La compagnie Shen Yun International s'est produite à guichets fermés au Théâtre de Beaulieu à Lausanne, en Suisse. (Capture d'écran reproduite avec l'aimable autorisation de The Epoch Time
LAUSANNE — Au Théâtre de Beaulieu, le spectacle Shen Yun a profondément marqué la princesse Françoise Sturdza, qui évoque une expérience artistique porteuse d’une mission spirituelle et culturelle.

La princesse Françoise Sturdza, fondatrice et présidente d'honneur de la Heart for India Foundation, à l'occasion du spectacle Shen Yun au Théâtre de Beaulieu de Lausanne, le 21 février 2026. (Photo: NTD)
Samedi 21 février à 19 heures, au Théâtre de Beaulieu à Lausanne, Shen Yun a profondément touché la princesse Françoise Sturdza, princesse d’origine roumaine et fondatrice de la Heart for India Foundation. Elle décrit un spectacle qui dépasse l’excellence artistique pour incarner, selon elle, une véritable mission.
Shen Yun s’est donné pour vocation de faire revivre 5000 ans de civilisation traditionnelle chinoise à travers la danse classique chinoise et la musique. Fondée à New York, la compagnie puise dans les récits historiques, les légendes et certains thèmes contemporains pour mettre en lumière la richesse d’une culture millénaire.
« Une mission qui donne une âme au spectacle »
Pour la princesse Françoise Sturdza, la virtuosité technique et la beauté visuelle sont indéniables. Mais l’essentiel réside ailleurs.
« Je suis venue à la fois pour le plan artistique, pour la perfection et pour le travail accompli. Mais aussi en raison de la mission de la compagnie, car c’est elle qui donne l’âme à ce spectacle. Voilà pourquoi ce spectacle est unique. »
Selon elle, cette dimension intérieure confère à la représentation une profondeur particulière : « Ce spectacle porte un message, et beaucoup de personnes devraient le comprendre. »
Interrogée sur ce message, la princesse Sturdza évoque d’abord « la protection de la religion, des croyances, de l’histoire ».
En effet, plusieurs scènes du spectacle abordent la persécution actuelle en Chine des pratiquants de Falun Dafa. Cette discipline de méditation, fondée sur les principes universels de vérité, de bienveillance et de patience, est depuis 1999 la cible du régime communiste chinois, qui persécute, emprisonne et torture ses pratiquants. Les tableaux présentés illustrent les épreuves traversées par ces pratiquants ainsi que leur résistance pacifique.
La princesse Sturdza souligne également les dérives idéologiques du communisme.
« Ce sont évidemment les dégâts du communisme que beaucoup de gens ont oubliés, ignorent ou refusent de voir, alors qu’il s’agit d’une idéologie qui détruit le monde, qui détruit l’être humain et qui détruit l’âme. Et c’est cela que nous retrouvons dans ce spectacle : l’âme. »
Pour la spectatrice, ces scènes donnent au spectacle une dimension supplémentaire, en confrontant l’héritage spirituel de la Chine aux tensions du présent.
Une résonance personnelle
Le spectacle évoque également l’idée d’un Créateur, un thème qui a particulièrement touché la princesse Françoise Sturdza.
« Je vous parle ici de manière très personnelle. Élevée dans la religion, j’ai traversé une longue période durant laquelle je ne croyais plus en Dieu. Mais face aux découvertes actuelles sur la complexité de l’univers, de la matière et de l’être humain, j’ai renoué avec l’idée d’un Dieu, d’un créateur, appelez-le comme vous voulez. »
Cette redécouverte du sens du sacré rejoint, selon elle, une interrogation plus large sur l’origine et la finalité de l’existence. Elle y voit l’un des fils conducteurs du spectacle : la relation entre le divin et l’humanité, et la quête d’élévation morale.
« Le monde actuel manque de repères, manque d’histoire, manque de connaissance ; il ne respecte plus rien. Pour moi, tout commence là : le respect. Le respect, la connaissance et, bien sûr, une réflexion plus longue, plus profonde — une réflexion véritablement essentielle sur cette question : comment et pourquoi sommes-nous ici. »
« J’ai aujourd’hui la certitude qu’il existe quelque chose au-dessus de nous, quelque chose qui nous aide à traverser la vie. On le voit bien dans le spectacle. Nous avons besoin d’une force — d’une force morale, d’une force intérieure, d’une force de l’âme. »
Un engagement artistique assumé
Dans ce contexte, la princesse Françoise Sturdza perçoit Shen Yun comme une démarche qui dépasse le cadre artistique.
« Cela représente un combat. C’est à la fois une information et un engagement. Ces jeunes prennent le risque d’aller à contre-courant du monde actuel. »
Cette perception rejoint la réalité décrite par la compagnie sur son site, où elle affirme faire face à diverses formes de pressions : « Le parti communiste exerce une pression constante sur les théâtres pour qu’ils annulent nos représentations, cherche à corrompre des responsables politiques locaux afin qu’ils se soumettent à ses exigences, harcèle les familles des artistes en Chine, envoie de fausses alertes à la bombe dans les salles de spectacle… »
« Une profession de foi portée par l’âme »
Au-delà de l’esthétique, la princesse Sturdza voit Shen Yun comme une œuvre profondément engagée.
« C’est une profession de foi. Au-delà de l’aspect artistique, qui est magnifique et d’une grande qualité, c’est l’âme du spectacle qui domine. Je reviens toujours à cela : c’est cette âme qui se dégage du message et de ce combat. »
Pour elle, Shen Yun ne se limite pas à une performance artistique d’exception : il s’agit d’une expérience qui invite à réfléchir à la spiritualité, à la mémoire des civilisations et à la place de l’être humain dans un monde en quête de sens.
Source : The Epoch Times
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