Chine - La terreur dont j’ai été témoin et dont j’ai fait l’expérience au centre de détention pour femmes de Baimalong

Je suis pratiquante de Dafa. J’ai été détenue au poste de police trois mois sans aucune procédure légale parce que j’avais fait connaître au public la véritable situation à propos de la persécution du Falun Dafa. Après trois mois de détention, j’ai été envoyée au Centre de Détention pour Femmes de Baimalong, dans la province de Hunan le 9 octobre 2000. voici mon expérience de terreur durant ma détention à Baimalong.

J’ai vu une pratiquante, Yang Youyuan qui a été envoyée de force dans un centre psychiatrique. Voyant ses mouvements lents et ses yeux sans expression, je ne pouvais pas croire qu’elle avait été une paysanne pleine de vitalité.

Le jour suivant, on m’a dit que je n’étais pas autorisée à parler à d’autres pratiquants, pratiquer les exercices de Falun Dafa, lire les livres de Falun Dafa ou réciter les articles, ou même plier mes jambes, fermer mes yeux, ou étirer mon dos. Sans quoi on me forçait à rester longtemps debout face au mur, ou à rester accroupie également pour une longue durée, ou je recevais des chocs électriques, ou étais placée en confinement solitaire. De plus, il y avait une soi-disant « inspection de sécurité » chaque deux ou trois jours. Même les sous-vêtements étaient fouillés et on nous suivait jusque dans les toilettes. Si notre regarde rencontrait par hasard celui d’un autre pratiquant, on était accusé de faire des signaux et de communiquer entre nous. On devait passer au moins une demi journée en éducation forcée plus l’inévitable châtiment corporel. Chaque jour, nous devions regarder les mensonges répétés à la TV. Si nous résistions nous étions privés de sommeil. La police versait de l’eau sur le sol pour que nous ne puissions pas nous asseoir par terre.

Il y a une cellule d’isolement dans la montagne, qui est devenue un endroit où la police torture les pratiquants de Dafa. Je ne sais pas exactement combien de pratiquants y ont été détenus, mais je sais que la cellule n’est jamais restée vice. Elle fait environ I mètre carré. Les détenus doivent y manger, boire, dormir et se soulager. Il n’y a qu’une couverture élimée, qui n’est apportée que la nuit avant l’heure de se coucher. Souvent il n’y a pas d’eau parfois pour des périodes allant de 10 à 15 jours. J’ai été envoyée là dans la nuit du 28 janvier 2001. Mes deux mains ont été menottées à la porte de fer. On me laissait les menottes même pour aller aux toilettes. Simplement pour avoir récité des articles une pratiquante nommée Cao Jingzhen a reçu des coups de pieds si violents qu’elle a eu une hémorragie interne. Elle n’a rien pu manger pendant plusieurs jour.

Une des tortures les plus communément utilisées est de suspendre les pratiquants de Dafa en l’air. Chaque jour, deux ou trois pratiquants ont été torturés de cette façon. Une fois, les policiers ont pris environ 30 pratiquants. Dabord, ils ont menotté deux personnes ensemble et les ont suspendus en l’air. Puis, ils ont menotté les mains d’une pratiquante aux mains d’une autre pratiquante et ont tiré très fort. Puis ils ont ajouté une autre pratiquante, et ont continué sur ce schéma. Je n’ai pas su combien de temps nous avions été suspendues ainsi car nous nous étions évanouies Cao Xianghui et moi. Pendant la journée, ils suspendaient les pratiquants dans une chambre pour empêcher que d’autres les voient les torturer. La nuit ils nous accrochaient à une grille le long du couloir et le long des poteaux dans la cour d’exercice.

Une autre torture communément utilisée était les chocs avec des bâtons électriques à haut voltage. Un jour en mars, une pratiquante de notre chambre du nom de Chen Xingtao, s’est assise sur le lit parce qu’elle ne pouvait pas dormir. Ils l’ont traînée dehors et l’ont torturée avec des bâtons à haut voltage. Lorsqu’ils l’ont ramenée dans la chambre, son corps (y compris la région de la bouche) était couvert de plaies et de cloques violacées. Le garde s’en moquait. Une nuit lors de l’inspection de la chambre, nous avons commencé à réciter Lunyu (un passage du Zhuan Falun le livre principal du Falun Dafa), et les policiers se sont rués sur nous. La chambre s’est instantanément remplie du son des chocs électriques, des jurons de la police, et des cris. Les pratiquants ont été sortis un à un pour être interrogés. Un officier de police avec un bâton électrique m’a traînée dehors et a commencé à me battre sauvagement sans même poser de questions. Tandis qu’il me battait, il rugissait comme un démon ! Penses tu être autorisée à parler ici ? Ne sais tu pas où tu es ? Même si tu as raison tu ne peux pas parler ! » Je ne sais pas combien de temps il m’a frappée ainsi car je me suis évanouie.

J’espère que toutes les personnes de cœur pourront analyser toute cette torture avec un esprit clair et impartial. Les pratiquants de Dafa sortent pour dire un mot juste sur le Falun Dafa et exposer les mensonges pour que les gens apprennent les faits à propos de la persécution.

Traduit de l’anglais
http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2002/12/6/29405.html


Published : Saturday, 7 December 2002

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