Peintures rupestres préhistoriques : Une peinture préhistorique d’un policier portant un fusil

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Pour comprendre l’intention originale de l’artiste d’alors, il est nécessaire d’examiner attentivement cette peinture rupestre complexe. Le paléontologiste Stéphane Lwoff a déchiffré une pierre gravée à l’eau forte, découverte à La Marche. Au premier regard, il a pensé qu’elle représentait un violoniste en train de danser. Ce « violoniste dansant » portait un chapeau et un vêtement lâche avec un ornement autour du cou. Il trouva étrange, cependant, de découvrir un objet ressemblant à un fusil sur une des cuisses du « violoniste dansant ». Comment pouvait-il y avoir un fusil sur cette pierre gravée primitive datant d’il y a 14.000 ans ? Il est difficile de le comprendre. Si nous agrandissons la peinture, nous pouvons cependant voir clairement la ressemblance avec un fusil.


Un “Violoniste dansant” gravé sur la pierre



Un fusil sur une des cuisses du violoniste ?

Un canadien, M. Jiri Mruzek, a re-examiné le dessin après avoir découvert cette étrange section de l’oeuvre. Il a tourné le dessin selon un autre angle et a retracé le tour de la tête. Il devenait clair que c’était le portrait d’un policier ou d’un soldat, un bâton dans une main et l’autre main pointée vers un fusil sur sa jambe donnant l’impression qu’il avertissait des personnes hors la loi de ne pas agir inconsidérément.



Un policier d’il y a 14,000 ans? (Copyright: Jiri Mrzek)

Comment une découverte aussi stupéfiante n’est elle pas connue aujourd’hui ? En 1941, Lwoff présenta sa découverte des peintures de La Marche à la Société Française de Préhistoire, mais ne réussit pas à convaincre ses collègues que des êtres humains préhistoriques avaient fait ces dessins : « cet art est trop moderne, trop sophistiqué, trop parfait, » ont-ils dit, et « il est inconcevable qu’un tel art soit l’œuvre d’un homme des cavernes ! » Ils annoncèrent que la pierre gravée l’avait été par des hommes modernes et accusèrent Lwoff de fraude.
C’est virtuellement la reprise d’une scène lors du Congrès sur la Préhistoire qui eut lieu à Lisbonne en 1880, où des scientifiques éminents d’alors accusèrent Don Marcelino de Sautuola d’avoir embauché un artiste contemporain pour faire la peinture rupestre tout en prétendant qu’il avait découvert la caverne d’Altamira avec sa petite fille de cinq ans. Sautuola affronta le ridicule public jusqu’à sa mort. Ironie de l’histoire, peu de temps après sa mort, des cercles académiques acceptèrent les peintures de la caverne d’Altamira comme ayant été dessinés par des êtres humains d’il y a 16.000 ans, ce qui réhabilita le nom de celui qui les avait découvertes, Sautuola.

Encore plus satisfaisant, les efforts de Lwoff et de Léon Péricard, un paléontologiste amateur qui persuada Lwoff de visiter La Marche, bien qu’ignorée et oubliée depuis longtemps, ne furent pas vains. Les pierres gravées de La Marche ont récemment été enlevées pour la recherche. En 2002, le Dr Michael Rappenglueck de l’Université de Munich en Allemagne a de nouveau réévalué ces peintures et confirmé qu’elles avaient bien été faites par des êtres humains préhistoriques. Il a commencé de plus amples recherches.

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