Les instruments traditionnels chinois dans Shen Yun Performing Arts

Les instruments traditionnels chinois dans Shen Yun Performing Arts se mêlent aux instruments occidentaux classiques (Shen Yun Performing Arts)


le Pipa, un instrument divin

Si vous pouvez imaginer un univers plein de noblesse, un lieu où des fées célestes évoluent en toute liberté… peut-être découvrirez-vous alors les origines du pipa, ou luth chinois. Le pipa serait un instrument céleste utilisé par des êtres divins pour transmettre l’innocence et la pureté de leurs paradis aux êtres humains. Selon la croyance traditionnelle de « culture inspirée par le divin », la riche civilisation de la Chine a été transmise par les Cieux. On considère que l’écriture chinoise, la médecine, l’agriculture, la soie, les instruments de musique ont tous été transmis ou inspirés par de nombreuses divinités.


La structure même du pipa serait en connexion avec le ciel et la terre et aurait la capacité de transporter l’auditoire dans un royaume plus élevé. Le livre Fengsu Tong des états de la dynastie Han de l’Orient stipule que « Le pipa fait 12,70m » et représente « les principes du ciel, de la terre, des humains et des cinq éléments ; les quatre cordes représentent les quatre saisons ». Le nom même de pipa est composé de deux caractères «pí» (琵) et «pá» (琶). L’un et l’autre font référence à des techniques anciennes chinoises de cordes grattées – «pi» est le terme qui fait référence au travail de la main droite vers l’avant et «pa» fait référence au travail de pincement vers l’arrière. Ce qui fait que le terme «pipa» est souvent utilisé en chinois pour décrire les multiples techniques utilisées pour les cordes.


Un seul pipa placé au centre de l’orchestre de Shen Yun Performing Arts est comme un pont, reliant les mondes célestes et les danses traditionnelles sur scène avec " le ciel, la terre et l’homme ". Ouvrez grands vos yeux et vos oreilles pour reconnaître le pipa lors de notre prochaine représentation ; ses sonorités enthousiasmantes peuvent évoquer la beauté d’anciens royaumes féériques.


L’Erhu enchanteur de Xiaochun Qi

De New York à Paris, de Tokyo à Dallas en passant par Stockholm et Sydney, Xiaochun Qi a captivé une audience suspendue à chacune des notes de son erhu. Lors des pauses, intenses et brèves, on entendrait une épingle tomber. L’un des instruments traditionnels chinois les plus populaires, l’erhu, est capable de véhiculer une grande sensibilité. Que le rythme de la musique soit lent ou rapide, l’erhu produit un son mélancolique d’une beauté envoûtante.


La musique en Chine, dont les origines remontent aussi loin que les 5.000 ans de la civilisation chinoise elle-même, n’avait pas pour but de divertir mais de purifier les pensées d’une personne. La croyance populaire soutient que le son peut influencer et harmoniser l’univers. C’est au sein de cette culture qu’apparut l’erhu et ses deux cordes, pour traverser 4000 ans d’histoire. Il est devenu l’un des instruments les plus populaires et les plus reconnus des instruments chinois. Xiaochun Qi de la compagnie Shen Yun Performing Arts joue en solo, accompagnée par un piano. Elle a appris à jouer de cet instrument avec son père, pendant son enfance dans le sud de la Chine.


Elle raconte : " Quand j’avais six ans, mon père a commencé à m’apprendre à jouer du erhu, et il en jouait avec moi tous les jours. Notre logement était extrêmement petit, et pour éviter de déranger les voisins, il m’emmenait dans un parc voisin pour répéter ".


Les débuts de la formation de Qi Xiaochun ont été très rigoureux. Son père l’instruisait en extérieur tout au long de l’année, par tous les temps. Elle raconte qu’à l’époque elle pensait qu’il était " le père le plus cruel au monde " jusqu’à ce qu’elle commence à comprendre son amour profond pour la musique et la " passion maîtrisée "qui sous-tendait cet amour.

" Quand nous répétions, nous étions souvent entourés par une foule de gens, qui nous regardaient et nous écoutaient attentivement pendant des heures, balançant la tête et tapant des pieds en suivant le rythme. Je comprends maintenant pourquoi mon père faisait tant d’efforts pour m’apprendre à devenir une artiste d’erhu — il voulait que j’hérite du cœur et de l’âme des arts chinois et que j’utilise la musique pour créer l’espoir, la joie et la force intérieure. C’était un père remarquable."


Bien que l’erhu soit de temps en temps appelé le violon à deux cordes, il est tenu verticalement, et non horizontalement, sur la cuisse du musicien assis. Il est fait d’un bois dense, tel que le bois de rose ou l’ébène, et il est composé d’une petite caisse de résonance recouverte de peau de serpent — traditionnellement du python — et d’un long cou, légèrement recourbé à son extrémité. Les deux cordes en métal ont remplacé les cordes traditionnellement en soie. L’archet, de bambou et de crin blanc de cheval, est en permanence placé entre les deux cordes.


L’erhu recèle des qualités exceptionnelles qui rendent difficile la maîtrise de l’instrument. Il n’y a pas de repères pour trouver la bonne clef, et les cordes sont pressées mais ne doivent pas toucher le manche. Le son est produit lorsque l’archet, enduit de résine pour augmenter la friction, est passé entre les cordes, ce qui fait vibrer la peau de serpent : les deux extrémités de l’archet sont utilisées pour produire le son. Les cordes sont si proches qu’on en joue comme s’il n’y en avait qu’une.


Qi Xiaochun dit que l’antique culture chinoise prônait l’harmonie entre le ciel et la terre et le respect pour la vie et la nature — des valeurs qui se reflètent dans les numéros de la compagnie Shen Yun Performing Arts. Elle voit son travail comme un hommage aux Chinois qui partagent les mêmes passions que son père.


"Je suis sur scène aujourd’hui parce que mon père s’était dévoué à ce qu’il considérait comme la mission de sa vie : préserver l’essence et la beauté de la culture traditionnelle chinoise pour les générations à venir."


Source : Epoch Times

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