Éliminer la barrière de la langue, cultiver l’absence d’égo et coopérer inconditionnellement avec les compagnons de pratique pour sauver les gens

Bonjour bienveillant Maître ! Bonjour compagnons de pratique !


Cette pandémie nous a présenté à nous pratiquants du Falun Dafa des opportunités nouvelles et inattendues de cultiver l’élimination de nos attachements et de sauver les gens. J’aimerais raconter quelques-unes de mes récentes expériences.


Communication et coopération
Quand j’ai déménagé pour la première fois de Montréal à Québec il y a trois ans, j’avais encore un fort cœur d’égoïsme. Plusieurs pratiquants locaux m’ont dit : « C’est bon de t’avoir ici. Par le passé, il y a eu souvent des difficultés de communication et de coopération entre les pratiquants occidentaux et chinois à cause de la barrière de la langue. Le fait que tu sois là est très utile. »


Je n’étais pas d’accord, pensant que les pratiquants occidentaux étaient passés par diverses tribulations et défis au cours des dernières décennies. Ils avaient coopéré pour que Shen Yun se produise à Montréal et sur de nombreux autres projets pour sauver les gens. Je pensais qu’ils avaient déjà établi une bonne coopération. Cela semblait inapproprié, pour moi un Chinois « de l’extérieur », de subitement tomber là-dedans et de devoir coordonner des choses. En tant que pratiquants chinois, je pensais que puisque cela faisait maintenant de nombreuses années qu’ils étaient au Québec, ils ne devraient avoir aucun problème à communiquer dans un français courant, donc je ne voulais pas être impliqué dans ces problèmes de coordination. Je voulais juste attendre que le coordinateur arrange les choses.


A cause de la pandémie, la fréquence des activités de clarification de la vérité en extérieur au cours de l’été dernier a été grandement réduite. L’effort le plus important— la promotion de Shen Yun durant l’hiver— n’avait plus lieu d’être. Par le passé, aussi longtemps que j’étais pleinement engagé dans des projets tels que Shen Yun et le Tian Guo Marching Band, je me sentais comme poussé par une sorte de mécanisme à rester diligent dans ma cultivation. J’écoutais tout simplement le coordinateur, et ne réfléchissais pas trop à l’ensemble de la situation. Mais sans ces projets et l’environnement de cultivation de groupe, j'ai été tiraillé par mon attachement au confort et je suis devenu très passif. J'ai réalisé que c'était une omission dans ma cultivation.


Maître [Maître Li Hongzhi, fondateur du Falun Dafa] a dit :

    « Le coordinateur arrange les choses quand c'est nécessaire. Il ne peut pas vous arranger des choses à faire chaque jour. Bien sûr, quand il n'y a pas d'activités collectives, les disciples de Dafa doivent prendre l'initiative de faire des choses pour sauver les êtres. Vous ne devez pas attendre les arrangements du coordinateur pour ces choses-là.(...) » (« Enseignement du Fa à la Conférence de Loi de New York 2010 », Enseignement du Fa dans les conférences (XI) )


L’année dernière, tandis que l’été s’achevait, le coordinateur de Montréal m’a demandé d’organiser que la Fanfare Tian Guo se produise dans la ville de Québec. Ma première pensée a été que je ne devais pas rater une si rare opportunité. Ma seconde pensée a été de m’inquiéter de la quantité de travail. Après une étude locale du Fa en ligne, j’ai émis l’idée de faire que la fanfare participe à une activité de clarification de la vérité, mais personne n’a répondu. Après un moment de silence assourdissant, tout le monde s’est déconnecté. Ma mentalité de me plaindre a fait surface, mais j’ai essayé de me contenir et me suis calmé.


J’ai pensé que les autres pratiquants devaient être trop occupés sur d’autres projets pour pouvoir s’en charger. Puisque les pratiquants de Montréal avaient exprimé être prêts à apporter leur soutien, j’ai décidé que je devrais essayer de le coordonner moi-même. J’ai donc questionné le pratiquant qui était responsable des relations avec la police lors des activités précédentes et j’ai trouvé que cela n’était pas vraiment difficile. J’avais seulement besoin de remplir un formulaire de déclaration d’activité. Très rapidement, le fonctionnaire de police responsable m’a confirmé l’autorisation de l’activité et a dit qu’il n’y aurait pas de problème tant que nous faisions attention aux gestes barrières dues à la pandémie.


Cependant, quand il s’est agi de déterminer le thème de l’événement, de choisir le modérateur, le contenu des prises de parole, le contenu de la pétition, la couverture des interviews, le déroulement programme et la communication avec les compagnons de pratique… J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de choses fastidieuses et détaillées qui devaient être prises en considération en amont. En plus de l’élimination des obstacles dans mon propre esprit, j’ai également demandé aux compagnons de pratique de m’aider en émettant des pensées droites avant l’activité pour qu’aucun élément pervers ne puisse interférer avec notre effort de clarification de la vérité.


Le jour de l’activité, le temps était plaisamment ensoleillé, et il y avait de nombreux touristes dans la ville. Après l’activité, certains pratiquants m’ont félicité pour la bonne planification de l’événement. J’ai été quelque peu surpris parce que je ne ressentais pas que je l’avais organisé, mais que c’était plutôt les pratiquants de Montréal qui avaient pris l’initiative de venir dans la ville de Québec pour sauver les êtres; Le Maître nous en a offert l’opportunité et cela a été la coopération altruiste des pratiquants qui l’a rendu possible. Tout comme l’a dit le Maître :

    « (...)Une seule pensée d'une divinité peut accomplir une affaire.(...) » (« Enseignement du Fa à la Journée mondiale du Falun Dafa »)


    « (...)Le champ temporel qu'elle utilise est aussi un champ temporel spécialement rapide, les particules de gong de différents espaces bougent en même temps, tout est constitué d'un coup à partir du néant, mais ce temps est aussi le temps qui avance le plus rapidement, voilà pourquoi tout est réalisé sur une seule commande de sa pensée.(...) »(« Enseignement du Fa à la Journée mondiale du Falun Dafa »)


J’ai senti que la coopération des disciples de Dafa agit de même. Chaque pratiquant est comme une particule du Fa. Quand nous agissons au même moment, et en harmonie, nos efforts pour sauver les gens sont aisés.


Plus tard, j’ai commencé graduellement à prendre des responsabilités en matière de communication entre les pratiquants locaux Chinois et occidentaux, ou entre les pratiquants de la ville de Québec et ceux de Montréal. Ceci incluait l’organisation de défilés de véhicules, de collectes de signatures pour diverses pétitions, et de contacter des pratiquants locaux pour participer aux activités de clarification de la vérité dans Montréal en rapport avec le 25 avril, le 13 mai ( Journée mondiale du Falun Dafa), et ainsi de suite.

De nombreux conflits de xinxing entre les pratiquants ont continué à faire surface, y compris des incompréhensions, et même certaines failles et noeuds « historiques » ont soudainement été exposés. Poussé par le confort et l’auto-protection, je n’arrêtais pas de penser à échapper. Mais cette fois, j’étais sur le qui-vive. Je me suis demandé à moi-même pourquoi je voulais mettre de côté les difficultés. Nous avons besoin de devenir un groupe unifié pour que nous puissions sauver les gens. Pourquoi y avait-il autant de problèmes? J’ai réalisé que c’était une opportunité que le Maître nous a donné pour nous aider à exposer nos attachements afin que nous puissions nous cultiver et nous améliorer.


Le Maître a dit :

    « Savez-vous ? Tant que vous serez un pratiquant, quel que soit l'environnement, les circonstances, toute affaire ennuyeuse et fâcheuse que vous rencontrerez, voire même le travail pour Dafa, que ce soit ce que vous croyez le meilleur ou le plus sacré, j'en profiterai pour éliminer votre esprit d’attachement et révéler votre nature de démon afin de la supprimer. Car c’est votre élévation qui compte avant tout. » (« Une nouvelle compréhension », Points essentiels pour avancer avec diligence)

    « Seulement si vous pouvez vraiment vous élever de cette façon, ce que vous ferez dans un pur état d’esprit sera le meilleur, sera le plus sacré. » (« Une nouvelle compréhension », Points essentiels pour avancer avec diligence)


Le Maître a dit aussi :

    « Je vous parle souvent de ce genre de situation : quand deux personnes sont en conflit, toutes les deux doivent chercher les raisons en elles-mêmes en se demandant : « Quel problème y a-t-il chez moi ? » Chacun doit chercher s'il y a un problème en lui-même. Si une tierce personne est témoin d'un conflit entre deux autres personnes, je dirais que ce n'est pas par hasard que cette tierce personne le voit et elle devrait également penser : « Pourquoi ai-je vu leur conflit ? Est-ce qu'il y a aussi des lacunes chez moi ? » C'est seulement ainsi qu'il faut agir.(…) »(Enseignement du Fa à la Conférence de Fa de l'Ouest des États-Unis)


D’un autre côté, j’ai compris que ces conflits étaient le résultat de l’interférence des forces anciennes. Elles ne veulent pas que les pratiquants coopèrent—ainsi elles exploitent nos attachements et notions humains pour interférer avec nous. En tant que disciples de Dafa, nous ne pouvons pas les laisser réussir. Si ces mauvaises choses m’affectent et veulent faire que j’évite les problèmes, je dois alors faire ce qu’il me revient de faire.


Cependant, bien que le Fa semblait me nettoyer, lorsque je faisais face à des problèmes spécifiques et de communication avec les compagnons de pratique, mon cœur était toujours touché par certains de leurs comportements. J’ai développé de mauvaises pensées concernant certains, mes yeux étaient fixés sur les attachements des autres, j’étais frustré dans mon cœur et ne pouvais pas laisser aller, et mon attitude est devenue inamicale et impatiente. Bien que les choses semblaient être gérées de manière appropriée, je savais que mon état d’esprit n’était en définitive pas droit.


J’ai trouvé le DVD, " Enseignement de la Loi aux pratiquants d’Australie "et l’ai regardé plusieurs fois d’affilée. Tout en écoutant, j’ai regardé à l’écran le visage bienveillant du Maître. J’ai ressenti sa compassion incommensurable, et perçu que chaque mot semblait correspondre à ma situation du moment, comme s’il me parlait face-à-face. Je n’arrêtais pas d’essuyer mes larmes en écoutant.


Alors que j’écoutais le Fa, je sentais que les mauvaises substances qui entravaient la coopération entre les pratiquants se dissolvaient lentement. Mon esprit également devenait peu à peu clair et calme. En repensant à ce soi-disant comportement « inacceptable » des autres pratiquants, mon coeur était immuable. Grâce à la purification de Dafa, mon coeur était de plus en plus rempli par de la gratitude. J’ai chéri l’affinité prédestinée avec les autres pratiquants pour sauver les gens de notre localité.


J’ai également compris que le groupe des pratiquants n’est pas comme un « club » de gens ordinaires, mais un environnement de cultivation et de salut. Nos interactions ont pour objectif la coopération pour sauver les gens et élever notre xinxing en tant que groupe, ce qui est une affinité sacrée qui transcende toutes relations terrestres. Il n’y a pas de place pour des émotions ou des inquiétudes humaines.


De plus, ce n’est pas bon de toujours arranger les choses ou d’éviter les problèmes pour que nous puissions être à l’aise. Si nous ne faisons pas face à nos attachements et ne les éliminons pas, alors nous ne pourrons rester seulement qu’au niveau des gens ordinaires qui font de bonnes choses pour que les autres pensent qu’ils sont de bonnes personnes. Nous ne devrions pas rechercher une harmonie superficielle, un semblant de paix les uns avec autres, tout en continuant à masquer nos attachements. C’est un attachement déguisé de sauver la face et n’est pas la cultivation.


Avant de faire quoique ce soit, je me demande : Dans quel but ? Est-ce pour mon propre confort, pour les autres, ou pour valider le Fa et sauver les êtres ? Quand je vois que les autres se comportent d’une manière qui n’est pas en phase avec mes propres concepts, ou quand mes attachements sont exposés, mon cœur est touché, et je veux contredire les autres, éviter ma responsabilité, ou abandonner, je me demande également : « Qui sera heureux si je traite les autres de cette manière ? le Maître ? Les gens qui attendent d’être sauvés ? Ou les forces anciennes ? Les disciples de Dafa sont arrangés pour être ensemble, pour que nous puissions sauver les gens et éliminer nos attachements.


La manière dont les autres se comportent ou s’ils me comprennent, ne devrait pas importer. Quand je me rappelle de cela, c’est plus facile pour moi de contrôler mon xinxing et plus difficile d’être entraîné par les émotions et les illusions.


Eliminer la culture du Parti
En janvier dernier, le coordinateur de Montréal m’a demandé d’organiser un défilé de voitures dans Québec. Une fois de plus, ma première réaction a été que je devais le faire. Mais, en y réfléchissant à nouveau, j’ai eu peur d’être surchargé. Je sentais que cela me prendrait du temps et qu’il serait difficile de communiquer avec tout le monde. J’avais également peur de ne pas avoir un retour positif et que si nous échouions, ce serait ma responsabilité. Cependant, je savais également du fond de mon cœur que je ne devais pas fuir mes responsabilités. J’avais à surmonter cet attachement au confort.


Lorsque j'ai discuté du défilé de voitures avec les pratiquants locaux, il s'est avéré que tout le monde était prêt à participer. Ceux qui avaient une voiture ont participé au défilé, tandis que ceux qui n'en possédaient pas ont recueilli des signatures. Les pratiquants qui travaillaient dans les transports en commun ou qui connaissaient bien la ville ont aidé à planifier l'itinéraire pour s'assurer que nous passerions par les rues les plus fréquentées.


Après avoir reçu l’itinéraire du défilé, les pratiquants de Montréal ont commencé à s’inscrire. Au début, j’étais un petit peu nerveux, parce que j’étais inquiet que ceux qui ne connaissaient pas bien la ville n’entravent le défilé. J’ai ainsi anticipé cette situation : j’ai repéré le parcours en voiture en amont. Je me suis familiarisé avec l’itinéraire, ai pris des notes de ses intersections sur Google Maps, et ai partagé ces informations dans un document avec mes compagnons de pratique.


Nous nous sommes tous bien coordonnés, et le défilé a été très réussi. Les pratiquants de Montréal ont dit qu'il y avait plus de monde dans les rues de Québec que dans celles de Montréal. Ils ont trouvé que le voyage en avait valu la peine. Merci, Maître, de nous avoir donné une telle opportunité. Plus tard, nous avons organisé deux autres défilés en voiture, et chaque fois, j'ai remarqué que les réactions des passants passaient de la confusion à la solennité. Ils levaient le pouce, prenaient des photos et applaudissaient pour montrer leur soutien, ce qui nous a beaucoup encouragés.


Au cours de ces activités, j'ai été testé sur l'élimination en moi de la culture du Parti communiste chinois (PCC). La première fois que j'ai effectué le parcours seul, j'ai vu qu'il y avait un poste de police juste à côté de notre point de départ. À l'époque, les règles relatives à la prévention de la propagation du virus étaient encore assez strictes, et j'ai eu peur que la police n'annule le défilé pour ces raisons. Afin d'éviter que les autres pratiquants ne soient inutilement inquiets, je ne leur ai pas parlé du poste de police. Je leur ai seulement demandé de se rassembler au point de départ et d'installer les panneaux sur leurs voitures dans la zone du parking la plus éloignée du poste de police.


En même temps, j'ai éliminé mes pensées d'insécurité et j'ai essayé de ne pas y penser. En conséquence, la première fois, aucun policier n'est venu nous interroger. Cependant, la deuxième fois, alors que nous installions les panneaux sur nos voitures, les policiers en patrouille nous ont vus et sont venus nous demander ce que nous faisions, tout en parlant dans leur interphone. Ma première pensée a été : "Nous ne pouvons plus nous en sortir". Mais ensuite, j'ai réalisé : "Puisque nous faisons ce que nous pouvons pour sauver les êtres sensibles, clarifions la vérité aux policiers." Après cela, les policiers ont été très gentils et courtois. Un agent s'est seulement approché pour demander si nous avions besoin de lui pour bloquer la circulation. Après qu'un autre pratiquant et moi ayons expliqué le défilé de voitures, il a dit qu'il n'y avait aucun problème, que protester était un droit civique et que tout ce que nous devions faire était d'être prudents sur la route. Il a également dit que la prochaine fois, nous devrions les prévenir à l'avance. Nous lui avons parlé du thème de notre défilé et lui avons également donné des dépliants. Il les a acceptés et est parti, l'air satisfait.


Après réflexion, j'ai réalisé qu'il y avait encore des résidus de culture du PCC dans mes pensées. J'avais l'impression que la police interviendrait en raison de la pandémie, mais il s'agissait d'une mentalité défensive issue de la culture du PCC, où chacun considère les autres comme des ennemis. Ma première réaction était négative. J'ai donc essayé d'apaiser la police en expliquant que nous étions à l'extérieur et que nous respections les règles de distanciation sociale, etc. J'ai aussi réalisé plus tard que les deux voitures de police supplémentaires qui sont venues étaient là pour nous aider à bloquer les routes si nécessaire. Il faut vraiment que j'élimine en moi cette culture du PCC !


Avant le troisième défilé de voitures, j'ai envoyé des formulaires à l'avance pour informer la police de Québec de notre activité, et nous avons obtenu les autorisations. La veille du défilé, j'ai reçu un appel d'un policier qui m'a dit qu'il viendrait nous accueillir au point de départ. Lorsque nous nous sommes rencontrés, le policier s'est présenté et nous a dit qu'il était un agent de Sûreté Québec, responsable de la coordination des événements publics. Il m'a donné sa carte et m'a dit de l'aviser si nous avions besoin d'organiser des défilés dans les villes voisines, puisqu'il était responsable de la police dans toute la Province. Il pouvait nous aider à entrer en contact avec les représentants locaux.


J'ai remercié le Maître du fond du cœur ! J'ai senti que tant que nous avons le souhait, le Maître arrange tout et crée pour nous des opportunités de sauver les gens.


Coopérer et former un seul corps tout en récoltant des signatures
L'automne dernier, lorsque les pratiquants du monde entier ont commencé à organiser la pétition pour mettre fin au PCC, les pratiquants du Québec ont également coordonné le projet localement et ont recueilli des pétitions dans le froid de l'hiver. Au début, j'y ai participé très passivement. Je devais travailler le vendredi soir et le samedi. J'étais poussé par le désir de rechercher le confort et j'essayais d'éviter de sortir.


Après le premier défilé de voitures, j'ai senti que mes pensées droites étaient un peu plus fortes. J'ai participé plus activement et j'ai connu quelques changements dans ma façon de penser. J'ai arrêté de penser que j'étais fatigué. Je laissais aux gens la possibilité de faire leur choix et de signer la pétition, sans m'attacher à leurs réactions. J'ai cessé de ressentir de la joie lorsque j'obtenais une signature facile, et de ressentir de la frustration lorsque les gens refusaient. J'ai cessé de compter le nombre de signatures que j'obtenais à chaque fois. Au lieu de cela, je réfléchissais pour savoir si j'avais bien clarifié la vérité sur la malfaisance du PCC à chaque personne.


Cependant, j'ai réalisé que c'était de la jalousie et un esprit instable qui me faisait croire que les autres pratiquants ne clarifiaient pas bien la vérité même s'ils recueillaient tant de signatures. Je devais penser positivement. Je devais me concentrer sur la collecte de nombreuses signatures tout en clarifiant la vérité aussi clairement que possible. J'ai également été encouragé et inspiré par le cœur pur et le sérieux des autres pratiquants qui participaient au projet.


Cette pétition vise la société occidentale, donnant aux Occidentaux la possibilité de choisir et de se positionner. Cependant, bien que de nombreux pratiquants chinois soient désireux de sauver les gens lorsqu'ils participent, en raison de la barrière de la langue, ils n'ont parfois aucun moyen de clarifier directement la vérité aux Occidentaux ou de répondre à leurs questions. Sur le conseil d'un coordinateur local, nous avons organisé un cours en ligne de clarification de la vérité en français. Après avoir collaboré avec un autre pratiquant pendant quelques semaines, il a été convenu que j'enseignerais quelques courtes phrases de clarification de la vérité en français une fois par semaine. Les autres pratiquants étaient très heureux et ont travaillé dur pour apprendre. Ils ont pu utiliser ces phrases pour recueillir des signatures et ont pris confiance en eux après avoir surmonté l'idée qu'ils ne pouvaient pas communiquer. Plus tard, en tant que groupe, nous avons progressivement appris d'autres sujets, tels que la façon de présenter Dafa, et des phrases sur les prélèvements d'organes approuvés par l'État du PCC sur des pratiquants détenus illégalement en Chine.


Pour moi, ce processus est aussi une bonne occasion « d'enseigner et d'apprendre ». D'une part, lors de la préparation du contenu des cours, afin d'affiner les expressions les plus concises qui pourraient être apprises par nos compagnons de pratique ne parlant pas la langue, mais pourraient être comprises par le public occidental, j'ai lu beaucoup de documents de clarification de la vérité en français et y ai beaucoup réfléchi. Cela m'a aussi beaucoup aidé à développer et à affiner mes propres documents de clarification de la vérité. D'autre part, pour que le contenu des cours soit réellement applicable plutôt que des discours creux, j'ai également dû sortir faire beaucoup de collectes de signature. J'avais besoin de savoir quelles questions les gens posaient réellement et comment ils réagissaient, afin de pouvoir apporter les meilleures réponses possibles. Cela a eu pour effet de me pousser à recueillir des signatures. Je suis reconnaissant du fond du cœur d'avoir eu l'occasion de m'améliorer et de travailler avec d'autres pratiquants afin sauver efficacement les êtres.


Apprendre à jouer d’un nouvel instrument dans la Fanfare Tian Guo
La fanfare Tian Guo de Montréal a toujours été un projet local avec beaucoup d'implication et a été très efficace pour sauver les gens. Je joue de la caisse claire depuis que j'ai rejoint la fanfare en 2013. Il y a environ deux ans, j'ai commencé à pratiquer le cor français. En repensant à ce processus, je comprends mieux l'enseignement du Maître selon lequel : « (…) Si le xinxing s’élève, tout le reste s’élèvera en même temps (...). » (Deuxième Leçon, Zhuan Falun)


Je me souviens de la première fois où j'ai voulu changer d'instrument. La fanfare encourageait les musiciens ayant du temps libre à pratiquer un deuxième instrument afin d'équilibrer le nombre d'instruments dans chaque section et d'améliorer la performance globale. À l'époque, je trouvais que c'était trop lourd de porter la caisse claire, alors j'ai dit à moitié sérieux au coordinateur du groupe que je voulais passer à la flûte. Le coordinateur s'est contenté de rire et n'a rien dit. Ça n'a pas marché. Rétrospectivement, j'avais été tellement égoïste et recherchais l'auto-validation, alors bien sûr que ça ne pouvait pas marcher.


Des années plus tard, même si la caisse claire était toujours lourde, ce n'était plus un problème pour moi. À la fin de 2017, je venais d’emménager à Québec. Un jour, j'ai vu une clarinette chez un autre joueur de caisse claire et j'ai appris que le groupe prévoyait un autre ajustement. À l'époque, la section des caisses claires était en sureffectif par rapport aux autres sections, alors ceux qui jouaient de la caisse claire étaient encouragés à pratiquer un autre instrument. J'ai emprunté une clarinette, j'ai essayé d'en jouer et j'ai constaté que je pouvais tout de suite faire les gammes. Lorsque j'ai rencontré le coordinateur de la fanfare, je lui ai dit que je pouvais aussi pratiquer la clarinette si nécessaire. Le coordinateur a dit qu'il y avait déjà assez de personnes qui avaient commencé à pratiquer la clarinette. J'ai dit : « Eh bien, voyons de quels autres instruments le groupe a besoin, et je m'entraînerai. » On m'a donné un cor d'harmonie.


Lorsque je suis rentré chez moi, j'ai fait des recherches sur Internet et je me suis rendu compte que le cor était l'un des instruments de cuivre les plus difficiles à jouer. Je n'ai pas laissé cela me décourager. J'ai pensé que puisque j'avais reçu l'instrument, je devais être capable d'en jouer. Je pensais que j'étais plutôt doué pour apprendre par moi-même.. Un pratiquant occidental qui jouait du cor m'a également donné quelques conseils, et j'ai donc appris la théorie musicale de base et la conversion tonale. Mais après un certain temps, au début de 2019, je pouvais à peine jouer les gammes. Plus tard, à cause de la promotion de Shen Yun et parce qu'il n'y avait pas de défilé en hiver, j'ai cessé de pratiquer le cor.


Maintenant que j’y repense, le désir de me valider était très fort à l'époque. Je me disais que si je pouvais m'enseigner à moi-même un instrument aussi difficile, quel beau mérite ! Les autres me feraient des éloges ! C'était mon attachement à me mettre en valeur.


Mais il y avait toujours une partie de moi, motivée par des pensées vertueuses, qui voulait être responsable des instruments que je recevais. Je sentais que c'était ma promesse envers l’orchestre. Avec l'aide du Maître, j'ai réussi à apprendre par moi-même les bases de la théorie musicale et à jouer les gammes.


La prochaine fois que je me suis amélioré était pendant les dernières élections américaines. J'ai vu que les médias jouaient un rôle si important, et devenaient un phare de vérité. S’agissant du média organisé par des disciples de Dafa, le Maître a dit :

    « (...)Il deviendra non seulement un média majeur, mais dans le futur, ce sera le plus grand média mondial.(…). » (« Enseignement du Fa dans les conférences (VI)


Je n'avais jamais imaginé quelle forme cela prendrait, mais cela semblait soudain avoir un sens. En même temps, j'ai aussi réalisé que lorsque le climat cosmique change et que les opportunités apparaissent soudainement, il est très important pour les disciples de Dafa d'être dans le bon état de cultivation et d'être capable d'assumer cette tâche importante à tout moment. En regardant ma propre cultivation et mon état dans divers projets, je me suis demandé : « Si tu devais jouer du cor maintenant, serais-tu prêt ? »


La réponse a été non, pas du tout ! J'étais donc déterminé à apprendre le cor dès que possible, car je me suis rendu compte que je devais suivre la progression de la rectification du Fa sous tous ses aspects et maintenir un état de « présent » à tout moment. En conséquence, lorsque j'ai repris le cor, j'ai constaté que je pouvais jouer des morceaux relativement faciles à une vitesse lente. Maintenant que j'y pense, cette amélioration a été donnée par le Maître après que mon xinxing se soit amélioré.


Récemment, il y a eu plus d'opportunités pour les défilés et les prestations d'été. Je pense que même si je peux me joindre au groupe en tant que batteur de caisse claire, pour ce qui est d'équilibrer les instruments et d'avoir un meilleur effet pour sauver les êtres, le groupe a en fait plus besoin du son d'un cor supplémentaire que du son d'une caisse claire supplémentaire.


Cette fois, je ne voulais vraiment pas me valider ou penser « Regardez comme je suis doué pour apprendre tout seul à jouer du cor ! » Au lieu de cela, je souhaitais sincèrement contribuer à ce dont le groupe a vraiment besoin, afin de sauver les gens. Avec ce souhait, le Maître m'a aidé.


Je revenais d'une activité de collecte de signatures réussie, avec des pratiquants de Montréal venus au Québec (j'ai dû passer beaucoup d'épreuves de xinxing pour organiser cette activité). Avant que le cours de français du soir ne commence, je me suis souvenu que mon devoir pour le groupe n'était pas fait, alors je me suis enregistré en train de jouer. Le résultat a été stupéfiant : toutes les notes aiguës que je n'arrivais pas à jouer auparavant sont soudainement devenues jouables, même le ton général sonnait soudainement mieux, ma respiration était également beaucoup plus fluide. Pendant une semaine ou deux avant cela, j'étais occupé par d'autres choses et je n'avais pratiquement pas pratiqué mon cor.


Au cours de cette période, de nombreux pratiquants m'ont donné des astuces et des conseils techniques très détaillés, en particulier le chef de la section des cuivres, qui a déployé beaucoup d'efforts et a patiemment résumé pour moi de nombreux bons documents d'apprentissage. Le grand pouvoir des pratiquants travaillant ensemble a été une fois de plus démontré dans le groupe. Je pense que dans un environnement aussi pur, je serai certainement capable de participer au défilé en tant que corniste. Il ne s'agit plus de « mes » efforts ou capacités. Maintenant, c'est comme si « je » n'étais qu'un porteur, qu'un médium pour transmettre ces notes sacrées. Tout ce que j'ai à faire est de me purifier, et cela suffit tant que je ne m'accroche pas aux choses négatives.


Avec du recul sur ce processus, chaque fois que mon égoïsme et mon ego auto-validant ont été un peu supprimés, que mon cœur pour les autres et pour sauver les gens ont été un peu augmentés, ou que mon esprit a été un peu changé, le Maître m'a donné plus en termes de technique musicale. Si je me place du point de vue des gens ordinaires qui pratiquent une nouvelle compétence, l'effort que je fournis pour pratiquer le cor et les résultats que j'obtiens en en jouant ne sont pas proportionnels. Je n'ai jamais eu beaucoup de talent en musique ; au mieux, je suis dans la moyenne.


Le Maître a dit :

    « (...)Lorsque votre xinxing se sera élevé, votre corps connaîtra une grande transformation; lorsque votre xinxing se sera élevé, la matière de votre corps se transformera, c’est sûr.(...) » (Première Leçon, Zhuan Falun)

J'ai réalisé qu'il ne s'agissait pas seulement du karma et des maladies, mais aussi de diverses fonctions du corps, comme la force des muscles de la bouche et la capacité pulmonaire nécessaires pour jouer du cor. Lorsque mon xinxing s’est élevé, ces substances ont évolué dans un sens positif, ce qui a permis d'améliorer mon jeu de cor. Grâce à cette expérience, j'ai pu constater une fois de plus le pouvoir illimité du Fa.


Remarques de clôture
Dans le passé, lorsque j'étais encore prisonnier de la mentalité de l'ancien univers et que je regardais les choses du point de vue de l'égoïsme, je me fiais à mes propres capacités parmi les gens ordinaires. Chaque fois que je rencontrais des conflits et des difficultés, je voulais m'enfuir et chercher le confort plutôt que d'affronter les épreuves. En continuant à me tempérer dans Dafa, j'ai senti que je me débarrassais de mon « égoïsme » et de mon « ego » et que je devenais de plus en plus humble et altruiste. Ma façon de voir les choses changeait. Maintenant, je peux comprendre les choses du côté positif et voir le bien chez les autres. Je pense que l'expansion de la capacité d'une personne et l'augmentation de ses aptitudes après l'amélioration du xinxing sont également le résultat du fait d’essayer de suivre l’enseignement de Maître « (...)...Agir sans esprit de recherche---(...) » (« Dans la Voie », Hong Yin).

Après avoir brisé le concept tordu de se fier à la réalité apporté par la science moderne, j'ai acquis la sagesse donnée par Dafa. Cette sagesse et ces capacités, je dois les utiliser pour cultiver et sauver les gens. J'espère être à la hauteur de la grâce de mon Maître et parcourir avec succès le reste du chemin.


Ceci n’est que ma compréhension personelle. S’il y a quoique ce soit qui ne soit pas en accord avec les critères du Fa dans ce partage, veuillez l’indiquer de manière compatissante.

Merci, Maître. Merci, compagnons de pratique.


(Présenté lors de la Conférence de partages d’expériences de la cultivation du Falun Dafa 2021 au Canada)


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Traduit de la version anglaise :
Eliminating Language Barriers, Cultivating Away Ego and Unconditionally Cooperating with Fellow Practitioners to Save People

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