Une histoire sur le ginseng

Facebook Logo LinkedIn Logo Twitter Logo Email Logo Pinterest Logo

On peut trouver du ginseng à l’état sauvage au nord-est de la Chine. La montagne isolée de Changbai dans la province de Jilin est particulièrement connue pour faire pousser des racines de ginseng qui ont des centaines ou même des milliers d’années. Mais la légende veut que la ville d’origine du ginseng est Shandong, qui n’est pas au nord-est de la Chine. Voici l’histoire :

Il y avait une fois un temple appelé le temple de Yunmeng sur la montagne Yunmeng à Shandong. Il y avait deux moines dans le temple, un maître et un disciple. Le maître n’avait jamais envie de lire les écritures bouddhistes ni de travailler aux champs. Il traitait son jeune disciple de façon très cruelle et le jeune moine était devenu pâle et paraissait très faible.

Un jour, le vieux moine quitta le temple et laissa le jeune disciple travailler seul. Un enfant portant un bavoir rouge apparut. Personne ne savait d’où il venait. Il aida le jeune moine à travailler. A partir de ce moment-là, à chaque fois que le vieux moine s’absentait, l’enfant venait aider le jeune moine à travailler dans le temple. Dès que le maître rentrait, l’enfant disparaissait.
Comme le temps passait, le vieux moine remarqua que son disciple avait des couleurs et paraissait être capable de finir chaque tâche qu’il lui assignait. Le vieux moine était perplexe et il pensa que ceci était très étrange. Il appela son disciple et l’interrogea sur ce qui se passait. A contre cœur, le jeune moine lui dit la vérité. Le vieux moine pensa : « Il y a peu de gens qui vivent dans cette montagne, d’où vient donc l’enfant au bavoir rouge ? Il doit s’agir de la plante légendaire (le ginseng). Alors, il sortit un fil rouge de sa valise, l’enfila sur une aiguille et la donna au jeune moine. Il lui ordonna de la piquer sur le bavoir rouge de l’enfant s’il apparaissait de nouveau.

Le jour suivant, le vieux moine sortit. Le jeune moine voulut dire à l’enfant ce qui s’était passé mais il était trop effrayé. Il piqua finalement l’aiguille dans le bavoir rouge de l’enfant lorsque celui-ci se pressait pour rentrer chez lui. De bonne heure, le matin du jour suivant, le vieux moine renferma son disciple dans le temple, se saisit de sa pioche et suivit le fil rouge tout le long du chemin jusqu’à un vieux pin rouge. Il y trouva des plantes et fut extrêmement excité par ce qu’il découvrit. Il utilisa sa pioche pour arracher un enfant-ginseng (le très vieux ginseng prend la forme d’un enfant).
Le vieux moine ramena l’enfant-ginseng au temple, le mit dans la marmite et le couvrit d’eau. Ensuite, il posa une grosse pierre sur le couvercle et appela son disciple pour faire un feu et cuisiner. Malheureusement, il du s’absenter de nouveau sur la demande urgente de son ami à qui il ne pouvait refuser. Avant de partir, il dit sérieusement au jeune moine : « tu n’as pas le droit d’ouvrir le couvercle avant que je revienne. » Après que le vieux moine soit parti, une fantastique odeur émanait constamment de la marmite. Le jeune moine débordait de curiosité. Il ignora les instructions du maître, enleva la pierre et souleva le couvercle de la marmite. Cela sentait tellement bon qu’il arracha un morceau de la racine pour le goûter. C’était tellement sucré et juteux ! Alors, oubliant tout, le jeune moine mangea tout le ginseng et la soupe. A ce moment précis, le vieux moine revint en se pressant. Le disciple était trop anxieux pour faire quoi que ce soit, il courut alors vers le temple. Soudain, il sentit ses jambes s’alléger, et il s’envola dans le ciel. Quand le vieux moine vit la scène, il comprit que le disciple avait mangé tout le ginseng. Il était très triste.

En fait, l’enfant au bavoir rouge était une racine de ginseng. C’était l’une des racines de ginseng qui vivait sous le vieux pin rouge. Puisque le vieux moine n’en prit qu’une, celle qui restait pleurait de solitude. Le vieux pin rouge dit « Mon petit, ne pleure pas. Je vais t’amener au nord-est de la Chine où il y a peu de gens. Là-bas, je te protègerai pour toujours. » Le ginseng arrêta de pleurer, et suivit le pin pour s’envoler. Ils s’établirent dans la montagne de Changbai au nord-est de la Chine. Depuis lors, il n’y a plus eu de ginseng dans l’intérieur de la Chine. A la place, les racines de ginseng de la montagne de Changbai sont devenues de plus en plus nombreuses.

Translated from:
http://www.zhengjian.org/zj/articles/2003/1/16/20067.html

Traduit de l'anglais
http://www.clearharmony.net/articles/200302/10318.html

* * *

Facebook Logo LinkedIn Logo Twitter Logo Email Logo Pinterest Logo

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.