5e chapitre: Infiltrer l’Ouest (Ière partie)

Traduction sérialisée du livre Comment le spectre du Communisme gouverne notre monde
 

The Epoch Times sérialise une traduction du chinois d’un nouveau livre " Comment le Spectre du communisme gouverne notre monde" par l’équipe éditoriale des 'Neuf Commentaires sur le Parti communiste.'

The Epoch Times sérialise une traduction du chinois d’un nouveau livre " Comment le Spectre du communisme gouverne notre monde" par l’équipe éditoriale des 'Neuf Commentaires sur le Parti communiste.'


Table des matières

Introduction
1. le Communisme via la violence et la non-violence
2. Guerre d’espionnage et de désinformation
3. De la « Nouvelle Donne » au Progressisme
4. La Révolution culturelle de l’Ouest
5. Les mouvements anti-guerre et des droits civiques

Références


Introduction

L’élection présidentielle américaine de 2016 a été l’une des plus spectaculaires en des décennies. Malgré un taux de participation d’à peine 58 pour cent, le parcours de la campagne a été plein de rebondissements qui ont persisté même après l’élection. Le vainqueur, le candidat du Parti républicain Donald Trump, s’est retrouvé assiégé par une couverture médiatique négative et des manifestations dans des villes de tout le pays. Les manifestants tenaient des pancartes avec des slogans tels que " pas mon président, " le déclarant raciste, sexiste, xénophobe, ou un nazi. Il y a eu des demandes de deuxième comptage et des menaces de destitution.


Le journalisme d’investigation a révélé que beaucoup de ces manifestations ont été instiguées par certains groupes d’intérêt. Comme l’a montré " America Under Siege : Civil War 2017 " un documentaire dirigé par le militant politique de la Nouvelle Zélande, Trevor Loudon, une partie importante des manifestants étaient des " révolutionnaires professionnels " ayant des liens avec les régimes communistes et d’autres états autoritaires comme la Corée du Nord, l’Iran, le Venezuela ou Cuba. Le travail de Loudon soulignait aussi le rôle de deux organisations socialistes américaines, les Stalinist Workers World Party et Maoist Freedom Road Socialist Organization [1]


Ayant fait des recherches sur le mouvement communiste depuis les années 1980, Loudon a déterminé que les organisations de l’aile gauche ont fait des États-Unis leur principale cible d’infiltration et de subversion. Les domaines américains de la politique, de l’éducation, des médias et des affaires ont de plus en plus viré à gauche sous l’influence d’individus bien placés. Alors même que les gens dans le monde entier applaudissaient le triomphe du monde libre après la Guerre froide, le communisme reprenait furtivement les institutions de la société occidentale en préparation de la lutte finale.


L’Amérique est la lumière du monde libre et réalise la mission conférée par Dieu de maintenir l’ordre du monde. C’est l’implication des États-Unis qui a déterminé l’issue des guerres mondiales. Durant la Guerre froide, face à la menace de l’holocauste nucléaire, l’Amérique a victorieusement contenu le bloc soviétique jusqu’à la désintégration des régimes communistes soviétiques et d’Europe de l’Est.


Les Pères fondateurs de l’Amérique ont utilisé leur connaissance des traditions religieuses et philosophiques occidentales pour écrire la Déclaration de l’Indépendance et la Constitution des Etats-Unis. Ces documents reconnaissent comme allant de soi les droits conférés à l’homme par Dieu – en commençant par les libertés de croyance et d’expression – et ont établi la séparation des pouvoirs afin de garantir le système de gouvernement républicain. Même si les Etats-Unis livraient une guerre civile, cette guerre avait pour but de pleinement réaliser les principes fondateurs de l’Amérique en mettant fin à l’institution de l’esclavage. Pendant 200 ans, ces principes ont fait un travail inégalé pour promouvoir " la tranquillité domestique " et assurer " le bien-être général, " comme préambule des promesses de la Constitution.


La liberté de l’Hémisphère occidental va directement à l’encontre du but du spectre communiste, qui est d’asservir et de détruire l’humanité. Sous le masque de la belle vision d’une société collective égalitaire, le spectre du communisme a ordonné à ses représentants dans la société humaine de s’acquitter de ses plans dans le monde entier.


Alors que dans les pays orientaux tels que l’Union soviétique et la Chine le communisme se manifeste comme un gouvernement totalitaire, une extermination de masse, et la destruction de la culture traditionnelle, il a silencieusement et régulièrement pris le contrôle de l’Ouest en utilisant la subversion et la désinformation. Il érode l’économie, les processus politiques, les structures sociales, et le tissu moral de l’humanité pour provoquer sa dégénérescence et sa destruction.


Le Parti communiste n’ayant pas de leadership sur les pays occidentaux, les agents du spectre se déguisent eux-mêmes en infiltrant toutes sortes d’organisations et d’institutions. Il y a au moins quatre forces majeures menant la subversion communiste en Occident.


Le premier agent de subversion a été l’Union soviétique, qui a fondé la Troisième Internationale communiste (Kominterm) pour propager la révolution dans le monde entier. Commençant dans les années 1980, les Communistes chinois ont instauré la réforme économique. Le PCC a établi des échanges politique, d’affaires et culturels qui lui ont donné l’opportunité d’infiltrer l’Ouest.


Le second moyen de subversion a été effectué par les partis communistes locaux, lesquels travaillaient avec le Parti communiste soviétique et le Kominterm.


Le troisième, la crise économique et les bouleversements sociaux ont encouragé de nombreux gouvernements occidentaux à adopter des politiques socialistes dans les quelques dernières décennies, aboutissant à un changement stable à gauche.


La quatrième force de subversion vient de ceux qui sympathisent avec et soutiennent le Parti communiste et le socialisme. Ces compagnons de route servent le communisme comme une cinquième colonne d’ "idiots utiles" au sein de la société occidentale, aidant à détruire sa culture, à semer la dégénérescence morale, et à saper le gouvernement légitime.


Fournir un compte-rendu exhaustif de l’infiltration communiste à l’Ouest dépasse largement la portée de ce travail, étant donné sa nature opaque et détournée. En en comprenant les grands traits, toutefois, nos lecteurs peuvent obtenir une image de la façon dont opère le spectre pervers et voir à travers ses couches d’imposture. Pour des raisons de brièveté, ce chapitre offre un aperçu général de la portée du communisme aux Etats-Unis et en Europe de l’Ouest.


1. le Communisme via la violence et la non-violence

Dans l’imagination populaire, le Parti communiste est synonyme de violence, non sans raison. Dans le Manifeste communiste, Marx et Engels ont dit " Les communistes ne s'abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l'ordre social passé. " [2]


Le fait que les régimes communistes de la Russie et de la Chine aient pris le pouvoir par la révolution violente et utilisé la violence comme un outil de répression a détourné l’attention des formes moins visibles du communisme.


La branche du Marxisme qui prêche la révolution violente est représentée par le Léninisme, lequel a adapté la théorie sous deux aspects importants. D’après Marx, la révolution communiste commencerait dans les pays capitalistes avancés, mais Lénine croyait que le socialisme pouvait être édifié en Russie, qui était comparativement retardé dans son développement économique.


La seconde et plus importante contribution de Lénine au Marxisme était sa doctrine du développement du parti.


La développement du parti consistait essentiellement à adopter les techniques de coercition, d’imposture, et de violence trouvées dans les organisations criminelles, et de les animer avec la théorie marxiste socio-économique ; D’après Lénine, la classe ouvrière est incapable de développer une conscience de classe ou d’exiger la révolution par elle-même, et doit être ralliée à l’action par une force extérieure. Les agents de la révolution seraient organisés en une " avant-garde " prolétarienne hautement disciplinée – le Parti communiste.


La Fabian Society britannique, fondée en 1884, un an après la mort de Marx, a pris une voie différente dans la lutte pour imposer le socialisme. Le logo fabien est un loup en costume de mouton, et son nom est une référence à Quintus Fabius Verrucosus, le général et dictateur romain célèbre pour ses tactiques de temporisation.


Dans la Revue fabienne, le premier pamphlet produit par le groupe, on peut lire sur la page de couverture "Pour le juste moment vous devez attendre, comme Fabius l’a fait extrêmement patiemment en combattant contre Hannibal, bien que beaucoup censuraient ses atermoiements ; mais lorsque le temps est mûr vous devez frapper fort, comme Fabius l’a fait, sans quoi votre attente aura été vaine et stérile " [3]


Pour graduellement instaurer le socialisme, la Fabian Society a inventé la politique d’ " imprégnation " afin de prendre avantage des ouvertures disponibles dans la politique, les affaires, et la société civile. La Société fabienne ne restreint pas les activités de ses membres, mais les encourage à promouvoir les buts socialistes en rejoignant les organisations appropriées et en s’attirant les bonnes grâces de personnalités importantes telles que des ministres, des hauts fonctionnaires, des industriels, des doyens d’universités, ou des chefs religieux. Sidney Webb, président de la Société fabienne, a écrit :En tant que Société, nous avons apprécié l’adhésion d’hommes et de femmes de chaque ou sans dénomination religieuse, en insistant sur le fait que le Socialisme n’était pas le Sécularisme ; et que l’objet même et le but de toute action collective sensible était le développement de l’âme individuelle ou du caractère de l’individu …Pas plus que nous n’avons confiné notre propagande au Parti travailliste émergeant, ou à ceux qui étaient préparés à s’appeler Socialistes, ou aux travailleurs manuels ou à n’importe quelle classe particulière. Nous avons présenté nos propositions une par une, de façon aussi convaincante que possible, devant tous ceux prêts à les écouter – les Conservateurs lorsque nous pouvions les toucher, les églises et les chapelles de toutes dénominations, les différentes Universités, et les Libéraux et Radicaux, conjointement avec les autres Sociétés socialistes en tous temps C’est ce que nous avons appelé " imprégnation " : et c’était une importante découverte. [4]


De nombreux membres de la Fabian Society étaient de jeunes intellectuels. Ils faisaient des discours et publiaient des livres, des magazines, et des pamphlets dans tous les secteurs de la société. Dans le courant du 20e siècle, la Fabian Society s’est déplacée sur la scène politique. Sidney Webb est devenu le représentant fabien du Comité nouvellement formé de représentation des travailleurs du Parti travailliste.


C'est Webb qui a rédigé la constitution et le programme du parti des travailleurs. Assumant un rôle principal dans l’élaboration des politiques. Webb s’est efforcé de faire du socialisme fabien l’idéologie directrice du Parti. La Fabian Society a ultérieurement acquis de l’influence aux Etats-Unis, où de multiples groupes existent au sein des facultés d’arts libéraux dans de nombreuses universités.


Que ce soit le communisme violent de Lénine ou le communisme non-violent de la Fabian Society, l’un et l’autre sont manipulés par le spectre pervers du communisme et partagent le même but ultime. Le communisme violent de Lénine ne rejette pas les moyens non-violents.


Dans son livre La maladie infantile du communisme : Le gauchisme, Lénine critiquait les partis communistes d’Europe de l’Ouest qui refusaient de coopérer avec ce qu’il appelait les syndicats “réactionnaires” ou de se joindre au parlement national “capitaliste”.


Il écrivait: “ L'art du politique (et la juste compréhension de ses devoirs par un communiste) est d'apprécier correctement les conditions et le moment où l'avant-garde du prolétariat sera à même de s'emparer du pouvoir; de bénéficier, pendant et après, d'un appui suffisant de couches suffisamment larges de la classe ouvrière et des masses laborieuses non prolétariennes; où elle saura dès lors soutenir, renforcer, élargir sa domination, en éduquant, en instruisant, en attirant à elle des masses toujours plus grandes de travailleurs.” [5]


Lénine a souligné encore et encore que les communistes doivent cacher leurs véritables intentions. Pour s’emparer du pouvoir, aucune promesse ou compromis ne peut être écarté. Autrement dit, pour accomplir leurs buts, ils peuvent être sans scrupules. Sur la route du pouvoir, le Parti bolchévique de la Russie et le Parti communiste chinois (PCC) ont utilisé l’un et l’autre au maximum la violence et la tromperie.


La brutalité des régimes soviétique et communiste chinois ont détourné l’attention du communisme non violent fondé à l’Ouest. Bernard Shaw, un auteur de pièce irlandais et représentant de la Fabian Society britannique a une fois écrit : " J’ai aussi indiqué clairement que le Socialisme signifie l’égalité de revenus ou rien, et que sous le socialisme vous ne seriez pas autorisée à être pauvre. Vous seriez forcément nourrie, vêtue, logée, instruite, et employée que cela vous plaise ou non. Si l’on découvrait que vous n’aviez pas suffisamment de caractère pour être digne de tous ces ennuis, vous pourriez être exécutée de façon tout à fait courtoise. " [6]


La Fabian Society s’est spécialisée dans le déguisement. Elle a choisi Bernard Shaw, un homme cultivé, pour couvrir les véritables buts du socialisme non-violent sous de beaux mots. Mais la brutalité se trouve sous la surface. Les partis communistes occidentaux et leurs divers prête-noms incitent les jeunes personnes à créer une atmosphère de chaos. Ils prennent part aux agressions, au vandalisme, au vol, aux incendies criminels, aux bombardements et aux assassinats pour harceler et intimider leurs ennemis.


2. La guerre d’espionnage et de désinformation

Le communisme considère la nation comme une construction oppressive de la société de classe, et entend abolir la nationalité. Dans le Manifeste communiste, Marx et Engels proclament que " Les travailleurs n’ont pas de pays." Le Manifeste se termine par " Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ! "


Sous le leadership de Lénine, les Bolchéviques ont fondé le premier pays socialiste en Russie et ont immédiatement établi l’Internationale communiste (Kominterm) pour instiguer et étendre la révolution socialiste dans le monde entier. Le but de l’Union soviétique et du Kominterm était de renverser les régimes légitimes de chaque nation sur terre et d’établir une dictature socialiste mondiale du prolétariat. En 1921, la branche du Kominterm d’extrême orient a établi le PCC, qui allait prendre le contrôle de la Chine en 1949.


Outre le PCC, les partis communistes du monde entier ont cherché conseil auprès du Kominterm et ont accepté ses fonds et son entraînement. Ayant à sa disposition les ressources d’un vaste empire, le Parti communiste de l’Union soviétique (CSPU) a recruté des militants dans le monde entier et les a entraînés à perpétrer des opérations subversives dans leurs propres pays.


Fondé en 1919, le Parti communiste USA (PCUSA) a été une telle organisation qui a suivi le Kominterm et le PCUS ; Bien que le PCUSA lui-même ne soit jamais devenu une force politique majeure, son influence sur les Etats-Unis n’en a pas moins été significative. Le PCUSA a comploté avec les militants et les organisations militantes pour infiltrer les mouvements de travailleurs et d’étudiants, l’église, et le gouvernement.


Le Dr Fred Schwarz, un pionnier de la pensée anti-communiste américaine, a déclaré en 1961 : " Toute tentative de juger de l’influence des communistes par leurs nombres est similaire à déterminer la validité de la coque d’un bateau en établissant la relation entre la zone des trous et la zone saine. Un trou peut faire couler le bateau. Le Communisme est la théorie de quelques-uns de disciplinés contrôlant et dirigeant le reste. Une personne dans une position sensible peut contrôler et manipuler des milliers d’autres.” [7]


On sait aujourd’hui que les opérations soviétiques étaient actives au sein du gouvernement américain durant la Seconde Guerre Mondiale. En dépit de cela et des efforts anti-communistes du Sénateur Joseph McCarthy, les faits ont été cachés ou occultés au public par les responsables politiques gauchistes, les universitaires, et les média de l’aile gauche.


Dans les années 1990, le gouvernement des Etats-Unis a déclassifié les " Dossiers Venona " décodés par l’espionnage américain durant les années 1940 jusqu’à la fin de la IIe Guerre Mondiale. Ces documents montrent qu’au moins 300 espions soviétiques travaillaient au sein du Gouvernement des Etats-Unis, y compris de hauts fonctionnaires au sein de l’administration Roosevelt qui avaient accès à des renseignements hautement confidentiels. D’autres agents ont utilisé leurs positions pour influencer l’élaboration de la politique et la gestion des affaires de l’état.


Parmi ceux qui se sont avérés être des espions soviétiques se trouvaient le haut fonctionnaire duTrésor américain Harry Dexter White, le fonctionnaire du Département d’Etat Alger Hiss, et Julius et Ethel Rosenberg, le couple qui a été exécuté sur la chaise électrique pour avoir transmis des secrets militaires et des technologies atomiques à l’Union soviétique.


Les communications interceptées et décryptées par le Projet Venona ne sont que la pointe de l’iceberg ; la pleine portée de l’infiltration soviétique au sein du gouvernement américain demeure inconnue. En tant que hauts fonctionnaires américains, certains des opérateurs soviétiques ont eu l’opportunité d’influencer d’importantes décisions politiques.


Alger Hiss, l’espion soviétique dans le Département d’État, a joué un rôle clé en tant que conseiller du Président Roosevelt durant la Conférence de Yalta à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Il a aidé à déterminer les arrangements territoriaux d’après-guerre, à rédiger la Charte des Nations Unies, à décider des échanges de prisonniers, et ce genre de choses.


Harry Dexter White, un fidèle assistant du Secrétaire du Trésor Henry Morgenthau Jr., a aidé à créer les accords financiers internationaux de Bretton Woods, et a été une des personnalités majeures derrière l’établissement du Fond monétaire international et de la Banque mondiale.


White a encouragé le Parti nationaliste chinois (Kuomintang) à recruter le membre clandestin du PCC Yi Zhaoding au sein du Ministère chinois des finances. Prenant son poste en 1941, Yi a été l’architecte des désastreuses reformes de la monnaie qui ont endommagé la réputation du Kuomintang et bénéficié à l’ascension du PCC.


Quelques historiens soutiennent que l’influence des espions soviétiques et de leurs sympathisants de gauche dans la politique étrangère américaine ont amené les Etats-Unis à mettre fin à l’aide militaire au Kuomintang durant la Guerre civile chinoise qui a suivi la Deuxième Guerre mondiale. La Chine continentale a été en conséquence perdue au profit du PCC.


Certains intellectuels, comme M.Stanton Evans soutiennent que les espions soviétiques ont brillamment réussi à influencer les politiques. [8]


Wittaker Chambers, un espion soviétique et associé au PCUSA ayant plus tard fait défection et témoigné contre d’autres espions a déclaré : " Les agents d’un pouvoir ennemi étaient en mesure de faire bien plus que de dérober des documents. Ils étaient à même d’influencer la politique étrangère de la nation dans l’intérêt de son principal ennemi, et pas seulement à des occasions exceptionnelles … mais en ce qui doit avoir été la somme vertigineuse de décisions au jour le jour. " [9]


Yuri Bezmenov, un agent du KGB qui est passé à l’Ouest, a abordé les méthodes de subversion soviétiques dans ses écrits et interviews. D’après lui, les espions de type James Bond de la culture populaire qui font sauter des ponts ou fouillent dans les documents secrets ne sauraient être plus éloignés de la réalité de l’espionnage. Seul 10 à 15 pour cent du personnel du KGB et des ressources étaient allouées aux opérations d’espionnage traditionnel, le reste allant à la subversion idéologique.


D’après Bezmenov la subversion consiste en quatre étapes : La première étant de favoriser la décadence culturelle et la démoralisation du pays ennemi ; la seconde de créer le chaos social, et la troisième de provoquer une crise, susceptible de conduire soit à la guerre civile, à la révolution ou à l’invasion de l’extérieur, culminant en la quatrième et dernière étape consistant à amener le pays sous le contrôle du Parti communiste. Ce qui est appelé la normalisation.


Bezmenov, alias Thomas Schumann, a énuméré trois domaines de la subversion, incluant la pensée, le pouvoir, et la vie sociale. La pensée couvre la religion, l’éducation, les médias et la culture. Le pouvoir inclue l’administration du gouvernement, le système légal, le maintien de l’ordre public, les forces armées, et la diplomatie. La vie sociale comprend les familles et les communautés, la santé, et les relations entre personnes de différentes races et classes sociales.


Prenant un exemple, Bezmenov a expliqué comment le concept d’égalité était manipulé pour créer l’instabilité. Les agents favoriseraient la cause de l’égalitarisme, provoquant le mécontentement de la population quant à leurs circonstances politiques et économiques. L’activisme et les troubles sociaux seraient accompagnés par le blocage économique, exacerbant encore les relations du travail et du capital dans un cycle accentuant la déstabilisation. Ce qui culminerait dans la révolution ou l’invasion par les forces communistes. [10]


Ion Mihai Pacepa, le plus haut responsable du renseignement dans la Roumanie communiste, s’est enfui aux Etats-Unis en 1978. Il a exposé plus avant comment l’ancienne Union soviétique et les régimes communistes d’Europe de l’Est ont adopté des stratégies de lutte psychologique et de désinformation contre les pays occidentaux. D’après Pacepa, le but de la désinformation était d’altérer le cadre de référence des gens. La manipulation de leurs valeurs idéologiques les rendrait incapables de comprendre ou d’accepter la vérité même lorsque présentée avec la preuve directe. [11]


Bezmenov a déclaré que la première étape de la subversion idéologique prenait habituellement de 15 à 20 ans - c’est-à-dire, le temps nécessaire pour éduquer une nouvelle génération – la seconde étape de deux à cinq ans, et la troisième étape seulement de trois à six mois. Dans un discours qu’il a donné en 1984, Bezmenov a précisé que la première étape avait été accomplie dans une mesure plus importante que les autorités ne s’y étaient attendues au départ.


Les récits de nombreux espions soviétiques et des responsables des services secrets ainsi que les documents déclassifiés de la Guerre froide suggèrent que les tactiques d’infiltration ont été la force motrice derrière le mouvement de contre-culture des années 1960.


En 1950, le Sénateur Joseph McCarthy a commencé à exposer l’étendue de l’infiltration communiste à travers le gouvernement et la société des E.U.. Mais quatre ans plus tard, le Sénat a voté pour sa condamnation, et l’action du gouvernement pour se débarrasser de l’influence communiste a été interrompue. C’est une des principales raisons expliquant le déclin des Etats-Unis.

La menace de l’infiltration communiste n’a pas diminué depuis l’effondrement de l’Union soviétique et la fin de la Guerre froide. Par exemple, Joseph McCarthy a été diabolisé par les politiciens de l’aile gauche et par les médias pendant des mois.


Les décennies de répression et de diffamation infligées aux héros américains de l’anticommunisme comme McCarthy indiquent une tendance générale. Comme l’a observé un commentateur politique conservateur américain, l’antiaméricanisme est une composante naturelle du mouvement politique mondial de l’aile gauche. L’aile gauche combat becs et ongles pour protéger les adultères, les avorteurs, les criminels, et les communistes, tout en soutenant l’anarchie et en s’opposant à la civilisation.


3. De la " Nouvelle donne " au Progressisme

Le jeudi 24 octobre 1929, la bourse de New-York s’est effondrée. La crise s’est étendue du secteur financier à l’économie toute entière, n’épargnant aucune des principales nations développées de l’Occident. Le chômage a atteint plus d’un quart de la population, et le nombre total de sans-emplois a dépassé les 39 millions. À part l’Union soviétique, la production industrielle dans les principaux pays industriels a chuté de 27 pour cent en moyenne. [12]


Au début des années 1933, à une centaine de jours de l’investiture de Roosevelt, de nombreux projets de loi ont été présentés autour du thème de la résolution de la crise. Les politiques ont augmenté l’intervention du gouvernement dans l’économie et adopté des réformes majeures : le Congrès a promulgué l’Emergency Banking Act, l’Agricultural Adjustment Act le National Industrial Recovery Act et le Social Security Act. Bien que la Nouvelle Donne de Roosevelt ait essentiellement pris fin au moment du déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, un grand nombre des institutions et des organisations qui ont émergé durant cette période ont continué à façonner la société américaine jusqu’à aujourd’hui.


Roosevelt a pris davantage de décisions exécutives que le nombre total de tels décrets pris jusque-là par tous les présidents au 20e siècle. Néanmoins, le taux de chômage aux Etats-Unis n’est pas tombé au-dessous des deux chiffres jusqu’à la guerre. Le véritable effet de la Nouvelle Donne a été de placer le gouvernement des E.U. sur une trajectoire de fiscalité élevée , de Grand gouvernement, et d’interventionnisme économique.


Dans son livre de 2017 'The Big Lie: Exposing the Nazi Roots of the American Left', le penseur conservateur Dinesh D’Souza a avancé que le National Recovery Act, qui constituait la pièce centrale de la Nouvelle Donne de Roosevelt, signifiait essentiellement la fin du libre marché des E.U. [13]


D’après FDR’s Folly, un ouvrage de 2003 de l’historien Jim Powell, la Nouvelle Donne a prolongé la Grande Dépression au lieu d’y avoir mis fin : le Social Security Act et les lois du travail ont encouragé davantage le chômage, tandis que la fiscalité élevée a grevé un marché sain, etc. [14] L’économiste et Prix Nobel de la Paix Milton Friedman a félicité le travail de Powell, en disant " Comme Powel le démontre sans l’ombre d’un doute, la Nouvelle Donne a entravé la reprise après la contraction, a prolongé et augmenté le chômage et a ouvert la voie à un gouvernement encore plus intrusif et coûteux .” [15]


Le Président Lyndon Johnson, qui a pris ses fonctions après l’assassinat du Président Kennedy en 1963, a déclaré une guerre contre la pauvreté dans son discours sur l’état de l’Union de 1964 et lancé son programme de " Great Society ". En une courte période de temps, Johnson a pris une série de décisions exécutives, a établi de nouvelles agences du gouvernement, renforcé l’État providence, levé des impôts, et dramatiquement étendu l’autorité du gouvernement.


Il est intéressant de noter les similarités entre les mesures administratives du Président Johnson et " Un Nouveau Programme de l’Agenda du Parti communiste américain " publié en 1966. Gus hall, secrétaire général du PCUSA, a déclaré " L’attitude communiste envers la Great Society peut être résumée par un ancien dicton selon lequel deux hommes dormant dans le même lit peuvent avoir des rêves différents. Nous autres communistes soutenons chacune des mesures du concept de Great Society parce que nous rêvons de socialisme. "


Le "même lit " de Hall renvoie aux politiques de la Great Society. [16] Bien que le PCUSA ait aussi soutenu l’initiative de la Great Society, l’intention de l’administration Johnson était de perfectionner les Etats-Unis sous le système démocratique. L’intention du Parti communiste était de faciliter l’entrée pas à pas des Etats-Unis dans le socialisme.


Les conséquences les plus graves de la Great Society et de la Guerre à la Pauvreté sont triples : Elles ont accru la dépendance à l’aide sociale, découragé les gens de travailler, institué des politiques d’aide sociale, et endommagé la structure familiale.


Les politiques d’aide sociale ont favorisé les familles monoparentales, encourageant à leur tour le divorce et les enfants hors mariage. D’après les statistiques, le taux d’enfants nés hors mariage en 1940 était de 3,8 pour cent parmi tous les nouveau-nés ; en 1965, ce chiffre avait augmenté de 7.7 pour cent. En 1990, 25 ans après la réforme de la Great Society, le chiffre était de 28 pour cent et a continué de s’élever pour atteindre 40 pour cent en 2012. [17]


La désintégration de la famille a apporté avec elle une série de conséquences généralisées, telles qu’un fardeau financier accru pour le gouvernement, une hausse de la criminalité, le déclin de l’éducation de la famille, des familles plongées dans la pauvreté pendant des générations, et une mentalité d’admissibilité, qui a conduit à un taux plus élevé de chômage volontaire.


Une citation attribuée à l’historien écossais et juriste Lord Alexander Fraser Tytler déclare : " Une démocratie ne peut pas exister en tant que forme permanente de gouvernement. Elle ne peut exister que jusqu’à ce que les électeurs découvrent qu’ils peuvent voter eux-mêmes la largesse de la trésorerie publique.Depuis lors, la majorité vote toujours pour le candidat promettant le plus de bénéfices de la trésorerie publique, avec pour résultats qu’une démocratie s’effondre toujours suite à une politique fiscale relâchée, toujours suivie par une dictature. " [18]


Comme le dit l’expression chinoise : “Passer de la parcimonie à l’extravagance est facile, mais l’opposé est difficile.” Une fois que les gens développent une dépendance à l’aide sociale, il devint impossible pour un gouvernement de réduire l’échelle et les types de bénéfices. L’Etat providence occidental devient un bourbier politique pour lequel les responsables politiques et les fonctionnaires n’ont pas de solution.


Dans les années 1970, l’extrême gauche a abandonné les termes révolutionnaires qui laissaient le peuple américain sur ses gardes et les a remplacés par les termes aux sonorités plus neutres de " libéralisme " et de " progressisme. " Les lecteurs qui ont vécu dans des pays communistes ne sont pas étrangers au dernier, car le " progrès " a été utilisé par le Parti communiste comme un quasi-synonyme de " communisme. " Par exemple, le terme de " mouvement progressiste " renvoyait au " mouvement communiste " et celui d'" intellectuels progressistes " aux " individus pro-communistes ou aux membres clandestins du Parti communiste."


Le libéralisme, de son côté, n’est pas substantiellement différent du progressisme, car il porte la même connotation d’impôts élevés, d’aide sociale expansive ; de grand gouvernement ; de rejet de la religion, de la moralité et de la tradition ; d’utilisation de la " justice sociale " comme d’une arme politique ; de "politiquement correct " ; et de promotion militante du féminisme, de l’homosexualité, de la perversité sexuelle, et ainsi de suite.


Notre intention n’est pas de pointer du doigt une quelconque personnalité politique ou un individu, car il est de fait difficile de faire des analyses correctes et de porter des jugements au milieu de développements historiques complexes. Il est clair que le spectre du communisme a été à l’œuvre tant à l’Est qu’à l’Ouest depuis le début du 20e siècle. Lorsque la révolution violente a réussi à l’Est, elle a étendu l’influence du communisme aux gouvernements et aux sociétés de l’Ouest, les décalant toujours plus à gauche.


Suivant en particulier la Grande Dépression et commençant avec la conclusion de la Première Guerre mondiale, les Etats-Unis ont adopté des politiques de plus en plus socialistes, telles que l’état providence, à mesure que l’athéisme et le matérialisme érodaient le tissus moral de la société américaine. Les gens se sont éloignés de Dieu et de la moralité traditionnelle, affaiblissant leur résistance à l’imposture du spectre communiste pervers.


4.La Révolution culturelle de l’Ouest

Les années 1960, un moment charnière de l’histoire moderne, ont vu un mouvement de contreculture sans précédent balayer de l’Est à l’Ouest. À la différence de la Révolution culturelle des communistes chinois, le mouvement de contreculture occidentale a semblé avoir de multiples objectifs, ou plutôt de manquer de tout objectif.


Au cours de la décennie allant des années 1960 aux années 1970, les participants, jeunes pour la plupart, du mouvement de contre-culture étaient motivés par différentes recherches. Certains s’opposaient à la Guerre du Vietnam, certains luttaient pour les droits civils, certains prônaient le féminisme et dénonçaient le patriarcat, certains œuvraient pour les droits homosexuels. Pour couronner cela il y avait un spectacle impressionnant de mouvements contre la tradition et l’autorité qui préconisaient la liberté sexuelle, l’hédonisme, les narcotiques, et la musique rock.


Le but de cette Révolution culturelle occidentale est de détruire la civilisation chrétienne droite et sa culture traditionnelle. Apparemment désordonnée et chaotique, cette mutation culturelle internationale découle du communisme.


Les participants adolescents du mouvement de contre-culture vénéraient trois idoles comme " les Trois M " - Marx , Marcuse, et Mao Zedong.


Herbert Marcuse était un membre clé de l’École de Francfort, un groupe d’intellectuels marxistes associés à l’Institut de Recherche sociale à l’Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main. Créée en 1923, ses fondateurs utilisaient le concept de théorie critique pour attaquer la civilisation occidentale et appliquer le Marxisme à la sphère culturelle.


Un des fondateurs de l’école était le philosophe marxiste hongrois György Lukács. En 1919, il a notamment demandé : " Qui peut nous sauver de la civilisation occidentale ? " [20] Élaborant sur ce thème, il a dit que l’Ouest est coupable de crimes génocidaires contre chaque civilisation et chaque culture qu’il a rencontrées. D’après Lukács, la civilisation américaine et occidentale, sont les plus grands dépositoires du racisme, du sexisme, du nativisme, de la xénophobie, de l’antisémitisme, du fascisme, et du narcissisme.


En 1935, les marxistes de l’école de Francfort se sont relocalisés aux Etats-Unis et sont devenus affiliés avec l’Université Columbia à New York. Cela leur a donné une ouverture pour disséminer leurs théories sur le sol américain. Avec l’aide d’autres universitaires de gauche, ils ont corrompu plusieurs générations de jeunes américains.


Combinant le marxisme avec le pan-sexualisme freudien, les théories de Marcuse ont catalysé le mouvement de libération sexuelle. Marcuse croyait que la répression de sa nature dans la société capitaliste revenait à entraver la libération et la liberté. Par conséquent, il était nécessaire de s’opposer à toutes les religions traditionnelles, à la moralité, à l’ordre et à l’autorité afin de transformer la société en une utopie de plaisir sans limite et sans effort.


La célèbre œuvre de Marcuse Eros et Civilisation occupe une place importante parmi la vaste quantité de travaux des intellectuels de Francfort, pour deux raisons spécifiques : la première, le livre combine les pensées de Marx et de Freud et transforme les critiques de Marx sur la politique et l’économie en une critique sur la culture et la psychologie. Le livre établit aussi des ponts entre les théoriciens de Francfort et les jeunes lecteurs permettant la rébellion culturelle des années 1960.


Peu parmi les adolescents rebelles pouvaient saisir les théories obscures de l’Ecole de Francfort, mais les idées de Marcuse étaient simples : soyez anti-tradition, anti-autorité, et anti-moralité. Adonnez-vous sans retenue au sexe, aux drogues, au rock-and-roll . " Faites l’amour, pas la guerre. " Tant que vous dîtes " non " à toute autorité et normes sociétales, vous êtes compté comme un participant à la " noble cause révolutionnaire " C’était si simple et si facile de devenir un révolutionnaire ; pas étonnant que cela ait attiré tant de jeunes gens à cette époque.


Il doit être souligné que bien que beaucoup des adolescents rebelles ont agi de leur propre accord, un grand nombre de leaders étudiants les plus radicaux à l’avant-garde du mouvement avaient été entraînés et manipulés par des communistes étrangers. Par exemple, les leaders des Etudiants pour une Société démocratique (SDS) étaient entraînés à Cuba.


Les manifestations étudiantes étaient directement organisées et instiguées par les groupes communistes. La faction d’extrême gauche Weathermen, s’est séparée des Etudiants pour une Société démocratique et a annoncé dans une déclaration de 1969 : " La contradiction entre les révolutionnaires d’Asie, d’Afrique, et d’Amérique latine et les impérialistes dirigés par les Etats-Unis est la principale contradiction dans le monde contemporain. Le développement de cette contradiction promeut la lutte des gens du monde entier contre l'impérialisme américain et ses laquais. " Ces mots ont été écrits par Lin Biao, alors le second plus puissant dirigeant de la Chine communiste, et venaient de sa série d’articles appelée "Vive la victoire de la guerre du peuple ! " [22]


Tout comme la Révolution culturelle a semé un irréversible dommage sur la culture chinoise traditionnelle, le mouvement de contre-culture a causé un bouleversement titanique dans la société occidentale. D’abord, il a normalisé de nombreuses sous-cultures qui appartenaient aux marges inférieures de la société, ou étaient des variations déviantes de la culture dominante. La libération sexuelle, les drogues et le rock-and-roll ont rapidement érodé les valeurs morales de la jeunesse et les ont transformés en une force corrosive dormante qui était contre Dieu, contre la tradition, et contre la société.


Deuxièmement, le mouvement de contre-culture a établi un précédent pour l’activisme chaotique et a favorisé une vaste gamme de façons de penser antisociales et anti-américaines, préparant le terrain pour la révolution de la rue qui viendrait plus tard.


Troisièmement, après que la jeunesse des années 1960 ait mis fin à leur style de vie d’activiste, ils se sont inscrits dans les universités et les instituts de recherche, ont achevé leurs doctorats et leurs maîtrises, et sont entrés dans le courant dominant de la société américaine. Ils ont amené avec eux la vision du monde marxiste et ses valeurs dans l’éducation, les médias, la politique, et les affaires, poursuivant une révolution non-violente à travers le pays.


Depuis les années 1980, la gauche a en grande partie repris et établi des bastions dans les principaux médias, les académies, et Hollywood. La présidence de Ronald Reagan a brièvement renversé cette tendance, seulement pour la voir repartir dans les années 1990 et atteindre un pic ces dernières années.


5. Les mouvements anti-guerre et des droits civiques

Dans 1984 de George Orwell, un des quatre principaux ministères océaniens est le ministère de la Paix, qui supervise les affaires militaires du Parti. La signification inversée de son nom contient en réalité une signification profonde : Lorsque la force de quelqu’un est inférieure à celle de l’ennemi, la meilleure stratégie est de proclamer son désir de paix. Tendre une branche d’olivier est la meilleure façon de cacher une guerre imminente. L’Union soviétique et les autres pays communistes étaient et continuent d’être des adeptes de cette stratégie, qui est employée pour infiltrer l’Ouest.


Le Conseil mondial de la paix a été formé en 1948. Son premier président était le physicien français Joliot-Curie, un membre du Parti communiste français. La Deuxième Guerre mondiale venait juste de s’achever, et les Etats-Unis étaient encore le seul pays à avoir produit et testé la bombe atomique.


Ayant subi des pertes énormes dans la guerre, l'Union soviétique a agressivement promu la paix mondiale comme un stratagème pour conjurer la pression de l'Ouest. Le Conseil mondial de la paix était directement contrôlé par la Commission de paix soviétique, une organisation affiliée au Parti communiste soviétique. Il a lancé un récit mondial proclamant l'Union soviétique comme étant un pays pacifique et condamnant les États-Unis comme étant un pays belliciste hégémonique.


Le haut fonctionnaire et idéologue soviétique Mikhail Suslov a promu une " lutte pour la paix " qui est devenue un dispositif de la rhétorique soviétique.


"L’actuel mouvement anti-guerre atteste de la volonté et de l’empressement des plus vastes masses de gens de sauvegarder la paix et d’empêcher les agresseurs de plonger l’humanité dans les abysses d’un autre massacre, " écrivait Suslov dans un tract de propagande de 1950. " La tâche à présent est de tourner cette volonté des masses en actions actives, concrètes, visant à déjouer les plans et les mesures de guerre des instigateurs Anglo-américains.” [23]


L’Union soviétique a parrainé une multitude d’organisations et de groupes tels que la Fédération Syndicale Mondiale, l’Organisation de jeunesse mondiale, la Fédération internationale des Femmes, la Fédération internationale des Journalistes, la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique, l’Association mondiale des Scientifiques, et ainsi de suite afin de soutenir les allégations du Conseil mondial de la paix. La " paix mondiale " est devenue une des lignes de front de l’opinion publique communiste contre le monde libre.


Vladimir Bukovsky, un éminent dissident soviétique, écrivait en 1982 que “les membres de la plus vieille génération peuvent encore se souvenir des marches, des rassemblements, et des pétitions des années 1950 … Ce n’est plus un secret aujourd’hui que la totalité de la campagne a été organisée, menée et financée depuis Moscou, à travers le soi-disant Fond pour la paix et le Conseil mondial de la Paix sous domination soviétique …”[24]


Le Secrétaire général du Parti communiste des USA Gus Hall a déclaré : " Il est nécessaire d’étendre le combat pour la paix, de l’intensifier, d’impliquer davantage de gens, et d’en faire la question d’actualité dans chaque communauté, chaque groupe de gens, chaque syndicat, chaque église, chaque famille, chaque rue, et chaque endroit où les gens se rassemblent .…” [25]


Les Soviétiques ont poussé le mouvement de "combat pour la paix " en trois vagues durant le cours de la Guerre froide, la première étant en 1950 ; Le second point culminant a été le mouvement anti-guerre des années 1960 et 1970. D’après le témoignage de Stanislas Lunev, un ancien officier du GRU (espionnage militaire) soviétique qui est passé de la Russie aux Etats-Unis en 1992, la somme d’argent que l’Union soviétique a dépensé sur la propagande anti-guerre dans les pays occidentaux était le double de son soutien économique et militaire au Nord Vietnam. Il a dit que " le GRU et le KGB ont financé presque tous les mouvements et les groupes anti-guerre aux Etats-Unis et dans les autres pays.” [26]


Ronald Radosh, un ancien Marxiste et activiste durant le mouvement contre la guerre du Vietnam, a admis que " notre intention n’a jamais été tant de mettre fin à la guerre que d’utiliser le sentiment anti-guerre pour créer un nouveau mouvement socialiste révolutionnaire chez nous.” [27]


Le troisième mouvement majeur anti-guerre a eu lieu durant le début des années 1980 lorsque les Etats-Unis ont déployé des missiles nucléaires de portée intermédiaire en Europe. Les manifestants anti-guerre ont exigé que l’Union soviétique et les Etats-Unis limitent leurs arsenaux nucléaires, mais l’Union soviétique n’a jamais soutenu aucun des traités internationaux.


Une étude conduite en 1955 par le Comité judiciaire du Sénat des Etats-Unis a découvert que dans les 38 ans depuis la fondation du régime soviétique, il avait signé près de 1000 traités bilatéraux ou multilatéraux avec divers pays dans le monde, mais avait enfreint presque toutes les promesses et les accords qu’il avait passés. [28] Les auteurs de l’étude notaient que l’Union soviétique était probablement la nation la moins digne de confiance de toutes les grandes nations dans l’histoire.


Trevor Loudon a déclaré que durant les années 1980, le mouvement anti-nucléaire de la Nouvelle Zélande était secrètement financé par l’Union soviétique utilisant des agents spéciaux qualifiés. Résultat, la Nouvelle Zélande s’est retirée du pacte de sécurité entre l’Australie, la Nouvelle Zélande et les Etats-Unis (ANZUS ou ANZUS Treaty), exposant directement ce petit pays avec une population de moins de 4 millions de personnes à la menace du communisme. [29]


Après les attaques du 11 septembre, il y a eu une série de manifestations anti-guerre et de protestations de grande envergure aux Etats-Unis. Derrière ces manifestations se trouvaient des organisations étroitement liées aux communistes [30]


Même le très populaire mouvement des droits civils américains était influencé par le spectre du Communisme. Comparant les révolutions communistes en Chine, à Cuba et en Algérie, l’auteur américain G. Edward Griffin a découvert que le mouvement des droits civils aux Etats-Unis suivait le même schéma général. Au premier stade, les gens étaient divisés en groupes différents et mutuellement contradictoires. Au deuxième stade, un front uni était établi afin de créer une illusion de soutien universel et de s’en prendre à l’opposition au troisième stade. Le quatrième stade était d’inciter à la violence. Le cinquième de lancer un coup et de prendre le pouvoir au nom de la révolution. [31]


Débutant à partir de la fin des années 1920 Le parti des travailleurs communiste a découvert le grand potentiel pour la révolution parmi les noirs américains. Ils ont appelé à l’établissement d’un Soviet “Negro Republic” (Parti républicain noir) dans le Sud, où vivaient de nombreux noirs. [32]


Un manuel de propagande communiste publié en 1934 : “The Negroes in a Soviet America,” proposait une révolution raciale combinée dans le Sud avec la révolution prolétarienne globale. [33]


Les mouvements des droits civils aux Etats-Unis dans les années 1960 ont reçu le soutien des partis communistes soviétique et chinois. Lorsque Leonard Patterson, un homme de race noire et ancien membre du Parti communiste USA ayant été formé à Moscou, a démissionné du PCUSA , il a témoigné que l’insurrection et les émeutes parmi les noirs américains bénéficiaient du soutien du Parti communiste américain. Et lui et le Secrétaire général du PCUSA étaient allés à Moscou pour y être formés. [34]


L’intensification du mouvement des droits civils coïncide également avec la campagne du PCC pour exporter la révolution. En 1965, le PCC a proposé le slogan de "révolution internationale, " appelant " les campagnes" de l'Asie, l'Afrique et l'Amérique Latine à encercler "les villes internationales" de l'Europe occidentale et de l'Amérique du Nord, tout comme le PCC avait tout d’abord repris la campagne, puis vaincu le Kuomingtang dans les villes durant la Guerre civile chinoise.


Les organisations les plus violentes dans le mouvement des droits de la population noire, tels que le Mouvement d’Action révolutionnaire et les Black Panthers maoistes, étaient toutes soutenues ou directement influencées par le PCC. Le Mouvement d’Action révolutionnaire prônait la révolution violente et était considéré par le courant de la société principale comme une organisation extrémiste dangereuse. Il a été dissout en 1969.


De sa forme à ses enseignements, les Black Panthers considéraient le PCC comme leur modèle, avec des slogans tels que " le pouvoir politique naît du canon d’un fusil " et " tout le pouvoir appartient au peuple. "


Les Citations du Président Mao Zedong était une lecture incontournable pour tous les membres. Comme le PCC, les Black Panthers prônaient la révolution violente. Un de leurs chefs, Eldridge Cleaver, a prédit en 1968, une vague de terreur, de violence, et de guérilla. À de nombreux rassemblements noir, les participants agitaient le Petit livre rouge (Citations du Président Mao Zedong). La mer de rouge offrait une ressemblance frappante avec les scènes vues en Chine à peu près à la même époque. [35]


Bien que nombre des appels du mouvement des droits civils aient été acceptés par le courant principal de la société, l’idéologie radicale noire révolutionnaire n’a pas disparu. Elle a récemment refait surface dans le mouvement " Black lives matter ". [36]


Où que ce soit dans le monde les gens souhaitent la paix, et le pacifisme est un ancien idéal. Au 20e siècle, des gens dotés de vision et de compassion ont consacré leurs efforts à réduire les incompréhensions et les conflits entre nations. En raison des circonstances historiques, la discrimination raciale existe aux Etats-Unis et dans d’autres pays occidentaux. Les gens essaient de l’éliminer à travers l’éducation, les média et les manifestations, tout cela étant compréhensible.


Mais le spectre pervers du communisme prend avantage des tendances idéologiques et des conflits sociaux dans les pays occidentaux. Il sème la discorde, incite à la haine, et créée la violence tout en trompant et en manipulant des masses de gens qui au départ ne nourrissaient aucune mauvaise intention.


Références

[1] “An Interview With Trevor Loudon,” Capital Research Center, https://capitalresearch.org/article/an-interview-with-trevor-loudon/.
The Workers World Party a été établi en 1959 et est “dédié à organiser et à combattre pour une révolution socialiste aux Etats-Unis et dans le monde entier.” Pour davantage d’information, veuillez-vous référer au lien suivant : “Who are the Workers World Party, the group who helped organize the Durham Confederate statue toppling,” http://abc11.com/politics/who-are-the-workers-world-party-and-why-durham/2314577/.

[2] Karl Marx, Manifesto of the Communist Party (Marx/Engels Internet Archive), https://www.marxists.org/archive/marx/works/1848/communist-manifesto/ch04.htm.
En français :
https://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000d.html

[3] A.M. McBriar, Fabian Socialism and English Politics, 1884–1918. (Cambridge: Cambridge University Press, 1966), p. 9.
(Ndt : librement traduit de l’anglais )

[4] Mary Agnes Hamilton, Sidney and Beatrice Webb A Study in Contemporary Biography (Sampson Low, Marston & Co. Ltd.). https://archive.org/stream/in.ernet.dli.2015.81184/2015.81184.Sidney-And-Beatrice-Webb_djvu.txt
(Ndt : librement traduit de l’anglais )

[5] Vladimir Ilyich Lenin, “Left-Wing” Communism: an Infantile Disorder(Marxists.org).
En français :
http://www.sitecommunistes.org/malinfcom.htm#vi

[6] Bernard Shaw, The Intelligent Woman’s Guide to Socialism and Capitalism (Brentanos Publishers New York), https://archive.org/details/TheIntelligentWomensGuideToSocialismAndCapitalism.
(Ndt :Librement traduit de l’anglais)

[7] Quoted from “The Truth about the American Civil Liberties Union,” Congressional Record: Proceedings and Debates of the 87the Congress, 1st session. https://sites.google.com/site/heavenlybanner/aclu.
(Ndt librement traduit de l’anglais)

[8] M. Stanton Evans and Herbert Romerstein, “Introduction,” Stalin’s Secret Agents: The Subversion of Roosevelt’s Government (New York: Threshold Editions, 2012).

[9] Ibid.

[10] Thomas Schuman, Love Letter to America (Los Angeles: W.I.N. Almanac Panorama, 1984), pp. 21–46.

[11] Ion Mihai Pacepa, Ronald J. Rychlak, Disinformation (WND Books).

[12] Wang Tseng-tsai, Modern World History (San Min Book Co., Ltd. Taipei, 1994), pp. 324–329.

[13] Dinesh D’Souza, The Big Lie: Exposing the Nazi Roots of the American Left (Chicago: Regnery Publishing, 2017), Chapter 7.

[14] Jim Powell, FDR’s Folly: How Roosevelt and His New Deal Prolonged the Great Depression (New York: Crown Forum, 2003).

[15] Ibid., back cover.

[16] G. Edward Griffin, More Deadly than War, https://www.youtube.com/watch?v=gOa1foc5IXI.

[17] Nicholas Eberstadt, “The Great Society at 50” (American Enterprise Institute), http://www.aei.org/publication/the-great-society-at-50/. Une autre référence sur les conséquences de la politique de bien-être social des Etats-Unis est un livre du même auteur : A Nation of Takers: America’s Entitlement Epidemic (Templeton Press, 2012).

[18] Elmer T. Peterson, “This is the Hard Core of Freedom” (The Daily Oklahoman, 1951). Cette citation a également été attribuée à l’historien français Alexis de Tocqueville.

[19] William L. Lind, Chapter VI, “Further Readings on the Frankfurt School,” in William L. Lind, ed., Political Correctness: A Short History of an Ideology(Free Congress Foundation, 2004), p. 4–5. Refer to the text at: http://www.nationalists.org/pdf/political_correctness_a_short_history_of_an_ideology.pdf

[20] William S. Lind, “What is Cultural Marxism?” http://www.marylandthursdaymeeting.com/Archives/SpecialWebDocuments/Cultural.Marxism.htm

[21] Raymond V. Raehn, Chapter II, “The Historical Roots of ‘Political Correctness,’” in William L. Lind, ed., Political Correctness: A Short History of an Ideology (Free Congress Foundation, 2004), p. 10.

[22] Shen Han, Huang Feng Zhu, “The Rebel Generation: The Western student movement in the 1960s” (Refer to Lin Biao’s translated text at https://www.marxists.org/reference/archive/lin-biao/1965/09/peoples_war/ch08.htm.
Ndt ;Librement traduit de l’anglais

[23] Mikhail Suslov, “The Defense of Peace and the Struggle Against the Warmongers” (New Century Publishers, February 1950).

[24] Vladimir Bukovsky, “The Peace Movement & the Soviet Union” (Commentary Magazine, 1982). Refer to the link: https://www.commentarymagazine.com/articles/the-peace-movement-the-soviet-union/
Ndt : librement traduit de l'anglais

[25] Jeffrey G. Barlow, “Moscow and the Peace Movement,” The Backgrounder (The Heritage Foundation, 1982), p. 5.
Ndt : librement traduit de l'anglais

[26] Stanislav Lunev, Through the Eyes of the Enemy: The Autobiography of Stanislav Lunev (Washington D.C.: Regnery Publishing, 1998), p. 74, p. 170.

[27] Robert Chandler, Shadow World: Resurgent Russia, the Global New Left, and Radical Islam (Washington, D.C.: Regnery Publishing, 2008), p. 389.

[28] Anthony C. Sutton, “Conclusions,” The Best Enemy You Can Buy(Dauphin Publications, 2014).

[29] Trevor Loudon, The Enemies Within: Communists, Socialists, and Progressives in the U.S. Congress (Las Vegas: Pacific Freedom Foundation, 2013), pp. 5–14.

[30] “AIM Report: Communists Run Anti-War Movement,” Accuracy in Media(February 19, 2003), https://www.aim.org/aim-report/aim-report-communists-run-anti-war-movement/.

[31] G. Edward Griffin, Anarchy U.S. A.: In the Name of Civil Rights (DVD), John Birch Society.

[32] John Pepper (Joseph Pogani), American Negro Problems (New York: Workers Library Publishers, 1928), https://www.marxistsfr.org/history/usa/parties/cpusa/1928/nomonth/0000-pepper-negroproblems.pdf.

[33] James W. Ford and James Allen, The Negroes in a Soviet America (New York: Workers Library Publishers, 1934), pp. 24–30.

[34] Leonard Patterson, “I Trained in Moscow for Black Revolution,” https://www.youtube.com/watch?v=GuXQjk4zhZs.

[35] G. Louis Heath, ed., Off the Pigs! The History and Literature of the Black Panther Party, p. 61.

[36] Thurston Powers, “How Black Lives Matter Is Bringing Back Traditional Marxism,” The Federalist, http://thefederalist.com/2016/09/28/black-lives-matter-bringing-back-traditional-marxism/.

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