Discours du député du Parlement européen John Bowis à la conférence de presse du Falun Gong à Strasbourg

17/12/2003 à Strasbourg

Je suis ici parce que je crois aux droits humains, parce que je crois à la liberté d’expression et parce que je crois que si je ne suis pas d’accord avec une croyance ou une conviction politique, la personne qui a cette croyance ou cette conviction politique a le droit absolu de parler et de penser librement. Tel est le fondement d’un pays libre, le fondement d’un monde libre ; c’est le fondement de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et quelque soient les détails de l’affaire, j’espère que la Cour maintiendra ces principes.

Je suis aussi un membre anglais du Parlement Européen. Je représente Londres et je sais combien mon confrère Roger Helmer soutient la cause du Falun Gong. Dans le passé, j’étais au Parlement anglais et j’ai été amené à connaître des constituants du Falun Gong à Londres. Ils m’ont parlé du Falun Gong, de ses origines, de ses exercices, de son style de vie. Ce qui était clair est que dans un premier temps, les autorités chinoises l’ont en fait encouragé. Il était perçu comme quelque chose de rassurant ; comme quelque chose de sain qui contribuait au bien-être des gens. Alors les autorités ont eu la frousse, et ont pensé que peut-être cela pouvait mener à une liberté d’expression qui allait à l’encontre des souhaits du régime. Je pense que c’est très triste. Parce que la Chine est un très grand pays, pour faire partie d’un pays, il n’est pas nécessaire de réprimer les instincts et les souhaits des individus, des groupes et des minorités.

J’ai passé beaucoup d’années à faire campagne pour les droits de l’homme en psychiatrie. Je suis un membre et un activiste de l’Initiative de Genève, qui a fait campagne pendant des années pour l’abolition des abus en psychiatrie en Union Soviétique et dans les pays subordonnés du bloc de l’est, comme nous le décrivons, et ainsi a aidé ces pays alors qu’ils apportaient des réformes et de meilleures méthodes pour la santé mentale. La Chine était un des premiers pays à entreprendre des réformes sur ces abus en psychiatrie. Et quelques autres pays, la Russie et d’autres pays à l’ouest, ont pris du temps, mais soudainement la Chine a fait marche arrière et nous devons recommencer des campagnes.
Je suis allé en Chine l’année dernière, à Beijing, et j’ai été impressionné par tout ce que j’ai vu en Chine. C’est florissant, c’est comme Berlin après que le mur soit tombé. Il y a des grues partout, signe d’investissements, en préparation pour les Jeux Olympiques. C’est clairement un pays à nouveau plein d’assurance. Ce qui rend encore plus triste le fait qu’il ne peut pour le moment accorder la liberté à tous les citoyens dans tout ce grand pays. Plus tard l’année dernière, je suis allé à la conférence mondiale de l’Association Psychiatrique, et là, j’ai vu aussi quelques uns de vos membres que j’ai rencontré lors d’une manifestation à l’extérieur. La manifestation portait sur les abus perpétrés en Chine contre le Falun Gong et certainement d’autres. Et nous avons adopté des motions à l’intérieur de l’Association Mondiale Psychiatrique et rapporté certains des messages à l’une de mes commissions, laquelle était une commission de développement. J’ai eu une audience là-bas et fait pression encore une fois pour demander à l’Union Européenne de conserver la pression sur la Chine. J’ai pris un académicien avec moi, Robin Munro, qui a écrit des livres à ce sujet, afin d’aller voir Chris Patten Délégué aux Affaires Extérieures. Il a promis de maintenir la pression autant que possible au cours des négociations avec la République Populaire de Chine.

Aussi mon message pour la Chine est que vous êtes une grande nation, vous avez une riche histoire, vous êtes le berceau de la civilisation, et de bien des manières vous avez apporté à notre monde beaucoup de bénéfices. Et cependant il y a ici quelque chose qui entache votre fier passé, c’est la façon dont vous traitez certaines de vos minorités, parmi lesquelles il y a le Falun Gong dont nous parlons aujourd’hui. Et sûrement, sûrement, vous pouvez réaliser que cela n’aide pas la cause de la Chine dans le monde. Notre intérêt est de faire que l’Europe Occidentale travaille avec les chinois où qu’ils soient mais certainement à l’intérieur de la grande république chinoise pour la paix, pour la bonne volonté, pour la prospérité et pour les droits de l’homme, et notre engagement sera de faire pression pour cela dans les mois et les années à venir. Et j’espère que sous peu, nous verrons les progrès que vous nous rapporterez et qui montreront que cette pression produit de l’effet et que les gens qui partagent la communauté du Falun Gong soient à nouveau capables de pratiquer leur style de vie comme ils le souhaitent. Merci !

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