Les plaignants, comprenant 200 pratiquants de Falun Gong de Toronto, Ottawa et Montréal et 15 témoins étaient présent dans la salle du tribunal. Du côté des prévenus, seul le président des Presses Chinoises, M. Zhou Jinxing, était présent. Un autre prévenu, He Bing ne sest pas présenté
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Durant laudience de la cour aujourdhui, les avocats représentant les plaignants et le prévenu ont fait des déclarations à la cour.
M. Bergman, représentant les plaignants, a dit dans sa déclaration que cétait un cas très important, et un cas très special parce quil examinerait si nous avons de la tolérance et du respect pour nos citoyens dans ce pays multiculturel.
M. Bergman a aussi déclaré que les plaignants sont les victimes de la haine. Ils sont étiquetés comme subversifs et mauvais, un groupe de gens quil faut tenir à distance et des voisins indésirables, que les gens devraient craindre. La conséquence est que notre société sunirait pour se défendre elle-même en les tenant à distance. Les plaignants qui sont là devant vous sont les victimes de la persécution du Falun Gong par la Chine. Ils sont non seulement privés de leur droit à leur croyance spirituelle, mais ceux qui défendent leur croyance en Chine font aussi face à la persécution et à la mort.
M. Bergman a aussi noté deux questions importantes impliquées dans ce procès : comment établir les limites de la liberté dexpression et de la liberté de la presse au Quebec et au Canada en respect de la législation concernant les crimes de haine et la diffamation. Il a dit que 15 à 16 témoins allaient témoigner par ordre alphabétique dans la séquence des événements.
A partir de demain, le juge entendra le témoignage des experts et des plaignants. A présent, on ne sait pas encore si le prévenu aura des témoins pour témoigner.
Rappel
Le 3 novembre 2001, Les Presses Chinoises ont publié des articles de Mme He Bing diffamant et incitant à la haine contre Falun Dafa, lenseignant et les élèves du Falun Dafa. Les mots utilisés étaient sales et extrêmement vicieux. Les pratiquants ont mis tous leurs efforts à contacter Les Presses Chinoises, leur demandant darrêter de publier les articles, de faire des excuses, et de cesser de propager de la désinformation. Cependant, Les Presses Chinoises ont refusé tout contact, traitant le comportement compatissant des pratiquants de « menaçant. » Non seulement ils nont pas prêté attention aux trois lettres envoyées par lavocat des pratiquants, mais ils ont intensifié leurs efforts en publiant des pages entières darticles diffamants le 10 novembre, le 24 novembre et le 8 décembre. Pendant ce temps il y avait des pages entières copiées mot par mot darticles publiés par le régime de Jiang Zemin qui diffamaient Falun Dafa.
Etant donné les circonstances, les plus de 200 pratiquants navaient aucun autre choix que dintenter un procès à la Cour Supérieure du Québec contre Les Presses Chinoises, à léditeur du journal et à Mme He Bing pour diffamation et incitation à la haine. Après la première audition de la cour, la cour a émis lordre de sauvegarde le 10 décembre 2001 pour empêcher la publication d'articles haineux et diffamants . En octobre 2002, selon les résultats des investigations des avocats des deux côtés, la cour a fixé le jugement final du procès du 10 au 25 novembre 2003.
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