- S’éveiller à "Suppléer en silence"

Bonjour vénérable Maître,


J’ai officiellement commencé un travail à plein temps de composition pour Epoch Times chinois en Allemagne en mai 2013;


Notre production d’un journal est typiquement un travail d’équipe. Chaque lien est interconnecté. Que ce soit l’opération du media lui-même, ou en tant que projet de rectification de Fa des disciples de Dafa, il ne peut pas être accompli par une seule personne ou par quelques personnes seules. Cela nécessite une très bonne coopération.


En tant que typographe, mon partenaire direct est le rédacteur de ma page. La page dont je suis responsable concerne les actualités locales. Initialement le rédacteur avec qui je travaillais était relativement expérimenté. Mais peu après, quelqu’un de relativement novice, le rédacteur B, a pris le relais. La cooperation avec ce rédacteur novice a révélé un grand nombre de mes failles.


Pour commencer, j’ai un fort attachement à chercher à l’extérieur. Selon ma conception, je considère le rédacteur omme la personne responsable de la page. Je ne fais que composer selon le plan editorial. Pour moi, il va sans dire que le rédacteur doit fournir le texte et les photos. C’est encore mieux s’il a une certaine idée de la présentation et spécifie un certain style. Ma justification est que je ne peux faire un travail brillant qu’avec du bon matériel ?


Au début de ma cooperation avec B, je n’étais pas satisfaite du matériau qu’elle fournissait. Soit le titre n’était pas suffisemment excitant ou le texte pas assez coherent. J’étais surtout frustrée par les photos qu’elle me donnait, qui souvent ne convenaient pas au titre ou ne pouvaient pas suffisamment représenter l’article. Je pouvais lui demander de modifier le texte. Quant aux photos, en raison de son manque d’expérience, je n’avais pas d’autre choix que d’en trouver de nouvelles moi-même. Par consequent, je finissais par passer beaucoup de temps à chercher des photos dans ce qui était supposé avoir été une simple tâche de presentation générale de l’actualité.


Un autre problème est apparu après que la presentation initale a été remise au correcteur. Notre correcteur avait une excellente maîtrise de la langue et approchait le job très diligemment. Chaque fois une pléthore d’erreurs étaient identifiées dans la page. Ce n’était pas les typos en general, mais des problèmes avec le choix des mots, la logique, la fluidité du texte, etc. C’est comme si le correcteur devait tout revoir à zero. Lorsque je voyais les résultats des corrections, je me lamentais souvent à propos de la quantité de changements nécessaires. Lorsqu’une page était terminée, j’étais pleine de crispations et de plaints.


La situation a duré plusieurs semaines. Après chaque production, je faisais un retour à B, mais ne voyais aucune amelioration? J’ai alors fait un retour au rédacteur adjoint et au rédacteur en chef. Ils étaient heureux d’aider à trouver des moyens d’améliorer la situation. Alors j’ai pensé ; “Je suis directement responsable pour cette page. Simplement rapporter le problème n’est pas la solution. Pourquoi est-ce que je ne parle pas à B de pourquoi les photos ne conviennent pas et pourquoi j’en utilise de nouvelles ? Il n’y a quasiment pas de communication sur ce front.” En fait, par la suite nous avons fait quelques progrés. Chaque fois que je voyais une photo nécessitant d’être remplacée, je trouvais un moment pour donner une explication détaillée et faire un retour à B, parfois en présence d’anciens éditeurs afin d’échanger.


Une fois il y a eu une reunion régulière d’équipe au journal. Nous avons discuté de sujets généraux, partagé nos points de vue sur les affaires courantes, et cherché de nouveaux points de discussion. Les rédacteurs chacun leur tour. B, a partagé aussi son point de vue. Elle ne disait pas grand chose, étant un peu timide, mais son point de vue avait de la fraîcheur. J’ai tout à coup réalisé que c’était la première fois que j’entendais B parler autant, et la première fois que je l’écoutais vraiment. Meme si c’était à propos de l’écriture d’articles, cela me faisait réfléchir au problème de photos que nous avions connu; J’ai pris conscience que tout du long, je ne lui avais jamais demandé son avis. Appropriéess ou non, quelles étaient ses considerations lorsqu’elle choisissait ces photos . Quelles étaient les sources habituelles de ses photos ? Y avait-il d’autres difficultés ? Les photos que je mettais en remplacement étaient elles vraiment cohérentes avec sa réflexion de départ en écrivant les articles ? etc …


L’expérience de ce jour là m’a calmée me permettant de réfléchir attentivement à là où résidait le problème. Maître nous a dit dans la première conférence de Zhuan Falun :

si vous ne connaissez pas la Loi des niveaux élevés, vous n’aurez pas les moyens de cultiver; si vous ne vous cultivez pas intérieurement, si vous ne cultivez ni ne pratiquez votre xinxing, votre gong n’augmentera pas. Il n’y a que ces deux raisons-là.


En fait, je ne regardais pas vraiment à l’intérieur pour me cultiver moi-même. Je remplaçais les photos de la rédactrice selon mes propres conceptions, puis je lui donnais des explications selon mes conceptions. Je voulais la transformer en une “rédactrice professionnelle” selon mon point de vue. Je regardais aveuglémentà l’extérieur, soulignais comment le rédacteur devrait être, et laissais la critique contrôler ma pensée. En fait, je ne me voyais pas moi-même comme un côté du conflit ni ne me mesurais moi-même selon les principes de Dafa.


De plus, l’expérience m’a aussi permis de découvrir que j’avais une forte mentalité de reproche. Avant de regarder sérieusement à l’intérieur, je pensais toujours pourquoi cette page a eu aussi peu de chance? Pourquoi ne me donne-on pas un rédacteur professionnel ? Après avoir vraiment regardé à l’intérieur, j’ai finalement compris que c’était précisément ma mentalité negative, la plainte et le questionnemement, qui étaient la raison du peu de succès de la page.


Maître a dit dans l’"Enseignement du Fa à la Conférence de Fa en Suisse" :

Je parle souvent du principe : tout dans l’univers est en harmonie, si c'est toi qui est en tort, cela va créer un accroc, une discordance avec les autres, et tout autour de toi semblera déréglé. Les relations interpersonnelles deviendront aussi tendues. À ce moment-là, cherche les raisons en toi et corrige là où tu es en tort.


En réalité, depuis le début c’était moi qui générait la discordance. J’optimisais soigneusement notre presentation pour que le job soit fait, mais c’était fait avec énormément d’impatience et de plaintes. Lorsque je m’adressais à la compagne de pratique, je la grondais de façon condescendante. La page conçue ainsi arrivait à la perfection d’après mes critères. Mais mes émotions negatives véhiculées par la page étaient probablement transmises aux lecteurs – les etres que Maître voulait que nous sauvions. En y pensant, j’ai eu honte.


Peut-être parce que j’ai regardé à l’intérieur avec obeissance, le Maître avec compassion m’a éveillé à un autre principe : “Suppléer en silence.” J’ai pensé : “Pourquoi cette phrase ? Est parce que je ne l’ai pas fait “en silence” Il semble que je ne puisse pas le faire ! Pourquoi pas et comment en serais-je capable .” Donc j’ai cherché la source de cette phrase sur le site Minghui pour voir comment le Maître l’avait énoncée. C’était extrait de “Enseignement de la Loi lors de la Conférence de Loi à Philadelphie aux Etats-unis 2002.”

" Quel est leur état d'esprit ? C'est l'indulgence, une indulgence extrêmement immense, capable de tolérer les autres vies, capable de penser réellement aux autres vies en se mettant à leur place. C'est ce à quoi nombre d'entre nous ne peuvent pas encore parvenir au cours du Xiulian, mais vous êtes en train de le comprendre, d'y parvenir graduellement. Quand une divinité propose une méthode, elles ne se précipitent pas pour la rejeter, ne se précipitent pas pour s'exprimer, pensant que leur propre méthode est bonne, mais elles regardent quel sera le résultat final de la méthode proposée par les autres divinités. Les chemins sont différents, le chemin de chacun est différent, les principes prouvés et compris par le sens d'éveil dans la Loi par les vies sont tous différents, mais leurs résultats sont probablement semblables. C'est pourquoi elles regardent le résultat, si le résultat atteint, peut réellement arriver à ce qu'on veut atteindre, alors tout le monde sera d'accord, les divinités pensent toutes ainsi, en plus, s'il y a des insuffisances quelque part, on va compléter en silence sans condition, de sorte que ce soit encore plus pleinement parfait. Elles traitent toutes les problèmes ainsi. "

En l’évaluant à l’aune du principe du Maître, j’ai pris conscience que je ne “pensais pas véritablement de la perspective d’autres êtres,” Je ne m’occupais pas de ce que pensait le rédacteur B, ni ne laissais parler Durant nos discussions. Je continuais à chercher de nouveaux matériaux, en lui donnant une soi-disant explication? J’étais toujours “empressée de rejeter”, et impatiente de m’exprimer moi-même, et pensais que mon approche était bonne.


Depuis que j’ai fait une recherche sur l’expression “en silence” les résultats m’ont renvoyée à plusieurs autres paragraphes qui m’ont considérablement touchée. Comme par exemple :


En fait, en tant que disciples de Dafa, si dans ce genre de situation votre pensée est droite, et que ce à quoi vous pensez c’est à la cultivation et pratique, à la responsabilité, et au fait que ça doit être bien accompli, vous devriez bien faire en silence là où vous pensez qu’il y a une imperfection, c’est comme ça que doit faire un disciple de Dafa. Si tous les disciples de Dafa peuvent faire ainsi, n’importe quelle chose sera assurément très bien accomplie”.

Mais si vous accordez de l’importance aux choses superficielles au niveau des gens ordinaires, là, c’est votre attachement, c’est votre cœur humain. N’accordez pas d’importance à ces choses-là, si vous pouvez compléter en silence les lacunes que vous avez remarquées, si vous pouvez bien faire en silence ce que vous devez faire, si vous pouvez bien faire en silence ce qui est imparfait dans cette affaire, toutes les divinités vous voueront une extrême admiration, elles vont dire que cette personne est vraiment admirable ! C’est cela qu’un disciple de Dafa doit faire. Ce n’est qu’un aspect. En tant que disciples de Dafa, pour chaque chose nécessitant la coopération, lorsque la discussion est interminable ou que la discussion n’aboutit à aucun résultat, vous devez tous agir ainsi, la perversité n’aura jamais plus aucun moyen d’interférer”. ("Avancer encore plus diligemment").


C’était en réalité mon problème de me focaliser sur le superficiel, soulignant avec toutes sortes de justification que “nous devions améliorer nos capacités professionnelles”, “Les rédacteurs devraient avoir telle ou telle qualité”, ou parfois, “Ceux qui dirigent devraient le faire de telle façon?’ Bien sûr ce n’est pas pour dire que les capacités professionnelles ne sont pas importantes. Nous avons assurément besoin de la capacité professionnelle de suppléer efficacement. Ici je me vois moi-même en train de regarder à l’extérieur en mettant l’accent sur les capacités, dissimulant ma peur de porter un fardeau. “Lorsque les autres ont de meilleures capacités, mon travail est plus facile,” ou “le journal n’est pas efficace parce qu’il n’est pas professionnel. Ni le rédacteur ni le directeur ne sont professionnels. J’aimerais progresser, mais il n’y a pas de professionnel pour m’apprendre.” De toute façon tout est de la faute des autres. Tel était mon état d’esprit.


Depuis lors je suis déterminée à suivre l’indication du Maître et m’efforcer de “suppler en silence.” Lorsque j’obtiens l’article du rédacteur, je passe un certain temps à parcourir les articles et les photos. Lorsque je vois quelque chose d’inapproprié, j’étudie attentivement le contexte. Donc il y a moins de photos qui sont de mon point de vue “choquantes”. Pour celles qui sont inappropriées, je prends quand même du temps pour trouver de meilleurs remplacements, mais sans marmonner. Lorsque je m’adresse à la rédactrice, je ne suis plus en colère. A travers la tribulation, l’équipe éditoriale a également ajusté leur processus. Après un moment, les articles fournis par la rédactrice B, ont connu une amelioration significative. Les matériaux fournis semblent très bons et souvent le job peut être accompli en une seule fois (Bien sûr, c’est seulement basé sur mon niveau technique actuel.”


Cette experience est un exemple typique. Durant ces dernières années, j’ai souvent rencontré des situations similaires lorsque j’ai besoin de travailler avec d’autres rédacteurs, d’autres typographes, des coordinateurs de projet et différents pratiquants. Lorsqu’il arrive que je rencontre des difficultés qui sont difficiles à franchir ou lorsque je suis impatiente de voir les résultats, je reviens sur cette experience. Lorsque je ne peux pas me calmer, je lis de nouveau l’enseignement du Maître. Quelquefois, nous devons enrichit le contenu pour accroître la lisibilité d’un article, comme remplacer des phrases obscures par des tableaux et des graphiques. Souvent le rédacteur ne sonne qu’une seule idée sans données spécifiques. J’essaie alors de trouver une façon d’obtenir une information pertinente. Lorsque mon coeur est très pur, mes trouvailles sont relativement justes et rapides.


Dans ce processus, ce n’est pas que les lacunes des compagnons de pratique ont complètement disparu, mais plutôt que j’ai appris comment approcher ces déficiances. Les insuffisances des compagnons de pratique ne sont pas là pour que je les prenne de haut et m’en plaigne. De plus, comme je le comprends “suppléer en silence” n’est pas éviter d’en parler. Nous devons discuter et étudier attentivement le problème pour voir ce qui manque. Ce n’est pas blamer quiconque, mais plutôt voir ce que je peux ajouter. Dans la discussion, comme nous l’avons maintes fois expérimenté, différents points de vue peuvent stimuler davantage de sagesse.


En écrivant ce partage, j’ai fait part de l’expérience à mon mari. Il a pointé un autre attachement fondamental profondément caché – l’attachement à la reputation et à la validation de soi. Je me suis éveillée àune autre signification du mot “en silence” du Maître. Dans mon coeur j’aime que les autres sachent “Vous voyez, combien les changements que je fais sont parfaits” En fait, souvent mes efforts sont mêlés à l’attachement aux résultats. Je suis très heureuse de faire un travail fantastique. Lorsque les autres voient ma presentation et l’admirent : “wow : Brillant !” Je suis si satisfaite. D’un autre côté, lorsque je suis dans un goulot d’étranglement et n’arrive pas à trouver l’inspiration pour achever une tâche, je me sens si embarrassée. En conséquence, je regarde à l’extérieur pour faire des reproches au rédacteur pour avoir fourni de mauvais matériaux.


En considérant rétrospectivement tous les projets de la rectification de Fa, grands ou petits, auxquels j’ai participé depuis que je cultive, fréquemment j’ai travaillé diligemment avec un attachement à la reputation. Certains pratiquant m’ont qualifiée de “perfectionniste”. Peut-être est-ce par peur de perdre la face car “l’imperfection serait critiquée.”


J’aimerais remercier la pratiquante qui m’a encouragée à écrire le partage d’expérience qui m’offre l’opportunité de revenir sur ma cultivation ces quelques dernières années.


Si je compose (ou fait n’importe quel autre projet) sans y mettre le coeur, permettant à mon esprit d’être rempli de pensées impures, je ne peux pas imaginer à quel point ce serait embarrassant de presenter un journal conçu de cette façon au lecteur.


Je sais fort bien que c’est le Fa qui sauve les gens. J’ai suffisamment de chance de participer à différents projets, parce que le Maître me donne l’opportunité de me cultiver tout en sauvant les êtres. En tant que disciple de Dafa, si mon état d’esprit n’est pas en phase avec le Fa ou n’est pas suffisamment pur, je ne suis pas capable de sauver les gens et je peux même avoir l’effet contraire. C’est un problème vraiment sérieux. C’est seulement en mesurant fréquemment chacune de mes pensées avec le Fa, que je serais digne du Maître et de tous les êtres vivants, et accomplirai ma mission de disciple de Dafa.


[Soumis à l'occasion du Fahui européen 2017 à Paris]

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