idéologies gauchistes, en utilisant même les notes comme une incitation pour amener les étudiants à accepter leurs opinions. Les étudiants qui osent contester les opinions d'un professeur sont punis par des notes inférieures. Les vues marxistes de ces professeurs de sciences humaines et sociales corrompent non seulement les étudiants dans leurs domaines d'études, mais touchent presque tous les étudiants.


Les étudiants souhaitent être respectés en tant qu'adultes, mais leurs connaissances et leur expérience pratique sont limitées. Dans l'environnement relativement fermé de l'université, peu d'entre eux soupçonnent que leurs professeurs respectés profiteraient de leur innocence et de leur confiance pour leur inculquer un ensemble d'idéologies et de valeurs complètement fausses et nuisibles. Les parents paient des frais de scolarité élevés pour que leurs enfants maîtrisent les connaissances et les compétences qu'ils utiliseront comme base pour trouver leur place dans la société. Comment pourraient-ils imaginer qu'on leur vole leurs précieuses années et qu'on les transforme en adeptes d'idéologies radicales qui les affecteront pour le reste de leur vie ?


Génération après génération, les jeunes sont entrés dans ce système éducatif qui a été fortement infiltré par le spectre du communisme. Ils étudient les manuels scolaires rédigés par des gauchistes et intègrent leurs théories déviantes, accélérant le déclin de la culture, de la morale et de l'humanité.


h. Université " Rééducation" : Lavage de cerveau et corruption morale

Avec le développement de l'idéologie marxiste dans les universités, la politique des campus depuis les années 1980 s'est de plus en plus concentrée sur la prévention des remarques "offensantes", surtout lorsqu'il s'agit d'offenser les femmes ou les minorités ethniques. Selon le chercheur américain Donald Alexander Downs, de 1987 à 1992, environ trois cents universités américaines ont mis en œuvre des politiques de réglementation de la parole, créant un système para juridique de prohibition interdisant le langage jugé offensant à l'égard de groupes et de sujets sensibles. [50]


Ceux qui soutiennent ces interdictions peuvent vouloir bien faire, mais leurs actions mènent à un résultat ridicule, car de plus en plus de gens revendiquent le droit de ne pas être offensés pour une raison quelconque. En fait, un tel droit n'existe pas selon la loi, mais la prédominance du marxisme culturel a permis à quiconque de revendiquer une association avec des groupes opprimés, citant des raisons telles que la culture, l'ascendance, la couleur de peau, le sexe, l'orientation sexuelle, et ainsi de suite. Le personnel administratif des universités a toujours accordé un traitement privilégié à ceux qui prétendent être des victimes.


Selon la logique marxiste, les opprimés sont moralement corrects en toutes circonstances, et beaucoup de gens n'osent pas remettre en cause l'authenticité de leurs revendications. Cette logique absurde repose sur la déformation des critères d'appréciation de ce qui est moral. Au fur et à mesure que les identités et les sentiments de groupe s'intensifient (dans le léninisme et le stalinisme, cela s'appelle un haut niveau de conscience de classe), les gens abandonnent inconsciemment les normes traditionnelles du bien et du mal, pour les remplacer par la pensée de groupe. C'est encore plus flagrant dans les États communistes totalitaires , où le prolétariat "opprimé" a reçu une justification pour tuer les propriétaires terriens et les "oppresseurs" capitalistes.


La tendance à revendiquer arbitrairement des propos offensants ou discriminatoires a été lancée par des spécialistes marxistes de la culture qui ont inventé une série de nouveaux concepts pour élargir la définition de la discrimination. Parmi celles-ci, on trouve des idées comme les "micro-agressions", les "avertissements déclencheurs", les "espaces sûrs", et ainsi de suite. Les administrateurs universitaires ont mis en place des politiques et des programmes d'éducation obligatoires correspondants, tels que la formation de sensibilisation et la formation sur la diversité.


La micro-agression fait référence à une infraction implicite non verbale que l'on rencontre dans la vie de tous les jours et dont les auteurs présumés peuvent ne pas avoir conscience de ses implications. Ce genre d'offense non intentionnelle ou d'ignorance est qualifié "d'insensible" (le léninisme ou le stalinisme considérerait cela comme une faible conscience sociale). La formation à la sensibilité est devenue un aspect important de l'acclimatation des nouveaux étudiants de l'université. On dit aux étudiants ce qui ne peut pas être dit et quels vêtements ne peuvent pas être portés, de peur qu'ils ne commettent une micro agression en violation de la réglementation universitaire.


Sur certains campus, l'expression "bienvenue en Amérique" ne peut être prononcée car elle peut constituer une discrimination et est considérée comme une micro-agression : Elle pourrait offenser des groupes ethniques qui ont historiquement subi un traitement injuste aux États-Unis, comme les Amérindiens, les Africains, les Japonais et les Chinois. Cela pourrait leur rappeler l'histoire humiliante de leurs ancêtres.


Parmi une longue liste de déclarations considérées comme des micro-agressions par l'Université de Californie on trouve : "Les États-Unis sont un melting pot " (discrimination raciale), " Les États-Unis sont un pays plein d'opportunités " et " Les hommes et les femmes ont les mêmes chances de succès " (négation des inégalités de genre ou ethniques). [51] Les micro agressions sont un motif de discipline administrative, car elles empêchent la mise en place "d'espaces sûrs".


Une micro-agression typique s'est produite sur le campus d'Indianapolis de l'Université d'Indiana, Purdue University (IUPUI). Un étudiant blanc a violé l'ordonnance sur le harcèlement racial parce qu'il a lu un livre intitulé "Notre Dame contre le Klan : Comment les combattants irlandais ont vaincu le Ku Klux Klan". Cependant, les photos du rassemblement du KKK sur la couverture du livre ont choqué le colocataire de l'étudiant. Le bureau disciplinaire de l'université croyait que l'élève avait enfreint les règles de discrimination raciale. Plus tard, après la résistance de l'étudiant et l'aide d'autres groupes, l'IUPUI a admis que l'étudiant était innocent. [52]


La formation de sensibilisation et la formation sur la diversité sont de nature comparable aux programmes de rééducation qui ont eu lieu dans l'ex-Union soviétique et en Chine. Le but de la rééducation est de renforcer les concepts de classe : La "bourgeoisie" et la "classe des propriétaires" (semblable aux hommes blancs) doivent reconnaître leur péché originel en tant que membres de la classe oppressive, et les groupes supposés opprimés sont sensés détenir la compréhension "correcte" de la culture "bourgeoise". Des pressions sont exercées sur eux pour qu'ils éliminent leur "oppression intériorisée" afin qu'ils en viennent à reconnaître leurs conditions d’oppresseurs. Cela ressemble à la façon dont l'éducation féministe enseigne aux femmes à voir la féminité traditionnelle comme une construction du patriarcat.


Selon l'analyse marxiste de classe, le personnel est politique : il est considéré comme erroné de comprendre un problème du point de vue de l'oppresseur désigné. Par conséquent, pour réformer la vision du monde et suivre complètement le programme marxiste, les paroles et les actions qui nient l'oppression de classe ou la lutte de classe sont sévèrement punies. Des formations de sensibilisation sont organisées pour révéler pleinement "l'injustice sociale", pour réorienter le point de vue des groupes "opprimés" (femmes, minorités ethniques, homosexuels, etc.).


Par exemple, en 2013, l'Université Northwestern a exigé que tous les étudiants suivent un cours sur la diversité avant d'obtenir leur diplôme. Selon les instructions de l'université, après avoir terminé le cours, les étudiants seraient en mesure "d'élargir leur capacité de réflexion critique" (apprendre à classifier la classe), de "reconnaître leur propre position dans un système injuste" (reconnaître leur composante de classe) et de repenser leurs "propres pouvoirs et privilèges" (se mettre à la place des classes "opprimées"). [53]


Un autre exemple typique est le programme de rééducation idéologique qui a débuté en 2007 à l'Université du Delaware. Appelé "traitement" pour les attitudes et les croyances erronées, ce programme a été rendu obligatoire pour 7 000 étudiants. Son objectif déclaré était d'amener les élèves à accepter des points de vue établis sur des questions telles que la politique, la race, le genre et l'environnementalisme.


Le personnel de l'université devait répondre à des questionnaires individuels avec les étudiants et leur donner des questionnaires sur les races et les sexes qu'ils fréquenteraient dans le but d'inciter les étudiants à être plus ouverts aux rencontres en dehors de leur groupe. Lorsqu'une assistante a demandé à une élève quand elle avait découvert son identité sexuelle (par opposition au sexe biologique), l'élève a répondu que ça ne la regardait pas. L'assistante l'a signalée à l'administration de l'université. [54]


Cet endoctrinement politique de masse a non seulement mélangé les normes de discernement des valeurs morales, mais il a aussi grandement renforcé l'égoïsme et l'individualisme. Ce que les jeunes étudiants apprennent, c'est qu'ils peuvent utiliser les sentiments hautement politisés d'un groupe (politique identitaire) pour poursuivre leurs propres désirs individuels. Le simple fait de se prétendre membre d'un groupe supposé victime d'oppression permet d'accuser et de menacer les autres ou d'utiliser cette identité à son profit personnel. Lorsque les opinions d'autres personnes ne correspondent pas aux siennes, elles peuvent constituer une offense et être signalées à l'université, ce qui limitera le droit de ces personnes à la parole. Si l'on n'aime pas les idées publiées dans les journaux étudiants conservateurs, certains peuvent même trouver approprié de faire brûler les publications.


Que l'on soit offensé ou non est une question de ressenti subjectif, mais aujourd'hui, même les sentiments passent pour des preuves objectives. On en est arrivé au point où les professeurs d'université doivent constamment tourner autour du pot. Récemment, les étudiants de nombreuses universités ont commencé à exiger qu'avant d'enseigner certains contenus, les professeurs doivent d'abord émettre des "avertissements", car certains sujets de discussion ou documents de lecture peuvent provoquer des réactions émotionnelles négatives. Ces dernières années, même des œuvres comme "Le Marchand de Venise" de Shakespeare et "Métamorphoses" d'Ovide, un ancien poète romain, se sont retrouvées dans la liste des ouvrages pour lesquels des avertissements sont nécessaires. Certaines universités recommandent même d'éviter autant que possible les œuvres jugées susceptibles de déclencher des émotions chez certains étudiants. [55]


Beaucoup d'élèves qui grandissent dans ce genre d'atmosphère voient leur ego facilement blessé et font de leur mieux pour ne pas se sentir offensés. L'identité de groupe (c'est-à-dire une autre version de la "conscience de classe" prêchée par le communisme) qui est promue sur les campus laisse les étudiants ignorants de la pensée indépendante et de la responsabilité personnelle. Comme les étudiants radicaux des années 1960 qui sont maintenant leurs professeurs, ces étudiants sont contre la tradition. Ils se livrent à la promiscuité sexuelle confuse, à la dépendance à l'alcool et à la drogue. Leur discours est plein de jurons. Pourtant, sous leur mépris des conventions mondaines se cachent des cœurs et des âmes fragiles, incapables de supporter le moindre coup ou revers, et encore moins d'assumer de réelles responsabilités.


L'éducation traditionnelle favorise la retenue, l'indépendance d'esprit, le sens des responsabilités et la compréhension des autres. Le spectre du communisme ne veut rien de moins que de voir la prochaine génération abandonner complètement ses repères moraux et devenir ses serviteurs pour son contrôle sur le monde.


Références
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https://www.thedailybeast.com/elite-campuses-offer-students-coloring-books-puppies-to-get-over-trump.
[2] Elizabeth Redden, “Foreign Students and Graduate STEM Enrollment,” Inside Higher Ed, October 11, 2017, https://www.insidehighered.com/quicktakes/2017/10/11/foreign-students-and-graduate-stem-enrollment.
[3] G. Edward Griffin, Deception Was My Job: A Conversation with Yuri Bezmenov, Former Propagandist for the KGB, (American Media, 1984).
[4] Scott Jaschik, “Professors and Politics: What the Research Says,” Inside Higher Ed, February 27, 2017, https://www.insidehighered.com/news/2017/02/27/research-confirms-professors-lean-left-questions-assumptions-about-what-means.
[5] Ibid.
[6] Ibid.
[7] Ibid.
[8] “The Close-Minded Campus? The Stifling of Ideas in American Universities,” American Enterprise Institute website, June 8, 2016, https://www.aei.org/events/the-close-minded-campus-the-stifling-of-ideas-in-american-universities/.
[9] Fred Schwartz and David Noebel, You Can Still Trust the Communists… to Be Communists (Socialists and Progressives too) (Manitou Springs, Colo.: Christian Anti-Communism Crusade, 2010), 2–3.
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[11] Robin S. Eubanks, Credentialed to Destroy: How and Why Education Became a Weapon (2013), 26.
[12] Walter Williams, More Liberty Means Less Government: Our Founders Knew This Well (Stanford: Hoover Institution Press, 1999), 126.
[13] David Macey, “Organic Intellectual,” The Penguin Dictionary of Critical Theory (London: Penguin Books, 2000), 282.
[14] Karl Marx, “Theses On Feuerbach” (Marx/Engels Selected Works, Volume One), 13–15.
[15] Bruce Bawer, The Victims’ Revolution: The Rise of Identity Studies and the Closing of the Liberal Mind (New York: Broadside Books, 2012), Chapter 1.
[16] Ibid.
[17] Franz Fanon, The Wretched of the Earth, trans. Constance Farrington (New York: Grove Press, 1963), 92.
[18] Jean Paul Sartre, “Preface,” The Wretched of the Earth, by Franz Fanon, 22.
[19] Roger Kimball, Tenured Radicals: How Politics Has Corrupted Our Higher Education, revised edition (Chicago: Ivan R. Dee, 1998), 25–29.
[20] Jonathan Culler, Literary Theory: A Very Short Introduction (Oxford: Oxford University Press, 1997), 4.
[21] Fredrick Jameson, The Political Unconscious: Narrative as a Socially Symbolic Act (Ithaca, NY: Cornell University Press, 1981), Chapter 1.
[22] Roger Kimball, “An Update, 1998,” Tenured Radicals: How Politics Has Corrupted Our Higher Education, 3rd Edition (Chicago: Ivan R. Dee, 2008), xviii.
[23] Karl Marx, “The German Ideology” (Progress Publishers, 1968).
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[25] Joshua Phillip, “Jordan Peterson Exposes the Postmodernist Agenda,” The Epoch Times, June 21, 2017, https://www.theepochtimes.com/jordan-peterson-explains-how-communism-came-under-the-guise-of-identity-politics_2259668.html.
[26] Roger Kimball, “The Perversion of Foucault,” The New Criterion, March 1993, https://www.newcriterion.com/issues/1993/3/the-perversions-of-m-foucault.
[27] David Horowitz and Jacob Laksin, One Party Classroom (New York: Crown Forum, 2009), 51.
[28] Ibid., 51–52.
[29] Bawer, The Victims’ Revolution: The Rise of Identity Studies and the Closing of the Liberal Mind, Chapter 3.
[30] Horowitz and Laksin, One Party Classroom, 3.
[31] David Horowitz, The Professors: The 101 Most Dangerous Academics in America (Washington D.C.: Regnery Publishing, Inc., 2013), 84–5.
[32] Horowitz and Laksin, One Party Classroom, 212.
[33] David Horowitz, Indoctrinate U.: The Left’s War against Academic Freedom (New York: Encounter Books, 2009), Chapter 4.
[34] Ibid.
[35] Horowitz and Laksin, One Party Classroom, 1–2
[36] Quoted from http://www.azquotes.com/author/691-Bill_Ayers.
[37] Horowitz, The Professors: The 101 Most Dangerous Academics in America, 102.
[38] “Who Won the Civil War? Tough Question,” National Public Radio, November 18, 2014, https://www.npr.org/sections/theprotojournalist/2014/11/18/364675234/who-won-the-civil-war-tough-question.
[39] “Summary of Our Fading Heritage: Americans Fail a Basic Test on Their History and Institutions,” Intercollegiate Studies Institute Website, https://www.americancivicliteracy.org/2008/summary_summary.html.
[40] “Study: Americans Don’t Know Much About History,” July 17, 2009, https://www.nbclosangeles.com/news/local/Study-Americans-Dont-Know-About-Much-About-History.html.
[41] Howard Zinn, A People’s History of the United States (New York: Harper Collins, 2003).
[42] Horowitz, The Professors: The 101 Most Dangerous Academics in America, 74.
[43] Dinesh D’ Souza, Illiberal Education: The Politics of Race and Sex on Campus (New York: The Free Press, 1991), 71.
[44] Paul Samuelson, “Foreword,” in The Principles of Economics Course, eds. Phillips Saunders and William B. Walstad (New York: McGraw-Hill College, 1990).
[45] Alan D. Sokal, “Transgressing the Boundaries: Toward a Transformative Hermeneutics of Quantum Gravity,” Social Text No. 46/47 (Spring–Summer, 1996), 217–252.
[46] Alan D. Sokal, “A Physicist Experiments with Cultural Studies,” Lingua Franca (June 5, 1996). Available at http://www.physics.nyu.edu/faculty/sokal/lingua_franca_v4/lingua_franca_v4.html.
[47] Alan D. Sokal, “Parody,” “All Things Considered,” National Public Radio, May 15, 1996, https://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=1043441.
[48] Alan D. Sokal, “Revelation: A Physicist Experiments with Cultural Studies,” in Sokal Hoax: The Sham That Shook the Academy, ed. The Editors of Lingua Franca (Lincoln, NE: University of Nebraska Press, 2000), 52.
[49] Thomas Sowell, Inside American Education: The Decline, The Deception, The Dogma (New York: The Free Press, 1993), 212–213.
[50] Donald Alexander Downs, Restoring Free Speech and Liberty on Campus (Oakland, CA: Independent Institute, 2004), 51.
[51] Eugene Volokh, “UC Teaching Faculty Members Not to Criticize Race-Based Affirmative Action, Call America ‘Melting Pot,’ and More,” The Washington Post, June 16, 2015, https://www.washingtonpost.com/news/volokh-conspiracy/wp/2015/06/16/uc-teaching-faculty-members-not-to-criticize-race-based-affirmative-action-call-america-melting-pot-and-more/?utm_term=.c9a452fdb00f.
[52] “Victory at IUPUI: Student-Employee Found Guilty of Racial Harassment for Reading a Book Now Cleared of All Charges,” Foundation for Individual Rights in Education, https://www.thefire.org/victory-at-iupui-student-employee-found-guilty-of-racial-harassment-for-reading-a-book-now-cleared-of-all-charges/.
[53] “Colleges Become Re-Education Camps in Age of Diversity,” Investor’s Business Daily, https://www.investors.com/politics/editorials/students-indoctrinated-in-leftist-politics/.
[54] Greg Lukianoff, “University of Delaware: Students Required to Undergo Ideological Reeducation,” Foundation for Individual Rights in Education, https://www.thefire.org/cases/university-of-delaware-students-required-to-undergo-ideological-reeducation/.
[55] Alison Flood, “US Students Request ‘Trigger Warnings’ on Literature,” The Guardian, May 19, 2014, https://www.theguardian.com/books/2014/may/19/us-students-request-trigger-warnings-in-literature.

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