"Eternal Spring" est un des plus grands films de notre époque

L'affiche du documentaire "Eternal Spring" exposée au Film Forum à New York, le 14 octobre 2022. (Chung I Ho/Epoch Times)

Parfois, un film est si bon qu’il échappe à la censure.


C’est pourquoi il est si surprenant que ce film extrêmement anti-totalitaire et anti-communiste, « Eternal Spring », ait été sélectionné par le Canada pour représenter le pays dans la catégorie du meilleur film international aux Oscars 2023. Il est également nominé dans deux autre catégories : meilleure animation et meilleur documentaire.


Le film est excellent. Après l’avoir vu, j’irais même jusqu’à dire que c’est le film politique le plus convaincant depuis « La vie des autres », consacré au fonctionnement de la Stasi en Allemagne de l’Est, qui a remporté de nombreux prix dans le monde entier en 2007. Ce film, cependant, était une fiction, bien que basée sur les expériences personnelles du scénariste.


« Eternal Spring » mêle animation 3D, interviews en direct et images d’archives pour raconter l’histoire du piratage du journal télévisé de Changchun, en Chine, en 2002, par un petit groupe de pratiquants de Falun Gong qui voulaient faire connaître au public la vérité sur leurs croyances spirituelles, et contré la propagande communiste.


Réalisé par Jason Loftus et animé par l’absolument extraordinaire Daxiong, qui figure lui-même dans l’histoire, le film nous tient en haleine jusqu’au bout, même si on sait (l’histoire ayant lieu en Chine sous le régime brutal du Parti communiste chinois (PCC) alors dirigé par de Jiang Zemin) que nos héros ne survivront pas (pour la plupart).


Oui, il y a de la violence dans le film (essentiellement animée, heureusement), comme on peut s’y attendre compte tenu de ce que l’on sait du traitement des minorités religieuses et des dissidents politiques dans la Chine d’aujourd’hui. Et pourtant, le sentiment général qui se dégage de ce film est curieusement optimiste, ce qui lui vaut le titre de « Printemps éternel ».


Le film renvoie également à une Chine différente d’autres époques (les animations du passé de Daxiong sont remarquables, tout comme celles des participants actuels) d’une manière qui nous donne envie de croire que ces jours reviendront.


Ce respect pour des traditions chinoises beaucoup plus anciennes et spirituellement plus profondes se retrouve dans le livre Zhuan Falun de Hongzhi Li, le fondateur du Falun Gong, que j’ai également lu récemment.


Je trouve des similitudes occidentales à ces principes – vérité, compassion et tolérance – dans certains aspects du christianisme évangélique et dans le hassidisme Habad, qui connaît une forte croissance.


Tous trois prônent ce qui s’apparente à une révolution pacifique qui passe par l’amélioration de soi en adoptant une vie vertueuse que les autres pourront chercher à imiter.


Il n’y a peut-être pas de meilleur conseil en ces temps périlleux.


Roger L. Simon est un romancier primé, un scénariste nommé aux Oscars, cofondateur de PJMedia, et maintenant rédacteur en chef d’Epoch Times. Ses livres les plus récents sont « The GOAT » [fiction La CHÈVRE] et « I Know Best : How Moral Narcissism Is Destroying Our Republic, If It Hasn’t Already » [Je sais au mieux : Comment le narcissisme moral est en train de détruire notre République, si ce n’est déjà fait].


Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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