Luo Biqiong, pratiquante de Dafa de la ville de Nanchong, province Sichuan, est forcée à avorter par le gouvernement municipal

Simplement parce que j’ai écrit : « Je veux pratiquer le Falun Gong », j’ai été contrainte de subir un avortement qui a mis fin à une vie de quatre mois.

Je m’appelle Luo Biqiong. J’ai 36 ans et je vivais dans le dortoir d’une usine de soie située au 52, rue Liuerqiao, comté Yingshan, ville de Nanchong, province Sichuan. J’ai eu la chance d’entendre parler du Falun Dafa en avril 1999. Je souffrais de beaucoup de maladies telles que la trachéite héréditaire, la gastro-entérite, les hémorroïdes, la pharyngite, la polyarthrite et des problèmes gynécologiques. Après avoir pratiqué les exercices du Falun Gong pendant trois jours seulement, toutes mes maladies sont disparues et mon tempérament irritable a aussi disparu.

Le 20 juillet 1999, Jiang Zemin a lancé la persécution du Falun Gong.

Le 20 avril 2000, je suis allée à Pékin faire appel au gouvernement en faveur du Falun Gong. Comme je suis arrivée sur la place Tienanmen, la police m’a demandé si j’étais une pratiquante du Falun Gong. Quand j’ai répondu affirmativement, j’ai été tout de suite amenée vers un véhicule policier qui attendait et j’ai été détenue dans un poste de police situé du côté droit de la place Tienanmen. Quand ils ont su d’où je venais, j’ai été envoyée au bureau local de la ville de Nanchong. Le Secrétaire du gouvernement de la ville de Nanchong du Bureau de Pékin, Luo et les policiers m’ont amenée à la gare de train de Guangan et m’ont transférée sous la garde conjointe de la Sécurité publique du comté Yingshan, du poste de police du comté Langchi, du bureau situé dans ma rue et mon comité résidentiel. J’ai été amenée au poste de police de Langchi dans le comté Yingshan et détenue là-bas pour interrogatoire une journée. Plus tard, ils ont déclaré que j’ai « perturbé l’ordre social » et m’ont détenue pendant quinze jours. Le chef de la Sécurité publique Zhou Yuping a approuvé le chef d’accusation.

Depuis cela, j’ai été surveillée et fréquemment harcelée. Les membres de ma famille vivaient aussi dans la terreur. C’était impossible de vivre une vie normale.

J’étais constamment sous surveillance, les items dans ma maison ont été confisqués et j’ai été arrêtée, menacée et insultée beaucoup de fois. Il y avait toujours plus de huit personnes impliquées dans ces types d’activités.

Un soir vers 22h:00, à la mi-juin 2000, un groupe de personnes a fait irruption dans ma maison. Ils ont fouillé ma maison, renversant même les matelas et ont pris un exemplaire de Points essentiels pour un avancement assidu, une collection d’articles écrits par le Maître et trois cassettes d’exercices. Ils m’ont arrêtée pour « perturbation de l’ordre social » et m’ont détenue pendant quatorze jours.

Pendant que je dormais à 23h:30, le 13 juillet 2000, Li Zhaoxia et une personne du nom de famille Deng, dirigés par Yang Qiang, m’ont arrêtée sans même me permettre de changer mes vêtements ou de mettre mes chaussures. Cela est arrivé pendant que mon mari travaillait sur son horaire de nuit. Voyant que j’étais arrêtée, mon enfant de cinq ans avait peur et pleurait. Ma voisine a amené mon enfant dans sa maison. Mes voisins savaient que j’étais une voisine bonne et honnête et ils ont réprimandé mes kidnappeurs pour ce qu’ils étaient entrain de faire.

Le lendemain j’ai été amenée dans une classe de lavage de cerveau tenue dans une petite salle de conférence au Bureau du gouvernement du comté Langchi. Il y avait neuf pratiquants du Falun Dafa et plus de trente fonctionnaires nous entourant pour nous faire subir le lavage de cerveau. Ils ont essayé de nous obliger à écrire une « déclaration de garantie » et une « déclaration de repentir » et ils voulaient qu’on paie 1 000 yuans pour les frais de voyage vers Beijing et 500 yuans pour une garantie. J’ai refusé de coopérer avec eux ou d’abandonner ma pratique. Ils nous ont obligés à payer des frais de 30 yuans pour la « classe » le premier jour et 50 yuans pour le deuxième jour. Les policiers ont tenu la garde devant la porte. Puis qu’ils n’ont pas obtenu ce qu’ils voulaient, ils ont encore utilisé l’excuse que je « perturbais l’ordre social » et m’ont emprisonnée encore pendant quinze jours.

À la mi-août 2000, le poste de police du comté Langchi m’a convoquée à me présenter au Bureau du gouvernement de Langchi. Je n’y suis pas allée. Quatre policiers, menés par Li Yunbo, m’ont arrêtée et amenée dans une salle sous surveillance au poste de police. Puis, j’ai été amenée à une classe de lavage de cerveau tenue dans la salle de conférence au Street Office du comté. Entourée de Li Renchang, Zhang Quanhui, Li Chaoxia, Hu Fayang, Yan Yunbiao, Wu Xiaoqin, Wen, and Wen Lihua et Chen Xiangshun et d’autres, j’ai été obligée d’écouter leurs remarques diffamatoires envers le Falun Dafa, pendant qu’ils essayaient de m’obliger à écrire les « trois déclarations », de payer pour leurs frais de voyage vers Beijing et de payer des « frais d’apprentissage » de 30 yuans et 50 yuans pour le premier et deuxième jour. Hu Fayang a dit : « En tant que gouvernement municipal, nous pouvons mettre en vigueur des politiques locales comme bon nous semble. On peut faire ce qu’on veut avec toi. Ce qu’on dit ici, c’est tout ce qui compte. »

Après le 12e jour, ils n’arrivaient toujours pas à me faire renoncer au Falun Dafa et j’ai été renvoyée au poste de police. Ils ont trouvé des gens du Comité résidentiel pour fournir de fausses déclarations contre moi. Afin de me condamner, Deng Yanlin a dit à Ren Xizhen d’écrire une fausse déclaration à l’effet qu’il m’avait vue faire les exercices du Falun Dafa à l’extérieur. Refusant d’agir contre sa conscience, Ren Xizhen a refusé de collaborer avec eux.

Une fois, vers 22h:00, une dizaine de personnes sont venues dans ma résidence. Parmi eux, se trouvait un homme âgé qui a dévalorisé notre Maître. Au moment de quitter la cour de notre maison, il est tombé dans un fossé sale et s’est cassé la clavicule. Il a eu une rétribution immédiate. Une autre fois, vers 23h:00, quand sept à huit personnes, y compris Li Ping et Yang Qiang, l’adjoint au supérieur du comté, m’a amenée vers une voiture qui attendait dehors. Au moment où Li Ping a crié mon nom, le tonnerre a grondé au-dessus de sa tête. Juste après quelques minutes, ils m’ont libérée.

Le 24 décembre 2000, trois d’entre nous dans ma famille sont allés au domicile de mes beaux-parents pour célébrer le nouvel an. À 11h:00, pendant que je dormais, Li Wusheng (qui est mort plus tard dans un accident de voiture) a amené une dizaine de policiers avec lui du poste de police Lushui pour m’arrêter. Li Bo a menti à ma famille, disant qu’ils voulaient me parler et qu’ils me libéreraient le lendemain. À mon arrivée au poste de police, j’ai vu que tous les autres pratiquants qui étaient allés à Beijing faire appel et qui avaient été arrêtés. La police a dit : « Nous aurons un Nouvel An tranquille. »

Le lendemain, j’ai été à nouveau accusée de « perturbation de l’ordre social » et emprisonnée pendant quinze jours. Après ces quinze jours, ils m’ont envoyée au cours de lavage de cerveau tenu dans une salle de conférence du bureau de la rue du comté Langchi. Le premier jour, ils ont demandé à la chaîne de télévision Yingshan de venir prendre des photos. Ils ont essayé de m’obliger à faire face à la caméra et de dire des paroles diffamatoires contre notre Maître et de dire que j’allais abandonner la pratique du Falun Gong et je me dissocierais du Falun Gong. Ils voulaient que je signe une « déclaration de garantie » et obtenir une « déclaration de garantie » de la part de ma famille, et ils voulaient aussi me faire payer 1 000 yuans pour garantir que je ne pratiquerais plus le Falun Gong. J’ai refusé toutes leurs demandes desraisonnables.

Il y avait plus de 140 personnes qui se sont impliquées pour me persécuter et essayer de me faire subir un lavage du cerveau. Deng Yanlin, le Secrétaire du comté Langchi, a dit : « Puisque tu veux me faire passer pour une mauvaise personne, regarde ce que je vais te faire. » Le chef de division de la Division politique Nanchong a dit : « Si tu ne coopères pas et ne dis pas que tu abandonnes la pratique et si tu refuses de signer la 'déclaration de garantie', je vais te condamner. » Il était si en colère qu’il a serré les poings si forts que son visage en était déformé.

À 14:00, Yang Qiang, Deng Jianhua, Li Bo, Li Chaoxia et Li Wusheng m’ont amenée dans une petite salle et ont dit à Chuang Weiban et cinq autres personnes de me battre à tour de rôle. Ils m’ont demandé à maintes reprises si oui ou non j’allais continuer à pratiquer le Falun Gong. Ils ont dit que si je continuais je serais condamnée à l’emprisonnement et que si c’était non, alors je devrais écrire une « lettre de garantie ». Je suis restée tranquille et alors ils ont continué à me battre sans arrêt. Ils ont utilisé leurs bottes lourdes pour me donner des coups de pied aux cuisses, à l’estomac et dans le dos. Ils m’ont ensuite demandé de m’agenouiller sur le sol et ont utilisé le talon de mes chaussures pour donner des coups de pied à mes jambes, avec l’intention de les briser. Ils ont frappé mon visage, mes mains et ma tête. J’étais enceinte de quatre mois à ce moment-là et mon corps entier était coupé et rempli de bleus, ma bouche était remplie de sang, ma tête et mes mains étaient enflées et mes deux jambes étaient pourpres. J’ai perdu le contrôle de ma vessie et j’ai eu ensuite une hémorragie utérine. Ils ne voulaient ni me libérer ni me permettre de changer mes vêtements. Un pratiquant qui m’a aidée à laver mes pantalons a été amené dans une classe de lavage de cerveau par Li Renchang, Secrétaire du bureau de la rue.

Les autorités ont continué à me persécuter. Une semaine plus tard, j’ai cédé et écrit la « déclaration de garantie ». Li Chaoxia et une autre personne au nom de famille Guo m’ont amenée à la maison. Ils ont essayé de faire payer à mon mari 1 000 yuans. Quand ils ont vu qu’on n’avait pas d’argent, ils sont partis. Le lendemain, j’ai compris que je n’aurais pas dû signer la « déclaration de garantie », alors je suis allée au Bureau du gouvernement et j’ai écrit une déclaration que je continuerai à pratiquer le Falun Gong. Après qu’ils aient envoyé ma déclaration à leurs chefs, plusieurs personnes sont venues et se sont emparées de moi et m’ont amenée de force pour subir un avortement. On a tuée mon embryon de quatre mois ! Après 20 jours, la police de Langchi est venue à mon domicile pour m’arrêter, mais entre-temps j’avais déjà quitté la maison depuis 17 jours afin d’éviter d’être kidnappée à nouveau.

Je suis toujours sans ressource et sans abri. Yang Qiang et Deng Jianhua sont allés trois fois à mon domicile pour harceler ma famille et ont confisqué un exemplaire de Zhuan Falun. Luo Yongzhi était à ma recherche et a été fréquemment à ma résidence.

Vous trouverez au-dessous les noms des personnes qui se sont impliquées pour me persécuter (certains d’entre eux ont déménagé) :

610 Office - Équipe spéciale du Bureau du gouvernement du people, comté Langchi

610 Office - Chef Zhang Yumin

610 Office – chefs de groupe : Yang Yuqiang et Deng Jianhua

Fonctionnaires : Yan Yunbiao, Li Bo, Hu Fayang et son fils, et Zhang Quanhui, qui a écrit des textes diffamant le Falun Dafa

Street Office: Li Renchang (secrétaire), Li Zhaoxia et Wu Xiaoqin

Comité résidentiel : Jiang Mingshan, Zheng Yaojie, Long Yunbi, personne au nom de famille Wang, et Wen Lihua

Poste de police Langchi : Ye Yong (chef), Li Yunbo (responsable des arrestations et procédures de détention), deux personnes aux noms de famille Cao et Li, Guo Jianmin, et Luo Yongzhi,

Secrétaire du comité du Parti du comté Yang Yupei

Secrétaires des comités politiques et légaux Luo Lanbo et Wu Bingquan

Chef du Bureau de la Sécurité publique Zhou Yuping

Secrétaire du comté Langchi Deng Yanlin

Traduit le 8 octobre 2004 au Canada de l’anglais :
http://clearwisdom.net/emh/articles/2004/10/4/53110p.html
Version chinoise disponible à:
http://www.minghui.ca/mh/articles/2004/9/8/83687.html


Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.

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