Le prestigieux Concours de Plaidoiries, organisé par le Mémorial de Caen et diverses associations et écoles d’avocats, avait lieu à Caen le dimanche 25 janvier. Cette date coïncidait avec les activités de l’Année de la Chine à Paris. Parmi les dix cas choisis cette année 2004 à Caen, l’un traitait de la persécution du Falun Gong en Chine, détaillant spécifiquement les tortures cruelles physiques et mentales souffertes par la peintre chinoise et pratiquante de Falun Gong, mme Zhang Cuiying . Il allait être plaidé par un pratiquant de Dafa et avocat d’Espagne, M. Carlos Iglesia.
Afin de minimiser les frais, la trentaine de pratiquants de Falun Dafa désireux d’y assister avaient décider de réserver un autobus. Le rendez-vous était donné le dimanche matin très tôt (6 heures) Place Bastille devant l’Opéra. Le jour n’était pas encore levé, il faisait très froid, très peu de voitures circulaient et la place était déserte.
Les pratiquants qui étaient arrivés montaient tranquillement dans le bus en attendant les retardataires. C’est alors que sont arrivés deux motards. « Vous deviez partir à 6 heures, que ce passe-t-il ? » J’étais surprise et ne comprenais pas leur présence. Ils m’ont bien confirmé qu’ils étaient là tout spécialement pour nous et qu’ils attendaient notre départ. A la question : « Le départ d’un bus ne requiert aucune autorisation, qu’est-ce qui justifie votre présence ici pour nous ? », ils ont répondu : « Nous suivons les ordres d’en haut, nous ne savons rien de plus ».
Je leur ai alors remis des brochures de Falun Dafa et leur ai expliqué que nous allions à Caen pour assister au Concours de Plaidoiries et soutenir l’avocat qui allait présenter la persécution du Falun Gong et détailler les cruelles tortures subies par la peintre chinoise et pratiquante de Falun Gong, Mme Zhang Cuiying. Entre-temps, les pratiquants retardataires sont arrivés, nous sommes montés dans le bus et les policiers sont partis.
Comment avaient-ils obtenu l’information que nous allions à Caen ? Comment avaient-ils su que nous partions en bus et qui plus est, de place Bastille à 6 heures le dimanche matin ? Qu’est ce qui pouvait justifier leur présence parmi nous ?
Les jours précédents une cinquantaine de personnes avaient été arbitrairement arrêtées dans différents endroits de Paris pour la seule raison qu’ils portaient une écharpe ou un badge les identifiant au Falun Gong. .Un génocide a lieu actuellement en Chine où parce qu’ils ont choisi pour guider leur vie le Bon, le Vrai, la patience, les principes du Falun Gong, des millions de gens innocents sont diffamés, arrêtés, torturés, enfermés dans les camps de concentration, les hôpitaux psychiatriques, condamnés à des peines de prison pouvant aller jusqu’à vingt ans, renvoyés de leurs emplois … ; où même les personnes âgées et les enfants ne trouvent pas grâce devant une telle barbarie. La simple visite d’officiels chinois avec des contrats commerciaux à la clé pour la France peut il faire que dans le pays d’où sont issus les droits de l’homme, les criminels soient « protégés » contre leurs innocentes et pacifiques victimes au point que celles ci soient arrêtées, épiées et surveillées comme des gens potentiellement dangereux, cela ressemble à une mauvaise blague.
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