Commentaire– Pourquoi le Parti communiste chinois a-t-il si peur de Li Hong

Poète et écrivain, M. Li Hong, un sympathisant du Falun Gong qui a osé dénoncer la torture brutale utilisée par le régime communiste, était aussi rédacteur en chef du site Internet “Aegean Sea”. Il est mort le 31 décembre 2010 dans l'agglomération de Ningbo à l'âge de 62 ans. Le Parti communiste chinois (PCC) a pris des mesures strictes pour empêcher quiconque de se rendre à un évènement pour pleurer sa mort. Pourquoi le PCC craint il autant son influence, même après sa mort ?

Le nom originel de Li Hong était Zhang Jianhong. Né dans le canton de Yin dans la province de Zhejiang. Il a commencé à publier des oeuvres littéraires en 1980, commençant par une publication de poèmes d'étudiant, Horizon, et un magazine littéraire, Sur Terre. Ceci l'a amené à être placé sous la surveillance de la police. Li Hong était un auteur prolifique dont les oeuvres créatrices incluaient de la poésie, de la prose et des romans. Lui et ses amis ont fondé le site d'actualités et littéraire "Aegean Sea" en octobre 2005 dont il était le rédacteur en chef.

Entre mai et septembre 2006, Li Hong a publié un grand nombre de commentaires sur des sites en dehors de Chine, qui exprimaient sa sympathie envers le Falun Gong et dénonçaient la tyrannie du PCC. Parmi ces commentaires, certains traitaient du crime du PCC de prélever les organes de pratiquants de Falun Gong de leur vivant, parmi lesquels "Des prélèvements d'organes se déroulent à Pékin alors que les Jeux Olympiques vont s'ouvrir," “Faire face à la révélation du prélèvement d'organes– " (le PCC) essaie de rédiger une loi pour traiter les incidents d'urgence,” “Que dirait Bush confronté au rapport sur le prélèvement d'organes,” “Je suis prêt à participer à cette investigation historique,” “Diffuser les‘Neuf Commentaires sur le Parti communiste ’ et Démissionner du CCP – Le PCC n'y survivra pas.”

Ces articles visaient directement les crimes monstrueux du régime communiste prélevant les organes de pratiquants de Falun. Lorsqu'un écrivain chinois d'outremer prénommé Wu a mis en question le reportage sur le prélèvement d'organes de pratiquants de Falun Gong à Sujiatun, Li Hong a publié un article, lequel, à travers une étroite analyse, réfutait complètement les commentaires de désinformation de Wu.

Li Hong est un des très rares intellectuels qui aient osé parler ouvertement en faveur du Falun Gong dans un environnement extrêment adverse en Chine continentale. Ce que Li Hong a entrepris en terme de justice et de moralité reflétait pleinement la conscience et l'intégrité d'un intellectuel traditionnel.

Le régime communiste haïssait Li Hong et il a peur de ce qu'il laisse, une des principales raisons étant que Li Hong, en temps que tierce partie, a verbalisé les faits de la persécution du Falun Gong. Il ne pratiquait pas le Falun Gong, mais sa compréhension juste du Falun Gong et sa profonde sympathie après qu'il ait appris les faits avait la capacité d'inspirer le public à prêter attention à la persécution du Falun Gong.

Au moment où Li Hong a ouvertement pris la défense du Falun Gong en Chine, un bon nombre de gens adoptaient encore une "position neutre" concernant la persécution. Leur commentaire typique était : "Je ne suis pas contre le Falun Gong, et je ne suis pas non plus contre le PCC. Je ne crois pas ce qu'ils disent d'un côté comme de l'autre." Mais lorsque les faits macabres ont été révélés, leur "position de neutralité" a effectivement montré que c'était la peur qui les empêchait de prendre position. L'article de Li Hong a largement clarifié la confusion résultant de la tyrannie et des mensonges du régime, dans les esprits. La position prise par Li Hong représentait la justice et la conscience- Comment les gens devraient réagir lorsqu'ils voient leur concitoyens être brutalement persécutés. Mais s'ils condamnaient le régime, il auraient à vivre dans la peur de sa tyrannie.

Le PCC ne pouvait pas tolérer ce que disait Li Hong, ses mots touchaient un point sensible où le PCC a le plus peur. Pensez-y, si un régime récolte les organes d'êtres humains vivants, comment pourrait-il encore être accepté en Chine ? Quels que soient ses efforts pour couvrir ses crimes, la seule dénonciation de ce fait suffirait pour que les gens abandonnent le régime. Voilà pourquoi ce parti qui gouverne par les mensonges et la duperie tremble de peur à la pensée de Li Hong, un écrivain moralement droit qui a osé dire la vérité.

Li Hong a été illégalement détenu le soir du 6 septembre 2006, accusé de crimes. La Cour intermédiaire de Ningbo l'a jugé en secret le 12 janvier 2007. Le régime l'a inculpé du crime suivant : "Zhang Jianhong a calomnié et diffamé sans scrupules notre gouvernement d'état comme un 'ennemi juré du genre humain tout entier'. Il a dit : 'La tyrannie du PCC est illégitime' et c'est 'un régime post-totalitaire,', il est contre la liberté et contre les droits humains et est une 'tyrannie fasciste qui assassine totalement les droits de l'homme et un meurtrier assoiffé de sang et sans remords, c'est une tyrannie qui a commis et continue à commettre des crimes plus graves et plus terribles contre l'humanité et la civilisation que l'empire Nazi.' Il était d'avis que "l'actuel tyrannie criminel doit prendre fin le plus tôt possible' et incitait les gens à 'dire au-revoir à la terreur du régime totalitaire et renverser le cours des évènements.' Il a ouvertement incité les gens à subvertir le pouvoir de l'état et à renverser le socialisme." la condamnation officielle de Li Hong nous montre la force de son pouvoir, et bien sûr, la perversité du régime. Finalement, les autorités du régime ont illégalement condamné Li Hong à six ans d'emprisonnement, inculpé de suversion du pouvoir de l'état.

Le fait que le verdict a évité toute mention du "Falun Gong" et des 'prélèvements d'organes' mérite d'être noté. Il est clair que tout a été fait lors du procès pour éviter ces faits que le PCC craint le plus. Ceci montre à quel point le régime a peur du Falun Gong et de Li Hong.

En mars 2007, Li Hong s'est vu diagnotiquer une maladie neurologique rare qui a causé une grave atrophie musculaire dans ses bras, et les symptomes se sont étendus à ses jambes. Il faisait face à la paralysie complète. Ultérieurement, son épouse a demandé de nombreuses fois sa libération pour raison médicales aux autorités judiciaires de la province de Zhejiang, qui ne l'ont jamais approuvée. Du fait de la détérioration de sa santé, Li Hong a été envoyé à l'Hôpital central des prisons de la province de Zhejiang. Il a été dit qu'il souffrait d'une maladie neurologique motrice, que la communauté médicale a définie comme incurable. Malgré cela, Li Hong s'est vu refuser sa libération pour raison médicale jusqu'au 5 juin 2010, moment auquel il était complètement paralysé et incapable de parler ou même de respirer par lui-même. Il dépendait d'un respirateur et de perfusions pour rester en vie. Sa condition s'est détériorée dans les six mois qui ont suivi et il est mort à l'hôpital. A peu près au moment de sa mort, la division de police de la sécurité domestique fourmillait dans l'hôpital.

Naturellement, la prison n'avait pas l'autorité d'approuver sa libération pour raison médicale. Nul doute que son cas impliquait les hautes autorités du régime. Après la mort de Li Hong, la police à Zhejiang a agit à toute vitesse pour empêcher les dissidents en Chine de participer à une cérémonie d'adieu. Ce qui montre que le régime contrôle les affaires de Li Hong, même après sa mort.

Pourquoi le régime communiste a-t-il si peur d'un individu même après sa mort ? Ils l'ont pas peur de son corps, mais ils craignent ce que les gens associeraient à son nom- la condamnation illégale et l' emprisonnement du régime. Et bien sûr ils ont encore plus peur que lorsque son nom est mentionné, les gens l'associent avec les raisons derrière la persécution qu'il a endurée. Le régime essaie de couvrir les faits et d'empêcher les gens de pleurer sa mort ; ce fait à lui seul montre que le régime reconnaît les faits qu'ils a rendus publics. Le régime est responsable de la mort de Li Hong parce qu'ils étaient terrifiés de ce qui arriverait après qu'il ait révélé la persécution du Parti à l'encontre du Falun Gong. Le régime n'ose pas révéler ces faits, mais ils sont déjà profondément gravés dans les esprits ; et lorsque le régime se désintégrera, ces faits seront aussi inscrits sur la pierre tombale de Li Hong.

Li Hong a défié la tyrannie du régime avec sa force individuelle, qui était basé sur une conscience sans peur et une noble intégrité. D'innombrables chinois qui ont une conscience sont derrière lui et le soutiennent. Ceux qui connaissent les faits se rangeront automatiquement de son côté; ceux qui doivent encore les apprendre formeront aussi une force – pour soutenir les écrits de Li Hong quand ils auront appris les faits. Il était clair comme le cristal concernant sa conscience et le sacrifice qu'il faisait. Une telle conscience est la fondation de l'espoir pour la Chine. Ce qu'il a fait est un choix inévirable pour toute la population chinoise ayant une conscience, et c'est naturellement ce dont le PCC a le plus peur.

Bien que Li Hong soit parti, le pouvoir moral qu'il nous a laissés inspire les consciences de plus en plus de Chinois. En Chine aujourd'hui il y a de plus en plus de gens comme Li Hong qui se lèvent pour parler en faveur du Falun Gong. L'état de terreur du régime communiste après la mort de Li Hong indique clairement que tel est le cas.

Finalement, permettez nous de citer un paragraphe d'un essai que Li Hong a écrit en août 2006 à Ningbo: "Eclairages sur 40 ans de résistance contre la tyrannie communiste" : "A ce jour, je suis toujours reconnaissant au Ciel qu'au sein de l'environnement d'assiègement étroit du PCC, il nous ait donné sept mois de temps, nous permettant de dire ce qui fait trembler les tyrans de peur et leur cause une constante anxiété !"

Li Hong est parti, mais ses mots continueront à résonner à travers la vaste terre de Chine.


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