Un résumé de mon expérience de la torture au camp de travaux forcés de Dalian et au camp de travaux forcés pour femmes de Masanjia

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Je suis une pratiquante de Falun Gong de la ville de Dalian, province du Liaoning qui a eu le bonheur de commencé à pratiquer en 1996. Auparavant je souffrais de nombreuses indispositions mineures. Après avoir pratiqué Dafa, toutes ces indispositions ont disparu et j'ai complètement retrouvé une bonne santé.

Menottée et battue dans un commissariat local
Des policiers m'ont arrêtée et emmenée dans un commissariat local en 2000, où ils m'ont menottée les bras derrière le dos. Ils ont tiré une de mes mains par-dessus mon épaule et dans le dos et ils ont pressé l'autre main contre mon dos et menotté mes deux mains ensemble. Comme mes bras étaient courts et que je suis en surpoids, il a fallu la force de quatre policiers pour me menotter de cette façon. Le mécanisme de fermeture des menottes est entré dans mes poignets et m'a gravement blessée. Les policiers m'ont aussi soulevée du sol et m'ont battue, jusqu'à ce que je tombe. Ils m'ont frappée de manière répétitive de cette façon encore et encore, et n'ont pas enlevé les menottes avant que je ne tienne plus debout toute seule.

Mes mains ont beaucoup gonflé. Pendant qu'ils me battaient, des policiers ont également sorti des livres de Falun Gong et ont essayé de me forcer à les déchirer. Ils ont aussi mis un portrait de Maître Li sous mes pieds et essayé de me forcer à le piétiner. J'ai refusé de faire tout cela. Les policiers m'ont ensuite menacée, en disant qu'à moins que je n'abandonne Falun Gong, ils allaient enlever mon enfant de l'école et le forcer à me regarder être torturée.

J'ai tenu une grève de la faim en protestation une fois que je suis arrivée au centre de détention de Dalian. Les gardes m'ont menotté les mains et les pieds ensemble, ils m'ont poussée sur un lit en bois et m'ont gavée. Mon œsophage a été perforé durant ce processus, et j'ai souffert de graves saignements. J'ai continué de refuser d'abandonner la pratique et j'ai finalement été condamnée à deux ans de travaux forcés.

Torturée au camp de travaux forcés de Dalian.
Les gardes du camp de travaux forcés de Dalian ont torturé de manière répétitive les pratiquants de Falun Gong pour nous forcer à renoncer au Falun Gong. Nous étions forcées à nous plier à 90° jusqu'à ce que notre dos soit parallèles au sol. Nous devions tenir nos têtes dans nos mains et garder cette position toute la nuit. Les gardes ont ensuite fait venir un groupe d'anciens pratiquants qui avaient été ''réformés''. Ils nous ont entourées et bombardées de leurs idées erronées.

J'ai été torturée au point que tout mon corps soit couvert de gales. J'ai eu du sang dans les urines pendant quatre jours et des poussées de fièvre à 40°C. Les médecins de l'hôpital ont dit que je mourrais bientôt. Les responsables du camp de travail ne voulaient pas prendre la responsabilité de ma mort, ils m'ont donc libérée pour raison médicale le même jour, et ont demandé aux membres de ma famille de venir me chercher à midi. Une fois rentrée à la maison, j'ai pu retrouver la santé grâce à l'étude de la Loi (Fa) et à la pratique des exercices.

Afin d'éviter plus de harcèlement, j'ai quitté la maison et j’ai loué un autre endroit où vivre. Plus tard, alors que je m'étais rendue au commissariat local pour essayer de récupérer l'argent et les biens que les policiers avaient confisqués lors d'une fouille, j'ai de nouveau été arrêtée et renvoyée au camp de travail. Comme je refusais de réciter les ''trente règles du camp de travail'' et refusais de porter un badge avec mon nom, ils m'ont enfermée dans une petite cage de métal. Les gardes ont étiré mes bras aussi loin que mon corps le permettait physiquement et ont menotté chacune de mes main à la cage de métal. A cause de la douleur physique intense, de grosses gouttes de sueur tombaient de mon corps, et j'ai perdu le contrôle de mes fonctions excrétoires. Après avoir été menottée de telle façon pendant trois jours et trois nuits, les gardes ont ordonné à quelques détenus criminels d'attacher une de mes jambes à une barre de métal et de tirer mon autre jambe aussi loin que possible jusqu'à ce que mes jambes soient étirées dans des directions opposées, dans un angle à 90° avec le haut de mon corps. Ils m'ont ensuite donné répétitivement des coups de pieds dans les parties intimes, les ont enfoncées avec un manche à balai, renversé un liquide à base de piment fort sur mon corps, mis de la poudre de piment fort dans mes yeux, versé de l'urine dans ma bouche, et frappé tout mon corps avec des planches de bois. J'ai été battue au point que mon visage soit déformé, la peau sur tout mon corps est devenue noire, mes parties intimes déchirées, et je ne pouvais plus marcher. Plus tard, pour marcher, je devais m'accrocher à quelque chose avec les deux mains. Trois mois plus tard, je ne pouvais toujours pas marcher normalement.

J'ai été arrêtée une fois de plus en avril 2004, et incarcérée au camp de travail de Dalian. Comme j'ai de nouveau refusé de réciter les ''trente règles du camp'' et de porter un badge avec mon nom, mes quatre membres ont été attachés aux quatre coins d'un petit lit de métal qui contenait quatre petites planches de bois, et j'ai été abandonnée dans cette position pendant 18 jours. Après cela, j'ai été forcée à rester debout chaque jour jusqu'à 1h du matin. Je devais me lever à 5h du matin pour effectuer des tâches éreintantes. Lorsque je finissais le travail, on m’obligeait à me tenir debout de longues heures. Je tombais souvent endormie debout. Lorsque cela arrivait, un détenu criminel qui était de garde, me poussait violemment ou m'insultait. Je suis restée au camp de Dalian jusqu'à ce qu'il ferme en octobre 2004. A partir de là, j'ai été envoyée au deuxième camp de travaux forcés pour femmes de Masanjia.

Violemment gavée, battue et torturée au camp de travaux forcés de Masanjia
Comme j'avais refusé de réciter les règles du camp de travail, refusé de porter un badge à mon nom et refusé de porter l'uniforme du camp, on m'a envoyée dans l'équipe de contrôle strict. Chaque cellule de cette zone enfermait dix pratiquants de Falun Gong. La fenêtre de la cellule était couverte de journaux, avec de nombreux petits trou pour que les gardes puissent regarder tout ce que faisaient les pratiquants.

Un jour, cinq ou six gardes se sont précipités dans ma cellule et m'ont assaillie physiquement ainsi qu'une autre pratiquante, sans raison apparente. J'ai été battue au point que mon dos et mes jambes ont été gravement blessées et que je ne puisse plus me tenir debout. Les gardes ont dit à un médecin du camp de m'examiner. Il a confirmé que j'étais trop blessée pour me tenir debout. Un garde du nom de Cui Hong ne voulait toujours pas me laisser me coucher sur mon lit et m'a fait me coucher sur le sol.

Toutes les pratiquantes de ma cellule ont tenu une grève de la faim en groupe en signe de protestation. Les gardes nous ont ignorées au début, mais au sixième jour de notre grève de la faim, plus d'une dizaine de gardes ont fait irruption. Ils nous ont forcées à ouvrir la bouche avec des pinces utilisées pour ouvrir la gueule des porcs ou des vaches pour leur donner des médicaments ou de la nourriture. Ils nous ont battues avec des baguettes de bois pour nous forcer à manger. Si l'une refusait de manger, les gardes la jetaient sur le sol, s'asseyaient sur elle, la forçait à ouvrir la bouche avec une pince, lui introduisaient de la nourriture de force dans la bouche et poussaient une baguette dans sa gorge pour faire descendre la nourriture dans son estomac.

En janvier 2005, des pratiquantes détenues dans l'équipe de contrôle strict ont débuté une nouvelle grève de la faim en signe de protestation. Les pratiquantes de ma cellule ont essayé de pratiquer les exercices de Falun Gong en groupe. Les gardes nous ont de nouveau cruellement torturées, d'abord en retardant notre heure de coucher et en nous interdisant de nous brosser les dents et de nous laver pendant plusieurs jours. Je suis allée voir un garde dénommée Huang Haiyan pour lui clarifier la vérité. Je lui ai dit que nous avions le droit de pratiquer les exercices de Falun Gong, et qu'il n'était pas bon de nous interdire de nous brosser les dents et de nous laver. Je lui ai dit que j'allais moi-même faire une grève de la faim pour protester. Elle n'a rien dit. Le jour suivant, elle m'a appelée dans son bureau et m'a demandé de répéter ce que je lui avais dit le jour d'avant. Je savais qu'elle avait un motif caché et j'ai refusé de me plier à son ordre.

Plusieurs gardes ont surgi dans ma cellule au cinquième jour de ma grève de la faim, le 1er juillet, m'ont appelée par mon nom, et ont dit que j'étais une ''anti-communiste''. Ils m'ont menottée, m'ont poussée dans un véhicule de police et m'ont transportée au premier camp de travail pour femmes. Une autre pratiquante du nom de Xin Shuhua, une dame âgée d'une cinquantaine d'années, d'une communauté fermière, y a été envoyée avec moi.

Ce camp était utilisé pour emprisonner de simples criminels. Il y avait 60 à 70 personnes dans chaque équipe, et l'une d'entre elles était une pratiquante de Falun Gong déterminée. Comme j'avais refusé de porter l'uniforme du camp de travail, un garde appelé Zhao Guorong a ordonné à cinq détenues criminelles de me maintenir et de me passer l'uniforme de force. Mes mains étaient souvent tirées au point qu'elles ne pouvaient plus s'arrêter de trembler. Zhao Guorong a ordonné aux criminelles de me menotter à une fenêtre. J'ai crié : « Falun Dafa Hao ! (Falun Dafa est bon !) ». Elles ont couvert ma bouche de plusieurs couches de scotch. Zhao Guorong a ordonné aux détenues criminelles de m'emmener dans les endroits qu'il voulait – en me tirant sur le sol. J'ai été traînée jusque l'atelier de travail forcé le matin, et traînée jusqu’à ma cellule du troisième étage le soir. Elles me tiraient par les cheveux pour monter les escaliers. Mes cheveux ont été arrachés par grandes touffes. Comme je refusais d'effectuer le travail forcé, les gardes m'ont menottée à une chaise de métal pendant plus de deux semaines. On m'a fait étirer les mains ouvertes tout en pliant les genoux, et on m’a fait tenir cette position de 6 h du matin à 22 h chaque jour, l'heure à laquelle la journée du camp se terminait. J'ai fini par souffrir d'un prolapsus anal grave et j'ai également perdu la faculté de marcher et je ne pouvais rester debout que si deux criminelles me supportaient.

La pratiquante Xin Shuhua a également été gravement torturée dans ce camp parce qu'elle a refusé de porter l'uniforme du camp de travail et refusait de travailler. Comme j'étais traînée à l'atelier un jour d'hiver, j'ai rencontré Xin Shuhua. Les gardes lui avaient enlevé tous les vêtements hormis sa culotte. C'était un jour d'hiver froid et venteux à Shenyang où la température atteignait facilement -30°C. Elle couvrait ses seins avec ses mains, et marchait pieds nus dans une longue file de criminelles. Lorsqu'elles ont atteint l'atelier, elle a été attachée et abandonnée sur le sol en béton glacé des toilettes. Les gardes ont ouvert les fenêtres des toilettes pour laisser entrer plus d'air froid et pour la frigorifier encore plus.

En août 2006, j'ai de nouveau été envoyée dans le deuxième camp pour femmes. Comme j'ai de nouveau refusé de me soumettre au travail forcé, un garde du nom de Zhao Yong m'a donné des coups de pied et m'a frappée de manière répétitive, concentrant la plupart de ses coups à la tête. J'ai été battue si sauvagement que le sang giclait de mon nez et de ma bouche. J'ai vu des étoiles dorées, et mes oreilles sifflaient bruyamment. J'ai perdu connaissance et n'ai aucune idée du temps qu'a duré la bastonnade.

Lorsque je me suis réveillée, j'ai touché mes jambes et je n'arrivais pas à réaliser ce que je touchais. J'ai souffert longtemps après d'une perte complète de mémoire. Plus tard, les gardes m'ont pendue au montant supérieur d'un lit superposé à une hauteur à laquelle je ne pouvais ni me tenir droite ni me pencher. Ils ne m'ont pas laissée descendre avant minuit. A ce moment-là, mon visage avait été frappé si fort qu'il était extrêmement gonflé et décoloré, avec de larges taches rouge et violet. Les gardes m'ont renvoyée dans ma cellule parce qu'ils voulaient faire voir aux autres pratiquantes combien j'avais été salement battue pour les effrayer et les obliger à effectuer le travail forcé. Le matin suivant après le petit déjeuner, au moment où je passais dans la cour du camp, j'ai hurlé de toute ma force : « Falun Dafa Hao ! (Falun Dafa est bon !) » et : « Les gardes me battent. Ils doivent faire respecter les règles mais ils les enfreignent !» Une garde de service est venue me faire arrêter. Je lui ai demandé : « N'ai-je pas le droit de hurler après que les gardes m'aient si salement battue ? » Elle a eu honte et n'a rien dit.

En septembre 2006, les responsables du camp de travaux forcés de Masanjia ont débuté un soi-disant ''combat intensif'' à l'encontre de plus de 60 pratiquantes qui refusaient d'abandonner Falun Gong. Les pratiquantes ont été torturées d’une cruauté inimaginable.

L'atmosphère est devenue plus lourde et plus effrayante. Je pouvais entendre des cris de douleur tous les soirs. L'engin de torture cette fois était un lit à deux étages superposés en métal. J'ai été placée sur la couche supérieure. Ils ont placé la partie supérieure de mon corps dans un espace de la tête du lit, ont attaché mes mains des deux côtés du lit supérieur, ont attaché mes deux jambes ensemble, et les ont attachées en les tordant contre les barres de métal entre les deux couches. Je ne pouvais ni tenir mon dos droit, ni me plier. Mes poignets supportaient tout mon poids. On m'a interdit de manger ou d'utiliser les toilettes et on m'a laissé pendre ainsi pendant des jours. Lorsqu'on m'a finalement descendue, je ne pouvais plus bouger les bras ni redresser le dos. Je ne pouvais que me coucher sur le sol. Je ne pouvais toujours pas étirer mon dos deux semaines plus tard. La seule façon dont je pouvais marcher était en me pliant à 90° avec les mains posées sur les genoux.

Pendant les deux semaines avant la fin de ma peine, ils m'ont de nouveau battue sauvagement et pendue parce que je refusais de me plier aux ordres des gardes. Un chef de section du nom de Ma Jishan a menotté une de mes mains au montant supérieur d'un lit, tiré mon autre main aussi loin que possible physiquement et l'a attachée fermement avec une corde. Après plusieurs minutes je ne pouvais plus respirer et j’étais couverte de sueur due à la douleur intense.

Deux autres pratiquantes, Shen Ruolin et Liu Guiping, ont également été torturées avec cette méthode de pendaison au lit superposé, au point qu'elles ne pouvaient plus lever les bras, et leurs poignets étaient couverts de blessures infectées. La pratiquante Qiu Li a commencé une grève de la faim en signe de protestation. Elle a été transférée du deuxième au premier camp pour femmes, où elle a été torturée avec diverses méthodes. Même après que les muscles de ses jambes soient atrophiés au point qu'elle ne pouvait plus marcher, les gardes ont ordonné aux détenues criminelles de la traîner à l'atelier le matin et de la ramener en la traînant dans sa cellule à la fin de la journée de travail. Elle a finalement été de nouveau transférée au second camp pour femmes, où Ma Jishen l'a de nouveau torturée, la rendant incapable de marcher longtemps après.

Après que Qiu Li ait été transférée au second camp pour femmes, la pratiquante Xin Shuhua a été torturée au point d'être réduite à rien d'autre qu'un sac d'os. On lui a aussi injecté des substances inconnues. La seule façon pour elle de marcher était d'avoir deux personnes de chaque côté d'elle pour la supporter.

J'ai vu des pratiquantes être torturées au point de ne plus pouvoir marcher dans la cour du camp de travail.

Ce dont j'ai fait l'expérience n'est qu'une petite partie des sévères abus dont sont victimes les pratiquantes de Falun Gong au camp de travaux forcés de Dalian et au second camp de travail pour femmes de Masanjia.

Traduit de l'anglais le 10 août 2009

Version chinoise disponible à :
http://minghui.ca/mh/articles/2009/7/29/205475.html

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