Publié: Mardi, 29. avril 2008      
Quelques faits à propos de l'appel pacifique du 25 avril 1999 à Pékin

C’était le 25 avril 1999, que les pratiquants de Falun Gong ont pour la première fois été l’objet de l’attention mondiale lorsque 10 000 d’entre eux ont pétitionné le gouvernement central à Pékin et demandé aux autorités de relâcher les pratiquants qui avaient été récemment maltraités par la police et illégalement détenus, et la protection de leur droit à pratiquer librement leurs croyances.

L’appel du 25 avril se distinguait non seulement par sa taille mais aussi parce qu’il était remarquablement pacifique et ordonné. Quelques 10.000 pratiquants se sont rassemblés au centre de Pékin ce jour là, protestant pacifiquement pour leurs droits civils. La machine de propagande du PCC, cependant, dans son désir d’écraser le Falun Gong à la requête du président du Parti d’alors Jiang Zemin, a déformé les faits pour servir ses propres mobiles. A ce jour, la propagande du PCC accuse le Falun Gong d’avoir " assiégé le complexe gouvernemental de Zhongnaihai " le 25 avril 1999, alléguant mensongèrement que les 10 000 rassemblés posaient une violente menace à la nation et à ses dirigeants.


Pourquoi les pratiquants de Falun Gong sont ils allés faire appel ?

La police de Tianjin avait arrêté environ plus de quarante pratiquants qui étaient allés clarifier les faits au rédacteur d'un magasine suite à un article qui diffamait le Falun Gong. La police de Tianjin leur a dit de se rendre au Bureau des appels d'Etat situé juste à côté de l’enceinte du gouvernement central à Zhongnanhai. Et c’est exactement ce qu'ils ont fait.


Pourquoi sont-ils fait appel au comité central ?

Dès juin 1996, le ministère de la propagande du Comité central a chargé différents niveaux du gouvernement de critiquer le Falun Gong. Le Guangming Daily News a lancé la première attaque avec un article intitulé « La sonnette d’alarme ne cesse de sonner ». À la suite de quoi le Bureau de l’actualité des publications a interdit la publication, la distribution et la vente des livres du Falun Gong. Avant le 25 avril, la police avait commencé un peu partout à confisquer les livres du Falun Gong et à interférer avec la pratique collective. L'arrestation de pratiquants par la police de Tianjin franchissait un pas dans la persécution. Le problème avait déjà atteint le point de ne plus pouvoir être résolu sans l’intervention de la haute autorité du comité central.

Combien de personnes sont-elles allées faire appel le 25 avril ?

De la porte du sud du parc de Beihai jusqu’au coté ouest de la porte de Xi'an, et de la rue Fuyou à l’allée à son ouest - dans ces seuls deux endroits, il y avait trente mille personnes. Les pratiquants qui sont arrivés plus tard ont été arrêtés à la périphérie de la ville. Les pratiquants qui n’étaient pas de Pékin n'ont pas été autorisés à quitter les gares, ou ont été bloqués aux points de contrôle sur les autoroutes et n’ont pas été autorisés à entrer à Pékin. Le gouvernement chinois n’a reconnu que le nombre très réduit de 100 000, mais le nombre réel le dépasse de loin.

Quel était leur but en faisant appel ? B>

Ils avaient trois requêtes :
1. Que la police de Tianjin libère les pratiquants de Falun Gong arrêtés.
2. De se voir accorder un environnement de pratique libre et ouvert.
3. L’autorisation de publier les livres du Falun Gong.

Une manifestation exemplaire

Le parc de Beihai jusqu’à la porte de Xi'an est une voie d’accès principale. Le trafic y est resté fluide pendant toute la journée. Certains pratiquants ont pris l'initiative d’assurer la fluidité de la circulation des véhicules et des piétons. Ils marchaient en longeant le bord de la route, laissant libre accès au trottoir pour les piétons. Ils étaient calmes et paisibles.


Comment l'appel a-t-il fini ?

Vers les 10 h, un message est arrivé de la porte occidentale de Zhongnanhai : « Nos représentants sont de retour, ils ont présenté les demandes des pratiquants aux chefs du Comité central. Tous les pratiquants arrêtés par la police de Tianjin ont été libérés. Tout le monde peut rentrer chez soi. » Les pratiquants ont nettoyé les lieux, ils ont même ramassé les mégots jetés par des policiers. En moins de 20 minutes, tous les pratiquants étaient partis.


La question non-résolue :

Le premier ministre Zhu Rongji a demandé à ce moment aux représentants s'ils avaient lu ses commentaires sur le Falun Gong. Les représentants du Falun Gong ont répondu qu'ils ne les avaient jamais vus. Beaucoup de gens se sont demandés qui avait occulté ces commentaires, et comment. Cela reste encore inconnu à ce jour.

Traduit de l’anglais en Suisse le 28 avril 2008

Version chinoise disponible à l'adresse : http://minghui.ca/mh/articles/2002/5/30/31057.html

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