Italie: L’avocat des droits de l'homme David Matas appelle à la fin du prélèvement forcé d'organes en Chine

Le 19 décembre, une audition du Sénat a eu lieu au sein du Parlement italien sur la question du prélèvement forcé d'organes sur des prisonniers de conscience en Chine. David Matas, éminent avocat des droits de l'homme canadien, a fait une présentation à l'audition, pressant l’Italie de réviser ses lois afin d'empêcher le pays de devenir complice des crimes de prélèvement forcé d'organes en Chine.

Adnkronos Salute, un important média d’actualités italien, a publié trois articles couvrant le sujet.

Selon le reportage d’Adnkronos Salute, le Parlement européen a adopté le 12 décembre, une résolution condamnant le prélèvement d'organes sur des prisonniers de conscience par le régime chinois, dont la majorité sont des pratiquants de Falun Gong. La publication mentionnait également les 1,5 millions de signatures recueillies à travers et appelant à la fin des atrocités de prélèvement d'organes. La pétition a été soumise au Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies.


Le jour même du discours de Matas au Parlement, le film documentaire Free China: le courage de croire, à propos de la résistance pacifique des pratiquants de Falun Gong face à la persécution en Chine, a été projeté dans Salle des colonnes du Palais Marini de la Chambre des Députés.


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Travaillant avec David Kilgour, ancien Secrétaire d'État canadien (Asie-Pacifique), David Matas a recueilli de nombreux éléments de preuve vérifiant les allégations de prélèvement forcé d'organes en Chine, en particulier le prélèvement d'organes approuvé par l'État sur des pratiquants de Falun Gong persécutés. La preuve a fait l'objet de deux livres: Bloody Harvest: l'assasinat des pratiquants du Falun Gong pour leurs organes, et Organes de l'État: Abus de transplantation en Chine.

Lors de l'audition parlementaire, M. Matas a déclaré que le but de son voyage en Italie était de pousser les législateurs italiens à réviser les lois contre le "tourisme de transplantation", pour décourager les citoyens italiens d’aller à l'étranger pour des chirurgies de transplantation d'organes illégales.


Matas estime qu'il s'agit d'un problème mondial, impliquant la communauté internationale. Il a dit que les patients qui voyagent en Chine pour des greffes d'organes doivent être surveillés par leurs gouvernements, et que les sources des organes doivent être rendues publiques.


M. Matas a appelé les médecins à ne pas encourager leurs patients à se rendre à l'étranger pour les greffes d'organes, et à ne pas offrir de formation aux médecins affiliés à des organisations ou des individus impliqués dans le marché illégal d'organes.


D'après lui un certain nombre de choses peuvent être faites pour aider. Par exemple, la communauté médicale ne devrait pas permettre la publication d'articles de professionnels impliqués dans le commerce illégal d'organes, et les médecins chinois ne devraient pas être autorisés à participer à des conférences scientifiques internationales, s’ils ne peuvent pas expliquer où et comment ils ont conduit leurs recherches dans les chirurgies de transplantation d'organes.


L’interview qu'a fait Adnkronos Salute de M. Matas sera diffusé sur le programme " Vie du médecin " sur la chaîne de télévision Sky en janvier 2014.


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