Récit de première main: M. Jin Jie de la ville de Jiamusi raconte la torture dans le camp de travaux forcés Suihua

Principaux faits de persécution

Nom : Jin Jie (金杰)
Genre : Masculin
Âge : 55 ans
Adresse : Inconnue
Profession : Inconnue
Date de la dernière arrestation :Le 20 mai 2011
Dernier lieu de détention : Camp de travail forcé Suihua(绥化劳教所)
Agglomération : Jiamusi
Province : Heilongjiang
Persécution endurée : Interrogatoire, détention, condamnation illégale, emprisonnement, travail forcé, lavage de cerveau, torture, chocs électriques, passages à tabac, gavage, fouille de maison .


M. Jin Jie, 55 ans, a été arrêté le 20 mai 2011, par des agents du commissariat de Xilin dans la ville de Jiamusi. Il a été battu et enfermé dans une cage en fer dans le commissariat. Plus tard, il a été transféré dans le centre de détention de la ville de Jiamusi, où il a été menotté, enchaîné, attaché à un anneau de fer au sol, et gavé.


M. Jin a été illégalement détenu au camp de travaux forcés Suihua pendant un an et demi. Il y a été choqué avec des matraques électriques, sauvagement battu et forcé à s'asseoir sur un petit tabouret pendant des périodes de temps prolongées.


Ci-dessous le récit personnel de M. Jin de la torture qu'il a vécue et à laquelle il a survécu.


M. Jin Jie


1. Arrêté, battu et mis en cage

Le 20 mai 2011, je distribuais des matériaux de clarification de la vérité aux gens dans un quartier vendant des ordinateurs dans la ville de Jiamusi. J'ai été arrêté par la police et emmené au commissariat de Xiangyang. Ils ont pris mon téléphone portable et appelé mon beau-frère, en disant qu'ils avaient trouvé mon téléphone portable dans une voiture de location et qu'ils avaient besoin du numéro de téléphone de ma femme. Ensuite, ils ont utilisé le même mensonge avec ma femme.


Après 17 heures, les policiers du commissariat de Xiangyang m'ont conduit sur le lieu de travail de ma femme puis à mon domicile. Sans montrer aucun mandat de perquisition, ils ont fouillé ma maison et ont pris tous les livres de Falun Dafa, les ordinateurs et les biens personnels.


Ensuite, ils m'ont envoyé au commissariat de Xilin et m'ont interrogé. Un policier (d’environ 1mètre70) m'a demandé mon nom. Quand j'ai refusé de répondre, il m’a donné un coup de poing dans la têt et m'a enfermé dans une cage de fer pendant 24 heures.


2. Menotté, attaché, enchaîné et gavé

Illustration de torture: Gavage

Vers 13 h, le lendemain, ils m'ont emmené au centre de détention de Jiamusi. J'ai crié de toutes mes forces : "Falun Dafa est bon! Je n'ai commis aucun crime!"


Je n'ai pas mangé pendant trois jours [pour protester de la persécution]. Le quatrième jour, ils m'ont gavé. Cela a duré pendant les 25 jours suivant.


Menottes et chaînes utilisées sur les pratiquants de Falun Gong.

Ils m'ont passé des menottes pendant 18 jours et des chaînes pendant 12 jours. Dans la soirée, ils m'enchaînaient à des anneaux de fer au sol.


3. Battu, électrocuté avec des matraques électriques et forcé à s'asseoir sur un petit tabouret

Après 8 heures, le 14 juin 2011, trois policiers sont venus pour m’emmener à l'infâme camp de travaux forcés Suihua. En chemin, la voiture a eu une fuite d'huile. Ils ont appelé une autre voiture de police de Suihua. J’avais alors déjà perdu beaucoup de poids et étais très maigre.


À l'arrivée au camp, je suis passé par l’examen physique officiel. Ensuite, ils ont essayé de me forcer à abandonner la pratique du Falun Dafa et à écrire les trois déclarations . Quand j'ai refusé, les agents Shi Jian et Jin Qingfu m'ont battu avec des matraques électriques.


Shi a menacé: "Je peux te battre chaque jour. En appliquant la matraque sur ta poitrine, tu vas te retrouver avec une tuberculose. "Quand ils ont vu que j'étais à peine en vie et refusais toujours de renoncer à ma foi, ils m'ont menotté à un lit. Ils ont voulu utiliser mes empreintes digitales comme signature sur les "trois déclarations", mais sans succès. L'incident a duré environ deux heures.


Un autre policier, Li Hongjiang, m'a ordonné de réciter les règlements du camp de travail. J'ai dit: " Je ne suis pas un criminel. Je n’ai pas à les réciter."[En représailles], chaque jour, après le dîner, il m'a forcé à m'asseoir sur un petit tabouret jusqu'à minuit. Il a également giflé mon visage, en disant: "Si tu n’a pas récité les règles, tu n’as pas fait ton devoir. Par conséquent, tu ne peux pas avoir de visiteurs, acheter des choses ou appeler à la maison. "

Je ne l'ai pas écouté et j'ai fini assis sur le petit tabouret pendant 45 jours.


Illustration de torture: assis, immobile sur un petit tabouret.


Au camp de travail, ils utilisaient deux détenus criminels pour surveiller et intimider chaque pratiquant. Les pratiquants n'étaient pas autorisés à parler entre eux ou à partager des choses. Je n'ai pas suivi leurs règles. Quand Li Hongjiang l’a appris, il m'a forcé à m'asseoir sur un petit tabouret pendant 8-10 jours d'affilé.


Un détenu criminel du canton de Huanan nommé Lin m'a frappé sans raison. Une bosse est apparue où il m'a frappé, et elle est toujours là aujourd'hui.


4. Maltraité de nouveau et se voir ordonner de mentir

Le 26 novembre 2011, certains membres du personnel du bureau 610 sont venus vérifier les progrès réalisés dans le camp. Les policiers Pan Juying, Shi Jian et Li Hongchao m'ont ordonné par avance de dire au personnel du bureau 610 que j'avais abandonné la pratique du Falun Dafa. Je leur ai dit qu'en tant que pratiquant de Vérité-Bonté-Patience [les trois grands principes de Falun Dafa], je ne mentirais pas.


Shi a giflé mon visage plus de 20 fois. Puis, il a appliqué une matraque électrique sur ma bouche. Mes dents se sont déchaussées, et mon visage s'est déformé. Ils ne m'ont pas laissé manger de trois jours.


Quand le capitaine Pan Juying est venu me parler, je lui ai dit :" Si vous avez besoin de quelqu'un pour mentir, ne me demandez pas."


Matraques électriques utilisées pour choquer les pratiquants de Falun Gong.


Le 1er janvier 2012, j'ai parlé à Guo Liming du Falun Dafa. Il l’a dit au policier Shi Jian. Shi m'a forcé à m'asseoir sur un petit tabouret pendant 10 jours.


En mars, le détenu criminel Wu Hongchao calomniait le Falun Dafa. Je lui ai dit: «Les pratiquants de Dafa croient en Vérité-Bonté-Patience. Ils cherchent à être de bonnes personnes. Calomnier le Falun Dafa n'est pas bon pour vous. »Il a répondu en me battant.


L’instructeur politique Fan Xiaodong et le capitaine Pan Juying m'ont dit: « Lorsque des criminels locaux vous battent, nous restons à leurs côtés. Nous recevons du crédit pour vous battre. »


Je lui ai répondu: "Dites-moi, ce qu'il y a de mal à pratiquer Vérité-Bonté-Patience? Vous demandez à des criminels de nous intimider. Voulez-vous vraiment que nous apprenions à être des criminels? Si vous envoyez un homme vraiment bon me dire comment être une meilleure personne, ce serait tout à votre honneur. "


Ils n'avaient rien à dire et sont partis.


J'ai été libéré le 7 novembre 2012.

Traduit de l'anglais :
Firsthand Account: Mr. Jin Jie From Jiamusi City Recounts Torture at Suihua Forced Labor Camp

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