Les documents de Wang Lijun, une bombe à retardement pour le PCC

Bo Xilai (G) et Wang Lijun (D). (The Epoch Times Photo Archive).

L’effet domino déclenché par la tentative de Wang Lixun, l’ancien chef de la police et maire adjoint de Chongqing de fuir à l’Ambassade américaine, a provoqué un état de crise au sein du régime communiste.

Des rumeurs à propos de la démission de Bo Xilai, le chef du Parti communiste chinois (PCC) à Chongqing et ancien patron de Wang, ont émergé du cercle interne des hauts fonctionnaires du Parti. Une fois Bo visé, Zhou Yongkang, le chef des forces de sécurité du Parti communiste et membre du Comité permanent du Politburo, et l’ancien chef du PCC Jiang Zemin ne connaîtront plus la tranquillité.

Juste au cas où Bo ferait une tentative désespérée de représailles, la Commission militaire centrale du PCC a dépêché dans la province du Hunan à Chongqing la 126ème brigade de la police paramilitaire.

Les États-Unis en tant que parti tiers, détiennent des documents clés fournis par Wang Lijun, lorsqu’il est allé chercher l'asile à l'ambassade américaine. L’éventualité de la publication d'une telle information est suspendue comme une épée de Damocles au dessus de la tête du PCC.

L’incident a une signification sans précédent car c’est la première fois que le PCC n’a pas réussi à contrôler la fuite d’une information importante ; c’est également la première fois que les hauts dirigeants du régime appréhendent une situation de vie ou de mort où leur destin est entre les mains de quelqu’un d’autre.

Le journaliste Bill Gertz du Washington Free Beacon a rapporté que le régime chinois demandait que les Etats-Unis retournent les documents de Wang Lijun.


Les documents

Une source anonyme a écrit à Epoch Time, déclarant que le document comprenait six parties

1. Preuve de la corruption de Bo Xilai et de sa famille ces dernières années.

2. Preuve que Bo a acheté des militaires de hauts rangs lorsqu’il est devenu Secrétaire du Parti communiste de la municipalité

3. Preuve que Bo Xilai a ordonné l’exécution de fonctionnaires de haut-rang de Chongqing, comme Wen Qiang (l’ancien chef du Bureau judiciaire de Chongqing), et l’arrestation de Li Zhuang (un avocat condamné lors des procédures d’un tribunal irrégulier pour avoir défendu un homme d’affaires que Bo avait arrêté). Wang Lijun savait que l’exécution de Wen offenserait des personnalités haut placées, cependant Bo a promis de promouvoir Wang au Ministère de la Sécurité publique une fois devenu membre du Comité permanent du Politburo. En privé, Bo a mentionné que Jiang et Zhou soutenaient cette décision d’exécuter Wen, disant que c’était un coup préventif contre un futur grand ennemi.

4. Preuve que Bo a conspiré avec Zhou pour se débarrasser de Xi Jinping (successeur de Hu Jintao) et s’emparer du pouvoir. Bo a révélé la conspiration à Wang et que la conspiration était soutenue par la direction (i.e. Jiang) du PCC.

5. Une fois Bo membre du Comité permanent du Politburo et enfin au pouvoir, il pousserait le modèle de Chongqing dans toute la Chine et lancerait une campagne politique style révolution-culturelle-visant la faction Hu et Wen, les capitalistes individuels, et les dissidents politiques et religieux. “Même au prix de 500,000 vies nous devons assurer que le ‘pays rouge demeure intact,” aurait dit Bo

6. Preuve pertinente (enregistrements et matériaux confidentiels) à propos de l’ordre et de l’implication de Bo dans le prélèvement forcé d’organes de pratiquants de Falun Gong ainsi que des documents des systèmes politique et juridique concernant la répression brutale du Falun Gong et des dissidents politiques.

Bien que la source demeure anonyme, ce contenu semble être relativement crédible d’après des faits déjà connus. Par exemple, les deux premiers points à propos de la corruption de Bo et de la collusion avec l’armée ont été prouvés.

Le troisième point, que Bo a ordonné l’exécution de Wen Qiang (et l’arrestation de Li Zhuang), est manifeste; Sans l’ordre de Bo, Wang n’aurait pas osé bouger.

Quant au 4ème point à propos du complot entre Bo et Zhou Yongkang pour perturber la succession du vice-président chinois Xi Jinping, c’est également crédible parce que les Etats Unis ont publié des informations similaires.

Le cinquième point est soutenu par le passif de Bo réprimant ses ennemis et de nombreuses personnes au cour des quelques dernières années.

Le sixième point à propos du fait que Bo ait supervisé le prélèvement d'organes de pratiquants de Falun Gong encore vivants a été prouvé par des témoins oculaires dans la province du Liaoning, de nombreux éléments de preuve ont été fournis par les pratiquants de Falun Gong toutes ces années, et plusieurs rapports d'enquêtes indépendantes. C'est la preuve cruciale de la complicité de Bo avec Jiang Zemin dans la persécution du Falun Gong.

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