Pékin empêche un avocat chinois défenseur des droits de l’homme de retourner dans sa famille

Wang Quanzhang avec sa femme, Li Wenzu, et leur fils. Wang Quanzhang, un avocat qui défend les droits de l'homme, a été détenu en Chine sans procès depuis août 2015. (Avec l'aimable autorisation de Li Wenzu)


Le régime chinois continue d’empêcher l’avocat chinois des droits de l’homme Wang Quanzhang de retrouver sa femme et son fils, plus de deux semaines après sa libération de prison.


Aujourd’hui, le gouvernement américain demande à Pékin de cesser de restreindre ses déplacements.
« #WangQuanzhang ne peut toujours pas rejoindre sa famille à #Pékin », a déclaré la Commission exécutive du Congrès sur la Chine (CECC) dans un tweet le 21 avril.


La Commission a ajouté : " Des responsables renouvellent leur appel pour qu’il soit mis fin à sa détention arbitraire et demandent instamment aux @UN_SPExperts d’enquêter sur la pratique du gouvernement chinois consistant à soumettre les prisonniers politiques à l’exil ou à l’assignation à résidence après avoir purgé leur peine. "


Wang Quanzhang a défendu des militants locaux, des victimes de la confiscation de leurs terres par le gouvernement et des pratiquants du Falun Gong, une pratique spirituelle sévèrement persécutée par le régime chinois.


Il a été arrêté en juillet 2015 dans le cadre d’une campagne nationale de répression contre des centaines de militants et d’avocats. En janvier 2019, il a été condamné à quatre ans et demi de prison pour atteinte au pouvoir de l’État – une accusation passe-partout que Pékin utilise souvent contre les dissidents.


Après avoir purgé sa peine, y compris le temps passé en détention préventive, Wang Quanzhang a été libéré le 5 avril. Cependant, il n’a pas été autorisé à retourner auprès de sa famille résidant à Pékin. Il a été emmené à Jinan, sa ville natale, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, où il a été mis en quarantaine pendant 14 jours.


Le 17 avril, l’ONG néerlandaise Lawyers for Lawyers (Avocats au service des avocats) a publié une déclaration réunissant 36 signataires, qui demande aux autorités chinoises de respecter la liberté individuelle de Wang Quanzhang et de ne plus utiliser la pandémie en cours pour prolonger son emprisonnement.


Le lendemain, le groupe de défense des droits de l’homme Amnesty International a exprimé la même inquiétude quant au fait que Pékin utilise la pandémie " comme prétexte pour restreindre sa liberté ".


Le 20 avril, Li Wenzu, la femme de Wang Quanzhang, a tweeté que la police locale lui a finalement rendu le téléphone de son mari.


Li Wenzu, qui a été en contact avec son mari, a précisé qu’il a pu prendre des appels d’amis et de journalistes, tout en rencontrant son collègue Xie Yang, avocat spécialisé dans les droits de l’homme, à Jinan.


Le 22 avril après-midi, heure locale, Li Wenzu a tweeté une lettre adressée au gouvernement américain, remerciant le Département d’État pour sa déclaration publique deux jours plus tôt.


« Les États-Unis appellent la République populaire de Chine (RPC) à autoriser la liberté de mouvement de l’avocat des droits de l’homme Wang Quanzhang, y compris la possibilité de rejoindre sa famille à Pékin, maintenant qu’il a été libéré après cinq ans de détention injuste », a déclaré le département d’État.


Dans cette lettre, Li Wenzu explique qu’elle se sent plus optimiste et confiante après avoir vu la déclaration publique, et appelle le gouvernement américain à continuer à surveiller la situation de son mari. Li Wenzu précise que son mari n’est toujours pas autorisé à retrouver sa famille à Pékin.


La télévision câblée de Hong Kong a récemment parlé à Wang Quanzhang. Pendant cette conversation, l’avocat a déclaré n’avoir jamais avoué de faute au cours de sa détention et de son emprisonnement. Les autorités font souvent pression sur les dissidents pour qu’ils avouent leurs crimes présumés devant une caméra, conformément aux efforts de la propagande du régime chinois.


Après sa libération, des fonctionnaires de l’État lui ont affirmé qu’il serait dépouillé de ses droits politiques et qu’il ne serait pas autorisé à se rendre à Pékin.


En ce moment, le plus important pour lui est de revoir sa femme et son fils.


Source : Epoch Times

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