L’impact de la campagne “Sauvez les membres de nos familles” en Chine Continentale

Facebook Logo LinkedIn Logo Twitter Logo Email Logo Pinterest Logo
En clarifiant la vérité à de nombreux pays et régions du monde, les pratiquants de Dafa hors de Chine ont fait appel aux gouvernements du monde et aux peuples pour libérer les pratiquants qui sont persécutés en Chine Continentale. Ceci a vraiment encouragé les pratiquants ainsi que la population en général de Chine Continentale. Ceci a aussi été un avertissement sévère à la police et à ses complices qui ont entrepris de persécuter les pratiquants de Dafa.

Le 22 juillet 2001, un officier de police est venu au camp de travaux forcés où j’étais détenu illégalement pour annoncer que ma peine était rallongée de six mois. Le chef adjoint de la police du camp de travaux forcés en a profité pour me faire du chantage, disant que dès que j’écrirai une lettre de repentir, je pourrais quitter le camp de travaux forcés. Sans cette lettre, a-t-il dit, je ne serais jamais libéré. Vers cette époque-là, ma femme Jinyu a appris la nouvelle de ma peine prolongée illégalement et elle a donc diffusé l’information ; une campagne de libération a commencé où elle habitait, au Canada. Les pratiquants de Dafa ont tout fait pour expliquer la véritable situation au grand public pour trouver le soutien pour ma libération. M. Irvin Cotler, membre du parlement, a personnellement rencontré l’ambassadeur de Chine pour demander ma libération. Lors d’une conférence de presse à Parliament Hill, M. Scott Reid, membre du parlement, M. Alex Neve, secrétaire général d’Amnesty International Canada, ainsi que M. Cotler, avocat en droit de l’homme de renommée internationale, ont ouvertement critiqué le gouvernement chinois pour leur persécution du Falun Gong. Ils ont fait appel au service des Affaires Etrangères du Canada pour demander au gouvernement chinois de me libérer, moi, Shenli Lin, pratiquant de Falun Dafa. De plus, M. Reid et M. Cotler se sont tous les deux joints à Jinyu pendant sa grève de la faim en face de l’ambassade de Chine. Trois campagnes de collectes de signatures ont été organisées au Canada par Amnesty International. Toutes ces activités ont choqué tous les niveaux du gouvernement chinois, choqué la police et les autorités cruelles en charge des camps de travaux forcés.

La police craignait que je ne puisse pas supporter la prolongation de ma peine, ils m’ont donc demandé de ne plus prendre part aux travaux forcés. Ils ont fait une exception à la règle pour trouver trois personnes pour « m’accompagner » et leur ont demandé de m’apprendre le poker. Ils m’ont dit : « c’est la décision des services de police. Cela n’a rien à voir avec nous. Nous faisons partie du système judiciaire et ne faisons que nous charger des détenus. Nous préférerions que des gens comme vous partent d’ici. Qu’est-ce que cela nous apporte de vous avoir ici ? Vous influencez aussi d’autres gens ». Le policier a appelé mon domicile en utilisant mon portable car ma famille était supposée venir me chercher, et je leur ai dit de ne pas venir. Une autre fois, la police nous a amené de la pastèque. Les jours qui suivirent, la situation s’est améliorée. Les policiers étaient très gentils avec moi. Quoi qu’ils fassent, ils devenaient très gentils. Il y avait un policier en charge de la détente. Il m’a dit : « Quand tu en as envie, tu peux aller dans ma chambre ». Le chef des détenus n’osait pas être méchant avec moi non plus. Lorsqu’il condamnait d’autres pratiquants de Falun Gong pour des choses que lui-même avait mal faites, je lui faisais remarquer que c’était sa faute, et cependant, il n’osait pas me réprimander.

J’ai été libéré le 23 janvier dans l’après-midi. Selon leur habitude, ils auraient dû fouiller mes bagages mais le chef-adjoint de la police a évité de le faire parce qu’il ne voulait pas m’offenser. Il a trouvé une excuse et a demandé à un autre policier de le faire à sa place. Le policier m’a souri et m’a parlé tout en fouillant mes affaires. Il était très soigneux lorsqu’il l’a fait. Il n’a même pas mis de désordre dans mes affaires. Habituellement, lorsqu’ils font de telles vérifications, ils mettent tout sans dessus dessous.

Dès que je suis arrivé au Canada, l’agence Xinhua News a publié un article intitulé « Compassion humanitaire ». Dans cet article, il était écrit que les autorités du camp de travaux forcés « m’ont donné plus de couvertures pendant l’hiver lorsqu’il faisait froid ». Ceci a en effet eu lieu. Pendant le dernier hiver que j’ai passé en camp de travaux forcés, en fonction de la campagne organisée par les pratiquants de Dafa du Canada, des membres de la société, d’Amnesty International, les médias, les parlementaires et le gouvernement canadien. A ce moment-là, j’avais deux couvertures sous moi et deux dessus lorsque j’allais dormir. C’était presque impossible dans le passé. Je me souviens du premier hiver dans le camp. Il faisait froid à pierre fendre à cette époque-là. Le camp de travaux forcés est situé dans le nord ; même la police disait qu’il y avait souvent beaucoup de vent. J’étais souvent réveillé par le bruit du vent glacial dans les lignes électriques au milieu de la nuit. De nombreuses personnes, y compris les trois détenus qui vivaient avec moi, portaient plus de vêtements et de couvertures, mais je n’avais qu’un drap fin et une couverture sur mon lit. Mes mains et mes pieds étaient toujours gelés. Par la suite, le détenu qui dormait à côté de moi se sentait mal à l’aise de me voir ainsi, et il m’a donc offert de partager sa couverture et comme cela, j’ai donc pu passer l’hiver. L’environnement à ce moment-là était à la fois dur et pervers. Ils traitaient les gens comme du bétail. Même les criminels pouvaient vous crier dessus autant qu’ils en avaient envie. En ce qui me concernait, le traitement totalement différent que j’ai connu par la suite dans le même camp de travaux forcés était étroitement lié aux efforts de libération effectués par les pratiquants étrangers.

Grâce aux efforts persistants des pratiquants étrangers, de plus en plus de gens, y compris le gouvernement, ont pris conscience de la vérité, et ils ont donc aussi fait appel pour la fin de la persécution et la libération des pratiquants de Dafa. Ceci a donné plus de pouvoir et d’influence aux efforts de libération. C’est le moyen de soutien le plus efficace et aussi un grand encouragement pour les pratiquants de Chine. De nombreux pratiquants de Dafa pouvaient être informés des activités de Dafa dans le monde entier par différents moyens, dont la TV, la radio, l’internet ainsi que la propagande calomnieuse du gouvernement. Bien sûr, le régime essaie toujours de calomnier Dafa mais ce que nous voyons est complètement l’opposé de ce qu’ils veulent nous faire croire. J’ai vu des images d’un programme, CCTV Focus, calomniant les parades de Dafa des Etats-Unis, un groupe de pratique à l’extérieur du stade olympique d’Australie, ainsi que la manifestation de Genève, etc. Tout cela nous a véritablement motivé et nous étions vraiment inspirés par ces événements. Nous avons vu, grâce à toutes ces activités, la force immense de notre Dafa dans le monde. Pour un pratiquant dont les sources d’information étaient complètement bloquées, il est vraiment étonnant de voir Dafa se répandre dans le monde. Que ce soit la compréhension de Dafa ou l’environnement sévère ou bien les pratiquants qui sont trompés, nous savions tous quoi faire. De nombreux pratiquants qui ont été trompés et qui ont arrêté de pratiquer Dafa ont recommencé de pratiquer et ont commencé de clarifier la vérité aux gens grâce à nos efforts et aux efforts des pratiquants étrangers. Ces choses étaient vraiment galavanisantes Je sais que les activités de Dafa hors de Chine ont un impact important sur les pratiquants de Chine, et tout spécialement le succès de nos efforts de libération. Cela peut même faire mieux que ce que vous imaginez. Cela montre aux gens que la vérité et la justice sont invincibles. Donc, en conséquence, nous étions très inspirés par de tels rapports. Les pratiquants et même les gens qui ne pratiquent pas encore Dafa étaient très encouragés par de telles nouvelles. En fait, même le gouvernement malin a senti cela. Alors, pendant longtemps, après cela, ils n’ont plus montré de telles nouvelles calomniant le Falun Gong. Ceci a, d’une certaine façon, réprimé les gens mauvais.

Pendant les derniers jours que j’ai passés au camp, il y avait plus de pratiquants arrêtés et confinés dans la même cellule que moi, l’un d’entre eux m’a dit : « Tu es vraiment célèbre, même Jiang Zemin te connaît ». Il m’a fait un signe d’approbation tout en disant cela. J’ai vu qu’il était très heureux à ce sujet, comme si c’était lui qu’on libérait ! Il avait l’impression qu’il prenait part aux efforts de libération. Lorsqu’il a vu que je n’y croyais pas, il a ajouté que le monde extérieur essayait de me libérer. Mes larmes ont coulé lorsque j’ai entendu cela. J’ai eu l’impression de baigner dans le grand bonheur de la lumière de Bouddha, comme si un sentiment de paix m’envahissait. Je n’étais pas seul. En fait, ce n’est pas important que j’ai été libéré ou non. Les efforts collectifs des pratiquants de Dafa m’ont rendus invincible. Quelques pratiquants trompés étaient inquiets que je ne puisse pas quitter la Chine même si j’étais libéré. Même le pratiquant qui m’a parlé des efforts de libération était un peu inquiet, mais avant que je quitte la Chine, j’ai informé le camp de travaux forcés que je partais pour le Canada. Mon frère est toujours en camp de travaux forcés, ils vont donc être très encouragés par cela, et ils vont voir l’espoir du futur grâce à cet événement.

L’une des pratiquantes a été illégalement incarcérée dans un centre de détention et donc placée sous surveillance 24 heures sur 24 après sa libération. Face au harcèlement incessant de la police, elle était très déprimée. En entendant la nouvelle de ma libération grâce aux campagnes de sauvetage à l’étranger, elle a été très encouragée. Elle a vu le pouvoir extraordinaire de Dafa et était très émue par les efforts persistants de libération des pratiquants étrangers. Elle m’a dit au téléphone : « La police est très cruelle avec moi, je ressens vraiment le danger ici. Mais ne te soucie pas de cela… ».

Juste avant le 23 janvier 2002, afin de pouvoir venir me chercher au camp de travaux forcés, ma sœur a appelé la police qui m’a condamné aux travaux forcés et a dit : « Shenli Lin sort du camp de travaux forcés, irez-vous le chercher ? » Il a dit : « Je n’irai pas, je n’ai rien à voir avec Shenli Lin maintenant. » Ma sœur a dit : « Shenli Lin aurait dû rentrer le 23 juillet, c’est juste parce que vous avez augmenté sa peine de six mois qu’il n’a pas pu revenir. Comment cela n’a-t-il rien à voir avec vous ? ». La police n’a rien eu à dire pendant un long moment. Ma sœur a continué, disant que s’il ne voulait pas y aller, alors elle y irait. Le policier a dit : « Bien sûr, bien sûr, vous pouvez y allez, allez-y ». Ma sœur m’a raconté cette histoire à la maison. Je me sentais très bizarre parce que cet officier de police était très mauvais, il a osé me battre en présence d’autres policiers, il a osé me torturer pour obtenir une condamnation, afin de remonter jusqu’à la source de la lettre d’appel pour collecter des signatures, il m’a battu pendant tout le temps du transfert depuis le commissariat jusqu’au centre de détention. En d’autres mots, c’est un voyou. Il parle comme s’il n’avait peur de rien au monde. Comment peut-il devenir si timide et si effrayé ? J’ai eu la réponse à mon retour au Canada. Pendant le processus de libération, de nombreux pratiquants ont appelé la police pour lui parler. L’objectif était de le forcer à me libérer immédiatement. Au début, il a osé répondre au téléphone et parler. Par la suite, il a pris peur et n’osait plus répondre au téléphone. Finalement, il a demandé aux autres de prendre le téléphone pour lui. Lorsque les autres répondaient pour lui, ils disaient qu’il était en vacances et personne ne savait quand il allait rentrer. Pourquoi en était-il là ? C’est parce qu’il avait commis de mauvaises actions et lorsqu’il a été confronté à des voix justes du monde entier, il n’a pas pu le supporter parce qu’il avait peur que tant de monde sache la vérité, chacun des appels téléphoniques de nos pratiquants était comme des épées tranchantes. Un policier sans vergogne qui avait toujours persécuté les pratiquants de Dafa, lorsqu’il a été confronté à la force puissante de la droiture, est devenu plutôt humble et discipliné. Ceci n’est pas arrivé que dans ce cas-là. On peut voir d’ici que tout le processus de clarification de la vérité et de sauvetage des membres de nos familles est un processus de validation du Dafa, la police maléfique a tant changé dans une période de temps si courte.

Les efforts de sauvetage ont été graduellement coordonnés dans un effort global permettant que de plus en plus de pratiquants de Dafa soient libérés de Chine. L’effet produit a été de plus en plus fort sur les deux côtés opposés en Chine. Il est notamment particulièrement important que le gouvernement canadien ait sauvé un pratiquant de Dafa d’un troisième pays. Il a établi un modèle pour tous les pays démocratiques du monde pour protéger la vertu et maintenir la justice.

(Soumis à la Conférence de Partages d'Expériences 2002 de Falun Dafa aux Etats-Unis)

* * *

Facebook Logo LinkedIn Logo Twitter Logo Email Logo Pinterest Logo

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.