EFIC : A l’intérieur d’un camp de travaux forcés chinois

Un témoignage oculaire sur la façon dont les pratiquants de Falun Gong ont été torturés avec des matraques électriques, poignardés et sodomisés.

“[Ses] pleurs et ses cris occasionnés par la torture nous ont donné l’impression que nous vivions en enfer » -- Un détenu en camp de travail

LONDRES, le 16 septembre 2002 (Centre d’Information Européen du Falun Gong) – Des occidentaux visitant les axes principaux de Pékin peuvent voir des projets de construction, des gratte-ciel, des cafés Starbucks, et de nombreux autres symboles de vie moderne et cosmopolite. En voyant cette scène, ils peuvent naturellement assumer que la Chine est sur le point de se joindre à la communauté mondiale en tant que nation prospère et progressive. Mon histoire, cependant, dépeint un tableau différent de ce que les campagnes et politiques du dirigeant Jiang Zemin ont fait à notre nation.

Selon la Fondation de Recherche Laogai (http://www.laogai.org/), il y aurait en Chine mille camps de travaux forcés, dans lesquels de quatre à six millions de gens sont obligés d’exécuter des travaux d’esclaves. Parmi ces millions, des centaines de milliers (ou peut-être plus d’un million, selon quelques estimations) de pratiquants de Falun Gong qui ont été envoyés en camps de travaux forcés – non pour avoir commis des crimes contre la société – mais simplement pour avoir refusé de renoncer à leurs croyances.

Je suis l’un d’entre eux.

Ayant été torturé jusqu’à deux doigts de la mort, je suis maintenant sans domicile et je dois constamment bouger d’un endroit à l’autre pour éviter la détention, les travaux forcés et la torture. Je pourrais vous dire mon nom, mon travail et d’autres détails, mais ceci ne ferait que mettre en danger ceux qui m’ont connu. Laissez-moi seulement vous dire que je suis de Changchun, que je suis un pratiquant de Falun Gong, et qu’au début de l’année 2001, j’ai été illégalement condamné à une peine de trois ans au camp de travaux forcés de Yinmahe, ville de Jiutai, province de Jilin.

L’enfer sur terre
Peu de temps après y être arrivé, j’ai vu un geôlier donner des décharges électriques continuelles à un autre pratiquant de Falun Gong, Li Bochun, avec plusieurs matraques électriques. Il a aussi menotté Li à un lit et ordonné à trois détenus de le battre. Ensuite, les détenus ont utilisé les menottes pour le pendre par les bras pendant deux semaines, ceci ayant pour effet de faire suppurer les poignets de Li. Bien que Li souffrait d’une dépression due à ces tortures, il n’a pas été relâché ou transféré à l’hôpital pour des soins.

En avril 2001, poussés par les geôliers, les détenus criminels ont forcés les pratiquants à faire des tâches pénibles dans une tentative de leur faire abandonner la pratique du Falun Gong. Lorsque cette méthode a échoué, les détenus ont eu recours à une violence brutale, telle qu’écraser les pieds du pratiquant Pan Gang avec un gourdin, et frapper Yang Lidong à la tête avec un crocher de fer, ce qui l’a fait beaucoup saigner.

Le pratiquant Wang Hongtian de Dehui est mince et petit, les détenus lui ont alors rajouté une lourde charge de saletés sur le dos. Lorsqu’un autre pratiquant a dit cela au geôlier Li Chengzhou, les détenus l’ont traîné par les pieds alors qu’ils courraient sur une route en pente défoncée. Jiang Lide a essayé de les arrêter, et il a été battu et jeté dans un étang.

De nombreux pratiquants ont entamé une grève de la faim pour protester contre les abus. Alors qu’ils étaient nourris de force, les détenus ont cassé les dents de devant des pratiquants Zhao Xishun et Pan Gang avec une barre de fer. Jin, le docteur de la prison, a piqué le cuir chevelu de Lang Baimin et de nombreux autres pratiquants avec des épingles, en une parodie perverse de l’acupuncture.
Les geôliers ont donné des chocs électriques au pratiquant de Jilin Xiao Jinsong avec plusieurs matraques électriques, et finalement le torturant à mort.

La persécution vise ceux qui sont déterminés dans leur droit à la liberté de croyance

Yang, vice-président du camp de travail de Yinmahe en charge des détenus, et les responsables de sa section ont personnellement encouragé toutes les escouades à persécuter les pratiquants de Falun Gong. Ils ont essayé de forcer les pratiquants à écrire des déclarations indiquant qu’ils renonçaient à leur pratique de Falun Gong et à produire des informations calomniant le Falun Gong. Ils avaient l’ordre de frapper les pratiquants jusqu’à ce qu’ils abandonnent leur croyance. De ce que j’ai vu, cependant, les pratiquants n’ont pas fléchi, même face à la violence au camp de travaux forcés. Tous les geôliers portaient des matraques électriques et les utilisaient sans contrainte pour donner des décharges aux pratiquants. Souvent, ils utilisaient quatre matraques au même moment pour torturer un seul pratiquant.

Le lavage de cerveaux est une autre politique du camp de travaux forcés de Yinmahe. Ils nous forçaient à regarder des vidéos et à lire des livres calomniant et dénaturant les enseignements du Falun Gong. Les pratiquants étaient strictement surveillés 24 heures sur 24, et n’avaient pas le droit de parler entre eux. Ainsi, nous étions torturés physiquement et mentalement en même temps.

La torture la plus horrible

Le camp de travaux forcés utilisait d’autres moyens extrêmes pour nous torturer, tels que nous fouetter avec des fouets de fer, nous donnant des coups de pied, nous frappant le visage avec des chaussures, etc., mais ce que j’ai vu de plus horrible impliquait le pratiquant Xue Baoping de Henan. D’abord, les dirigeants des escouades Tang Bo et Zhao Fengshan ainsi que le geôlier Lio Xiduo ont totalement déshabillé Xue Baoping, et ensuite quelques élèves policiers ont aidé à écarter les jambes de Li et à lui tenir la tête. Les geôliers ont ensuite enfoncé une matraque électrique de 5 cm de diamètre dans le rectum de Li et lui ont donné des chocs électriques pendant une heure au moins. Les cris et les pleurs de Xue sous la torture nous ont donné l’impression que nous vivions en enfer.
A deux doigts de la mort
Après que les geôliers m’ont donné des chocs électriques à maintes reprises, ma digestion a été affecté et je vomissais souvent. A la mi-juin, j’étais incapable d’ingurgiter de la nourriture ou de l’eau. J’avais souvent des vertiges, je vomissais beaucoup, et je me suis évanoui plusieurs fois. Jusqu’au 8 juillet, j’étais entre la vie et la mort. Craignant d’être responsables de ma mort, le camp de travail m’a renvoyé chez moi, où j’ai commencé à récupérer. Le 16 août, après avoir entendu que je récupérais, le camp de travaux forcés a voulu me réintégrer, j’ai donc dû aller me cacher pour éviter de nouvelles persécutions.

J’ai fait l’expérience de tout cela. Il y a de nombreux tels cas de torture et de persécution dans le Camp de Travail de Yinmahe.

Du Centre Européen d’Information du Falun Gong

“Le traitement des pratiquants de Falun Gong et d’autres dans les camps de travaux forcés de Jiang Zemin est une disgrâce pour la Chine et un affront à la civilisation elle-même, » a dit Peter Jauhal porte-parole pour le Centre Européen d’Information du Falun Gong. “Il est horrible ne serait-ce que de lire les abîmes de dépravation exhibés par les officiels et les gardiens de ce système de camp de travail, où l’inhumanité de l’homme est poussée jusqu’à l’extrême. Quelle horreur ce doit être d’avoir à le vivre.

M. Jauhal a continué, “Les gens dans le monde réalisent qu’il y a des citoyens chinois exceptionnels qui pratiquent le Falun Gong et défendent leur droit à la liberté de croyance. Ils n’ont rien fait de mal. En fait, ils risquent leur vie chaque jour pour faire savoir à leurs concitoyens et au monde extérieur ce qui se passe en Chine."

POUR PLUS D’ INFORMATIONS, CONTACTEZ LE CENTRE EUROPÉEN D’INFORMATION DU FALUN GONG - Contact: Peter Jauhal 44 (0) 7985 034 543.
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